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Soviet Voice

Twilight (+ long update 14/09)

 

cover_twilight

 

C’est un roman trop bien. Il parle d’une fille, genre la fille pas super populaire, un peu assoc’, elle habite Phénix, aux states, mais elle déménage dans un pauvre bled, genre celui de Bienvenue chez les Ch’tis, l’horreur quoi, fait toujours un temps de merde, jamais de soleil, et tout, et tout. Là donc dans ce bled paumé elle va à son nouveau lycée, tout petit et minable, alors qu’avant il était super grand, avec des détecteurs de métaux et tout pour trouver les armes des blaireaux qui jouent au PC et qui tuent les gens. Et pendant le trajet, je sais pas ce qui se passe, mais elle devient soudain super belle, parce qu’avant les mecs la mataient que dalle et que dans le nouveau bahut ils l’aiment tous fort, mais c’est que des bouffons, sauf un. Lui il est trop beau, super pâle, mais super musclé, avec un corps trop bien foutu quoi, des yeux qui changent de couleur et tout et tout. Mais il traine toujours qu’avec ses frères et sœurs adoptifs, ouais, parce qu’il a été adopté par un docteur trop beau et super jeune, trop la chance d’avoir des parents jeunes, et ses frères et sœurs (pas de sang hein) sont tous trop beau mais trop zarb en même temps, genre ils mangent pas à la cantine et parlent pas aux autres nazes et roulent en Volvo, parce qu’aux USA, c’est trop puissant tu peux avoir le permis à 16 ans.

Au début, le mec beau, Edward, il matte grave la meuf, Bella, en fait son prénom c’est Isabella mais c’est moche donc elle préfère Bella et elle a bien raison tellement c’est pourrave Isabella, mais il lui parle pas trop jusqu’à ce qu’il lui sauve la vie. A ce moment, tu comprends que le mec il est super spé, parce qu’il est a genre 100m d’elle quand un camion va l’écraser et soudain il la sort de là en une seconde et arrête le camion à main nue, trop fort. Elle le trouve vraiment zarb mais comme elle est super belle le mec lui parle quand même souvent et elle finit par deviner que c’est un Vampire. Là le livre est pas trop réaliste, elle met super longtemps à se faire à l’idée que c’est un vampire alors que tous le monde sait que les vampires ça existe vraiment, même que y’a plein de blog de vampire sur internet et tout. Alors là du coup y’a une histoire d’amour trop chouette qui commence, mais aussi super dramatique, parce que lui il a grave des pulsions de lui sucer le sang alors qu’elle elle a grave des pulsions de lui sucer autre chose. Le truc cool, c’est que c’est des vampires super cool, ils peuvent se promener en plein jour et tout, ils boivent que du sang d’animal en chassant des ours, hyper classe, et ne dorment jamais, et sont super rapide, fort et tout, musclés comme Brad Pitt dans Fight Club. Mais comme elle a une super odeur, ils peuvent pas trop se toucher parce que sinon ce serait trop tentant de la mordre et elle mourrait, et lui il veut pas lui faire du mal et il se déteste de la mettre en danger alors qu’elle et tout elle pige pas qu’il a mal et fait que de l’allumer et de pas avoir peur de lui, là elle a bien raison parce qu’il est trop trop beau.

Je vous raconte pas la suite, les trente dernières pages, parce que y’a grave du suspense même qu’à la fine elle veut être vampire elle aussi mais lui il veut pas mais comme y’a encore trois tomes derrière que j’ai pas lu je pense qu’elle va rester humaine pour l’instant alors je sais pas comment ils vont vivre leur amour trop beau. 

La photo c’est celle du film et les acteurs sont trop bien dans leur rôle et c’est trop un bon film même si je l’ai pas encore vu lol.

twilight-movie-poster

Update 14/01/09 : 

 

L’encyclopedia Dramatica résume Twilight à une fanfiction de Ann Rice écrite par une gamine de 14 ans. Sous la formule lapidaire se cache un fond de vérité, ces romans, quatre tomes, partagent un trait fondamental de la fanfiction chez les jeunes adolescents : ils servent avant tout à la mise en scène des fantasmes, fantaisies et rêves secrets de leur auteur. Bien sûr, même la littérature la plus sérieuse puise dans cette ressource, mais pour mieux s’en inspirer, s’en éloigner et bâtir un objet littéraire cohérent et constant. Ce qui est profondément remarquable avec Twilight, c’est qu’il représente l’aboutissement publié des fantasmes d’une femme laide et complexée.

Stéphanie Meyer, l’auteur, du moins si le terme s’applique ici, n’est en effet pas très jolie, et ne l’a sûrement jamais été pendant ses trente cinq années de vies. Pire encore, elle supporte très mal cette laideur, comme souvent chez les individus de sexe féminins. On ne rappelle jamais assez combien c’est difficile pour un être génétiquement programmé pour se faire engrosser par le mâle le plus performant possible de n’avoir strictement aucune beauté et de sacrifier très vite l’ensemble du corpus de contes, légendes et récits découverts pendant l’enfance sur le prince charmant. Nulle assertion non fondée, ce malaise de Stéphanie Meyer avec son physique ingrat se constate dans ses photographies officielles, tentatives vouées à l’échec de masquer son important surpoids. Depuis l’invasion d’internet par les femmes, l’homme 2.0 a appris que ces dernières prenaient d’abord du gras dans le ventre, les fesses et les cuisses, et donc que si les bras étaient plus épais qu’une canette de coca-cola sur une photo, le reste était forcément à l’avenant. Le jour ou vous rencontrerez une femme avec un ventre volumineux et le reste agréable, c’est qu’elle en enceinte. Fuyez. Enfin, circonstance aggravante, Stéphanie est Mormon, mariée, trois enfants, autant dire qu’elle a grandit dans une atmosphère d’extrême tension sexuelle et qu’elle sait parfaitement qu’à son âge, elle ne constituerait pour l’immense majorité d’éventuels amants qu’un pis allé, pour reprendre l’expression de Michel Houellebecq. Ces éléments biographiques vont nous permettre de mieux comprendre le naufrage Twilight et son succès.

