Suzumiya Haruhi no Yūutsu
Ce qui va suivre est un article sur l’anime La mélancolie de Suzumiya Haruhi. Toute ressemblance à une déclaration d’amour pour le personnage nommé Suzumiya Haruhi est totalement fortuite.
Comment faire un site de japanimation moderne sans parler d’un anime qui incarne la modernité ?
Suzumiya Haruhi no yūutsu. Un anime qui a secoué toute la planète otaku. Un anime qui a créé une invasion de fanboys aux quatre coins de la Terre. Un anime qui a déchaîné les passions. Un anime qui transmet au spectateur de l’émotion. Un anime à la réalisation sans faille. Un anime que même les Chinois adorent. Un anime comme on en voit rarement.
De gauche à droite: Itsuki, Yuki, Haruhi, Mikuru et Kyon
« Les humains normaux ne m’intéressent pas. Si quelqu’un ici est un alien, un voyageur temporel ou dimensionnel, ou un ESPer, alors qu’il vienne me voir ! C’est tout. » Là sont les premières paroles de Suzumiya Haruhi, une jeune, belle mais excentrique lycéenne en première année. Elle est forte dans toutes les matières, mais ne se laisse pas du tout approcher, en envoyant valser tout ceux qui souhaitent développer une conversation avec elle (et qui sont bien sûr des humains normaux). Cependant, Kyon, un camarade de classe assis juste devant, arrive plus ou moins à discuter avec elle. Haruhi s’ennuie fermement en classe et elle n’est inscrite à un aucun club, sous prétexte qu’ils sont tous ennuyants. Elle décide alors de créer son propre club qui a pour but de dénicher des évènements surnaturels, la Brigade SOS (ou SOS Dan), avec des élèves du lycée qu’elle aura elle-même choisis, le premier étant son voisin de classe Kyon. On fait alors la connaissance de nouveaux personnages tout en suivant les aventures du club et les mésaventures de Kyon.
On ne peut pas vraiment concentrer le scénario de l’anime en quelques lignes, tellement il se passe pleins de choses différentes dans l’intrigue. Trop en dire serait spoiler et gâcher tout le plaisir de la découverte.

Kyon, et son geste magique de la main
L’histoire est en focalisation interne sur Kyon (je sors des souvenirs de français), c’est-à-dire que l’on partage les pensées et les doutes de Kyon. Celui-ci est un jeune homme plutôt normal, un peu cynique mais toujours réaliste, il reflète plus ou moins le spectateur, comme le ferait d’une autre manière Konata de Lucky Star.
Se joint au club un autre personnage qui est le centre du premier épisode, Asahina Mikuru, une jeune fille « petite, mignonne et avec des gros seins » comme la décrit Haruhi qui l’a faite entrée de force dans le club pour sa plastique de rêve. Elle tient à première vue le rôle de « fille moe de service » mais elle est en fait bien plus importante qu’elle n’y paraît.
Nagato Yuki, la « Ayanami Rei de service », silencieuse, réfléchie, et mystérieuse, passant ses journées à lire, elle était membre de l’ex-club de littérature maintenant dissout et dont le local est squatté sans scrupule par Haruhi. Yuki entre alors dans la SOS Dan avec l’arrivée du club, mais cela ne semble pas vraiment la préoccuper.
Enfin, Koizumi Itsuki, classe, beau gosse, souriant tout le temps, il devient membre du club car selon Haruhi, c’est le « gars mystérieux inscrit en cours d’année ». Sous ses airs de garçon normal, il semble cacher quelque chose.
Voilà une belle brochette de personnages attachants qui forment la SOS Dan, menée de mains de maîtresse par la belle et autoritaire Haruhi.

