Soviet Voice

Twilight (+ long update 14/09)

 

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C’est un roman trop bien. Il parle d’une fille, genre la fille pas super populaire, un peu assoc’, elle habite Phénix, aux states, mais elle déménage dans un pauvre bled, genre celui de Bienvenue chez les Ch’tis, l’horreur quoi, fait toujours un temps de merde, jamais de soleil, et tout, et tout. Là donc dans ce bled paumé elle va à son nouveau lycée, tout petit et minable, alors qu’avant il était super grand, avec des détecteurs de métaux et tout pour trouver les armes des blaireaux qui jouent au PC et qui tuent les gens. Et pendant le trajet, je sais pas ce qui se passe, mais elle devient soudain super belle, parce qu’avant les mecs la mataient que dalle et que dans le nouveau bahut ils l’aiment tous fort, mais c’est que des bouffons, sauf un. Lui il est trop beau, super pâle, mais super musclé, avec un corps trop bien foutu quoi, des yeux qui changent de couleur et tout et tout. Mais il traine toujours qu’avec ses frères et sœurs adoptifs, ouais, parce qu’il a été adopté par un docteur trop beau et super jeune, trop la chance d’avoir des parents jeunes, et ses frères et sœurs (pas de sang hein) sont tous trop beau mais trop zarb en même temps, genre ils mangent pas à la cantine et parlent pas aux autres nazes et roulent en Volvo, parce qu’aux USA, c’est trop puissant tu peux avoir le permis à 16 ans.

Au début, le mec beau, Edward, il matte grave la meuf, Bella, en fait son prénom c’est Isabella mais c’est moche donc elle préfère Bella et elle a bien raison tellement c’est pourrave Isabella, mais il lui parle pas trop jusqu’à ce qu’il lui sauve la vie. A ce moment, tu comprends que le mec il est super spé, parce qu’il est a genre 100m d’elle quand un camion va l’écraser et soudain il la sort de là en une seconde et arrête le camion à main nue, trop fort. Elle le trouve vraiment zarb mais comme elle est super belle le mec lui parle quand même souvent et elle finit par deviner que c’est un Vampire. Là le livre est pas trop réaliste, elle met super longtemps à se faire à l’idée que c’est un vampire alors que tous le monde sait que les vampires ça existe vraiment, même que y’a plein de blog de vampire sur internet et tout. Alors là du coup y’a une histoire d’amour trop chouette qui commence, mais aussi super dramatique, parce que lui il a grave des pulsions de lui sucer le sang alors qu’elle elle a grave des pulsions de lui sucer autre chose. Le truc cool, c’est que c’est des vampires super cool, ils peuvent se promener en plein jour et tout, ils boivent que du sang d’animal en chassant des ours, hyper classe, et ne dorment jamais, et sont super rapide, fort et tout, musclés comme Brad Pitt dans Fight Club. Mais comme elle a une super odeur, ils peuvent pas trop se toucher parce que sinon ce serait trop tentant de la mordre et elle mourrait, et lui il veut pas lui faire du mal et il se déteste de la mettre en danger alors qu’elle et tout elle pige pas qu’il a mal et fait que de l’allumer et de pas avoir peur de lui, là elle a bien raison parce qu’il est trop trop beau.

Je vous raconte pas la suite, les trente dernières pages, parce que y’a grave du suspense même qu’à la fine elle veut être vampire elle aussi mais lui il veut pas mais comme y’a encore trois tomes derrière que j’ai pas lu je pense qu’elle va rester humaine pour l’instant alors je sais pas comment ils vont vivre leur amour trop beau. 