La meilleure méthode pour repérer la fanfiction servant d’exutoire à l’auteur est de chercher la première personne et le héro. Isabella Swan, narratrice du roman, ressemble fortement à Stéphanie Meyer, même teinte d’yeux, de cheveux, et est l’archétype classique de la fausse laide, fantasme souvent partagé chez les jeunes filles : une adolescente au physique ingrat qui, soudain, par la grâce de la croissance, devient regardable, soit une reprise du mythe du vilain petit canard, nonobstant juste que cette transformation arrive avec l’adolescence, pas après. Comme une grosse ne peut pas vraiment être belle, Isabella reste mince, contrairement à Stéphanie, est décrite comme ordinaire, presque invisible dans son précédent lycée. Le potentiel est là : une héroïne narratrice pas assez moche pour n’être qu’un cas perdu, pas assez laide pour être trop éloignée de son pygmalion. Un parodie de teen movie se moquait assez bien de ce type de transformation imaginaire de la moche en belle en grimant Chyler Leigh, loin d’être la dernière des moches, en asociale mal sapée. Isabella Swan, vous aurez sûrement noté la mauvaise référence au petit canard contenue dans le nom de famille voire à l’excellent Phantom of the paradize, mais ne rêvons pas, Meyer s’en occupe. Car bon, l’héroïne n’est pas si importante, la seule première personne suffisant à créer le lien empathique, contrairement au Tristan, au Roméo, au Saint-Preux, au Solal, à l’Humbert (ah, non, pas à l’Humbert) du livre, Edward Cullen le Vampire. Bouh.

Steph a déclaré que Twilight est né dans un rêve pornographique où un Vampire bien monté lui défonçait la paroi anale (je traduis la langue de bois). Si son Isabella devait connaître l’amour, non, qu’écris-je, l’Amour, se devait être avec un être exceptionnel. Quoi de mieux qu’un Vampire, immortel, ténébreux, dangereux ? L’idée même de la romance nous apprend beaucoup sur Meyer, sa définition du bonheur : un amour éternel entre deux êtres éternellement jeunes et beaux. Je ne sais pas si vous avez remarquez, mais plus une femme est moche ou insatisfaite, plus elle s’attache à la beauté fade et factice, d’où le succès des éphèbes homosexuels à la télévision, et plus elle s’attache à des images mentales complètement délirantes. Je me souviens à ce propos d’une anecdote révélatrice : j’étais assis dans une salle de permanence vide au lycée, voilà maintenant pas mal d’année puisque étant alors en Terminale, assis avec deux filles de ma classe auxquelles je comptais soutirer un quelconque devoir à faire. Inutile de résumer la totalité de l’histoire, de toute manière je ne m’en rappelle surement pas, mais, finalement, elles me livrèrent leur idée de la première fois idéale. Parce que oui, elles étaient vierges. Là encore, une seule me revient parfaitement : la jeune fille fantasmait sur un grand lit, couvert de pétales de rose, à baldaquin, dans une pièce dont un mur serait une immense baie vitrée donnant sur une verte plaine irlandaise ensoleillée. Vous comprenez maintenant de quoi ces êtres sont capables et, partant, l’auteur de Twilight.

Hélas, le vampirisme posait de nombreux problèmes à Stéphanie, du genre pouvant détruire sa vision si parfaite de l’amour. Revenons rapidement sur les Vampires : depuis le néfaste roman épistolaire de Bram Stocker, hautement surestimé, les suceurs de sang se sont installés dans l’histoire littéraire ou cinématographique. Les interprétations du mythe varient fortement, bien que quelques caractéristiques prévalent dans la très grande majorité des cas : se nourrir de sang bien sûr , mais aussi ne pas s’exposer au Soleil sous peine de mort horrible (ce point date des premières adaptation du mythe au cinéma et s’est vite imposé. Auparavant, dans la littérature, le soleil avait un pouvoir affaiblissant). Et là, ça coince, comment notre Isabella pouvait-elle logiquement rencontrer son Edward si ce dernier était confiné à la vie nocturne ? Stéphanie Meyer met alors le doigt dans un engrenage fatal, celui qui rendra ses romans complètement ridicules, qui les limitera à une simple fanfiction : elle adapte le mythe à son intrigue. Terminée, la crainte du jour, désormais seuls les rayons de Soleil provoquent une petite réaction, sans danger mais spectaculairement ridicule, sur les vampires. Edward peut donc aller au lycée et rencontrer Bella. Mais que fout un Vampire centenaire ressemblant à un adolescent de 17 ans dans un putain de lycée ? L’excuse de « donner le change » ne tient pas une minute. La famille adoptive du vampire, son groupe, s’il veut s’intégrer à l’humanité, est vouée à déménager régulièrement, leur non vieillissement ne pouvait que se remarquer, surtout si sont concernés de jeunes adultes, devant théoriquement évoluer vite. A quoi bon, dés lors, de sauvegarder autant l’apparence de la normalité, les adolescents de la famille pouvant très bien suivre des cours à domicile. D’autant qu’au lycée du bled, ils ne se mélangent pas aux mortels et ne touchent pas aux repas à la cantine. Dés les premières pages, le scénario apparait aussi épais qu’une feuille de papier toilette dans un hôtel deux étoiles roumain. Je n’ai pas évoqué le bled, qui, comme par hasard, est le coin où il ne fait jamais soleil, toujours couvert de nuages, les vampires séchant quand par hasard un rayon percerait. Sans commentaires. Ultime bizarrerie, les vampires de Twilight ont des relations sexuelles totalement normales et un plaisir identique à celui procuré par leur régime alimentaire. Stéphanie Meyer pose ainsi les bases de son histoire en tordant allégrement le mythe vampirique et la simple cohérence pour rendre possible son fantasme. Plus le lecteur s’avance dans l’intrigue, plus la réalité ne se distord pour coller à l’histoire d’amour parfaite dont rêve l’auteur.

