Soviet Voice

Suzumiya Haruhi no Yūutsu

Ce qui va suivre est un article sur l’anime La mélancolie de Suzumiya Haruhi. Toute ressemblance à une déclaration d’amour pour le personnage nommé Suzumiya Haruhi est totalement fortuite.

Comment faire un site de japanimation moderne sans parler d’un anime qui incarne la modernité ?
Suzumiya Haruhi no yūutsu. Un anime qui a secoué toute la planète otaku. Un anime qui a créé une invasion de fanboys aux quatre coins de la Terre. Un anime qui a déchaîné les passions. Un anime qui transmet au spectateur de l’émotion. Un anime à la réalisation sans faille. Un anime que même les Chinois adorent. Un anime comme on en voit rarement.

sos modif

De gauche à droite: Itsuki, Yuki, Haruhi, Mikuru et Kyon

« Les humains normaux ne m’intéressent pas. Si quelqu’un ici est un alien, un voyageur temporel ou dimensionnel, ou un ESPer, alors qu’il vienne me voir ! C’est tout. » Là sont les premières paroles de Suzumiya Haruhi, une jeune, belle mais excentrique lycéenne en première année. Elle est forte dans toutes les matières, mais ne se laisse pas du tout approcher, en envoyant valser tout ceux qui souhaitent développer une conversation avec elle (et qui sont bien sûr des humains normaux). Cependant, Kyon, un camarade de classe assis juste devant, arrive plus ou moins à discuter avec elle. Haruhi s’ennuie fermement en classe et elle n’est inscrite à un aucun club, sous prétexte qu’ils sont tous ennuyants. Elle décide alors de créer son propre club qui a pour but de dénicher des évènements surnaturels, la Brigade SOS (ou SOS Dan), avec des élèves du lycée qu’elle aura elle-même choisis, le premier étant son voisin de classe Kyon. On fait alors la connaissance de nouveaux personnages tout en suivant les aventures du club et les mésaventures de Kyon.
On ne peut pas vraiment concentrer le scénario de l’anime en quelques lignes, tellement il se passe pleins de choses différentes dans l’intrigue. Trop en dire serait spoiler et gâcher tout le plaisir de la découverte.

kyon
Kyon, et son geste magique de la main

L’histoire est en focalisation interne sur Kyon (je sors des souvenirs de français), c’est-à-dire que l’on partage les pensées et les doutes de Kyon. Celui-ci est un jeune homme plutôt normal, un peu cynique mais toujours réaliste, il reflète plus ou moins le spectateur, comme le ferait d’une autre manière Konata de Lucky Star.
Se joint au club un autre personnage qui est le centre du premier épisode, Asahina Mikuru, une jeune fille « petite, mignonne et avec des gros seins » comme la décrit Haruhi qui l’a faite entrée de force dans le club pour sa plastique de rêve. Elle tient à première vue le rôle de « fille moe de service » mais elle est en fait bien plus importante qu’elle n’y paraît.
Nagato Yuki, la « Ayanami Rei de service », silencieuse, réfléchie, et mystérieuse, passant ses journées à lire, elle était membre de l’ex-club de littérature maintenant dissout et dont le local est squatté sans scrupule par Haruhi. Yuki entre alors dans la SOS Dan avec l’arrivée du club, mais cela ne semble pas vraiment la préoccuper.
Enfin, Koizumi Itsuki, classe, beau gosse, souriant tout le temps, il devient membre du club car selon Haruhi, c’est le « gars mystérieux inscrit en cours d’année ». Sous ses airs de garçon normal, il semble cacher quelque chose.
Voilà une belle brochette de personnages attachants qui forment la SOS Dan, menée de mains de maîtresse par la belle et autoritaire Haruhi.

