Chroniques désordonnées du FJV
(Ou l’on essaiera d’être plus clair qu’une série de tweets écrits en 3 secondes, en écrivant une tartine de texte.)
Après deux éditions au parc des expositions de Montreuil, le Festival des Jeux Vidéo a décidé de quitter la puante banlieue des studios d’Ubisoft Paris pour aller se rendre là ou tous les autres salons ont lieu - »the place to be » comme le diraient les américains- : la prestigieuse Porte de Versailles. Détail amusant, le salon se déroulait en plein préparatifs du Mondial de l’Automobile. Et le pavillon alloué à la bande de geeks puants que nous étions était par la suite destiné à acceuillir le parking. Fichtre. Mais est-ce que ce détail va nous empêcher de nous amuser ? Non, je dis. Donc, parlons de jeux, puisque c’etait l’occasion d’essayer tout ce qui allait nous arriver dans la gueule pendant ces fêtes de fin d’année. Evidemment, les avis écrits dans cette colonne sont TRES subjectifs, et ne parleront que de trucs dont j’ai un tant soit peu quelque chose à foutre. Désolé Sonic Unleashed.
Et donc commençons n’importe comment avec Fallout 3. Hasard du calendrier, peu avant l’évènement j’ai reçu ma clé pour la béta de Good Old Games, et j’ai donc pu m’essayer au premier Fallout avant de venir. (Et dieu que ce n’est pas ergonomique. Moi qui suis habitué aux autosaves et à tout avoir tout cuit dans le bec, j’en chie comme un porc. Fichtre.) Contrairement aux autres expositions à travers le monde, le stand du FJV brillait par sa sobriété. 4 bornes Xbox 360, un écran passant des vidéos en noir et blanc dans le trip rétrofuturiste du jeu et un pauvre type ne parlant pas un mot de français au milieu de tout ça, tentant tant bien que mal de nous cacher ce qu’on est censés découvrir seulement après avoir acheté le jeu. Du coup, tout ce que j’ai pu faire, c’est déambuler dans le Wasteland, et forcer la porte d’un habitant de Megaton dans le seul but de le tuer lui et ses enfants. Autant dire trop peu pour pouvoir se faire une opinion, mais assez pour noter que le jeu devrait afficher sur PC des graphismes plutôt sympathiques et que le vert de l’interface est immonde.
S’en est suivi une visite sur le stand Microsoft, ou Fable 2 et son Peter Molyneux de service étaient présents, ainsi que Gears of War 2, mais lui sans game designer extravagant. Mais c’est sur la scène que tout se passait vraiement, avec une démonstration de Guitar Hero World Tour. Et boudiou comme c’est désastreux, comme diraient les gens dans les reportages du 13h de Jean-Pierre Pernault. Pour ceux qui n’ont pas suivi, GH:WT, c’est la copie à peine assumée de Rock Band made in Activision, signée une nouvelle fois par ces tâcherons de Neversoft. Commençons d’abord par passer de la pommade : les accessoires de Red Octane sont encore une fois au rendez-vous de la qualité, à la fois classes et fonctionnels, on notera une meilleure organisation des boutons sur la guitare et un meilleur feeling sur la batterie, grâce à une pédale beaucoup moins dure que chez son concurrent et des toms qui rebondissent comme sur une vraie batterie. Le problème, c’est que le reste ne va pas, mais alors vraiment pas du tout. Entre la jouabilité voulant ajouter tellement de trucs pour faire réaliste qu’elle en oublie d’être amusante, un tracklist ou quasiment chaque chanson n’est potable que sur un et un seul instrument et une interface qui n’a pas su évoluer au point qu’elle est aujourd’hui proprement scandaleuse, on préfèrera attendre Rock Band 2, qui devrait arriver un jour en Europe. Car oui, un jour il va arriver. Enfin je veux y croire.
Un tour sur le stand Focus m’aura permis de voir leurs jeux pour la fin de l’année, Blood Bowl et Trackmania DS. Le premier est une version améliorée de Chaos League -normal puisqu’on retrouve les français de Cyanide au développement- qui rajoute un paquet de règles diverses et variées et un mode tour par tour comme le jeu de plateau dont il s’inspire, mais le fait d’y jouer sur un stand, debout dans un espace bruyant entouré de gens qui puent le dehors ne m’a vraiment pas permis de pouvoir apprécier la qualité du titre, qui avait pourtant l’air vachement sympa. L’autre, c’est comme son nom l’indique, à savoir une version de Trackmania sur DS. La 3D est de plutôt bonne qualité et le jeu offre un bon palliatif à ce brave United Forever, pour quand on est sur la plage ou chez mamie et qu’on s’ennuie.
Passage rapide sur le stand Midway, qui présentait le déja sorti TNA iMPACT ! (Oui ça s’écrit comme ça) et l’absolument pas attendu Mortal Kombat Versus DC Universe, qui est IDIOT. Idiot dans le sens que voir Superman et Sub-Zero se foutre des grands coups de tatane à l’hémoglobine provoque une certaine hilarité incontrôlable, et idiot dans le sens ou sa liste de coups invite plus au button-mashing qu’a l’échange de coups très classe et très technique à l’image de son cousin éloigné Marvel Versus Capcom. Aussi, j’ai pas été foutu de balancer la fatalité du Joker et ça me rend malade de tristesse.
Mais la plus grosse concentration de GAGNE sur tout le salon était sur le stand Deep Silver, qui réunissait entre les versions de Rubik’s Cube Challenge et autres débilités pour casual atrophiés du bulbe des versions jouables de deux jeux DS que vous êtes obligés d’attendre, sinon je viens chez vous et je vous arrache le coeur de mes mains nues : Bangai-O Spirits et Metal Slug 7. Ouais. Cash. Je n’ai pas touché au second pour pouvoir me laisser surprendre par les multiples pièges que le jeu va me proposer (Et surtout parce qu’il y avait plein de monde qui occupait la borne, ce qui n’aide pas non plus.), mais le premier est dans la veine de son prédécesseur sorti sur N64 et Dreamcast. C’est coloré, sympa, technique et ça te brise le quatrième mur dès le tutorial. Et en plus c’est signé Treasure et ça vous force immédiatement à l’acheter. Ouais.
Pour faire un bilan de cette troisième édition du FJV, la bonne direction qu’a pris l’évènement avec sa deuxième édition se confirme ici, avec toujours plus de nouveautés, toujours plus d’évènements et toujours une ambiance ou t’as l’impression que y’a trop de monde et que y’a trop de bruit. Le prochain évènement ce sera le Micromania Game Show, et je vais être vachement plus tranquille vu que j’y irai très vraisemblablement le 3 novembre. Ce qui va me foutre sur les rotules pour Left 4 Dead. Que j’ai pas pu essayer, allez vous faire foutre EA.




