La photo c’est celle du film et les acteurs sont trop bien dans leur rôle et c’est trop un bon film même si je l’ai pas encore vu lol.

twilight-movie-poster

Update 14/01/09 : 

 

L’encyclopedia Dramatica résume Twilight à une fanfiction de Ann Rice écrite par une gamine de 14 ans. Sous la formule lapidaire se cache un fond de vérité, ces romans, quatre tomes, partagent un trait fondamental de la fanfiction chez les jeunes adolescents : ils servent avant tout à la mise en scène des fantasmes, fantaisies et rêves secrets de leur auteur. Bien sûr, même la littérature la plus sérieuse puise dans cette ressource, mais pour mieux s’en inspirer, s’en éloigner et bâtir un objet littéraire cohérent et constant. Ce qui est profondément remarquable avec Twilight, c’est qu’il représente l’aboutissement publié des fantasmes d’une femme laide et complexée.

Stéphanie Meyer, l’auteur, du moins si le terme s’applique ici, n’est en effet pas très jolie, et ne l’a sûrement jamais été pendant ses trente cinq années de vies. Pire encore, elle supporte très mal cette laideur, comme souvent chez les individus de sexe féminins. On ne rappelle jamais assez combien c’est difficile pour un être génétiquement programmé pour se faire engrosser par le mâle le plus performant possible de n’avoir strictement aucune beauté et de sacrifier très vite l’ensemble du corpus de contes, légendes et récits découverts pendant l’enfance sur le prince charmant. Nulle assertion non fondée, ce malaise de Stéphanie Meyer avec son physique ingrat se constate dans ses photographies officielles, tentatives vouées à l’échec de masquer son important surpoids. Depuis l’invasion d’internet par les femmes, l’homme 2.0 a appris que ces dernières prenaient d’abord du gras dans le ventre, les fesses et les cuisses, et donc que si les bras étaient plus épais qu’une canette de coca-cola sur une photo, le reste était forcément à l’avenant. Le jour ou vous rencontrerez une femme avec un ventre volumineux et le reste agréable, c’est qu’elle en enceinte. Fuyez. Enfin, circonstance aggravante, Stéphanie est Mormon, mariée, trois enfants, autant dire qu’elle a grandit dans une atmosphère d’extrême tension sexuelle et qu’elle sait parfaitement qu’à son âge, elle ne constituerait pour l’immense majorité d’éventuels amants qu’un pis allé, pour reprendre l’expression de Michel Houellebecq. Ces éléments biographiques vont nous permettre de mieux comprendre le naufrage Twilight et son succès.

La meilleure méthode pour repérer la fanfiction servant d’exutoire à l’auteur est de chercher la première personne et le héro. Isabella Swan, narratrice du roman, ressemble fortement à Stéphanie Meyer, même teinte d’yeux, de cheveux, et est l’archétype classique de la fausse laide, fantasme souvent partagé chez les jeunes filles : une adolescente au physique ingrat qui, soudain, par la grâce de la croissance, devient regardable, soit une reprise du mythe du vilain petit canard, nonobstant juste que cette transformation arrive avec l’adolescence, pas après. Comme une grosse ne peut pas vraiment être belle, Isabella reste mince, contrairement à Stéphanie, est décrite comme ordinaire, presque invisible dans son précédent lycée. Le potentiel est là : une héroïne narratrice pas assez moche pour n’être qu’un cas perdu, pas assez laide pour être trop éloignée de son pygmalion. Un parodie de teen movie se moquait assez bien de ce type de transformation imaginaire de la moche en belle en grimant Chyler Leigh, loin d’être la dernière des moches, en asociale mal sapée. Isabella Swan, vous aurez sûrement noté la mauvaise référence au petit canard contenue dans le nom de famille voire à l’excellent Phantom of the paradize, mais ne rêvons pas, Meyer s’en occupe. Car bon, l’héroïne n’est pas si importante, la seule première personne suffisant à créer le lien empathique, contrairement au Tristan, au Roméo, au Saint-Preux, au Solal, à l’Humbert (ah, non, pas à l’Humbert) du livre, Edward Cullen le Vampire. Bouh.