Un autre problème majeure se pose alors : pourquoi Edward, le vampire-super-beau-et-musclé-de-cent-ans (et riche) tomberait amoureuse d’une petite adolescente pucelle un peu conne ? Vous avez déjà vu Jude Law se faire Laurence Boccolini vous ? Stéphanie Meyer pompe alors outrageusement l’idée de Charlaine Harris, une autre auteur de romans d’amour vampiriques pitoyables mais correctement adaptés par Alan Ball dans la série True Blood : l’héroïne stupide de ces livres est télépathe et entend les pensées des gens, comme Mel Gibson dans ce que veulent les femmes. Quand elle rencontre un beau Vampire dont elle ne peut percevoir les pensées, elle tombe amoureuse. Meyer inverse le principe : Edward a des superpouvoirs, il entend les voix, sauf celles de la petite conne. Forcément, elle devient unique, et s’ajoute à cette qualité sa délicieuse odeur, terriblement attirante pour le vampire, servant donc de test. Au lieu d’aller sur l’île de la tentation vérifier sa fidélité, il est torturé en permanence par sa soif. Bref, la concrétisation pas très maline de la métaphore déjà contenue dans le mythe initial. Après avoir pompé cette idée, Stéphanie Meyer découvre que ces pouvoirs, variant d’un vampire à l’autre, peuvent servir à combler son incapacité à écrire une intrigue. Elle dote donc la sœur adoptive d’Edward, Alice, d’un don de prescience, véritable vaseline littéraire permettant tout en n’importe quoi, aussi téléphonée qu’un « virus bomb plot » ou « deus ex machina » dans un comic Marvel. Afin d’éviter les contradictions, elle prend soin de doter ce pouvoir de moult limitations, règles, ambigüités, de manière à ce que son fonctionnement soit incompréhensible. Le pouvoir est donc utilisable à volonté, pour faciliter l’écriture et le déroulement du livre. Un doute, une hésitation ? Aucun problème, Edward lit dans les pensées et prédit l’avenir, tout le monde est rassuré. Un danger qui se veut réel ? Dur, dur, les pensées sont contradictoires et l’avenir incertain.

Armée de tels avantages, Stéphanie Meyer réussit à terminer son premier tome : Edward et Bella s’aiment, c’est beau. Vu le succès, la pompe à fric devait être relancé, d’où les trois tomes suivants, que l’on peut séparer en deux catégories : le deuxième et le troisième sont du remplissage inutile, le dernier un festival de WTF digne du meilleure nanar de l’histoire du cinéma turc. Si un jour un réalisateur ose adapter ce quatrième tome au cinéma, je serai sans doute dans la queue pour l’avant première, tellement le potentiel de lulz y est fabuleux, aboutissement d’un récit non maîtrisé de bout en bout. A comparer du tome quatre, le premier est un chef d’œuvre classique. Je résume donc le remplissage : Edward quitte Bella en prétextant le très facile « je ne veux pas te blesser », utilisé par des générations de mecs désirant larguer une chieuse, mais ici au premier degré et sincèrement. Bella est triste, elle reprend petit à petit vie grâce à un pote, Jacob, qui s’avère être un loup-garou. Edward revient alors qu’elle allait très vite l’oublier, et s’ensuit un triangle amoureux vampire-humaine-loup, au désavantage très net du dernier. Ce type de relation est un poncif majeur du genre, mais on retrouve exactement la même problématique dans les bouquins minables de Charlaine Harris. Ca plus l’idée de la télépathie, ça commence à faire niveau plagiat. A aucun moment le triangle n’est crédible : Bella aime Edward, pas Jacob. Forcément, les raisons très obscures qui servent de fondement à l’intrigue ne convainquent pas une seconde, d’où l’impression de remplissage dans ces deux tomes, qui auraient largement pu n’en faire qu’un seul. La fin de cet arc consacre un retour à la situation de fin du premier tome, Edward doit vampiriser Bella et l’épouser. Arrêtons-nous sur deux détails. Visiblement, parmi la fanbase dégénérée du roman, deux camps se dessinaient, façon Asuka/Rei, Haruhi/Yuki, mais en version fangirl, genre Naruto/Sasuke. Ici, il s’agit d’un Edward/Jacob, lequel va finir avec Bella ? C’est très révélateur de la connerie des fans : pas une minute la seconde hypothèse n’est crédible. Second point, beaucoup plus intéressant, ces tomes développent quand même l’esprit malade de Stéphanie Meyer, qui passe par des justifications totalement vaseuses pour imposer à Bella un mariage, totalement dans l’esprit général des contradictions féminines en la matière. Elles se veulent indépendantes, modernes, libérées des contraintes phallocratiques, des traditions, mais en rêvent secrètement. Dans le fantasme de Stéphanie, le beau gosse la force à se marier, bien sûr un mariage grandiose, et elle est obligée d’accepter, sans donc renier ses convictions féministes à deux balles. Le beurre, l’argent du beurre et la bite du crémier.