haruhi fantastique
C’est aussi ça, La mélancolie de Suzumiya Haruhi…

La série joue sur les codes du genre, de part ses personnages, et contient par ailleurs un peu de tout. Si la série se situe principalement au lycée et en ville, on retrouve un peu de tout: de la tranche de vie, du fantastique, du sport, un passage à la mer, du combat spatial (wtf!), du combat tout court, de l’enquête policière, de la musique, tout en faisant de petits (parfois très gros) clins d’oeil à un jeu vidéo ou un autre anime/manga, ce qui est fort plaisant.
Les épisodes (14 au total) ne sont pas dans l’ordre chronologique normal. Ainsi on passera de la plage à l’école d’un épisode à l’autre puis on retournera à la plage à l’épisode d’après. Ceci paraît déroutant, surtout qu’il y a des moments où l’on ne comprends rien; mais en fait, c’est une idée de génie qu’ont eu les mecs de Kyoto Animation. Tout a été réfléchi avant, tout a été pensé pour que l’expérience vécue en visionnant l’anime soit unique. On repense alors à ce que voulait ce personnage à ce moment-là, et on se dit « Ahhhhh, c’était ça qu’il/elle voulait dire… » Ceci peut se produire même après avoir fini la série (même plusieurs mois après!). La Mélancolie de Suzumiya Haruhi est donc un anime qui s’inscrit dans la durée et un deuxième visionnage n’est pas de trop. Le premier épisode n’est pas vraiment un vrai « premier » épisode, c’est un film fait à l’arrache par la SOS Dan, très drôle car vraiment tout pourri. Certains adorent, d’autres détestent, mais on ne peut que reconnaître l’audace qu’a eu le studio en prenant un tel risque. En tout cas, la série se finit en toute beauté dans un épisode d’anthologie qui restera gravé dans ma mémoire d’otaku. D’autres épisodes, comme le 9, ne sont pas forcément très intéressants du point de vue de l’intrigue, mais s’en dégage une ambiance très…mélancolique. Une sensation que l’on retrouve pendant les après-midis pluvieux d’automne, alors que l’on regarde par la fenêtre les voitures passer. Cet épisode 9, très particulier, est un des épisodes qui m’a le plus marqué.

Yuki guitare
Yuki à la guitare, ça marque

Passons à un sujet que j’affectionne particulièrement: la réalisation. Quand on entend Kyoto Animation, ça fait à présent tilt dans la tête, elle est impeccable. Les décors sont très beaux, très détaillés. On a droit à de très beaux effets de lumière etc.. D’ailleurs, ils sont tirés de vrais endroits existant au Japon: c’est troublant tellement ils sont ressemblants. De plus, la manière de montrer les environnements (couleurs, lieux…) présente un petit côté indescriptible: on dirait que les paysages correspondent parfaitement à l’état d’esprit du moment présent dans l’anime. Cela est particulièrement visible à l’épisode 2 ou 9 par exemple…Difficile à expliquer mais c’est un bonheur lorsque l’on voit ça. Les personnages sont tous très bien faits, la qualité est tenue sur toute la série. Petit coup de coeur pour les yeux des personnages qui sont très travaillés (j’adore le reflet en U au bas de l’oeil). Ceux-ci viennent de la plume de Noizi Ito, le dessinateur original qui a travaillé sur les romans Haruhi (parce que oui, ça vient d’une série de romans!).
L’animation est irréprochable, c’est vraiment du grand art. On connaît les consoles next-gen, on connaît à présent les animes next-gen (on pourrait y inclure Tengen Toppa Gurren Lagann). C’est fluide à souhait, ça bouge bien, c’est pas mécanique comme dans les animes H à petit budget (en voilà un exemple pertinent!). Il y a parfois des effets de zooms ou de mouvements de caméra vraiment réussis, à l’instar de Death Note. Pleins de détails fourmillent en outre ça et là, et c’est vraiment ça qui distingue un grand studio d’animation d’un studio lambda.

La musique, qui ne marque pas forcément les esprits, convient parfaitement aux différentes situations de l’intrigue. On note par ailleurs des musiques classiques très classes: les compositions de Tchaikovsky et de Mahler s’invitent dans l’anime et ça donne encore plus d’ampleur à un truc déjà colossal, ce qui rend le tout magnifique (pas très français tout ça). Mais là, on attaque maintenant un gros morceau: les insert-songs d’Haruhi. Présentes à l’énorme épisode 12, les désormais cultes God Knows et Lost My Music sont tout simplement excellentes. On sent que Kyoto Animation a mis le paquet: tout est synchronisé, la bouche épouse la belle voix d’Aya Hirano, la doubleuse d’Haruhi, les cheveux volent au rythme de la musique, on voit tout pleins de détails comme Haruhi qui reprend sa respiration au milieu de la musique, des clins d’oeil…C’est fabuleux!
Transition maintenant sur le doublage qui est lui aussi superbe. La voix de Haruhi se détache de celle des autres, Aya Hirano faisant un travail remarquable tout au long de la série et bien entendu à l’épisode 12 où là elle est parfaite (sauf pour l’engrish). Le doubleur de Kyon est également très bon, il joue bien sur le caractère blasé de son personnage. De mémoire, les autres voix très correctes et ne présentent pas de soucis particuliers.
Les 2 génériques sont superbes. Le premier, Bouken Desho Desho est extrêmement réussi aussi bien musicalement que graphiquement. D’ailleurs, beaucoup de détails se cachent et ne peuvent être déchiffrés qu’après avoir fini l’anime voire les bouquins. (Il y a des chances que je chante ça à l’Epitanime ou à la Japan Expo, si j’y vais). Et l’ending, Hare Hare Yukai, qui a fait le tour de monde avec sa chorégraphie déjantée, est excellent lui aussi. (Il y a des chances que je chante et/ou danse ça à l’Epitanime ou à la Japan Expo, si j’y vais).