Steph a déclaré que Twilight est né dans un rêve pornographique où un Vampire bien monté lui défonçait la paroi anale (je traduis la langue de bois). Si son Isabella devait connaître l’amour, non, qu’écris-je, l’Amour, se devait être avec un être exceptionnel. Quoi de mieux qu’un Vampire, immortel, ténébreux, dangereux ? L’idée même de la romance nous apprend beaucoup sur Meyer, sa définition du bonheur : un amour éternel entre deux êtres éternellement jeunes et beaux. Je ne sais pas si vous avez remarquez, mais plus une femme est moche ou insatisfaite, plus elle s’attache à la beauté fade et factice, d’où le succès des éphèbes homosexuels à la télévision, et plus elle s’attache à des images mentales complètement délirantes. Je me souviens à ce propos d’une anecdote révélatrice : j’étais assis dans une salle de permanence vide au lycée, voilà maintenant pas mal d’année puisque étant alors en Terminale, assis avec deux filles de ma classe auxquelles je comptais soutirer un quelconque devoir à faire. Inutile de résumer la totalité de l’histoire, de toute manière je ne m’en rappelle surement pas, mais, finalement, elles me livrèrent leur idée de la première fois idéale. Parce que oui, elles étaient vierges. Là encore, une seule me revient parfaitement : la jeune fille fantasmait sur un grand lit, couvert de pétales de rose, à baldaquin, dans une pièce dont un mur serait une immense baie vitrée donnant sur une verte plaine irlandaise ensoleillée. Vous comprenez maintenant de quoi ces êtres sont capables et, partant, l’auteur de Twilight.

Hélas, le vampirisme posait de nombreux problèmes à Stéphanie, du genre pouvant détruire sa vision si parfaite de l’amour. Revenons rapidement sur les Vampires : depuis le néfaste roman épistolaire de Bram Stocker, hautement surestimé, les suceurs de sang se sont installés dans l’histoire littéraire ou cinématographique. Les interprétations du mythe varient fortement, bien que quelques caractéristiques prévalent dans la très grande majorité des cas : se nourrir de sang bien sûr , mais aussi ne pas s’exposer au Soleil sous peine de mort horrible (ce point date des premières adaptation du mythe au cinéma et s’est vite imposé. Auparavant, dans la littérature, le soleil avait un pouvoir affaiblissant). Et là, ça coince, comment notre Isabella pouvait-elle logiquement rencontrer son Edward si ce dernier était confiné à la vie nocturne ? Stéphanie Meyer met alors le doigt dans un engrenage fatal, celui qui rendra ses romans complètement ridicules, qui les limitera à une simple fanfiction : elle adapte le mythe à son intrigue. Terminée, la crainte du jour, désormais seuls les rayons de Soleil provoquent une petite réaction, sans danger mais spectaculairement ridicule, sur les vampires. Edward peut donc aller au lycée et rencontrer Bella. Mais que fout un Vampire centenaire ressemblant à un adolescent de 17 ans dans un putain de lycée ? L’excuse de « donner le change » ne tient pas une minute. La famille adoptive du vampire, son groupe, s’il veut s’intégrer à l’humanité, est vouée à déménager régulièrement, leur non vieillissement ne pouvait que se remarquer, surtout si sont concernés de jeunes adultes, devant théoriquement évoluer vite. A quoi bon, dés lors, de sauvegarder autant l’apparence de la normalité, les adolescents de la famille pouvant très bien suivre des cours à domicile. D’autant qu’au lycée du bled, ils ne se mélangent pas aux mortels et ne touchent pas aux repas à la cantine. Dés les premières pages, le scénario apparait aussi épais qu’une feuille de papier toilette dans un hôtel deux étoiles roumain. Je n’ai pas évoqué le bled, qui, comme par hasard, est le coin où il ne fait jamais soleil, toujours couvert de nuages, les vampires séchant quand par hasard un rayon percerait. Sans commentaires. Ultime bizarrerie, les vampires de Twilight ont des relations sexuelles totalement normales et un plaisir identique à celui procuré par leur régime alimentaire. Stéphanie Meyer pose ainsi les bases de son histoire en tordant allégrement le mythe vampirique et la simple cohérence pour rendre possible son fantasme. Plus le lecteur s’avance dans l’intrigue, plus la réalité ne se distord pour coller à l’histoire d’amour parfaite dont rêve l’auteur.