Arrive LE tome quatre. Résumé rapide, mais totalement juste : Edward épouse Bella. Edward nique avec Bella. Bella tombe enceinte. L’enfant nait au bout d’un mois. Bella devient vampire. Jacob tombe éperdument amoureux du bébé. Bella n’a aucun problème à contrôler son vampirisme, en dépit de toute logique. Des méchants vampires veulent casser la gueule au bébé. Edward, Bella et plein de potes attendent deux cent pages ce combat. Le combat n’a pas lieu. Ils vécurent heureux.

Là, vous commencez à comprendre.

Stéphanie Meyer, nous l’avons largement vu, modèle son récit selon son fantasme de l’histoire d’amour idéale. Cette dernière est donc absolue, consacrée par un mariage et vouée à être éternelle. Or l’incapacité d’un vampire à enfanter pose problème à la mère de famille mormone : ne pas pouvoir avoir d’enfant serait, pour Bella, une souffrance éternelle, tant la vision de la femme de Meyer est d’une pudibonderie féroce. La solution est toute trouvée : la faire enfanter avant sa transformation, ce qui ne suppose « que » qu’une compatibilité humain/vampire en matière de reproduction (que les vampires aient, dans Twilight, 25 chromosomes ne pose visiblement pas de problèmes). Toute contente, l’auteur achève donc littéralement son histoire bancale, refuse d’assumer la nécessaire ellipse de neuf mois et invente le concept de grossesse accélérée. Ne reculant devant aucune lâcheté, elle oublie sa narratrice pendant le mois délicat pour adopter le point de vue de Jacob dans des chapitres totalement hors sujet. Bella accouche et peu enfin devenir Vampire. Durant l’ensemble du roman, Edward et sa famille sont présentés comme exceptionnels, résistant héroïquement à leur nature de prédateur, ne se nourrissant que d’animaux, avec force difficulté. Ces contingences ne s’appliquent pas à Bella l’être suprême, qui maitrise immédiatement sa soif, même en présence de délicieux humains, ainsi que sa colère, supposée incontrôlable chez les nouveaux nés. Elle peut enfin niquer d’égale à égal avec son Edward, mais rassurez-vous, seul les phases post-coït superlatives sont décrites. No sex in Twilight. Enfin, dernier retournement de situation aberrant, Jacob tombe amoureux du bébé, grâce à un concept complètement stupide, l’imprégnation, qui dicte qu’un loup garou peut tomber amoureux transi (mais chaste et responsable) de n’importe quel être, enfant ou non. N’en jetez plus.

Vous l’aurez compris, la lecture de ces romans est une véritable neurolyse. Les dégâts sur la santé mentale infligés sont supérieurs à une semaine passée à lurker 24/24 sur /b/. J’espère vous avoir donné envie de ne pas le lire et vous avoir fourni assez de matière pour faire semblant d’être au courant quand la connasse que vous désirez pénétrer vous interrogera. Sur ce, je vais me pendre.

 

TL;DR : bullshit

 

 

 

 


64 commentaires to “Twilight (+ long update 14/09)”

  1. AvatarFluo
    1

    Bon alors ? c’est bien ou c’est naze ? ma copine me tanne pour que j’aille le voir avec elle… Faut que je sache si je droit prendre des somnifères avant ou pas…

  2. AvatarLegato
    2

    Le coté « j’ai envie de te mordre mais je ne peux pas » ca rapelle assez Tsukihime…

  3. AvatarMdt
    3
    Author Comment

    Fluo : je parle du livre, pas vu le film. 99% de chances que ce soit très nul.
    C’est vraiment un putain de roman pour adolescente mal dans sa peau en chaleur.
    Je quote ce que je disais à Raton sur Xfire à propos de Stéphanie Meyer, l’auteur :

    [20:12] Mdt: genre tu SENS que la nana, elle se touchait d’une main et écrivait de l’autre à certain moments

    Ca résume bien le livre.

  4. AvatarAer
    4

    J’ai esquivé la sortie cinéma familial donc je ne pourrais pas trop vous dire, mais ça m’a l’air sacrément à chier vu les retour que j’ai eu.

    C’est marrant, c’est ma SOEUR qui m’a parlé de ce bouquin en premier.

  5. AvatarViral
    5

    Tres belle imitation du style littéraire Kevinien dans ton article, bravo, Mé Y mAnKë Lé ZèKriturR D4 BoOlé An éSèméS, lO/ !
    De mon coté, je pense qu’il ne faut surtout pas voir le film, dont les avis convergent vers un « c’est pourrit » autant de la part de magazines intelligent comme Télérama que dans les critiques de Djeun’z, et absolument pas fidèle au roman…
    En parlant du roman, je ne l’ai pas lu mais rien qu’a voir les lectrices (un groupe de drama queens de mon lycée a 3 sur le meme bouquin et une sorte d’Emo au fond du bus), je rejoint l’avis de CDT.