C’est aussi ça, La mélancolie de Suzumiya Haruhi…
La série joue sur les codes du genre, de part ses personnages, et contient par ailleurs un peu de tout. Si la série se situe principalement au lycée et en ville, on retrouve un peu de tout: de la tranche de vie, du fantastique, du sport, un passage à la mer, du combat spatial (wtf!), du combat tout court, de l’enquête policière, de la musique, tout en faisant de petits (parfois très gros) clins d’oeil à un jeu vidéo ou un autre anime/manga, ce qui est fort plaisant.
Les épisodes (14 au total) ne sont pas dans l’ordre chronologique normal. Ainsi on passera de la plage à l’école d’un épisode à l’autre puis on retournera à la plage à l’épisode d’après. Ceci paraît déroutant, surtout qu’il y a des moments où l’on ne comprends rien; mais en fait, c’est une idée de génie qu’ont eu les mecs de Kyoto Animation. Tout a été réfléchi avant, tout a été pensé pour que l’expérience vécue en visionnant l’anime soit unique. On repense alors à ce que voulait ce personnage à ce moment-là, et on se dit « Ahhhhh, c’était ça qu’il/elle voulait dire… » Ceci peut se produire même après avoir fini la série (même plusieurs mois après!). La Mélancolie de Suzumiya Haruhi est donc un anime qui s’inscrit dans la durée et un deuxième visionnage n’est pas de trop. Le premier épisode n’est pas vraiment un vrai « premier » épisode, c’est un film fait à l’arrache par la SOS Dan, très drôle car vraiment tout pourri. Certains adorent, d’autres détestent, mais on ne peut que reconnaître l’audace qu’a eu le studio en prenant un tel risque. En tout cas, la série se finit en toute beauté dans un épisode d’anthologie qui restera gravé dans ma mémoire d’otaku. D’autres épisodes, comme le 9, ne sont pas forcément très intéressants du point de vue de l’intrigue, mais s’en dégage une ambiance très…mélancolique. Une sensation que l’on retrouve pendant les après-midis pluvieux d’automne, alors que l’on regarde par la fenêtre les voitures passer. Cet épisode 9, très particulier, est un des épisodes qui m’a le plus marqué.
Passons à un sujet que j’affectionne particulièrement: la réalisation. Quand on entend Kyoto Animation, ça fait à présent tilt dans la tête, elle est impeccable. Les décors sont très beaux, très détaillés. On a droit à de très beaux effets de lumière etc.. D’ailleurs, ils sont tirés de vrais endroits existant au Japon: c’est troublant tellement ils sont ressemblants. De plus, la manière de montrer les environnements (couleurs, lieux…) présente un petit côté indescriptible: on dirait que les paysages correspondent parfaitement à l’état d’esprit du moment présent dans l’anime. Cela est particulièrement visible à l’épisode 2 ou 9 par exemple…Difficile à expliquer mais c’est un bonheur lorsque l’on voit ça. Les personnages sont tous très bien faits, la qualité est tenue sur toute la série. Petit coup de coeur pour les yeux des personnages qui sont très travaillés (j’adore le reflet en U au bas de l’oeil). Ceux-ci viennent de la plume de Noizi Ito, le dessinateur original qui a travaillé sur les romans Haruhi (parce que oui, ça vient d’une série de romans!).
L’animation est irréprochable, c’est vraiment du grand art. On connaît les consoles next-gen, on connaît à présent les animes next-gen (on pourrait y inclure Tengen Toppa Gurren Lagann). C’est fluide à souhait, ça bouge bien, c’est pas mécanique comme dans les animes H à petit budget (en voilà un exemple pertinent!). Il y a parfois des effets de zooms ou de mouvements de caméra vraiment réussis, à l’instar de Death Note. Pleins de détails fourmillent en outre ça et là, et c’est vraiment ça qui distingue un grand studio d’animation d’un studio lambda.
