Call of Duty 4, quand le foutage de gueule devient anodin
Attention, ami lecteur, je parle ici bel et bien de Call of Duty 4 Modern Warfare, datant de 2007 et non du dernier opus, Call of Duty 5 World at War.
Malgré d’excellentes critiques, je n’avais pas acheté ce jeu. Toutes s’accordaient à pointer l’extrême facilité du jeu et sa durée de vie proche du ridicule, Gamekult annoncant par exemple une demi douzaine d’heures en mode normal. Raton, qui reconnait lui-même ne pas être un très bon joueur, conseillait d’oublier le mode normal, le mode difficile, pour se concentrer sur le mode ultime du jeu. 60 euros pour huit-dix heures, ça me semblait bien abusé, donc pas d’achat à l’époque. Voilà quelques jours, je l’empruntai à mon frangin. Installé ce soir (nuit de samedi à dimanche). Terminé… ce soir. Xfire annonce quatre heures. Dans le mode de difficulté maximum, bien sur.
Ce Call of Duty rejoint donc mon panthéon personnel des plus gros foutages de gueule de l’histoire du jeu vidéo (avec, par exemple, Light Crusader). Un film interactif (chouette, épique même) à ce prix, voilà où nous a mené la génération playstation. Inutile de ressortir le déjà vieux moto « mieux vaut dix heures intenses que vingt molles ». Ici, on parle de quatre heures, dont sans doute le quart à regarder des cutscene, et pas si intenses, le sentiment d’impunité totale dédramatisant les pourtant bien foutues situations de jeu… quatre heures, c’était la durée d’une partie complète d’un bon jeu Master System sans sauvegardes (et bien plus difficile)!!! Le plus choquant étant quand même la critique unanime saluant la qualité du soft, ce qui montre bien qu’aujourd’hui, un éditeur peut sodomiser un joueur sans vaseline, empocher son fric, et lui tirer des râles de plaisir. Activision confirme au passage qu’il est bel et bien le nouvel Electronic Arts. Quand on voit que les éditeurs essayent de limiter la possibilité de prêt/revente via Securom ou autre merde, ça laisse songeur.