  6. AvatarViral
    6

    *Mdt pardon !

  7. AvatarQCTX
    7
  8. AvatarMdt
    8

    Y’aura peut-être un edit du sujet avec un vrai article si j’arrive à me remettre du mindfuck causé par la lecture des trois autres tomes.

    Edit : c’est chose faite.

  9. AvatarGoldy
    9

    Très intéressant, mais ce que tu décrit n’est rien d’autre que la construction d’un roman pr0nographique. La littérature pr0n est par essence une forme de littérature qui passe son temps à adapter toute les situations à son « intrigue », où la finalité est d’obtenir des relations sexuels entre les différents personnages. Ici, c’est la même chose, mais la finalité est de construire une relation sentimentale entre le personnage féminin et l’idéal masculin qu’elle se représente.

    Twiligh serait en réalité un roman pr0n sans sexe. Forcément, c’est beaucoup moins intéressant pour nous autres, mais j’imagine qu’une gamine qui à une vision idéalisée des relations sentimentales (un peu comme le mâle à une vision idéalisé de la sexualité qu’il retrouve dans le pr0n) peut trouver une satisfaction à la lecture d’un tel roman.

    Les lectrices de ce roman seraient-elles alors atteintes du même mal qui pousse les mâles à lire de la littérature pr0nographique ?

    (désolé pour avoir utilisé pr0n, mais le blog bloque mon commentaire à cause du mot, il est intéressant de remarquer qu’il est interdis de parler de cul sur les blog wordpress, encore le complot américain)

  10. AvatarLinkorius
    10

    « et s’ensuit un triangle amoureux vampire-humaine-loup, au désavantage très net du dernier »

    Tiens, ça me dit quelque chose…

    Ah oui, je sais : toute la série des Anita Blake de Laurell K. Hamington.

    « J’espère vous avoir donné envie de ne pas le lire »

    Là, t’as échoué. J’ai bien envie de lire cette série juste pour les lulz.

  11. AvatarAer
    11

    Gavage total.

    Si les nanas veulent vraiment un outlaw biker qui baise, qu’elles lisent l’Alchimiste du Neutronium de Peter F. Hamilton, c’est détaillé et l’histoire à le mérite d’être intéressante (bien que très très wtf).

  12. AvatarWishguu
    12

    Hahaha, tu as un talent pour démonter point par point un livre !
    Moi, je m’en fous complètement que ce livre soit un navet, mon seul regret est qu’il fasse la une des box-offices.

    Comme je ne l’ai pas lu, j’ai voulu écrire une bafouille caricaturale qui se passe lorsque Bella était encore en Arizona. (je connais quelques grandes lignes du livre par la critique de Mdt et la définition de Wiki)
    J’ai peur de ne pas être suffisamment caricatural. Mais tant pis !
    http://www.fanfictions.fr/fanfictions/fascination/651_une-raison-comme-une-autre/1955_une-raison-comme-une-autre/lire.html

    PS : ne me dites pas qu’il y a des aberrations dans le récit, je suis forcément d’accord vu que j’ai pas lu le bouquin.

  13. Avatarpetite_vampyrette_17
    13

    hé si tm pa c pa la pen 2 degoute lé autre!!!!!!!!!!!!

    moi jador twiligt c mon livr prefere depui kon mon mèc me la ofer pour noel en plu jé lu ke le tom 1 é tu a tou raconté c vrémen pa simpa de fèr sa!!!!
    jcompren pa kel plésir tu pren a dir ke c dla merd!!!!!! jouvlé just te dir qie ta tord et k1 vampyr peu tré b1 tombez amoureu d1 humaine c tou a fé credible car lamour dépasse tou lé problèms!!!

    pfffffff

  14. AvatarQCTX
    14

    Tell me that it’s a fake ?

  15. AvatarLule
    15

    Il y a 90% de chances que petite_vampyrette_17 soit un fake.
    Encore heureux.

    Merci ! Merci de m’avoir permis d’éviter la catastrophe avec ma petite soeur !

  16. AvatarMdt
    16

    Son IP est inconnue de nos services, mais plusieurs sont en ip non fixe.

  17. AvatarJeannot
    17

    Je me sens triste de vous annoncer cette nouvelle, mais en voyant le niveau de certains fans de Twilight, c’est peut être pas un fake.

    Je veux dire, c’est bien les fans anglais qui censurent tout ce qu’on dit de mal de leur série sans un de leurs plus gros fansites(http://community.livejournal.com/sortofbeautiful/634868.html), coté fans francais, c’est pas mieux(http://www.tasante.com/forum/posts/33_1277403/Twilight.html)…

    Dans tous les cas, bravo a Mdt pour son excellent article et pour avoir résisté à Twilight sans devenir comme Gumby(http://www.youtube.com/watch?v=M68GeL8PafE)

    PS: Ce n’est pas Stéphanie Meyer, c’est StephEnie Meyer, dérivé d’une tradition mormonne ou on joint les noms des deux parents pour faire un nom(Par exemple, celui ici de Stephen et de Mélanie(j’en suis pas sur)). Cela fait aussi une apparition dans le 4eme bouquin.

  18. AvatarPresea
    18

    « L’encyclopedia Dramatica résume Twilight à une fanfiction de Ann Rice écrite par une gamine de 14 ans. »

    Comment comparer l’auteur d' »Entretien avec un vampire » avec ça ?

