Soviet Voice

Soviet Preview – Guitar Hero: On Tour

« Salut les kids. Je suis Yngwie Malmsteen. Je suis juste venu vous dire que les gars de chez Orgames sont des gens super bien. Visitez leur site. Participez à leurs tournois. Donnez leur des sous. Faites leur l’amour dès que vous avez l’occasion de les croiser. Car ce sont des gens bien, grâce auxquels Arez a pu finir en nage crevant de soif à 2h30 du matin lors de l’Epitanime, après un tournoi Guitar Hero aux proportions épiques.

Et aussi, je baise vos mères. »

Tout a commencé lorsque j’ai reçu cet email de mes amis de Micromania. « Comment ? » me dis-je. « On me convie à un évènement INCONTOURNABLE ? Ciel, je dois m’y rendre sur le champ, pour la gloire de notre Mère Patrie ! ».Et donc me voilà, à 17h, perdu Boulevard de Grenelle à la recherche d’un bateau. Bateau que j’ai fini par trouver, puisque sinon ce texte n’aurait pas lieu d’être. Donc parlons de l’adaptation de Guitar Hero sur DS, développée par Vicarious Visions et dont la sortie est prévue le 18 juillet pour une cinquantaine d’euros dans nos contrées. Ca s’appelle Guitar Hero: On Tour et ça tente de recréer sur console portable le fun des jeux des grandes soeurs de salon, afin de pouvoir jouer à la rockstar jusque dans ses chiottes, joignant ainsi l’acte à la parole quand on déclarera « Putain Tokio Hotel me fait chier. ».

Sauf que voilà, l’accessoire vendu avec le jeu, le « Guitar Grip » comme les gens d’Activision l’appellent, est à chier. Et pour faire plus simple encore, c’est même toute l’ergonomie du jeu qui est à chier. Pourquoi ? Parce que le jeu est sur DS. Afin de mieux comprendre ce qui ne semble être qu’un simple troll pathétique contre la portable aux deux écrans de Nintendo, comparons l’action de jouer à Guitar Hero chez soi à l’action de jouer à Guitar Hero: On Tour. Dans les Guitar Hero de salon, on a une guitare en plastique dans les mains, 5 gros boutons sous la main gauche et un bout de plastique monté sur ressort faisant office de barre de strum. C’est sympa, bien foutu, et ça donne l’impression d’être une star du rock. Ici, on a 4 boutons trop petits et l’écran tactile de la DS pour tenter de s’en sortir. Et laissez moi vous dire que c’est pas facile-facile. En effet, sans ni le relief ni le ressort de la barre de strum, les enchaînements rapides d’accords deviennent un véritable chemin de croix, auquel il faut ajouter la hantise de ne pas appuyer sur le bon bouton avec son gros doigt boudiné. Pas cool pas cool. Ajoutez à ça le fait de devoir tenir vous-même votre propre écran, et vous aurez mes félicitations si vous arrivez à jouer « Are You Gonna Be My Girl » sans avoir super mal à la main gauche.

Alors évidemment, le jeu offre un contenu intéressant, avec une petite trentaine de chansons, dont pas mal de masters, plein de personnages cool (Dont Pandora mon amour, qui reprend la place qui lui était dûe) et tout un tas de costumes sympas, une chanson bonus de Freezepop et un mode « Choc des Guitares » bien mieux foutu que dans Guitar Hero III. Sauf que voilà, malgré tous les efforts faits par Vicarious Visions pour transposer Guitar Hero sur DS, tout est foutu en l’air à cause d’un accessoire de merde. Triste.

Heureusement, pour se faire excuser, Activision avait également apporté deux bornes Xbox 360 avec Guitar Hero: Aerosmith, cette fois signé Neversoft et qui devrait sortir le 27 juin. Sauf que voilà, si on a eu le droit au jeu complet, rien n’était débloqué. Donc j’ai pas pu jouer Walk This Way avec Run-DMC (qui ont été modélisés dans le jeu si j’en crois Wikipédia). Donc cette démo est un échec.

Plus sérieusement, cette extension est plutôt pas mal, puisque le mode carrière suit l’ascension de Aerosmith assez précisément, vidéos de Joe Perry et sa bande à l’appui. D’ailleurs, tout ceci résume bien l’esprit du jeu. Les fans seront ravis d’avoir leur Guitar Hero avec leur groupe préféré, les autres joueurs seront contents d’avoir du contenu supplémentaire de bonne facture pour Guitar Hero III, et les gamins feront des cauchemars où ils entendront Steven Tyler dire « Je veux manger ton âme ». On attendra l’annonce d’un prix définitif avant de l’acheter évidemment, mais tout cela me semble fort correct si vous voulez mon avis.