Un autre problème majeure se pose alors : pourquoi Edward, le vampire-super-beau-et-musclé-de-cent-ans (et riche) tomberait amoureuse d’une petite adolescente pucelle un peu conne ? Vous avez déjà vu Jude Law se faire Laurence Boccolini vous ? Stéphanie Meyer pompe alors outrageusement l’idée de Charlaine Harris, une autre auteur de romans d’amour vampiriques pitoyables mais correctement adaptés par Alan Ball dans la série True Blood : l’héroïne stupide de ces livres est télépathe et entend les pensées des gens, comme Mel Gibson dans ce que veulent les femmes. Quand elle rencontre un beau Vampire dont elle ne peut percevoir les pensées, elle tombe amoureuse. Meyer inverse le principe : Edward a des superpouvoirs, il entend les voix, sauf celles de la petite conne. Forcément, elle devient unique, et s’ajoute à cette qualité sa délicieuse odeur, terriblement attirante pour le vampire, servant donc de test. Au lieu d’aller sur l’île de la tentation vérifier sa fidélité, il est torturé en permanence par sa soif. Bref, la concrétisation pas très maline de la métaphore déjà contenue dans le mythe initial. Après avoir pompé cette idée, Stéphanie Meyer découvre que ces pouvoirs, variant d’un vampire à l’autre, peuvent servir à combler son incapacité à écrire une intrigue. Elle dote donc la sœur adoptive d’Edward, Alice, d’un don de prescience, véritable vaseline littéraire permettant tout en n’importe quoi, aussi téléphonée qu’un « virus bomb plot » ou « deus ex machina » dans un comic Marvel. Afin d’éviter les contradictions, elle prend soin de doter ce pouvoir de moult limitations, règles, ambigüités, de manière à ce que son fonctionnement soit incompréhensible. Le pouvoir est donc utilisable à volonté, pour faciliter l’écriture et le déroulement du livre. Un doute, une hésitation ? Aucun problème, Edward lit dans les pensées et prédit l’avenir, tout le monde est rassuré. Un danger qui se veut réel ? Dur, dur, les pensées sont contradictoires et l’avenir incertain.

Armée de tels avantages, Stéphanie Meyer réussit à terminer son premier tome : Edward et Bella s’aiment, c’est beau. Vu le succès, la pompe à fric devait être relancé, d’où les trois tomes suivants, que l’on peut séparer en deux catégories : le deuxième et le troisième sont du remplissage inutile, le dernier un festival de WTF digne du meilleure nanar de l’histoire du cinéma turc. Si un jour un réalisateur ose adapter ce quatrième tome au cinéma, je serai sans doute dans la queue pour l’avant première, tellement le potentiel de lulz y est fabuleux, aboutissement d’un récit non maîtrisé de bout en bout. A comparer du tome quatre, le premier est un chef d’œuvre classique. Je résume donc le remplissage : Edward quitte Bella en prétextant le très facile « je ne veux pas te blesser », utilisé par des générations de mecs désirant larguer une chieuse, mais ici au premier degré et sincèrement. Bella est triste, elle reprend petit à petit vie grâce à un pote, Jacob, qui s’avère être un loup-garou. Edward revient alors qu’elle allait très vite l’oublier, et s’ensuit un triangle amoureux vampire-humaine-loup, au désavantage très net du dernier. Ce type de relation est un poncif majeur du genre, mais on retrouve exactement la même problématique dans les bouquins minables de Charlaine Harris. Ca plus l’idée de la télépathie, ça commence à faire niveau plagiat. A aucun moment le triangle n’est crédible : Bella aime Edward, pas Jacob. Forcément, les raisons très obscures qui servent de fondement à l’intrigue ne convainquent pas une seconde, d’où l’impression de remplissage dans ces deux tomes, qui auraient largement pu n’en faire qu’un seul. La fin de cet arc consacre un retour à la situation de fin du premier tome, Edward doit vampiriser Bella et l’épouser. Arrêtons-nous sur deux détails. Visiblement, parmi la fanbase dégénérée du roman, deux camps se dessinaient, façon Asuka/Rei, Haruhi/Yuki, mais en version fangirl, genre Naruto/Sasuke. Ici, il s’agit d’un Edward/Jacob, lequel va finir avec Bella ? C’est très révélateur de la connerie des fans : pas une minute la seconde hypothèse n’est crédible. Second point, beaucoup plus intéressant, ces tomes développent quand même l’esprit malade de Stéphanie Meyer, qui passe par des justifications totalement vaseuses pour imposer à Bella un mariage, totalement dans l’esprit général des contradictions féminines en la matière. Elles se veulent indépendantes, modernes, libérées des contraintes phallocratiques, des traditions, mais en rêvent secrètement. Dans le fantasme de Stéphanie, le beau gosse la force à se marier, bien sûr un mariage grandiose, et elle est obligée d’accepter, sans donc renier ses convictions féministes à deux balles. Le beurre, l’argent du beurre et la bite du crémier.

