Article spoil-free!
A l’occasion de mon article sur Fallout 3, Etsilihin signalait dans les commentaires ce classement des meilleurs RPG de tous les temps établi par un site de jeux vidéo parmi d’autres. Sans épiloguer sur le mauvais goût profond de ce classement, j’avais gardé l’idée, à l’origine pour le quartier libre de l’ami raton. Finalement, ce dernier est plutôt bien pourvu 1, autant préserver à Soviet la primeur de ma prose.
Avant de classer, encore faut-il échantillonner, décider des titres à même de concourir dans mon petit panthéon. Le genre est en effet hétérogène, je l’évoquais il y a peu, et critiquais le grand fourre tout qu’était ce classement de gamepro. Un The Witcher et un Fallout 3 partagent déjà bien peu, alors que dire en incluant un RPG nippon type Final Fantasy. Quelle que soit la définition choisie pour ce classement, elle serait largement arbitraire, je décidais donc de conserver un maximum de titres, même très différents, du moment que le composant jeu de rôle y tient une place de choix. Ainsi, en plus des RPG classiques, occidentaux ou japonais, action RPG, tactical RPG, MMORPG et autres Hack&Slash ont leur place ici. Une histoire, une fiche de personnage, réduire le genre à ces dénominateurs commun peut choquer, mais assure abondance pour l’article. L’unique cas posant un réel problème est Deus Ex. FPS très fortement teinté de RPG et jeu culte, je choisi de l’écarter de ma liste, me souvenant très bien l’avoir une fois terminé pour le plaisir en pur mode FPS sans vraiment me préoccuper des statistiques et compétences. Ce choix est discutable, mais nous touchons ici à la frontière du genre. L’essentiel, c’est de se choisir des règles, de les exposer et ensuite les assumer.
Cette décision quant à l’échantillon de ce que je considère comme RPG eut plusieurs conséquences. Comme je désirais limiter le classement à une dizaine de titres et vu la quantité de jeux auxquels j’ai pu jouer dans le genre, les places allaient être chères. Aussi, les jeux proches s’excluent mutuellement. Les suites par exemple, seul un Fallout, ou un Might and Magic, ou un Ultima, est susceptible d’intégrer le classement. Ce critère est arbitraire, je placerais avec plaisir les deux Fallout en tête, autant se forcer toutefois à ne garder que le meilleur et laisser plus de place pour le reste. Autre exemple, des jeux qui ne sont pas des suites mais partagent une forte parentèle dans leur gameplay, ainsi Secret of Mana et Secret of Evermore. De plus, j’ai cité les nombreux sous genres existant ci-dessus 2 : certains sont moins populaires, de niche, autant dire qu’ils ne pourront pas squatter la moitié de la liste.
Enfin, quelques lignes pour s’attarder sur les critères de choix et de classement. L’illusion de l’objectivité est à écarter, ne serait-ce parce que je n’ai pas terminé la totalité des jeux du genre. Sans verser dans les excès du classement suscité, qui place bien de mauvais jeux, l’histoire personnelle, la sensibilité et les goûts du joueur comptent forcément. A l’origine, cette liste devait s’intituler « les dix meilleurs RPG ». Seulement, en l’élaborant, je réalisais que, parfois, un jeu évidemment supérieur ne s’imposait pas face à de moindres qualités que je préférais malgré tout. Quitte à accepter qu’un ensemble de critères personnels influencent le choix, autant l’assumer, et c’est donc les « dix RPG de ma vie » que vous découvrirez après cette introduction. Ce léger changement de perspective 3 explique la concentration de jeux assez anciens : si je suis presque né une manette à la main, ai connu mes premiers émois sur 8 bits, je suis devenu un gamer sur la génération suivante, des 16 bits et ordinateurs 80486. Nous savons tous l’importance émotionnelle des premières fois (sauf Arez).
Les titres et dates sont donnés pour la version jouée (européenne ou américaine, ne parlant pas japonais).
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