  19. Avatarle gritche
    19

    Eh ben moi, eh moi, eh ben j’ai lu fascination avant de même de savoir qu’il serait adapté au cinéma. Du roman pour adolescentes, trop long mais pas mal écrit, et ces histoires d’amour absolu et chastes me font peur.

  20. AvatarMdt
    20

    Bien vu Jeannot.

    Pour les autres, je ne crois pas l’avoir évoqué dans l’article, mais l’engeance démoniaque du blaireau et de la niaise est baptisée « Renesme », ses deux grands mères s’appelant Renée et Esmée. Peut-être une tentative pour que les fangirls avalent leur langue en prononçant le prénom.

  21. AvatarWishguu
    21

    Ça me donne envie de lire le livre !!!
    Par curiosité, pour connaitre enfin le fin mot de l’histoire et savoir si y’a vraiment quelque chose qui coince dans le cerveau des fans ou si ça répond juste à leurs attentes phantasmiques (phantasmesques ? Phantasmagoriques ? Phantasmographiques ? ou peut-être PHANTASMORGASMIQUE !!!).
    Bref, j’aimerais bien cracher sur Twilight en connaissance de cause !

  22. AvatarJashugan
    22

    J’ai vu le film vendredi (mon colloc voulait absolument le voir …), et ce que j’en retiens, c’est que la première moitié du film est constituée de scènes de blanc où on se regarde façon « awkward moment », et la deuxième moitié du film de scènes de blanc où on se regarde façon « chaudasse en chaleur, prends-moi là tout de suite ».
    Sinon dans le film, il ne se passe rien. Au début l’héroine se fait chier, et nous aussi. Après elle rencontre un croisement entre Apollon et une boite de talc, nous on se fait toujours chier. Ensuite, elle s’aperçoit, du haut de toute son intelligence supérieure, qu’Apollon est un vampire (il est blanc comme un linge, il court super vite, il est super fort, il ne sort pas au soleil, il ne mange pas. C’est sûrement le colonel Moutarde dans la buanderie avec le racloir à vitre !).
    S’en suit une scène d’amourettes entre jeunes puceaux encore plus niaise et guimauve que la scène « petite maison dans la prairie » de l’Episode 2 de Star Wars. Ouah, un vampire ça ne va pas au soleil parce que ça brille ! (sic)
    Au final, on rajoute une petite scène d’action à deux balles avec un méchant vampire qu’il a l’air pervers, et on finit au bal (car le bal est aussi un fantasme d’adolescente).

    Ce qui est marrant avec ton article, c’est que lorsque j’ai vu Jacob (l’indien dans la ville), je me suis dit « alors lui, ça doit être le loup-garou ». Tu viens de m’apprendre que j’avais raison, alors que je déconnais grave, et que je pensais que ce serait la pire des révélations ^^;.

    Twilight, c’est un peu comme le film du dimanche soir sur M6, mais pour les filles.

  23. AvatarFluoCrazyKenny
    23

    et bien j’ai ma réponse :) Merci MDT pour cette analyse d’une finesse exceptionnelle et somme toute très réaliste…

    ben maintenant la question c’est comment faire comprendre à ma copine que je veux pas aller le voir sans la vexer. Et le corrolaire, comment je dois prendre le fait qu’elle ressemble a une fan girl de twilight *avant* de voir le film…

  24. AvatarViral
    24

    J’ai peut etre pas tout compris, mais le coup du « Jacob tombe éperdument amoureux du bébé » ce n’est pas du toddlerkon de la pire espèce existante O_o » ?
    Et après c’est les Japonais qui sont malsain avec le Comic LO…

  25. AvatarJeannot
    25

    Oui tu te tromp pask’entre Jacob et Renaisméeuh c’est le grand AMUUUUUR et pui Renésmai elle é trop choupi et elle est un superbébé qui atteint l’âge adult an 6 ans et ils vivron eureux pandant toute leur vie et se bouquin cé tro de la balle et tiens c’est rigolo mon cerveau me sort par les oreilles peut être que je devrais en faire de la confiture.
    TLDR: Breaking Dawn. Pedobear Approved.

  26. AvatarShikaze
    26

    Après tout ça quand même, voici UNE raison d’aimer Twilight : http://www.bashfr.org/?8875

  27. Avatarcap.peter
    27

    Fascination – Stephenie MEYER

    Alors oui, Mdt a fait un topic monstrueux sur ce phénomène qu’est Twilight. Oui, malgré les recommandations, malgré les regards outrés des gens autour de moi, j’ai chopé le premier tome de cette saga à succès. à Carrefour® : « C’est pour ma petite cousine, elle va avoir 12 ans dans quelques jours… ». Sourires en coin. Je m’en fous, je veux en avoir le coeur net. La couverture est correcte, ça change Et puis j’ai toujours adoré les vampires, enfin surtout Buffy (je m’enfonce là. Serais-je un pur produit de la Trilogie du Samedi ?).

    J’étais presque « excité » à l’idée d’entamer le volume : la quatrème de couv’ n’est pas des plus alléchantes, mais titille un peu l’esprit. Cette excitation est, je l’avoue, bien vite retombée.

    Trois heures. Trois longues heures. C’est le temps qu’il m’a fallu pour lire les deux premiers chapitres. Avant toute chose, je tiens à préciser que je ne suis atteint d’aucunes pathologies ou handicap qui réduiraient mes capacités de lectures et compréhension (quoique compréhension, à voir). Seul et unique facteur externe : la télévision sans le son. Sans le SON ! Même cette pourriture de code du feu Leonard De Vinci (pas la Tortue Ninja) n’a pas été aussi laborieux a entamé. Même le Seigneur des Anneaux, réputé pour sa compacité (surtout le premier volume), n’a pas été aussi rude.

