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Le bar Oldies : Starflight

Décidément, je deviens spécialiste es squat de rubrique. Après Dating Slime de Maître Laveur, je m’installe dans le Bar Oldies tenu par Garric, pour vous présenter ce qui est sans doute le meilleur « jeu méconnu » de la Megadrive : Starflight.

Méconnu, méconnu, oui et non. En fait, je n’ai jamais rencontré de joueur ayant taté de ce jeu, que ce soit dans sa version d’origine, sortie sous Dos et Amiga, où dans la version Megadrive par laquelle j’ai découvert ce jeu. Pourtant, quelques fansites parsèment ça et là le oueb, plus une wikipage en anglais et teuton. Peut-être le jeu n’est-il jamais sorti en France, j’avais à l’époque un cousin qui étudiait aux USA et me ramenait de temps à autre des jeux. Impossible de me souvenir si Starflight est l’un d’eux.

Screenshots maison via émulation, + pics trouvées sur le net (serious business).

Mais trève de blabla, lançons ce jeu. Ah, il est dans sa boite. Ouvrons là. What? Un manuel de 150 pages? Ouais, Starflight possède peut-être le manuel le plus épais. Nous y reviendrons. L’observation de la boite permet d’affirmer une sortie européenne. Lançons le, donc.

Si vous avez bien observez les petites captures sur la pub, ouais, c’est moche. Mais osef. Notez quand même que la version Amiga est encore plus moche. Staflight est une sorte de blend entre un RPG/aventure, un jeu de gestion et un  shooter. Le tout dans un univers Space Opera fortement inspiré de Star Trek. Je dis ça, parce qu’à voir les screens, ce n’est pas forcément évident.

contact!

Vous êtes (role playing yeahhh) le capitaine d’un starship, l’ »Intrépide » chargé de sauver l’univers. Hum, c’est un peu court comme résumé. En gros, y’a des soleils qui explosent, c’est pas bien du tout. Personne n’y capte que dalle. Mais un jour, les humains tombent sur une épave de vaisseau, le Noah 9. Problème : cette épave correspond point pour point à un nouveau modèle qui n’en est même pas à l’étape de prototype. Que fout-il ici? Le livre de bord du commandant, retrouvé à bord, peut vous mettre sur une piste pour ce mystère. Et peut-être trouver comment sauver l’univers, voire même retrouver la mythique planète Terre.

Je pense que vous commencez à comprendre ce qu’il y a dans le manuel du jeu : l’intégralité de ce livre de bord, le récit des aventures de votre alter ego du futur, les étapes de son enquète et le détail de ses rencontres, tout en texte, sur plus de cent pages. Suprême habileté, le manuel sert donc de soluce pour le jeu, mais pas comme les célèbres booklets de Nintendo (Secret of Mana, Secret of Evermore, Illusion of Time, Mystic Quest et Super Metroid). Totalement intégré au background, ce n’est pas une aide stupide du genre « va ici, fait ça, tire sur tel méchant avec telle arme ». La classe.

Concrètement, le jeu est une aventure totalement non linéaire, qui vous permet d’explorer un univers immense, composé de centaines de systèmes et planètes, et depuis l’espace, et en allant voir à la surface. (sur la carte, chaque point est un système solaire, composé de plusieurs planètes). Pour plus de simplicité, je vais tenter de décortiquer les mécanismes de jeu selon le genre d’origine :

- RPG : vous êtes le capitaine de l’Intrépide. Même si vous m’apparaissez à l’écran que dans l’unique station spatiale terrienne. L’aspect RPG transparait à la fois dans une batterie classique de caractéristiques (différents types d’arme, d’amélioration pour votre starship), et dans les dialogues avec les aliens rencontrés. Ces derniers appartiennent à diverses races ayant toutes un caractère et des motivations spécifiques : des insectoïdes, des sortes de sauriens, des androïdes sans maîtres, des Calamars starwarsiens… A chaque rencontre, sous réserve qu’un contact non violent s’établisse, un écran de diplomatie permet de menacer, discuter, flatter, afin d’obtenir des informations. Et comme un RPG ne serait rien sans création de perso, vous dépensez vos crédits pour configurer votre vaisseau de base, au sein de votre base de départ, seul moment ou vous vous verrez.

J’ai engagé une communication en mode obséquieux. Notez le texte assez fun qui en résulte.

- gestion : en tant que capitaine du navire, vous êtes à la fois chargé de recruter un équipage pour occuper les différents postes (chargé du sensor, médecin, artilleur) et d’équiper votre carcasse volante. L’équipage se choisit parmi les différentes races, avec les susceptibilités à ménager (avoir un membre d’équipage d’une race ennemie de celle à qui vous parlez n’est pas terrible), des capacités et learning curves différentes, avec par exemple des robots très doués mais ne progressant pas. Votre vaisseau peut-être largement amélioré : armure, bouliers, sensors, module d’exploration planètaire, capacité de transport de marchandise, armement. Bien sûr, l’argent n’est pas illimité, et il faudra le gagner. D’autant que l’essence est chère, et que tomber en panne au milieu de nulle part équivaut à un bon gros game over. D’où la partie aventure terrestre.