On a fait à peu près le tour de la série, mais je pourrais continuer de parler de Haruhi pendant des heures…Il y a vraiment des adorateurs de Haruhi (comme moi) et d’autres qui n’y trouvent aucun attrait ou qui ne comprennent l’engouement énorme de beaucoup pour la série, mais ce qui est sûr, c’est que Suzumiya Haruhi no yūutsu n’est pas une série comme les autres. Cette anime représente vraiment une révolution pour moi, qui ne connaissait que Naruto, Full Metal Alchemist et GTO avant l’été 2007. Après avoir découvert Haruhi, j’ai également découvert le vrai monde de l’animation, et non plus les séries plus ou moins médiocres qui sortent chez nous (je ne sous-entend pas que FMA et GTO sont pourris, mais pour Naruto…). Je tiens à remercier Axel Terizaki d’avoir fait de la grosse propagande sur Meido Rando, ce qui m’a poussé à regarder Haruhi. J’attends maintenant avec grande impatience la saison 2 qui sort en Avril 2008; déjà que la saison 1 était énorme, je me demande ce que va être la saison 2…Je placarde maintenant tout ce que j’ai de Haruhiism , de dessin Haruhi, en me tapant des critiques de la part de mes proches (potes du lycée), mais je me dis qu’ils ne connaissent pas ce que c’est qu’une vraie série. J’ai déjà engraîné 5 personnes que je connais à regarder Haruhi, j’espère qu’il y en aura plus, pour que l’Haruhiism se répande encore et toujours. Toi, lecteur, si tu n’as pas encore vu Haruhi, regarde, c’est un ordre de la déesse! Obéis, ou il arrivera des conséquences catastrophiques! Que l’Haruhiism triomphe! N’oubliez pas de signez la pétition en faveur de la venue de la déesse en France!

Oubliez ce que j’ai dit dans le premier paragraphe: Suzumiya Haruhi, je t’aime.

PS: Petite annonce flash: Recherche figurines/posters/porte-clés/goodies en tout genre pas cher de Haruhi.

EDIT: Si vous voulez en savoir plus, ou si tout simplement vous n’avez rien à faire, go sur Haruhi.fr: car oui, la communauté haruhiiste française existe !


La chronique à Poshu: un Tiers-Beta ?!?

Camarades!
Il y a peu, le capitaliste WOW a dépassé dix millions de joueurs! Ne le laissons pas gagner! Rejoignons un MMORPG gratuit, qui n’est pas réservé aux opresseurs capitalistes! Rejoignons Granado Espada!

Granado Espada est un mmorpg plein d’inovation, et la principale n’est autre que le controle de 3 personnages en même temps. Le systeme mis en place rappelle vaguement les RTS: on controle les 3 personnages ensembles dans les zones faciles et on passe en micro-gestion contre les boss ou les zones hardues.
Et là, foutre dieu, c’est déjà très red-spirit.

Le joueur commence par se créer une famille, un nom qu’il gardera pour tous ses personnages (remember: le H incestueux, c’est cool. Le jeu qui appel à du H incestueux, c’est trop communist-friendly)
Autre idée nouvelle: si au départ on ne peux créer que 5 types de personnages, les quêtes et/ou les nouvelles rencontres dans le jeu permettent l’accès à des nouvelles classes; et ça, c’est foutrement soviet-inside.

Pour le reste du jeu, on retourne dans du plus classique: Le nouveau monde est tout neuf et en tant que pionnier, il va falloir explorer et déboiser tout ça, grind et quêtes à l’appui, PVP pour le fun. Ce nouveau monde est en proie à un conflit politique entre les royalistes et les républicains il va falloir choisir un clan et se battre pour lui (Remarquons qu’avec un communisme de bon aloi, ce genre de problème aurait été vite réglé). Le scénario est architecturé autour de cette rivalité, le problème vient d’une traduction très cheap qui empêche le joueur de vraiment rentrer dans l’univers. Sob.

