La chronique à Poshu: 10 remarques sur… Super Paper Mario.
Camarades! Le gentil Arez m’a prêté sa rubrique, Yeepeeh!
Tout arrive: j’ai fini par rebrancher ma Wii. Super Smash Bros Brawl n’y est pas étranger en fait, mais là je vais parler de Super Paper Mario en suivant le modèle de feature instauré par Arez donc:
- Au premier branchement, y’a pas à dire, même si la Wii n’a pas les tripes d’une PS3 ou d’une Xbox 360, le choix affiché d’un graphisme simple en fout plein les mirettes: c’est plat et c’est bôôô. Encore. Note quand même: sur ma TVHD de nanti, ça alliase beaucoup.
- Le gameplay se limite à la seule Wiimote, même pas de nunchuk, tenue horizontalement . Les flèches servent à diriger le plombier, 2 à sauter. Les autres boutons sont alloués aux pouvoirs spéciaux offerts par les Pixels, petites fées (tous les otaku savent Ô combien c’est vrai) multidimensionnelles; petits exemples: le premier pouvoir permet, à l’aide du pointeur de la Wiimote, de vérifier s’il n’y a pas de cachotteries à l’écran, une porte par exemple. Le second permet d’attraper des objets et de les jeter plus loin dans le stage. La manette se prend bien en main, les réflexes de la NES reviennent au galop. Du oldschool moderne; quel délicieux oxymore.
- La raison d’être du jeu vient de la possibilité de passer, à volonté, de la 2D à la 3D. La caméra pivote alors derrière Mario dévoilant soudain de nouveaux passages/secrets/bonus… Même si l’idée est excellente et que le level design s’en sert très bien, la frustration s’installe vite: à moins de passer tous les stages à incliner la caméra tous les 10 mètres, on a systématiquement la désagréable impression de passer à côté de quelque chose.
- L’héritage du jeu se fait sentir lui aussi: Super Paper Mario est la suite spirituelle de Paper Mario, lui-même enfant de cœur de Mario RPG (Squaresoft sur super famicom exclusivement. C’était une autre époque). Il est aussi frère de sang des Mario & Luigi (Superstar Saga et Brothers In Time), on retrouve donc le système d’expérience (symbolisé par le score) et de niveau. Je trouve cet ajout maladroit, car le jeu se retrouve vite coincé entre le jeu de plateforme et le RPG. Si des titres comme Castlevania s’en sorte, le moustachu à salopette bleue y rencontre malgré tout quelques écueils.
- Le jeu a ses passages d’anthologie, raton en cite quelques-uns. Mais au total, il est bien moins sûr que ses prédécesseurs dans ses dialogues, ses blagues, ses références… Il m’est arrivé de m’ennuyer devant des phases de discutions, et ça c’est bien dommage.
- Un jeu a hanté mes parties jusqu’à ce que j’arrive à lui mettre un titre dessus: c’est la recette de Wonder Boy (surtout Wonder Boy 6/Monster Land 4 en fait. Un très bon jeu sur Megadrive. Très beau. Très cool. Traduit en français par des amateurs… Bah restez pas là! A vos roms!) qui a été remis au gout du jour avec succès par les gens d’Intelligent Systems.
- On ne joue pas QUE Mario! On peut en effet prendre le contrôle de la princesse « handicapé de l’enlèvement » Peach, du roi « amoureux de la plus jolie fille de la classe qui l’ignore » Bowser et Luigi « hé! je suis là aussi » Mario (oui, Mario s’appelle Mario Mario et Luigi se nomme Luigi Mario; les frères Mario. Z’avez pas vu le film?). Chaque personnage est affublé de capacités spéciales et d’une part de scénario; ces variations sont bienvenues dans le jeu.
- Hum, on en est au 8 et je n’ai pas encore parlé du scénario! SPM met en scène un livre prophétique contenant l’avenir du monde:
les Manuscrits de la Mer Mortel’Opus Ténébrus et la lute contre la destruction du multivers qu’il annonce. Voui, rien de follement fou, mais Mario est un prétexte à un bon jeu, pas à une œuvre littéraire! - Francis. Achetez ce jeu pour Francis. (Ceci pourrait être interprété comme un message de fanboy. Et bien, c’est un message de fanboy.)
- Après quelques heures de jeux, j’ai aussi claqué 1000 points dans la version Virtual Console de Paper Mario. C’était le dernier jeu N64 à être sorti sur le sol européen et il est devenu bien dur à trouver. Il a très bien vieilli et c’est un investissement que je conseille à tout le monde… Avec Super Paper Mario!