    Alors pourquoi ? Est-ce le style ? Est-ce la complexité du vocabulaire employé ? Est-ce la quantité assommante d’informations importantes à faire passer au lecteur pour qu’il puisse profiter au mieux de l’histoire, de l’imbrication subtile des événements ? Rien de tout çà, on en est bien loin.

    Ce livre est chiant. Terriblement chiant et lourd. Une gamine mal dans sa peau, une copie déformée d’un Roméo beau comme un Dieu (selon les standards d’une pucelle de 17 ans dont l’omniscience) et mystérieux qui plus est. Tellement mauvais que le second degré n’est pas une échappatoire viable. Peut être que les différents points explicités par Mdt me permettront d’appréhender tout çà avec plus de courage et d’obstination. Peut être.

    Il me vient cependant une interrogation primordiale : à part un miracle qui changerait mon point de vue à chaud sur cet infime échantillon du roman, comment cette arnaque a pu se vendre à des millions d’exemplaires ? Des millions de cap.peter, dont la curiosité est, bien souvent, un défaut trop vilain qui aboutit bien souvent à des problèmes plus ou moins graves, comme transformer ce navet en best-seller ? La jeunesse américaine (et occidentales finalement) auraient-elles de la « paille » dans la tête ?

    Mission 1 validée à 98%, vous avez gagné 336 V2FE (Virgin, Fan, Female & Emo) points. Passez à l’aventure suivante !

    Poussons un peu l’analyse, les chapitres s’enchaînent et se ressemblent, ce qui provoque une dilution abusive de l’histoire, malgré plusieurs tentatives de « réanimation » via quelques subterfuges qui s’avèrent inutiles. 200 pages plus tard, on apprend que le bel étalon aime le sang, surtout au goûter. 100 pages plus loin (plus ou moins 15%), les premiers « je t’aime, moi aussi, tu es ma vie, etc. », c’est gerbant. Enfin pour une âme normalement constituée. Ca suinte l’idolaterie pré-coïtale féminine. La perfection de l’être aimé s’oppose à une vision dégradé de soi. Un grand classique chez les dépressifs et autres comportements psychologiques quelques peu rigides et/ou traumatisés.

    Le problème, c’est qu’à force de se répéter, les synonymes commencent à manquer (comptez l’association « topaze » et « yeux », vous serez surpris), les analogies s’esoufflent, se font recyclées (avec perte de matière, forcément), mêmes les dialogues ne se distinguent plus autant, ce qui nuit, à nouveau, au déroulement de « l’aventure » (*rires*).

    Pourquoi continuer ?! Aurais-je des tendances masochistes (oui, tout le monde en a, mais jusqu’à quel niveau pour continuer à lire ce « bouquin de cul » pour jeunes vierges décérébrées, bourrées d’oestrogènes et « sexophobiques »)? Est-ce mon (petit) côté féminin (oui tout le monde le possède aussi, ce n’est pas un don, comme la force ultime, la télékinésie ou la maîtrise des champs magnétiques) qui plaide l’enrichissement personnel profond (ah ah !) que j’obtiendrai en me « forçant » à comprendre ce pan décevant et autodestructeur de l’évolution de notre société ?

    Mission 2 validée à 93%, vous avez gangné 682 V2FE points. Continuez !

    Les pages s’enchaînent contrairement aux événements : on délaisse un peu plus les humains pour se concentrer sur les buveurs de sang. Note pour plus tard : la voiture est la clé de tout. L’auteur serait-elle fan des véhicules motorisés à quatre roues ? Ou est-ce un autre subterfuge, une sorte de bluffe culturel ? par contre, tous les poncifs bien lourds de l’amour véritable(ment niais) sont usés jusqu’à la corde. L’auteur était en manque, mais de quoi ? Un psychologue (voire psychiatre, ce serait pathologique que ça ne m’étonnerai pas) ? Des amis ? Une(des) cartouche(s) ? Les trois peut être ?! Mince quoi ? On balance pas une bombe comme çà ?! Surtout quand on sait comment peut réagir la masse… A moins que ce ne soit voulu ? Une sorte d’étude de marché réussie et aboutissant à une saga, un peu comme High School Musical, Harry Potter, etc.

    Mission 3 validée à 87%, vous avez obtenu 781 V2FE points. Courage, plus qu’une mission…

    Eh voilà, le premier tome est bouclé, et se finit en queue de pelle. [spoil]Une traque mal foutue entre humains/vampires et vampires chasseurs. Un bal de fin d’année posé comme un spécimen analo-pileux étranger[/spoil]. On ne reste même pas sur sa faim, puisque finalement, l’apéritif n’a jamais vraiment démarré. Par contre, je me plains, je critique sévèrement depuis quelques paragraphes, mais au fond, je vais quand même continuer à suivre Bella et Edward. L’auteur a du instiller une substance particulière dans ses volumes, un truc malhonnête et générateur de manque, une saloperie chimique qu’elle aurait piquée à Rowling, Brown, ou Mc Donald’s®. A moins que je n’assume pas mon côté « fleur bleue », cette part infime mais nécessaire (ou pas), de féminité en moi, malgré une société plus ouverte, hyper numérique, où la norme ne s’imposent plus d’elle même mais selon des « tendances » changeantes et cycliques. Et je divague en fait : c’est le poison dans le bouquin monsieur, j’vous jure !