Arrive LE tome quatre. Résumé rapide, mais totalement juste : Edward épouse Bella. Edward nique avec Bella. Bella tombe enceinte. L’enfant nait au bout d’un mois. Bella devient vampire. Jacob tombe éperdument amoureux du bébé. Bella n’a aucun problème à contrôler son vampirisme, en dépit de toute logique. Des méchants vampires veulent casser la gueule au bébé. Edward, Bella et plein de potes attendent deux cent pages ce combat. Le combat n’a pas lieu. Ils vécurent heureux.

Là, vous commencez à comprendre.

Stéphanie Meyer, nous l’avons largement vu, modèle son récit selon son fantasme de l’histoire d’amour idéale. Cette dernière est donc absolue, consacrée par un mariage et vouée à être éternelle. Or l’incapacité d’un vampire à enfanter pose problème à la mère de famille mormone : ne pas pouvoir avoir d’enfant serait, pour Bella, une souffrance éternelle, tant la vision de la femme de Meyer est d’une pudibonderie féroce. La solution est toute trouvée : la faire enfanter avant sa transformation, ce qui ne suppose « que » qu’une compatibilité humain/vampire en matière de reproduction (que les vampires aient, dans Twilight, 25 chromosomes ne pose visiblement pas de problèmes). Toute contente, l’auteur achève donc littéralement son histoire bancale, refuse d’assumer la nécessaire ellipse de neuf mois et invente le concept de grossesse accélérée. Ne reculant devant aucune lâcheté, elle oublie sa narratrice pendant le mois délicat pour adopter le point de vue de Jacob dans des chapitres totalement hors sujet. Bella accouche et peu enfin devenir Vampire. Durant l’ensemble du roman, Edward et sa famille sont présentés comme exceptionnels, résistant héroïquement à leur nature de prédateur, ne se nourrissant que d’animaux, avec force difficulté. Ces contingences ne s’appliquent pas à Bella l’être suprême, qui maitrise immédiatement sa soif, même en présence de délicieux humains, ainsi que sa colère, supposée incontrôlable chez les nouveaux nés. Elle peut enfin niquer d’égale à égal avec son Edward, mais rassurez-vous, seul les phases post-coït superlatives sont décrites. No sex in Twilight. Enfin, dernier retournement de situation aberrant, Jacob tombe amoureux du bébé, grâce à un concept complètement stupide, l’imprégnation, qui dicte qu’un loup garou peut tomber amoureux transi (mais chaste et responsable) de n’importe quel être, enfant ou non. N’en jetez plus.

