La chronique à Poshu: le syndrome du shonen round 1.
Quand un mangaka écrit un shonen a succès, il va forcément se retrouver à court d’inspiration à un moment où à un autre. C’est à ce moment qu’il doit sortir l’arme ultime: le tournoi d’art martiaux. C’est pratique pour plein de choses: en premier lieu, on peut utiliser tous ces chara-design un peu ratés gribouillés dans un moment d’égarement. Ça peut durer longtemps aussi. Et puis niveau scénario, c’est le vide absolu. Sans compter le fait que ça permet d’équilibrer le niveau des personnages entre eux, et de faire réapparaitre des seconds plans pour le bonheur des fans. Non, vraiment, le tournoi c’est du pain béni.
Et bien, pour nous autres les blogueurs, il existe un équivalant: le now watching/playing/reading (et plein d’autres options).
Dans cette guerre qui m’oppose à un adolescent à peine pubère, je me dois d’utiliser toutes les armes à ma disposition, et celle-ci en fait partie.
Premier Round: Now Playing!
Étant en manque d’argent en ce moment, je me fais plaisir en touchant enfin à des titres qui traînaient dans ma ludothèque depuis des mois, parfois plus. Pas de nouveauté donc, mais un petit parcours de titres souvent sous-estimés.
Gurumin

Guru Guru!
Falcom sort rarement des sentiers battus de sa série de RPG Y’s. Soyons francs, si Y’s a été une bonne série fut un temps, l’abus de tirage-sur-la-ficelle sans une goutte de renouveau en a fait une saga plutôt rébarbative. Pourtant, il arrive à Falcom de tenter un pas hors de leur bastion. Ce fut le cas avec Gurumin et, chose encore plus rare, Falcom a localisé ce titre en Europe dans sa version PSP!
Gurumin est donc un A-RPG (bon dieu, que je déteste cette classification, ça peut vouloir dire tout et n’importe quoi) qu’on peut beaucoup rapprocher de Zelda Wind Waker pour son graphisme. Du beau cell-shading bien jolie qu’on en mangerait.

Parin est une jeune fille qui vient d’emménager chez son grand-père. Cette nouvelle ville lui pose bien des soucis puis ce qu’elle est la seule enfant! Mais au bout de quelques jours, elle va faire la connaissance de la communauté des monstres. Les monstres, si on devait les rapprocher de la réalité, sont une bande de hippies passifico-communistes qui vivent dans un bidonville derrière la véritable ville. Ils sont totalement invisibles pour les adultes et sont donc une grande source de joie pour notre héroïne. Malheureusement les spectres (disons qu’ils sont les vétérans du Vietnam) n’ont rien à foutre du bonheur de la jeune fille, et c’est sans vergogne qu’ils attaquent et détruisent le village des streums (bien fait pour ces drogués aux cheveux longs et sales, va!).
Parin se retrouve donc à aider les monstres à reconstruire leur ville. Pour cela, il faut sauver les monstres captifs, et récupérer leur mobilier, lui aussi captif.

Si le scénario est bateau au possible, la bonne ambiance propulse le titre vers la cime des A-RPG; il faut dire que les autres éléments du titre ne sont pas en reste:
- Commençons par le système de combat: on utilise une foreuse (oui, mais pas n’importe laquelle: LA légendaire arme-foreuse!) pour pourfendre les adversaires et détruire des pans de décors donnant accès à des zones secrètes. Cette foreuse s’upgrade pour permettre de nouveaux coups spéciaux. La PSP n’est pas réputée pour sa maniabilité hors norme, et pourtant, les coups sortent très bien et le gameplay nerveux accroche le joueur.
- Parin est customisable: on peut lui adjoindre des costumes (dont un de maid. YEAH!) et des accessoires. Ces derniers sont d’ailleurs quasi indispensable puis ce qu’ils fournissent différents bonus d’attaque et de défense . On peut d’ailleurs les améliorer – je sais que c’est une méthode pour allonger artificiellement la durée de vie d’un jeu, mais j’aime ça – pour booster ces bonus. Dernier détail, et pas des moindres, ces accessoires sont visibles en jeu… Ce qui m’encourage à tous les trouver! Parin est si mignonne!
- Le système de donjon, s’il a été pensé pour le PC, s’adapte foutrement bien à la portabilité: les donjons sont courts, il faut d’ailleurs les rusher pour avoir une bonne note, mais très nombreux; on peut donc allumer sa PSP le temps d’un trajet, explorer une zone et éteindre sa console à l’arrivée.
Au niveau des points noirs, je n’ai qu’une seule chose à souligner: la traduction française. Si le doublage (français aussi) est plus que correcte, le texte est blindé de faute d’orthographe, voir de mots manquants. Dommage :/