Je pourrais vous dire plein de truc à propos de ce titre que je suivais 2 ans avant sa sortie, par exemple, « il y a derrière Granado Espada le même monsieur que derrière Ragnarok Online » ou « le système de path-finding très performant a été mis au point par une société française »; mais en fait, je suis pas venu pour vous parler de ce jeu (je ferais un article long un jour. Un jour.), mais pour vous le montrer.

*_*

Alors là, j’avais pensé à un commentaire graveleux: « Comme j’aimerais me faire aborder par cette pirate »

 

*O*

Et là j’avais prévu de dire que « je demanderais bien sa femme au père Noël cette année »

 

@.@

Ou bien encore « Oh oui, maitresse, j’ai fait une bêtise, punissez moi »

 

!_!

Ici, c’était « Cette bricoleuse aurait bien besoin de mon gros outil »

 

Mais non, vraiment écrire tout ça serait attirer le lecteur sur la plastique du jeu, fort belle d’ailleurs, en oubliant les autres qualités du titre.

 

<3

Et je n’oserai pas faire ça pour un jeu comme Granad… OMFG! UNE DEUXIEME ROUSSE!

 

+_+

Et voilà ma famille actuelle… Là, c’était « Non, je vous prêterais pas mes sœurs ».

 

 

Affriolant.

Un lien vers la « suite« .


10 remarques sur… Burnout Paradise

(On va essayer d’en faire une espèce de feature -ouais je parle américain c’est la classe hein ?- alors j’explique un peu le bousin pour la première fois. C’est un peu comme une critique, sauf que c’est pas une critique, c’est 10 remarques sans aucune articulation logique sur un sujet donné, à chaud comme ça juste après avoir découvert le sujet duquel on parle.)

1. Déja que DJ machin de Burnout 3 était chiant, DJ Atomika de Paradise est encore plus chiante. Et elle parle sur les Guns. Salope.

2. A part DJ Atomika la salope qui parle sur les Guns, l’ambiance sonore est vachement bien réussie. Toutes les voitures font un joli vroum différent selon la bagnole, et les musiques (qui sont d’ailleurs foutrement bien choisies si vous voulez mon opinion) continuent même quand votre bagnole s’est explosée contre un mur, faisant un joli effet de comme si on entendait le son dans la voiture alors qu’on est hors de ladite voiture. (Chuis sur que ça un nom scientifique compliqué.)

3. Ils auraient du garder le mode Déjanté de Burnout Dominator (Petit rappel historique : le mode Déjanté vous lachait seul dans un circuit, et c’etait à vous d’aligner les dérapages et les esquives pour marquer le maximum de points.) Ici, le mode Séquence Cascade est quasiment inpraticable sans une connaissance parfaite de Paradise City, ce qui la fout mal vous en conviendrez.

4. Je sens que je vais en faire hurler plus d’un en disant qu’il y a effectivement de la publicité in-game. Les traitres mutants commies linuxiens hurleront à cause de leur présence, et les gens normaux hurleront parce que ces pubs sont pour Burger King, ce qui les fera pleurer à chaudes larmes l’indisponibilité ici bas du Whooper.

5. L’absence des grosses flèches jaunes faisant office de mur et leur remplacement en conséquence par une sorte de GPS avec des panneaux qui clignotent est une connerie absolue. J’ai perdu plus d’une course en me perdant comme un con parce que non à 200 kilomètres par heure je n’ai pas l’attention nécessaire pour me rendre compte qu’un rectangle d’un centimètre sur cinq clignote m’indiquant quelle rue je dois prendre au prochain carrefour vu que je suis concentré sur ce qu’il se passe devant moi, à savoir ce camion et cette rembarde de sécurité qui me regardent avec un air menacant.

6. Profitons de la tribune qui m’est offerte pour faire un petit scandale : un disque dur est indispensable pour jouer en ligne. Et je me doute que vous les nerds de la technique m’expliqueront que techniquement à cause du steaming de la ville ce serait impossible de jouer sans disque dur, à moins d’apprécier saccader comme un malade, et j’ai bien envie de vous dire que merde, quand on fait un mode online pour un jeu de l’envergure de Burnout Paradise, on s’assure que n’importe quel clampin sera capable d’y jouer, quel que soit l’investissement qu’il a mis dans sa console. (Et la vous allez me dire : « T’avais qu’a payer 100 euros de plus au lieu de faire ton radin ». Ce à quoi je répondrai que vu que c’est un cadeau d’anniversaire, j’allais pas gueuler à la personne qui m’a fait ce cadeau que c’etait un peu pourri une Xbox 360 sans DD. J’ai quand même des rudiments de politesse.)