Ceci n’est même pas la moitié des ressources dispo.

- aventure : après vous êtres mis en orbite et avoir analysé la composition de la planète, vous pouvez décider d’un faire un petit saut, afin d’extraire des minéraux où de chercher des artefacts afin d ‘avancer dans l’aventure. Différents minéraux, en différente quantité selon les planètes et même l’endroit où vous vous posez, chacun se vendant plus ou moins bien. N’oubliez pas le scan, hein, parce que chaque planète a une gravité différente. Vous ne voudriez pas vous retrouver écrasé comme une merde à cause de l’attraction, non? Votre véhicule d’exploration est bien sûr armé, peut scanner le sous-sol pour évaluer sa richesse, pomper les ressources, les ramener au vaisseau mère. Là encore, pas tomber en panne d’essence hein. Un jeu visionnaire en ces temps de Super à 10 balles le litre.


Choisissez où aplanètire.


Gèrez la gravité.


Profit.

- actionnnnn : les combats, quand ça se passe mal avec nos amis les aliens, sont un mix de RPG (les armes, les armures, bouliers aident) mais restent très arcade, et, à vrai dire, pas géniaux. Ils consistent à arroser vos adversaire en bougeant un max pour éviter leurs tirs.

Vous vous rendez compte que je parle d’un jeu de 1990? Ok, Elite était passé par là. Et l’origine « PC » du soft explique sûrement cette complexité. Mais pour un jeu Megadrive, c’est… exceptionnel. Sûrement trop pour l’époque. J’ai épuisé mes souvenirs. Si quelqu’un lit ces lignes et connait ce jeu, même en version PC, qu’il se fasse connaître, je me sentirai moins seul. Notez pour finir que le jeu a connu une suite sur ordi, et que des fans semblent bosser sur un troisième épisode.


3 commentaires to “Le bar Oldies : Starflight”

  1. AvatarEacil
    1

    Pas trop lassant ce jeu au bout d’un certain moment ? Répétitif ? Quelle est la place de la quête principale ? C’est bien d’avoir de la quantité mais qualitativement, ça se renouvèle au niveau des objectifs ou c’est assez limité au niveau des actions en considérant la vasteté de la map ? Ça me rappelle Lost World, The: Jurassic Park avec ses maps immenses (comment ça c’est pas comparable, meuuuh si !), un objectif réduit genre ramasser tant de cristaux, d’œufs, détruire tant d’émetteurs et au final on se fait chier à parcourir la map de long en large avec des sauriens au milieu. Starflight = parcourage de galaxie, objectifs qui consistent à aller à l’endroit X quel que soit le prétexte, ramassage de denrées, upgrade continu (le côté RPG coréen) avec des extraterrestres au milieu. En gros, au début c’est fun, c’est complexe mais une fois maitrisé ça fait penser à un gros donjon style Phantasy Star II avec un peu d’interaction dedans autant que puissent en fournir les calculs d’IA pendant la diplomatie.

  2. AvatarMdt
    2

    En fait, le jeu est très très libre. La quète principale fonctionne un peu sur le modèle de Fallout : si tu sais exactement quoi faire, tu peux la faire en une heure, sous reserve que tu aies assez de fuel et un matos potable.

    Pour apprecier Starflight, faut se mettre dans l’univers, lire les nombreux textes (à ta base, les rencontres aliens), ingerer l’univers. Sinon, la routine exploration/découverte d’une planète/minage/retour à la base/vente des métaux/upgrade peut effectivement lasser. C’est le défaut classique des jeux peu linéaires, limite « sandbox ».

    Après, t’as plein de petites conneries à trouver, pour peu que tu sois dans le jeu : des warps zones, tu peux log les planètes qui te semblent habitable (gravité, oxygène) pour obtenir une récompense, etc. Je n’ai pas parlé des bruitages et musiques, vraiment bons. J’en garde un souvenir impérissable, mais, là encore, j’étais très jeune.

  3. AvatarAl Bundy
    3

    je confirme que ce jeu etait sorti en France car je l’avais acheté. Je le redecouvre en ce moment même avec un emulateur megadrive et j’adore toujours autant. Malheureusement je n’ai plus la boite ni la notice, et pire j’ai perdu le cahier dans lequel je notais toutes mes decouvertes !! lol si jamais il y a d’autres dingues fans de ce jeu qu’ils se fassent connaitre !

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