Age of Conan, part III
Je ne pensais pas réécrire si vite, mais les level s’enchainent à une vitesse ubuesque. Un par heure, grosso modo. Je suis level 34, le jeu en compte 80, il s’agit donc sûrement du leveling le plus rapide de l’histoire du MMORPG. Ca peut ravir le casual gamer, qui peut se poser une petite heure tranquille devant sa bécane et avoir l’impression d’avancer, mais énerver le hardcore gamer, qui dingera 80 en une semaine. Les developpeurs écartent les objections en assurant que le contenu principal du jeu est endgame, ce que je n’ai pu vérifier.
Les 20 premiers niveaux, correspondant à la zone noob, étaient très bien finis. En arrivant dans le grand monde, le joueur se rend vite compte que le département qualité de Funcom avait mis le paquet sur le début. Rien de gravissime toutefois. En vrac :
- le jeu n’est traduit qu’à 80%. Ce qui choque, c’est qu’un dialogue avec un PNJ peut comprendre une réplique en français et une en anglais. La traduction étant globalement de bonne facture, ce n’est pas trop genant, du moment que cela ne traine pas six mois.
- un retour windows toutes les 12 heures en moyenne.
- quelques quètes bugées. Perso, j’ai eu de la chance, les quètes n’ayant jamais bugées pour moi. Mais le canal général montre que certains sont moins chanceux. Au passage, le canal général prouve toujours la bonne tenue de la communauté : très peu de SMS, des réponses à vos questions. Par contre, Funcom n’a pas implanté de canal lfg et lfg, d’où un peu de spam. Notez quand même qu’il parait que l’ambiance est beaucoup moins bonne sur les serveurs PVP, gank, spawn camping et greykilling oblige.
Quand vous terminez Tortage, la ville de départ, vous vous retrouvez dans votre capitale. Les Cimmériens se retrouvent dans un gros village nordique, les Stygiens dans une cité typée égypte, et les Aquilonniens dans une grande ville latinisante. Chaque ville donne sur une zone niveau 20-35 : une vallée et ses montagnes, une zone méditerranéenne, et un désert.
Les quètes sont très nombreuses et très (trop) rentables en XP : dans les niveaux 30’s, il faut autour de 60k XP pour un level, et de nombreuses quètes donnent entre 4000 et 6000 XP. Même les quètes « grises », c’est à dire très faciles par rapport à votre niveau, gardent des récompenses très interessantes. Ca donne un coté un peu abusé, genre prendre un level en torchant une dizaine de quètes grises dont les mobs ne vous attaquent même pas.
Dans chacune de ces zones (qui font en gros 4kmx4km), il y a de petits donjons classiques, cave remplie d’araignées, cache de contrebandier, et des donjons plus vastes, pour groupes, que je n’ai pas eu l’occasion de visiter. Au delà de ces trois zones, il éxiste trois (une par capitale/race, si vous suivez) zones dites de récolte. Dans ces zones, moins de quètes, et une orientation craft. Chaque zone peut accueillir quatre villes de guilde, et se dupliquent en autant d’instance qu’il le faudra pour que chaque guilde puisse débuter sa ville. Le craft, que je n’ai pas testé, est basé sur une progression par quète : fabriquer tel objet débloque le niveau suivant. Toute guilde comptant 26 joueurs dont un niveau 40 peut commencer sa ville, dont le developpement demande pas mal de ressources. Pour acceder au pvp haut level (prise de forteresses), les guildes devront avoir une ville de bon niveau.
Le gameplay des combats reste très sympa. La progression après les niveaux 20 offre beaucoup moins de nouvelles compétences, qui sont en nombre un peu inférieur à un Wow, au feeling. Le système de combo et l’obligation d’appuyer sur une touche pour porter chaque coup reste dynamique, un petit coté hack and slash qui évite (un peu) la lassitude et le spam de trois compétences toutes bètes. Les équipements (armes, armures) sont variés, sans atteindre non plus la multitude. Je dirais que le changement se fait tous les 6-7 niveaux, peut-être 10. Sur les screens, vous pouvez avoir l’impression que mon perso est toujours équipé avec le même matos : la plupart des screens ont été pris dans la même foulée. En pratique, de nombreux petits détails varient. J’aurais du mal à comparer avec un Wow par exemple, le parti pris graphique et les corpulances variées des joueurs limitant la sensation d’attaque des clones. Un détail que j’apprécie assez, mais qui peut en rebuter : l’identification des classes au premier coup d’oeil est loin d’être évidente. Je me souviens avoir croisé ce que je pensais être un guerrier et qui s’est averé être un chaman de l’ours.
Sinon, toujours pas testé le PVP, toujours pas guildé et donc toujours pas de craft. D’après mes conversations, les zones 40-60 sont beaucoup moins riches que les zones 20-40. Il va falloir que j’aille vérifier par moi-même.