7. Y’a quand même un truc assez paradoxal dans Burnout. Le jeu vous met dans la peau d’un rebelle, qui se fout royalement des règles, qui écoute de la musique de rebelle très fort dans sa caisse, qui aime foutre la merde dans le trafic avec sa voiture rebondissante en faisant dépenser plein de sous aux assurances en pleine crise des subprimes pour bien niquer le système. Et pourtant les seuls panneaux d’affichage que vous pourrez détruire, c’est ceux ou y’a marqué Burnout. Ca c’est de la rebéllion.

8. Un autre truc très chiant quand on est un perfectionniste compulsif c’est l’incapacité de recommencer le dernier objectif en cas d’échec. Et vu qu’ils ont viré le système de médailles, va falloir recommencer plusieurs fois pour avoir la première place tant convoitée. Et je confirme que c’est chiant. Ca et d’être un perfectionniste compulsif

9. Paradise City est une ville remplie de phénomènes paranormaux. Les rues semblent faites de caoutchouc tant il est facile d’y rebondir et toutes les voitures sont VIDES. Ca fait un peu flipper quand on y pense, chuis sur que les Ghostbusters devraient prendre une vingtaine de films pour éliminer tous les fantômes dans cette dimension et dans les autres.

10. Le truc le plus cool dans Burnout Paradise, c’est que y’a toujours un truc à faire. Un temps à battre dans une rue, un score à dépasser en showtime, une épreuve de Road Rage ou que sais-je encore. Du coup j’ai pas encore eu le temps de m’ennuyer, mais on en reparlera d’ici un mois ou deux quand l’effet de nouveauté sera passé. (Ca m’est arrivé avec Guitar Hero III et je pensais faire un article dessus jusqu’a ce que je me rende compte que c’est arrivé à la moitié des gens sur Internet et ça aurait fait redondant. Toujours est-il que maintenant que le jeu est devenu une corvée j’y touche plus.)


Dating Slime – Faire l’éducation de vos enfants avec Internet

 (Vous ne connaissez pas Dating Slime ? Alors allez lire l’intro maintenant)

Lisez cette fiche et le nom du premier commentateur. Notez l’âge, l’écriture et les goûts.

Cock goes where ?

Maintenant, voici comment gérer la relation entre vos enfants et Internet :

NE LES LAISSEZ PAS S’APPROCHER D’UN PUTAIN D’ORDINATEUR AVEC LE NET AVANT LA FIN DE LA PUBERTE.

Facile, non ?


Dating Slime – Hotkiss69

 (Vous ne connaissez pas Dating Slime ? Alors allez lire l’intro maintenant)

(indices d’ironie en italique)

hotkiss69.jpg

Qu’on se le dise : hotkiss69, célibataire qui étudie la sexologie, dont le sport préféré se pratique en chambre, habite à Montpellier et aime le sexe, n’est pas une fille facile.

Allez, je vous laisse trouver vous-mêmes le dernier indice qui fait rire.


Dating Slime – Intro

Tout ce qui n’a jamais pu être mis sur l’éditotaku, ce sera sur Soviet Voice

D’ailleurs, si vous lisez l’éditotaku, quittez immédiatement cette page. Je risque d’y être cruel, méchant et carrément élitiste. En fait, je me comporterai comme un vrai connard et vous arrêterez de lire l’édito et ça me poussera au suicide.

Dating Slime, ou un des nombreux trucs qui n’est tout simplement pas publiable sur l’éditotaku. Ceux qui fréquentent le chan IRC dudit site – grand frère de Soviet Voice s’il y en a un – savent déjà que j’ai un petit hobby quelque peu dégénéré. En l’occurence, aller sur les sites de rencontre et autres blogs égocentriques, et dénicher les plus beaux profils de nymphomanes agitées du bocal. Oui, « agitées » au féminin, parce que ma libido pervertie a des limites.

S’ensuit une justification pour évacuer ça du chemin et rester dans le vif du sujet une fois que ce sera fait.