Vous l’aurez compris, la lecture de ces romans est une véritable neurolyse. Les dégâts sur la santé mentale infligés sont supérieurs à une semaine passée à lurker 24/24 sur /b/. J’espère vous avoir donné envie de ne pas le lire et vous avoir fourni assez de matière pour faire semblant d’être au courant quand la connasse que vous désirez pénétrer vous interrogera. Sur ce, je vais me pendre.

 

TL;DR : bullshit

 

 

 

 


64 commentaires to “Twilight (+ long update 14/09)”

  1. Avatarfguer
    1

    En effet, Twilight ne présente pas les qualités indéniables d’un bon Hentai, mais c’est ce qui nous reste à nous, pauvres femmes, pour continuer à rêver. Et lorsque je te lis, je comprends mieux l’impact d’une telle fiction sur le « sexe faible » (n’est-ce pas): nous en avons besoin!
    Je te laisse à ton ressentiment que même l’éloquence ne peut dissimuler.

  2. AvatarSonocle Ujedex
    2

    Euh nan, vous en avez pas besoin. Lisez des josei, des yaoi, des des histoires xxx avec des bishoujos mais pas Twilight. Un peu de franchise et d’honnêteté dans votre support à branlouille.

  3. AvatarBertrandzero
    3

    Bon, je suis loin d’être fan de Twilight, et j’ai un côté otaque assez prononcé, mais je trouve tes propos un peu réducteurs Sonocle Ujedex, tu limites tout au manga , alors que Twilight ne joue pas dans la même catégorie en théorie. Je pense que même si c’est un roman a priori médiocre, certaines doivent y trouver du plaisir comme nous, fiers geeks, en trouvons dans nos shonens ultra répétitifs et remplis de clichés…

  4. AvatarSonocle Ujedex
    4

    Je voulais pas limiter au manga, c’est l’autre au dessus qui mettait en rapport Twilight comme l’équivalent féminin aux hentaï. Tu trouve pas que c’est plutôt ce genre de propos qui est réducteurs et sans aucun rapport ? Merci de pas te tromper de cible.

    Et puis si un shonen devient tropà cliché ou répétitif, excuse-moi, mais ça sert à rien de le voir. C’est insulter les amateurs de shonen que de prétendre qu’ils ont aucun standing ni aucune exigence. D’autant que c’est pas comme si c’était un genre , c’est juste une catégorie démographique. Si tu veux être plus spécifique, il y a les shonen de sport, de baston, de mystère, etc.

    La structure, les valeurs et le schéma de progression peuvent être les même malgré les différences de genre, mais ça empêche pas pour autant cette « catégorie » de manga de se renouveler très vite et de proposer des très vite très diffèrent d’une décennie à l’autre.
    Alors bon, celui qui est réducteur ici, c’est pas moi. C’est toi, non, qui réduit tout un pan important du Manga à un putain de roman niais, narrativement mal foutu et misogyne.
    Merci pour ta remarque mais non merci.

