Le loot des classes.
Me demandez pas pourquoi, mais j’ai absolument aucune inspiration. Mais genre aucune de chez aucune. Ca doit être à cause de la rentrée. Ou du stress des exams. Ou d’autre chose. En tout cas, je sens que je vais en chier grave pour vous parler de Castle Crashers, le dernier jeu de l’opération Summer of Live Arcade. Et si cet article a deux jours de retards, dites-vous que c’est de la faute des gars de The Behemoth. Ils avaient qu’a pas faire un jeu aussi bon.
Mais je vois que vous en voulez plus, audience pourrie gâtée. Donc commenàons par le commencement, et parlons un peu du scénario. Y’a un sorcier qui a piqué une espèce de super gros cristal de la mort, et il a également enlevé vos princesses. Et c’est la guerre. Du coup, vous êtes ‘achement vénère, et vous allez péter la gueule à tous les sous-fifres que vous trouverez sur votre chemin dans un beat them all très fortement inspiré du légendaire Guardian Heroes, pour reprendre une comparaison que j’ai lu sur Internet.
Et la première chose que l’on remarque, c’est que putain c’est grave mignon de chez mignon. Dan Paladin a effectué un boulot de malade dans le design des personnages et des environnements ainsi que dans leurs animations, si bien qu’on croirait presque par moments jouer à un dessin animé. Evidemment, si vous vous appellez Poshu ou que vous vous êtes enfoncés des tournevis cruciformes dans les yeux, vous allez dire que cette 2D vectorielle est immonde. Mais vous êtes un con et votre avis ne compte pas, retournez jouer à Puyo Puyo sur Game Boy et foutez-moi la paix. On pourra sans doute reprocher l’abus d’effets nuisant par endroits à la lisibilité du jeu, mais ceux-ci sont plutôt rares et ne font que renforcer l’ambiance délirante du titre.
L’autre aspect purement cosmétique du jeu, ce sont ses musiques, toutes d’excellente qualité. Allant d’une musique orchestrale épique à grands renforts de cuivres à la techno en passant par la guitare sèche, toutes les musiques du jeu, si elles ne sont pas aussi géniales que celles de Braid, ont au moins le mérite d’être appropriées à la situation, et d’apporter de quoi vous donner envie de castagner du monstre à la moindre heure du jour ou de la nuit.
Mais derrière tout ce maquillage, que vaut réellement Castle Crashers ? Inspiration Guardian Heroes oblige, on se retrouve ici avec un mix entre le beat them all et le RPG. Rassurez-vous cependant, vous passerez bel et bien la plupart de votre temps sur le champ de bataille, et il ne tient qu’a vous d’aller finir le jeu avec un perso tout minable si vous y tenez vraiment. Car si le jeu offre un certain challenge, contrairement à Alien Hominid celui-ci est loin d’être insurmontable, et si vous persévérez un peu, vous pourrez sans doute voir la fin du jeu en un peu moins d’une dizaine d’heures. Tant que vous restez loin du mode Insane, qui ne se débloque qu’une fois le jeu fini avec tous les personnages. Et ouais.
Mais ne croyez pas que la partie RPG a été délaissaiée pour autant. Les statistiques ont leur importance, et ce sera à vous de trouver l’équilibre qui correspond le mieux à votre style de jeu. On peut aisi se faire un gros tank de la mort, un gros bourrin spécialisé dans le combat au corps-à-corps, un magicien aux sorts dévastateurs (j’ai entendu cette phrase sur Game One) ou une salope spécialisée dans le domaine du combat à distance.
Mais voyez-vous mes amis, tout ça n’est que la partie visible de l’iceberg. En effet, ce qui fait toute la force de Castle Crashers, c’est que le jeu est entièrement jouable à 4 en coopération, que ce soit en local ou online. Mais mettez « coopération » entre de très gros guillemets. Car ici, même si on tue ensemble les ennemis, une fois le loot et les princesses en jeu, c’est un combat à mort digne du final de Double Dragon qui se joue sous nos yeux. Et c’est sérieusement fun.
Le seul regret qu’on pourrait avoir est que le jeu est affreusement buggé. Entre les plantages réguliers du online, et ces petits bugs qui ne sont pas corrigés, le pinailleur aura vite fait de garder ses 1200 points. Mais c’est un gros con. Castle Crashers est un bon jeu, un excellent jeu même, et ce serait un crime que de passer à côté pour ça, d’autant plus que le multi local marche quand à lui plutôt bien. Pour une quinzaine d’euros, vous avez le Guardian Heroes de 2008, avec toutes les qualités et les défauts que cela implique, et l’acheter est plus que recommandé. Ensuite vous ajoutez ElNarez à votre liste d’amis et si vous puez pas trop, vous pourrez sans doute jouer avec moi. Eh ouais.