Alors je vois déjà venir les saintes nitouches : c’est pas beau de se moquer, ton profil à toi doit être pitoyable, t’es jaloux, etc. Pourquoi je fais ça ? Primo : pour les lulz. Secundo : pour tourner en ridicule ces sites qui ne sont que des frigos à viande. Quand on est un tant soit peu philanthrope, on croit en l’Homme, animal social complexe qui cherche à s’unir avec son égal. J’insiste sur « complexe ». Ces sites demandent à leurs visiteurs de s’identifier avec des critères ridicules, comme TROIS choses qu’on aime et qu’on déteste, sa discothèque préférée, son niveau d’études ou le boulot qu’on fait… Toi aussi, rentre ta personne dans de toutes petites cases avec des infos à l’emporte-pièce pour devenir une ressource facilement trouvable dans une base de données. Il paraît que l’Homme n’est pas une marchandise ? Sauf quand il décide d’en devenir une. Un soir sur IRC, alors que nous comparions quelques-uns de ces profils (avec moult rigolades), on nous reprocha de considérer ces gens comme de la viande. Et c’est vrai – car précisément, ils se sont eux-mêmes réduits à cet état de fait.

Il manque le tertio : parce qu’on n’a jamais assez de pornographie amateur en textes illustrés.

En même temps, l’humanisme, la croyance en l’Homme, tout ça, part rapidement aux chiottes quand on visite ces sites. Ces personnes-là se réduisent effectivement à une pauvre fiche, mais bien des fois, on comprend qu’ils n’ont guère besoin de plus d’espace pour s’illustrer. Les listes énumérées sont une suite d’évidences (j’aime pas : les cons, les égoïstes, les racistes, etc) ou d’atermoiements sur leur condition humaine (j’aime : la télévision, j’aime pas l’école, j’étudie en CAP Karaoké pour gagner à la Star Ac’). Les photos : moi, me, mwa, mon chat et moa, ma Twingo tunée achetée en crédit Cofidis par mes parents, ma soeur qui est née dans une machine à laver qui est derrière moi, etc. Et encore, il reste le viol de la langue francaise à travers la novlangue SMS, les clivages tribaux entretenant un racisme latent excellent dans une république (je suis né et élevé en France mais vive l’Algérie, le Portugal, la Normandie et la Corse)…

Alors oui, ils sont jeunes et cons, il faut bien passer par là, etc. Passer par des tatouages qu’ils regretteront dans cinq ans, par une ignorance scripturale qui à court terme les baisera sur le marché de l’emploi et à long terme, baisera la langue francaise, par un égoïsme consumériste qui fera demain des citoyens ignorant la solidarité d’une vie en société. Alors, qu’ils passent, et regardons-les en rigolant ; points de bonus à la sortie.

Voir tous les épisodes de Dating Slime


La chronique à Poshu: Solanin (edit pour la sortie du volume 2)

J’aime déjà Soviet Voice. Merci Garric, t’es le meilleur.

J’achète souvent des manga au pif…

Je rentre dans mon magasin favoris (Pas mieux qu’ailleurs, mais pas pire non plus. Et j’ai une carte de fidélité.) et je traine une petite demi-heure devant les étalages, les étagères, mes yeux sont habitués à ce manège. Ils reconnaissent les nouvelles sorties, les teintes de couleurs qui me plaisent, les trais… Et quand tout concorde, j’ouvre machinalement un volume et je feuillète quelques pages.
Dans le manga, à un style de dessin donné correspond un genre (shojo, shonen, seinen, mature shojo) ainsi qu’un type de scénario… Je me trompe rarement, mais je ne tombe pas pour autant souvent sur des perles. Il faut dire que ce medium qui nous passionne fait pale figure face à un bon roman ou à bon nombre de BD « traditionnelles »… On en est tous conscient, ce défaut est inhérent à la vitesse de production d’un manga, produire un chapitre par semaine, c’est du boulot. Trop de boulot pour avoir un scénario aussi construit et intéressant que dans une production qui met 5 ans à sortir.

Bref, toujours est-il que c’est comme ça que j’ai découvert des merveilles comme Beck, Planètes ou Gunnm.

Il y a quelques semaines encore, je suis tombé sur un titre qui m’a enchanté: Solanin.

Woot, la couv' n'est pas la même que la version jap, mais je la trouve mieux :3

J’aurais du mal à le classer, peut être du mature shojo, ou du shojo? Tiens, pourquoi pas du seinen? Ah non, ça tourne autour d’une histoire d’amour. Oh puis zut, j’en ai rien à foutre et vous non plus.
Donc on a ici à faire à un manga de Inio Azano, auteur déjà publié en France chez Kana avec « le quartier de la lumière », qui m’a tellement déplut que je n’aurais pas acheté Solanin si j’avais fait le rapprochement au moment de passer en caisse.

Inoue Meiko est une office lady, elle sort avec un freeter qui habite chez elle. Ils ont des amis, ils ont fait partie d’un petit groupe de rock à la fac. En dire plus serait gâcher la lecture et je vais donc passer à mes impressions après avoir fermé ce bouquin. J’ai pas d’égoblog, alors je me venge ici.