La musique, qui ne marque pas forcément les esprits, convient parfaitement aux différentes situations de l’intrigue. On note par ailleurs des musiques classiques très classes: les compositions de Tchaikovsky et de Mahler s’invitent dans l’anime et ça donne encore plus d’ampleur à un truc déjà colossal, ce qui rend le tout magnifique (pas très français tout ça). Mais là, on attaque maintenant un gros morceau: les insert-songs d’Haruhi. Présentes à l’énorme épisode 12, les désormais cultes God Knows et Lost My Music sont tout simplement excellentes. On sent que Kyoto Animation a mis le paquet: tout est synchronisé, la bouche épouse la belle voix d’Aya Hirano, la doubleuse d’Haruhi, les cheveux volent au rythme de la musique, on voit tout pleins de détails comme Haruhi qui reprend sa respiration au milieu de la musique, des clins d’oeil…C’est fabuleux!
Transition maintenant sur le doublage qui est lui aussi superbe. La voix de Haruhi se détache de celle des autres, Aya Hirano faisant un travail remarquable tout au long de la série et bien entendu à l’épisode 12 où là elle est parfaite (sauf pour l’engrish). Le doubleur de Kyon est également très bon, il joue bien sur le caractère blasé de son personnage. De mémoire, les autres voix très correctes et ne présentent pas de soucis particuliers.
Les 2 génériques sont superbes. Le premier, Bouken Desho Desho est extrêmement réussi aussi bien musicalement que graphiquement. D’ailleurs, beaucoup de détails se cachent et ne peuvent être déchiffrés qu’après avoir fini l’anime voire les bouquins. (Il y a des chances que je chante ça à l’Epitanime ou à la Japan Expo, si j’y vais). Et l’ending, Hare Hare Yukai, qui a fait le tour de monde avec sa chorégraphie déjantée, est excellent lui aussi. (Il y a des chances que je chante et/ou danse ça à l’Epitanime ou à la Japan Expo, si j’y vais).
On a fait à peu près le tour de la série, mais je pourrais continuer de parler de Haruhi pendant des heures…Il y a vraiment des adorateurs de Haruhi (comme moi) et d’autres qui n’y trouvent aucun attrait ou qui ne comprennent l’engouement énorme de beaucoup pour la série, mais ce qui est sûr, c’est que Suzumiya Haruhi no yūutsu n’est pas une série comme les autres. Cette anime représente vraiment une révolution pour moi, qui ne connaissait que Naruto, Full Metal Alchemist et GTO avant l’été 2007. Après avoir découvert Haruhi, j’ai également découvert le vrai monde de l’animation, et non plus les séries plus ou moins médiocres qui sortent chez nous (je ne sous-entend pas que FMA et GTO sont pourris, mais pour Naruto…). Je tiens à remercier Axel Terizaki d’avoir fait de la grosse propagande sur Meido Rando, ce qui m’a poussé à regarder Haruhi. J’attends maintenant avec grande impatience la saison 2 qui sort en Avril 2008; déjà que la saison 1 était énorme, je me demande ce que va être la saison 2…Je placarde maintenant tout ce que j’ai de Haruhiism , de dessin Haruhi, en me tapant des critiques de la part de mes proches (potes du lycée), mais je me dis qu’ils ne connaissent pas ce que c’est qu’une vraie série. J’ai déjà engraîné 5 personnes que je connais à regarder Haruhi, j’espère qu’il y en aura plus, pour que l’Haruhiism se répande encore et toujours. Toi, lecteur, si tu n’as pas encore vu Haruhi, regarde, c’est un ordre de la déesse! Obéis, ou il arrivera des conséquences catastrophiques! Que l’Haruhiism triomphe! N’oubliez pas de signez la pétition en faveur de la venue de la déesse en France!
Oubliez ce que j’ai dit dans le premier paragraphe: Suzumiya Haruhi, je t’aime.
PS: Petite annonce flash: Recherche figurines/posters/porte-clés/goodies en tout genre pas cher de Haruhi.
EDIT: Si vous voulez en savoir plus, ou si tout simplement vous n’avez rien à faire, go sur Haruhi.fr: car oui, la communauté haruhiiste française existe !






















