Soviet Voice

Joyeux Anniversaire.

Cette semaine, si j’en crois les informations que j’ai glané çà et là, tu arrives dans tes 10 ans. On a beau ne pas s’en rendre compte, mais 10 ans putain c’est long. Très long. Pour tout te dire, je devais avoir 6 ans à l’époque. Et oui je suis toujours aussi doué pour les soustractions comme tu l’as constaté. Mais pour tout te dire, il y a à peu près 10 ans, je n’en avais absolument rien à foutre de toi. Et pour tout t’avouer, je ne t’aurais jamais connu aussi bien si il en avait été de mon propre ressort.

Mais voilà; un jour, deux de mes potes à l’école me présentent à toi, et c’est le début de notre histoire. Ils me vantaient tes qualités, et il est vrai qu’a l’époque tu avais de quoi les rendre fiers. Tu savais toujours trouver les mots justes, que ce soit pour présenter les choses ou bien pour nous faire rire de ces choses. Sur ton berceau se furent penchées deux fées qui savaient exactement ce qu’elles faisaient, et qui le firent du mieux qu’elles peuvent. Aussi fugaces que firent nos quelques rencontres, je savais que je pouvais m’attendre à de bons moments en ta compagnie, et piaffait d’impatience en attendant la prochaine chance que j’aurais de te voir.

Puis un jour, malgré tout nos efforts, la force des choses nous a séparés. Le boulot, les gens, la vie quoi nous ont éloignés l’un de l’autre. Ce n’était probablement qu’un moindre mal, au vu de la crise qui semble t’avoir traversée pendant mon absence. Les fées, qui n’avaient probablement pas que ça à foutre, ont décidé de se barrer fissa en attendant que les beaux jours reviennent. Et jamais plus je n’ai entendu parler de toi.

Ce ne fut que quelques années plus tard que je te revis enfin. Et comme tu avais grandi ! La fin de la crise, et l’arrivée de nouvelles personnes dans ton entourage ont fait de toi une belle grande jeune fille. Tu avais traversée cette mauvaise passe, et tu étais plus belle que jamais. Enfin plus belle qu’avant. Puis, il y a à peu près 5 ans, tu as trouvé un nouveau capitaine pour ton navire. Un grand américain richissime digne des meilleurs soap opéras que je faisais louper à ma mamie pour te voir. Tu travaillais avec ardeur pour nous faire comprendre que la page était bel et bien tournée, et que tu allais redevenir la petite pour laquelle on allait de nouveau avoir plein d’espoir.

Pourtant c’est tout l’inverse qui se passe, et ton américain te fait changer tes anciens travers pour d’autres. Tu deviens plus idiote dans le but de plaire à tout le monde, tu soignes ton image pour appâter le chaland, tu te mets à écouter de la musique pourrie, bref tu redeviens un cauchemar. Ta tendance à l’auto-destruction devrait te mener à ta perte, et pourtant tu subsistes. Malgré tout le mal que tu fais à mon petit cœur meurtri, il semblerait que les gens t’aiment à nouveau. Comme quoi la vie…

C’est pourquoi aujourd’hui, alors que tu es à la fête, j’ai décidé de ne plus rien attendre de toi. Maintenant, nous sommes tous les deux passés à autre chose, et ta petite cousine éloignée porte maintenant en elle tous les espoirs que j’avais pour toi.

C’est donc à la fois sur un « bon anniversaire » et un « Adieu » que je te laisse, Game One.

Je passerai sans doute un jour si je m’emmerde, mais faudrait pas trop compter dessus.

Gros poutous,

Ton Arez.


Le Quart-beta: Megaman 9.

Bon, ce soir je vais vous caser 2/3 ligne sur ce nouvel emulateur sortit sur Live, PSN et WiiWare.

MegaMan 9.

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