La chronique à Poshu: le syndrome du shonen round 2.
Le premier round est juste en dessous.
Après avoir fait un article presque potable, je me venge avec celui là qui renoue avec la tradition de mes articles bidons… Et hop! Now Reading… En fait, ça va aller très vite, parce qu’en manga ces derniers mois je n’ai acheté qu’une chose: le volume 16 d’Eden, alors nous voilà parti sur ce qui est, à mon sens, la meilleure série publiés en France.

Eden, c’est le fruit du travail de Hiroki Endo, un mangaka qui vise très clairement un public adulte, en utilisant dans ces publications des thèmes et des backgrounds assez sérieux. Chez nous, Endo est publié chez Panini Comics pour Eden comme pour ses Nouvelles. Au Japon, il est pré-publié par le magazine Afternoon, ce qui explique à la fois le rythme de sortie « escarguesque » et le dessin un peu plus travaillé qu’à notre habitude.
Revenons en au manga: Eden nous transporte dans un monde du proche-future crédible et c’est assez rare pour être souligné: bousculé par ses guerres de religions, sa corruption, ses problèmes énergétiques et surtout par un terrible virus pandémique baptisé « closer ». Aujourd’hui maîtrisé, il laisse de profonde cicatrice sur les humains, au sens propre, car de nombreuses personnes ont perdu des membres et le cyberpunk en a profité pour s’infiltrer dans le quotidien, mais aussi au sens figuré: le spectre du closer est encore dans tous les esprits et ses récentes mutations inquiètent.
Je vous vois déjà venir: vous pensez à un shonen avec des hommes-machines qui se battent, et bien non, surtout pas: il y a de la violence, mais avec parcimonie (bien qu’elle reste en toile de fond permanente, prête à surgir) et presque toujours de manière justifiée. On se trouve ici avec de longues phases autour de la vie de chaque personnage -et croyez-moi, ils sont nombreux- et un dessin de fond qui progresse à chaque chapitre: la trame principale tourne autour d’Elia Ballade embarqué dans des problèmes familiaux et internationaux, se croisant notamment parce que son père est le plus grand trafiquant de drogue d’Amérique latine; cependant, loin de se cantonner à une routine comme le font la plupart des manga, l’intrigue se permet de longues et intéressantes digressions sur des personnages croisés (ou pas) par Elia.

Je ne veux pas déflorer un poil le scénario, ce qui rend cet exercice difficile et cet article encore plus décousu que ma production habituelle, je vous prie de m’excuser.
Même si j’aime Eden de tout mon cœur, je dois lui trouver des défauts. Outre son rythme de parution catastrophique, y’a des hauts et des bas… Les volumes 14 et 15 étaient vraiment en deçà de ce que j’en attendais par exemple. Il faut donc de la patience pour aborder cette œuvre: la patience d’attendre et la patience de pardonner.
Voilà, si ce post vous a donné envie de lire Eden (miracle) j’en serais plus que comblé. Sinon, il m’aura au moins permis de rattraper un texte sur Arez, et c’est déjà pas mal.