  5. AvatarMina
    5

    Je découvre bien tard ton article (au hasard d’une recherche sur ce que des êtres humains intelligents pensent de Twilight –d’ailleurs, à ce propos, je t’ai trouvé linké dans les coms de cette page : http://www.buzz-litteraire.com/index.php?2009/04/30/1358-pourquoi-stephenie-meyer-fascine-t-elle ) mais je ne peux m’empêcher de te dire MERCI ! et BRAVO ! (+ t’assurer mon admiration pour ton style « à coups de cutter » et l’originalité de ton analyse hilarante.
    Ton texte m’a fait hurler de rire d’un bout à l’autre. Un pur moment de bonheur, et pour ça, tu as toute ma reconnaissance. Ensuite, j’ai lu les coms et j’ai vu que ça râlouillait ferme. N’étant pas moi-même une fan idolâtre du Crépuscule littéraire, affublée d’un physique particulièrement ingrat, ou sexuellement en manque, j’ai lu ce que tu écrivais sans me sentir particulièrement blessée (même si je suis une fille, et rien que ça, peut-être, devrait me faire réagir vu que tu fais des généralités, mais en fait non, je m’en cogne complètement). Il faut dire que tu exagères bien, mais c’est ça qui est drôle, justement ! S’attaquer au physique de l’auteur, c’est méchant, certes. Mais tant qu’on y est, autant y aller à fond et que ça saigne ! Et puis j’ai remarqué que, sur internet, on se permet souvent des trucs comme ça (j’y ai même vu des commentaires se réjouissant de la mort de quelqu’un, alors… Bon, que chacun assume ce qu’il écrit, ça le regarde.) M’enfin, tu négliges le fait qu’être laid ou frustré a toujours été un ressort créatif puissant. Si Socrate n’avait pas été laid comme un pou, il ne se serait pas senti obligé d’être intelligent pour séduire de jeunes éphèbes, si Rémy de Gourmont n’avait pas été affligé d’un lupus (un vrai, pas comme chez House) il n’aurait pas aussi bien écrit à propos de la beauté et de la sensibilité, et si tous les mangakas n’étaient pas autant frustrés du bulbe, déçus de la vie et légèrement pervers, ils ne produiraient pas toutes ces histoires esthétiquement belles, fantaisistes, poétiques et érotiques qui nous/vous plaisent tant. Mais peut-être que tu as du mal à apprécier autre chose chez le sexe faible qu’une plastique irréprochable. C’est bien un point de vue de mec, ça ! lol (note que ça ne m’ulcère pas, chacun ses goûts). Voici un point de vue de fille : j’ai moi-même tendance à préférer les gens moins beaux (quoique des fois, c’est pas mal aussi, pour un petit moment…), ça les oblige à ne pas être creux, à cultiver le charme, et à faire des efforts pour être intéressants au pieu… mdr. Et puis, toutes les filles ne sont pas comme tes amies lycéennes (je ne me souviens pas avoir « fantasmé » ma « première fois » de cette manière… campagne et baie vitrée… beurk !). Mais c’était vraiment amusant à lire.

  6. AvatarMina
    6

    (suite)
    Après, j’adhère : S. Meyer a, en plus, écrit une bouse. Comme toi, je me la suis tapée pour essayer de comprendre. Et je n’ai pas compris. J’ai même vu les films (avec mon frère *expérimental !*, qui a voulu se jeter 10 fois par la fenêtre, mais coincé entre sa copine et sa sœur, il n’y est pas parvenu et a ainsi définitivement gagné son paradis -même si le brainfist qu’il a subi lui a fait perdre une bonne partie de ses neurones… « heureux les simples d’esprit… »), et je comprends l’engouement hormonal des prépubères : on y est tous soumis quelque part. Et oui, tu as raison, les filles ont une propension physiologique à être nunuches, je confirme, n’en étant pas moi-même exempte… tout comme les mecs ont tendance à penser avec leur… C’est la vie. Chacun ses travers. Mais il n’en reste pas moins que cette abomination est une insulte à l’intelligence et à la culture. Rien que pour ça, on devrait rétablir la peine capitale. Meyer a sévèrement porté atteinte à la tradition mythologique des vampires et à la littérature en général (il faudrait que des fédérations se créent pour protester –mais peut-être y en a-t-il déjà, effectivement ?). Twilight est vide d’intrigue, plein d’absurdité et de non-sens, écrit sans style particulier (quoi qu’avec des phrases très correctes et un effort lexical notable qui n’est peut-être pas négligeable en ce qui concerne l’éducation linguistique des plus jeunes -car c’est une lecture qui pourrait se faire entre 8 et 12 ans, sauf pour le 4e qui serait à lire plus tard, quand on commence à apprécier le « z » et le « gore » et qu’on est en mesure de comprendre ce qu’est une parodie). Parce que ce que Meyer a fait est en définitive bien une saga comique, non ? En tout cas, c’est comme ça qu’il faudrait l’envisager. Ce qui me désespère, ce sont ces milliers/millions de personnes qui s’obstinent à vouloir le voir comme une œuvre sérieuse. Il n’y a rien de sérieux là-dedans. Le plus triste, c’est (désolée) les couilles en or que l’auteur, les réalisateurs et les acteurs se font avec ça. Mais cela prouve encore une fois que rien ne change en ce monde : on fait du fric sans scrupules sur la misère humaine, et le peuple continue à adorer le veau d’or alors que la vérité est ailleurs. On n’en sortira pas, misère !
    Alors moi, je plussoie à fond ce que tu as écrit là. J’aime tellement ton texte que je vais te linker sur tous les blogs, forums et sites dédiés à l’Ennemi (tu as peur, hein ?)… D’ailleurs, dans les liens que tu donnes, tu te trompes de cible, si je puis me permettre. Pour ceux qui veulent devenir des Faith Fighters et engager une guerre sainte, les objectifs principaux sont ceux-là :
    http://twilight-france.blogspot.com/
    http://twilight-fascination.com/author/artemissia/

