American McGee’s Grimm
(Plus qu’un article et je suis à égalité avec Poshu. La guerre continue, camarades. Pendant ce temps là, Canard PC et jeuxvideo.com parlent de You Don’t Know Jack et je me demande franchement pourquoi.)
On avait laissé American McGee sur l’impression désagréable qu’il n’etait qu’un crétin mégalo et sans véritable talent. Certes, il était à l’origine de Alice, un jeu de plate-formes plutôt bien foutu et vachement plus macabre que l’oeure de Lewis Caroll, mais qu’avait-il fait depuis ? Bad Day L.A., l’un des pires jeux de l’année 2006. Bah ouais. Mais reprenons. On avait laissé American McGee sur l’impression qu’il n’était qu’un crétin mégalo et sans véritable talent, et ce premier épisode de Grimm tendrait à nous prouver qu’en effet, American McGee est un crétin mégalo sans véritable talent.
American McGee’s Grimm, c’est comme vous pouvez vous en douter si vos neurones fonctionnent correctement, une adaptation des contes de Grimm. Dans le premier épisode, intitulé A Boy Learns What Fear Is, on se retrouve avec une adaptation de « Celui qui voulait connaître la peur » (Le titre pourrait ne pas être exact, vu que je l’ai étudié en 6ème et que ma mémoire pourrait me faire défaut.), et le schéma ludique des 23 épisodes à venir, puisque je ne vois pas pourquoi American McGee, qui est un crétin mégalo et sans véritable talent, s’amuserait à changer de route en plein milieu.
Et c’est là que les problèmes commencent à apparaître. En effet, si d’après la description du jeu sur GameTap, on a ici affaire à un jeu d’action-aventure. Sauf que dans la réalité, Grimm ne contient ni d’action, ni d’aventures. A la place, on se retrouve avec un vulgaire hybride, entre De Blob pour l’aspect recolorisation du monde et Katamari Damacy pour le système de jeu. Ici, on se déplace dans des maps pour tout repeindre en kaki et noir, et pour foutre du feu et des têtes de morts sur tous les éléments du décor. Évidemment, plus le monde est triste et pourri, et plus le rayon d’action de Grimm, le personnage qu’on contrôle, sera grand.
D’ailleurs, le jeu ne reprend pas que la mécanique de Katamari Damacy, il en reprend également les graphismes simplistes au possibles. Alors le résultat est sympa, certes, mais très franchement on était en droit d’en attendre un peu plus d’un jeu développé sur l’Unreal Engine 3. D’autant plus que si votre PC n’a pas la puissance requise, le jeu tournera hein, parce que c’est quand même vachement bien optimisé, mais préparez vous à saigner des yeux. Y’a une raison pour laquelle cet article n’aura pas de screenshots.
Mais le pire, c’est que ce jeu n’offre aucun challenge. Le seul but du jeu, c’est de tout salir, d’aller appuyer sur un bouton à un endroit et d’aller dans le niveau suivant pour tout salir, histoire d’aller à la jolie cinématique de fin. Pour tout vous dire, ça m’a pris une bonne demi-heure pour faire l’intégralité du jeu. Et j’ai perdu une bonne dizaine de minutes dans le quatrième niveau à cause des contrôles de merde, qui transforment chaque saut en une nouvelle aventure vers le hasard et la mort dans une rivière de lave.
Alors oui, l’ambiance du jeu est plutôt sympathique. Et encore. Je dis plutôt parce que selon moi on ne résoud pas à faire juste du pipi-caca dans un jeu qui aspire à la maturité. Mais après c’est moi et mes goûts d’élitiste de merde. Toujours est-il que si vous voulez jouer à ce jeu, profitez de la journée gratuite pendant laquelle vous pourrez jouer aux épisodes à leur sortie. Parce que franchement, payer pour ça, c’est une arnaque. Et c’est de l’argent en plus dans la poche d’un crétin mégalo sans véritable talent.