Autour de tout ça, comme pour tenter vainement de rattraper l’ambiance moribonde de la soirée, plusieurs bornes avec Guitar Hero III sur Wii, avec de jolis écrans LCD qui font un joli décalage de merde entre le son et l’image qui m’on fait -encore une fois- me planter comme une merde sur Through The Fire And Flames en expert face à un sombre inconnu, plein de Tucs, du coca et des boissons alcolisées, et vous obtenez quelque chose de finalement pas si chiant que ça, même si le principal jeu présenté était pas terrible.

EDIT : J’en parle sur OrgamesTV. Mais c’est au début de la soirée et j’ai à peine touché au jeu.


Epitanime 2008 par Keul

Cliquez dessus pour avoir la version d’origine. On commence par les photos de l’epitanime 2007, que je n’avais pas postée l’année dernière.
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Rise and fall of anime fansubs par Otaking

Penseriez-vous remercier Gonzo un jour pour bonne initiative? Ça vous ferais mal, je sais. Mais pourtant, rendez vous compte de l’importance de son dernier geste: promouvoir et distribuer lui même sur le net ses propres animes dont il assure la traduction. Et le fansub, alors?

Je ne lis pourtant pas un livre!

Souvenez-vous de cette « lettre ouverte à l’industrie » de Justin Sevakis, qui suite à une interview de Arthur Smith (Président de Gonzo Digital Holdings International), appelle à redéfinir la distribution des anime dans le monde et de prendre en compte cette demande grandissante. On a eu des initiatives de plate-forme WEbTV, comme l’audacieux mais disparus Watch&Play Tv , puis le supa-fashion, toujours actif mais sous-alimenté et anglophone Gong. Néanmoins, la VOD donna un second souffle qui décida les distributeurs vidéo de se lancer dans le business, comme récemment Kaze, avec son portail Youtube ou sa chaine VOD avec tout le catalogue de l’éditeur.

Maintenant, c’est directement le studio qui distribue par le net ses propres productions. Oui monsieur! Dans un temps où tout le monde se plaint de la piraterie, conséquence d’une demande en produit débordante et constamment insatisfaite, et que les studio d’anime ont peur pour leurs avenirs, victimes de leurs popularités mais aux œuvres toujours trop insulaires, Gonzo apporta une réponse enthousiasmante à Sevakis. Une voie de distribution facile, accessible et qui s’étend sur le monde entier n’attendait qu’à être exploité correctement. Gonzo nous gratifie alors de ses récentes productions que son « Tower of Druaga » et « Blassreister » sous-titré en anglais par ses soins.

Oui, on aime bien haïr Gonzo à juste titre. mais le geste est plus que louable. Il initie peut-être une ouverture vers une relation producteur-spectateur plus poussé, ou chacun aura à y gagner. Une armada d’anime fan satisfait, une studio qui gagne en dynamisme et en popularité, ensemble sur une plate-forme de diffusion et pas d’iceberg à l’horizon. Ça semble si engageant qu’un partenariat Kadokawa/Google (et donc Youtube par expansion) s’est mis en route depuis peu.

En voyez vous, des icebergs? Vous priez pour que KyoAni suit le courant? Vous êtes invités à faire part de vos pronostics et avis dans les commentaires.

Effet spécial textuel qui convient aussi bien avec

Maintenant que des studio commencent à prendre des initiatives encourageantes sur une espoir d’issue pour l’animation, si les choses vous de si bon train, que restera-t’il (du peu) de légitimité aux fansubs? Parce que bon, on leur reproche déjà tellement de chose et il n’y avait que l’intérêt de promouvoir et faire découvrir un anime directement de l’archipel, tout frais jamais encore localisé, afin de combler les animefans affamés.

Maintenant, si on se retrouve avec les épisodes des dernières productions déjà professionnellement traduit peu de temps après leurs diffusions sur les chaines, ou qu’un studio propose son catalogue à toutes et à tous sur la plate-forme vidéo la plus consulté du monde…hasta la vista, mocheté!

Parce qu’en fait, avec du recul, est-ce que nos fansubs récents d’Internet avaient déjà vraiment quelquechose pour eux? Je prêche surement des convertis, mais à l’occasion d’un documentaire fait par l’Otaking (je ne me souviens pas d’avoir voté pour ce monsieur), il est bon de se rappeler le début laborieux mais enthousiasmant du fansub, et sa fin annoncé, avec entre les deux un défilement de textes qui fait mal aux yeux, des polices d’écritures bizarre avec pleins d’effets spéciaux, et d’explication[Action d'expliquer, développement destiné à faire comprendre] qui pollue [concept qui s'apparente à souiller ou infecter, mais le contexte, s'apparente à l'invasion et l'encombrement] l’écran [Surface fluorescente sur laquelle apparaissent des images].

Bon documentaire, camarades cocotaku.

Parce que quand on comprend pas les hiéroglyphes naboo, on comprend ce que Obiwan esaye de faire avec ce générateur d'énergie.


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