  7. AvatarMina
    7

    (fin) et encore :
    http://oiseausecret.canalblog.com/

    Sinon, Twilight a engendré de telles réactions d’insatisfaction qu’on trouve même certaines choses vraiment amusantes, comme cette version sado-maso, que je te recommande (l’héroïne y prend enfin ce qu’elle mérite… une fessée, s’entend !) :
    http://tarasueme.blogspot.com/2009/06/la-soumise-1.html

    Tu passeras un bon moment, ou tu pourras encore t’affliger davantage au sujet de la psyché féminine. ; )

    Au plaisir de te lire à nouveau !

  8. AvatarAstro
    8

    Un hommage à tous les grands frères (j’en fais partie) qui ont dû souffrir pour faire plaisir à leur petite soeur… mais jamais plus jamais ! Si vous voulez être un BON grand frère, n’acceptez jamais de commencer à leur offrir le livre à Noël.

  9. Avatar1st birthday party places
    9

    I have a weakness for Twilight, especially the newest one.

  10. AvatarKurt
    10

    Pour ceux qui veulent avoir un oeil nouveau sur Twilight, ses tenants et aboutissants, mais aussi son impact culturel (parce que malheureusement, il en a un), je vous invite à aller voir cette critique :

    http://oblikon.net/critiques/critique-de-twilight-fascination-et-tentation/

  11. AvatarClarin
    11

    « Sous la formule lapidaire se cache un fond de vérité, ces romans, quatre tomes, partagent un trait fondamental de la fanfiction chez les jeunes adolescents : ils servent avant tout à la mise en scène des fantasmes »
    Développer les fantasmes, c’est un peu le propre du roman, non ? Et de la BD, du cinéma, du théâtre…
    Twilight, c’est médiocre, d’accord. Mais attaquer sur l’idée que l’auteur ne fait que se satisfaire, bah c’est un poil con, sauf vot’respect : c’est ce que tous les auteurs ont fait depuis la nuit des temps (bien qu’ils aient pu avoir d’autres motivations).
    Et même si vous me trouvez un contre exemple auquel je ne peux répliquer (ce dont je doute), j’aurais quand même la majorité des cas pour moi !

  12. AvatarAmokrane
    12

    Je poste juste pour dire que j’apprécie aussi énormément cet article.
    Je suis une femme et je ne comprends pas les réactions offensées de certaines.
    Ce que je vois autour de moi souvent, ce n’est pas que la majorité des filles est nunuche, c’est que la majorité est susceptible et ne comprends pas l’humour.

    C’est drôle, c’est frais, c’est méchant oui mais c’est constructif aussi, c’est une vraie critique.
    Merci pour ce bon moment 🙂

  13. AvatarSergio
    13

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