J’y ai retrouvé tout ce que j’ai aimé pendant mes voyages au Japon. J’y ai presque retrouvé l’ambiance des livehouses; les fou rires des réunions entre amis dans un resto; la vie quand on se retrouve à airer, sans idée précise, dans les rues de Tokyo.
J’y ai trouvé ce que j’attends d’un manga: une intrigue simple, plutôt qu’un pseudo scénario complexe qui se trouve martyrisé par le rythme de publication; des graphismes attachants, un trais souple et maitrisé; l’impatience du volume suivant.

Solanin ne parle pas de bonheur, il parle du doute. La fin du premier volume est assez explicite sur le sujet. Pourtant le lire, apporte une sensation de joie.

Solanin n’est pas spécialement beau. Le trais est maitrisé mais sans surprise, pourtant je suis tombé amoureux de la régularité du dessin, tout au long de ses pages.

Solanin volume 1 pourrait être un one-shot. On a le droit à une fin de volume meilleure qu’une majorité des fins de séries. Je prie d’ailleurs pour que la série ne s’éternise pas, il en faut peu pour briser la magie d’un titre comme celui là.

Solanin n’est pas un chef d’oeuvre absolu, ça ne sera pas le quatrième impact, d’ailleurs ça m’étonnerait passablement que ce soit un jour adapté en anime.

Mais bon dieu, ce manga a su me faire revenir aux origines de ma passion, quand j’achetais mes volumes chez Glénat avec mes 50 balles d’argent de poche, et que je tentais veinement de me convaincre que «non, Macross 7 trash, c’est pas une série de merde, tu viens pas de claquer ton fric du mois dans une daube!».
Lisez le. Ou ne le lisez pas d’ailleurs, j’m’en tape completement; mais je vous souhaite de vivre la même expérience à l’occasion.

J’en ai profité pour caser quelques unes de mes photos. Soyez jaloux, j’ai vécu là bas.

Edit: Lors d’une /i/nvasion dans les règles à Montpellier, j’ai eu l’occasion d’acheter le deuxième volume de Solanin sorti vendredi. Et là je dis non: on se retrouve devant un clone tout juste moyen de Beck! Zut – flute – saperlipopette! Donc prenez ce manga comme un one-shot, c’est vraiment mieux.


Le bar Oldies, Ep. 2 – Parodius NES (Parodius Da! -Shinwa kara Owarai e- en VO)

(Premiere revue sur le site de Raton : Blaster Master)

Pour mon premier article sur Soviet Voice, ce sera du vieux. Parce qu’on est aussi très nostalgique. Je parlerais de l’épisode Parodius NES, On passera en revue rapidement la série et les comparaisons avec la version SNES (renommée Parodius non-sense fantasy en occident).

La série est, comme son nom l’indique, une parodie de Gradius (PAROdy graDIUS), donc un shmup en scrolling horizontal. La série a commencé en 1988 sur MSX, console du premier optu de Gradius (Arcade excepté). C’était donc logique que Konami sorte le jeu en premier sur cette plateforme.

Parodius Da! est avec Gokujo Parodius!, le seul épisode officiellement sorti en Europe, en 1992 avec une version Saturn (pour Gokujo Parodius!) et Game Boy. L’episode SNES est le même mais avec plus de niveaux, la version NES est bridé de 2 stages. Ce qui se comprend vu l’âge de la console. La version Saturn, sortie en 1997, est une compil entre Parodius Da! et Gokujo Parodius!, la même compil était disponible sur Playstation mais jamais entré dans nos frontières. Entre temps, Jikkyo Oshaberi Parodius, et le très cool Sexy Parodius sont apparu respectivement en 1995 et 1996, sur Super Famicom, PlayStation et Saturn pour le premier et Arcade, PlayStation et Saturn pour le second. Evidemment, Japan only.

Les derniers épisodes sont Paro Wars en 1997 et Parodius Final qui n’étaient plus des Shmups mais respectivement un jeu de stratégie en tour par tour et un drama CD. Une compil est également sortie au Japon, comme pour Gradius collection sous le nom de Parodius Portable.

J’ai connu le jeu par le magazine Banzzaï, spécialisé sur les consoles du Naintondu. Je crois que c’est même mon premier magazine de jeu vidéo (oui, si tard. Mais j’ai commencé très tard). Ce Numéro de Juin 1993 testait la version NES et SNES, et j’avoue qu’à l’époque, il me faisait beaucoup envie. N’ayant pas encore les moyens d’avoir la SNES, je me suis tourné vers la version NES.

