Faisons des affaires !
(Attention : Ceci est un gros morceau d’égoblog. Vous pouvez sauter tout ce qui sut le deuxième paragraphe.)
Joie dans les chaumières ! C’est le retour des soldes ! Le pouvoir d’achat des ménages est sauvé ! Vous avez de l’argent à dépenser et pas de copine pour vous forcer à aller faire les magasins ! (Si vous en avez une, sachez que je compatis.) Tout devrait aller très bien, et vous devriez passer vos journées à la maison à roupiller. Sauf que voilà, une fois par millénaire, une vague de rayonnement cosmique atteindrait les Internets et vous pourriez tomber sur une plutôt bonne affaire.
J’explique. Vous vous souvenez du coffret Evangelion Platinium de Dybex ? Roh mais si le coffret tout brillant qui coûtait la peau du cul et que vous hésitiez à prendre parce bon c’est Renewal of Evangelion, donc un truc à avoir, mais vous avez aussi entendu dire que Dybex en avait fait une édition toute pourrie et que ça ne valait pas le coup de jeter de l’argent par les fenêtres. Bref, magie des soldes, le voilà à 45 euros chez Alapage, avec les frais de ports gratuits et tout et tout.
Et là vous allez me dire : « Mais pourquoi diable te livrer dans un achat dont l’utilité peut paraître douteuse aussi soudainement ? ». Elémentaire, mon cher Watson. Evangelion, ça reste très vague dans ma tête. J’explique. On est en 1998, j’ai 6 ans et autre chose à foutre que de regarder des dessins animés bizzares à la télé sur des chaînes ou l’image est toute bizarre. J’ai vu le Club Dorothée mourir un an plus tôt, sans vraiement avoir eu conscience qu’il avait eu une vie aujourd’hui élevée au statut de légende, et mon seul contact avec le monde de l’animation japonaise était le générique de Dragon Ball Z chanté par Ariane, qui m’énervait tellement que je changeais de chaîne dès que j’en entendais les premières notes. (Cette anecdote est véridique est peut ètre interprétée comme un signe précoce de mon otakisme a tendance élitiste. Ou alors je détestais déja les sons stridents.) Toujours est-il qu’une dizaine d’années plus tard, je n’ai toujours pas vu Evangelion et que les seules images auxquelles j’associe ce mot sont en fait des images des mechas dans le générique de Visions d’Escaflowne, autre anime que je n’ai pas vu, mais j’etais déja un peu plus conscient de ce que je faisais (Enfin j’avais 7 ans quoi) et le générique avait l’air vachement chiant.
Mais donc il me restait un vide à compléter. D’ou le fait que je dépense aveuglément 45 euros dans une édition collector pourrie, pour pouvoir enfin profiter du Troisième Impact, et pour pouvoir enfin dire : « Ouais, mais en fait les Anges représentent un truc vachement plus métaphorique que ça » en toute connaissance de cause. C’est un peu un rite de passage pour devenir un otaque que j’ai l’impression de passer en commandant ce coffret.
C’est comme avec Fallout. Tout l’internet s’unit pour me dire que c’est certainement l’une des meilleures créations de l’histoire de l’humanité avec le sandwich beurre de cacahuètes – confiture de fraises, et j’arrive pas à entrer dedans. En fait, je n’ai jamais vraiment réussi à m’investir dans quoi que ce soit. Je lis des bouquins bien sûr, mais c’est généralement du court terme, un truc dans lequel je suis à fond pendant quelques après-midi et qui une fois fini reste sur une étagère en attendant un rush de nostalgie. Et pire, quand je mate des séries, je me force quasiment à me gaver tous les épisodes les uns à la suite des autres, que ce soit pour rattraper mon retard ou bien juste pour m’offirir une oeuvre complète. Je n’ai quasiment que des coffrets DVD ou des divx, que je regarde quasi-religieusement du début à la fin, puis que je repose sur leur étagère ou que je place dans la corbeille après visionnage. Chuis sur que y’a un syndrôme psychologique qui est associé à ça, mais je me fous totalement de savoir lequel, vu que toute celle psychologie de comptoir à laquelle se livrent les blogueurs vous fait autant chier à la lire qu’elle me fait chier à l’écrire. D’autant plus que ce pararagraphe n’est absolument pas développé, et passe du coq à l’âne de la pire des manières. Il est donc temps de finir ce texte, et de poser la question qui me taraude depuis que j’ai cliqué sur le bouton valider de ma commande : J’aurais pas fait une grosse connerie ?


