Soviet Voice

Rise and fall of anime fansubs par Otaking

Penseriez-vous remercier Gonzo un jour pour bonne initiative? Ça vous ferais mal, je sais. Mais pourtant, rendez vous compte de l’importance de son dernier geste: promouvoir et distribuer lui même sur le net ses propres animes dont il assure la traduction. Et le fansub, alors?

Je ne lis pourtant pas un livre!

Souvenez-vous de cette « lettre ouverte à l’industrie » de Justin Sevakis, qui suite à une interview de Arthur Smith (Président de Gonzo Digital Holdings International), appelle à redéfinir la distribution des anime dans le monde et de prendre en compte cette demande grandissante. On a eu des initiatives de plate-forme WEbTV, comme l’audacieux mais disparus Watch&Play Tv , puis le supa-fashion, toujours actif mais sous-alimenté et anglophone Gong. Néanmoins, la VOD donna un second souffle qui décida les distributeurs vidéo de se lancer dans le business, comme récemment Kaze, avec son portail Youtube ou sa chaine VOD avec tout le catalogue de l’éditeur.

Maintenant, c’est directement le studio qui distribue par le net ses propres productions. Oui monsieur! Dans un temps où tout le monde se plaint de la piraterie, conséquence d’une demande en produit débordante et constamment insatisfaite, et que les studio d’anime ont peur pour leurs avenirs, victimes de leurs popularités mais aux œuvres toujours trop insulaires, Gonzo apporta une réponse enthousiasmante à Sevakis. Une voie de distribution facile, accessible et qui s’étend sur le monde entier n’attendait qu’à être exploité correctement. Gonzo nous gratifie alors de ses récentes productions que son « Tower of Druaga » et « Blassreister » sous-titré en anglais par ses soins.

Oui, on aime bien haïr Gonzo à juste titre. mais le geste est plus que louable. Il initie peut-être une ouverture vers une relation producteur-spectateur plus poussé, ou chacun aura à y gagner. Une armada d’anime fan satisfait, une studio qui gagne en dynamisme et en popularité, ensemble sur une plate-forme de diffusion et pas d’iceberg à l’horizon. Ça semble si engageant qu’un partenariat Kadokawa/Google (et donc Youtube par expansion) s’est mis en route depuis peu.

En voyez vous, des icebergs? Vous priez pour que KyoAni suit le courant? Vous êtes invités à faire part de vos pronostics et avis dans les commentaires.

Effet spécial textuel qui convient aussi bien avec

Maintenant que des studio commencent à prendre des initiatives encourageantes sur une espoir d’issue pour l’animation, si les choses vous de si bon train, que restera-t’il (du peu) de légitimité aux fansubs? Parce que bon, on leur reproche déjà tellement de chose et il n’y avait que l’intérêt de promouvoir et faire découvrir un anime directement de l’archipel, tout frais jamais encore localisé, afin de combler les animefans affamés.

Maintenant, si on se retrouve avec les épisodes des dernières productions déjà professionnellement traduit peu de temps après leurs diffusions sur les chaines, ou qu’un studio propose son catalogue à toutes et à tous sur la plate-forme vidéo la plus consulté du monde…hasta la vista, mocheté!

Parce qu’en fait, avec du recul, est-ce que nos fansubs récents d’Internet avaient déjà vraiment quelquechose pour eux? Je prêche surement des convertis, mais à l’occasion d’un documentaire fait par l’Otaking (je ne me souviens pas d’avoir voté pour ce monsieur), il est bon de se rappeler le début laborieux mais enthousiasmant du fansub, et sa fin annoncé, avec entre les deux un défilement de textes qui fait mal aux yeux, des polices d’écritures bizarre avec pleins d’effets spéciaux, et d’explication[Action d'expliquer, développement destiné à faire comprendre] qui pollue [concept qui s'apparente à souiller ou infecter, mais le contexte, s'apparente à l'invasion et l'encombrement] l’écran [Surface fluorescente sur laquelle apparaissent des images].

Bon documentaire, camarades cocotaku.