Dans cette version, bien que la console soit en fin de vie, ce qui marque, c’est la capacité de la NES à nous sortir des graphismes pareil : Sprites énorme et nombreux, palette optimisé malgré le faible choix possible. Le résultat est très soigné, et on voit bien que la console est en train de cracher du sang pour nous faire pondre ces graphismes. De tête, je ne vois que deux équivalent : Kirby et Gremlins 2.


Les décors sont chiadés et les sprites, les plus gros de la NES.

Evidemment, on a droit aux éternels clignotements de sprites du à la limitation hardware. Mais aussi des bugs graphiques de morceaux sur le coté du au scrolling. Ce bug arrive sur beaucoup de jeux. Je me souviens encore de Metroid avec des morceaux de sprite (les portes surtout) sur le coin de l’écran. C’est d’ailleurs le point noir du jeu. On peut se gaufrer sur un missile par exemple, alors que celui ci dispairassait temporairement de l’écran.

Coté gameplay, c’est le même systeme que Gradius : Les bonus récupérés sont uniques (de couleurs jaune). Une liste en bas donne le statut de l’upgrade sélectionnée, elle se décale d’un cran à chaque bonus récupéré et se remet à zéro lorsqu’on active un upgrade (ou un changement d’arme).

Il est possible d’utiliser le mode automatique, mais ca fait un peu noob et on gâche une partie des principes du jeu. Comme son frère jumeau, cela donne une grosse difficulté : vous avez bien avancé dans les niveaux et les upgrades, votre vaisseau est tellement équipé qu’il ressemble à un porte-avion à lui seul, vous perdez une vie. Chpaf, la punition, les upgrades sont perdus. Et lorsque vous êtes vers la fin du jeu, le niveau de difficulté augmente considérablement. Le bonus Jaune peut donner la roulette pour avoir immédiatement l’upgrade voulu. Et là, il faut être synchro, et ne pas avoir trop d’ennemis à l’écran pour gérer ca. Vous tombez sur le « !? » et toutes les upgrades sont perdus (plus le vaisseau est évolué, plus on a de chances de tomber sur le « !? »). Le bleu, tue tous les ennemis à l’écran, classique. Enfin, la clochette, un bonus plutôt vicieux. Il change de couleur quand on lui dire dessus et avance d’un cran vers la droite. La couleur jaune donne de 500 à 10000 points, une autre une vie.

4 vaisseaux sont disponibles, chacun ayant des points fort et points faibles, ainsi qu’un arsenal farfelu allant du gant de boxe aux mini pieuvres. On retrouve d’ailleurs dans le lot, le vaisseau de Gradius Vic Viper.

Coté bestiaire, c’est le grand n’importe quoi. Au menu, on a droit à des pingouins (très représenté dans le jeu), des Moai parodiés venant de Gradius, des abeilles sortant de coffres, un aigle américain parodié ou un chat moitié chat, moitié sous-marin. Les créateurs du jeu ont clairement abusé de certaines substances illicites.


L’un des sous-boss les plus absurdes que je connaisse dans un jeu vidéo.

Les fans de Gradius y verront de très nombreuses références du jeu. Que ce soit au niveau des ennemis ou des décors comme l’aigle ou le niveau avec pastilles ou il faut « creuser » pour progresser. Le jeu est bourré de petits détails qui rendent hommage aux autres jeux de Konami (Gradius en très grande partie) voire même au autres shmups (Le gros vaisseau dans R-Type).

Hommage à R-Type

Les 7 niveaux (9 dans les autres plateformes et 12 sur la version SNES) qui s’enchainent sont tout aussi délirants. Entre autre, un château crème glacée, un cirque ou encore un stage fait de tuyaux où sont coincé des pingouins standardistes. D’ailleurs, l’humour sera mieux apprecié si on a une certaine connaissance de la culture du Japon.
Au passage, on voit que la censure Nintendo est passée par là : la version SNES possédait, au niveau de Las Vegas comme sous-boss, une femme géante vêtu comme les danseuses du carnaval de Rio. Là, c’est devenu une femme déguisé en clown. Mouais.


Censure à la con, merci naintondu.

Les musique de Parodius sont des remixes de musiques classiques ou de reprises des musiques de Gradius, et ca colle très bien au jeu et à son esprit. C’est marrant, mais pour les musiques classiques, je n’ai fait attention à ça que récemment.

Ce jeu est un Must Play de la NES. Il prouve des capacités étonnantes de la console en fin de vie, et sa durée de commercialisation aussi longue.


Ha ha!