Au final, Gurumin est un jeu qui s’est mal vendu, j’ai pu le trouver à 8€ à la fnac il y a quelques mois. Autant dire qu’à ce prix, c’est un très bon investissement même s’il est un peu court. Même au prix fort, je pense qu’il vaut le coup. Dernier détail, il est dispo en téléchargement sur le PSN. Et rappelez vous: Voir un monstre danser du Para Para sur la place du village, ça n’a pas de prix.
Samba De Amigo.
Puis ce qu’une image vaut 1000 mots, voilà une vidéo qui doit valoir la bible.
Le jeu est prévu sur Wii, les premiers rapports sont plutôt inquiétants, mais si Sega utilise la WiiMotion+, on a peut-être une chance.
PuyoPuyo 2.

Ça peut paraitre ridicule (oui, ok, ça parait même complètement débile), mais je m’entraîne quotidiennement à Puyo² alors que je ne connais personne qui peut me battre à l’état actuel. Un certain nombre de membres de l’editotacrew peuvent témoigner avec horreur d’une partie passée contre moi… Enfin bon… Pour augmenter le défi, je joue à Puyo² sur Gameboy. Un jeu qui se base sur les couleurs joué en mode monochrome, c’est un nouveau challenge.
Le jeu en lui-même est un portage fidèle du titre de Compile sorti en arcade sur System C-2 avant d’envahir toutes les plateformes de l’époque; tout en tenant compte des limitations de la console portable; mais je ne vais pas m’attarder sur la version GB en particulier.

Puyo² 2 est, de manière générale, le puyo² le plus intéressant de la saga:
- L’équilibre est à son comble grâce à l’ajout de counter (on peut bloquer une attaque de l’adversaire en attaquant à son tour).
- De petits réglages de gameplay, comme par exemple la possibilité de tourner les puyo dans toutes les circonstances, rendent le jeu bien plus agréable à jouer, à haut comme à bas niveau.
- Le flot est le meilleur de la saga quand il s’agit de faire de gros combos. Qu’est-ce que le flot? Et bien sachez que dans puyo², les couleurs n’arrivent pas au hasard, mais suivent une ligne directrice. Si cette idée peut paraitre abstraite au néophyte, à mon niveau c’est une notion vitale. Dépasser les 8 rensa sans maitriser un tant soit peu le flot est un rêve impossible.
Globalement le meilleur titre de la série donc, Puyo² bénéficie d’un portage PARFAIT sur Megadrive. Si la version Saturn est très cool aussi, je vous conseille surtout d’éviter la version Snes (qui souffre de sa résolution). Pour parfaire le tout, Puyo² 2 MD est dispo sur la virtual console… Chauffez vous, je suis toujours prêt pour un bon défi.

Dewy’s Adventure.

Il n’y a pas que de la merde sur Wii. Entre deux jeux casuals, le gamer peut trouver des titres de grande qualité. Dewy’s Adventure, de Konami en fait partie. On y dirige donc Dewy, une petite goutte d’eau aillant les pouvoir de se geler et de se vaporiser.
Le concept du jeu est à rapprocher de Super Monkey Ball Banana Blitz pour sa maniabilité: on incline la wiimote pour balader dans le jeu. Le concept du personnage est à rapprocher de De Blob: une espèce de slime qui a raté son rêve de créature-violeuse-pédo dans du H.

Mais le point fort de Dewy, c’est bien sa difficulté: malgré l’habillage enfantin, on a ici à faire à un jeu qui vous demandera de ressortir les réflexes 16 bits (en tous cas pour le finir avec de bonnes notes): on meurt souvent, on apprend les niveaux par coeur pour choper un max d’item en un minimum de temps, on prend des notes sur son calepin… Si j’étais filmé en y jouant, ça donnerait vraiment un épisode de GameCenter CX.
Voilà, c’est tout pour cet épisode 1 de ma contre attaque floodesque.
A tout de suite pour la suite.