Parce que quand on comprend pas les hiéroglyphes naboo, on comprend ce que Obiwan esaye de faire avec ce générateur d'énergie.


4 commentaires to “Rise and fall of anime fansubs par Otaking”

  1. Avatarbendx
    1

    Le titre est mal choisi et ne correspond pas au reste.
    Au fond le très orienté mais pas moins intéressant « Rise and fall of anime fansubs » sert essentiellement ici de postulat (le fansub est mort) pour introduire une alternative (les débuts de distribution internationale sur le net de studios).

    Sur l’alternative, on ne sait pas encore trop ce que cela va donner. Ca ne répond pas en particulier aux problèmes de localisations.
    Sur le postulat, le fansub a toujours été merdique sans que cela lui nuise et le travail pro est l’un d’être irréprochable. Comme dirait Geralt of Rivia dans la VF : tous des fils de chiennes!

  2. AvatarSonocle Ujedex
    2
    Author Comment

    J’avoue qu’en réalité, je voulais me servir du contexte de nouvelle distribution des animes qui s’inaugure pour placer le documentaire. Mais je voulais aussi apporter un double-débat; celui sur l’alternative des distributions et une plus légère sur le fansubs. Et j’avoue que ce titre est pourris aussi :p

    J’avais toujours tendance à penser que vu comment les animes sont traités, ils tiennent plus du machin open-source 2.0 que d’une véritable production/œuvre, et plus encore qu’avec les autres média illégalement circulé sur le web. Faudra m’appeler quand les MP3 arboreront les noms de leurs voleurs dans les crédits musicaux avec des commentaires audio qui couvrent la chanson. Le fansub est un congrégat d’Arsène Lupin qui laissent des pancartes publicitaires au lieu de cartes de visites sur les lieux du crime et écrivent leurs initiales et des explications en gros sur le bijou volé avec un feutre, au lieu d’une petite étiquette sur le piédestal du dit bijou.

    Merci beaucoup de ton commentaire, bendx :)

  3. AvatarWind
    3

    Yup, Hinano nous a montré ce documentaire il y a quelques jours.

    L’Otaking soulève d’excellents points (notamment sur les effets spéciaux à la con qui empêche d’apprécier l’animation, les notes de traduction et l’incrustation du nom de la team dans l’écran-titre plus grand que le titre de l’anime lui-même alors que le studio même qui a sué sang et eau pour produire l’anime met son nom en petit en bas à droite), mais de là à en faire un dorama…

    Bien sûr, je jouis comme c’est pas permis quand je vois des fansubs couleur de pisse sur mon Macross – Do You Remember Love ou mon Legend of Galactic Heroes et j’ai envie de maudire Kyrios quand les saloperies d’effets spéciaux me pourrissent le visionnement de mes scènes d’action préférées, mais ça date pas d’hier, l’over-weeaboo-isation du fansub, et au bout d’un moment, on s’y habitue…

    Et puis on sait tous que c’est provisoire, et qu’un jour, on maîtrisera tous le moonspeak et on regardera tous nos animes en RAW, nus et purs. :D

  4. Avatarbendx
    4

    Allez c’est tardif, mais j’ai encore envie de pondre un commentaire pas très utile, sur ce intéresse quand même pas beaucoup, et probablement à raison, la blogosphère et la forumite.

    Pour les crédits, l’analogie avec le MP3 n’est pas valable. Fournir un rip et une pauvre compression, c’est pas du tout comparable avec le boulot nécessaire d’une rlz. Vous me direz, ils se compliquent la tache aussi avec leurs kara à la con & co, mouais.

    Dans l’idée, le pro est payé pour son boulot, le fansubber lui, compense comme il peut – il s’étale sur la page de crédits. C’est pas dans l’esprit pionnier du fansub ça?
    Bah, et les vieux gayzors vous le diront, le fansub pionnier ça fait longtemps qu’on lui a fait son compte.
    Et que presque tout le monde s’en fout. Pour les autres il y a la pèche; c’est très bien la pèche.

    Alors je vais revenir au parallèle : si le fansub est un egotrip moche et peu professionnel, en quoi le milieu pro se sent concurrencé?

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