    Dernière validée à 63%, vous avez collecté 890 V2FE points. Félicitations, vous avez accès au tome 2 !

  28. Avataranastasia
    28

    c tro pourri le truc d’ann rice la !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! je la plei d’avoir ecri sa

  29. AvatarSonocle Ujedex
    29

    anastasia> Même Bridget Jones doit avoir une culotte moins ample que la tienne. Ou alors je suis partis dans la mauvaise extrémité?

    Bon après, si c’est pas un fake, on va peut être avoir une arrivée de boulet presque comparable à l’article du Raton-Laveur sur les narutards. On s’est attaqué à une grosse fanbase, et grâce à Mdt, on va enfin avoir pleins de gens sur le Soviet Voice. Lui qui se plaignait que personne lisait le site…

  30. AvatarMdt
    30

    Mais non, t’inquiète, l’avantage de Twilight, c’est qu’il est impossible d’être bien placé sur ce mot dans google.

  31. AvatarCamille
    31

    juste pour te dire que ce genre de truc c’est ce qu’on appelle de la fiction boulette! et excuse moi mais reprends un peu ton langage mm si il m’a fait explosé de rire

    tchuuuuuu

  32. Avatarangie
    32

    Alors j ai deja été enervé pas la connerie humaine mais alors la ces le record de chez record .
    Alors ces pas parce que toi tu es coincé dans ton monde noir , terne sans reve ni avenir que tu peux te permetre de critiquer les gens qui veulent rever !
    Biensur que le roman de meyers et surréaliste , biensur que les fan le savent mais ces ce que l on n aime ces tomes sorte de tout ces torchon de livre que l on lis d habitude !
    Alors aller attaquer une femme qui a réussi a faire rever des millions de gens ses Nul
    Meyers elle au moin a mis ces reve sur papier , ces quelque choses fantastique
    Alors que cette femme soit belle ou moche ques sa peut te foutre hein ?? t aime pas ok dit le mais vas pas rabaisser sont travail ces puérils , un manque de respect total a ta place je ne serais meme plus me regarde dans un miroire tellement ces mechant ce que tu raconte , tu texte ces un torchon tout juste bon a ce torcher le Q avec
    ces de la méchanceter gratuite
    A vaumire

    Edit de Mdt : afin d’assurer la conformité de ce commentaire avec le niveau général du blog, notre traducteur automatique kikoo/français vous en propose une version plus lisible.

    Alors jai déjà été énervée par la connerie humaine mais alors la cest le record de chez record .
    Alors ce n’est pas parce que toi tu es coincé dans ton monde noir , terne sans rêve ni avenir que tu peux te permettre de critiquer les gens qui veulent rêver !

    Bien_sûr que le roman de meyers est surréaliste , bien_sûr que les fan le savent mais cest ce que lon _ aime ces tomes sortent de tous ces torchons de livre que lon lit d habitude !
    Alors aller attaquer une femme qui a réussi à faire rêver des millions de gens c’est Nul.
    Meyers elle au moins a mis ses rêves sur papier , cest quelque chose_ de fantastique.
    Alors que cette femme soit belle ou moche qu’est ce que ça peut te foutre hein ?? taimes pas ok dit le mais vas pas rabaisser son_ travail c’est puéril_ , un manque de respect total à ta place je ne saurais même plus me regarder dans un miroir_ tellement c’est mechant ce que tu racontes , ton texte c’est un torchon tout juste bon a se torcher le Q avec.
    C’est de la méchanceté gratuite.

    A vomir.

    L’outil de traduction automatique étant en dépression suite à ce travail, prière de ne pas lui tenir rigueur d’éventuels oublis.

  33. AvatarSonocle Ujedex
    33

    Ouais! Et puis c’est vrai que d’abord, t’es qu’un sale aigri frustré qui sait pas rêver et qui lit « les Chroniques du Disque-Monde » de Terry Pratchet.

    Wait, what?

  34. Avatarlulu
    34

    Perso ce qui me tue c’est que vous ayez de l’energie a perdre (et beaucoup) a descendre ce bouquin. En effet c’est un livre pour adolescent sentimentale. Et alors. Ok sa joue sur les fantasmes mais c’est quand meme un peu plus évolué qu’un film de boules! Bref, c’est pas pour les mecs (et encore j’en connais plein qui on adorés, et non ils ne sont pas gay!)Et si il y a un style de livre qu’il est forcément mieux de lire on est pas dans la merde!

  35. AvatarJeannot
    35

    Coincidence troublante: Au moment ou je lisais ce commentaire, y’a ma playlist qui jouait le mouvement « The Sad Mafioso » de l’album F#A#? de Godspeed You Black Emperor, qu’on retrouve dans la fameuse deuxième scène du film « 28 jours plus tard » ou Cillian Murphy évolue dans Londres déserte et ravagée.
    En lisant ce commentaire, la question me vient donc: La fin est elle extremement fucking proche? Est ce que Twilight n’est autre que le virus du film? Est ce que les filles infectées sont les nouvelles zombies?
    PS: « le roman de meyers et surréaliste »
    Non. Il est soi disant « Fantastique ». Le « Surréaliste », ca désigne Franz Kafka, Henri Michaux, André Breton, Phillipe Soupault, Goichi Suda(Oui, frappez moi)… A moins que le sens à prendre de « Surréaliste » soit le sens de « J’arrive pas à croire que quelqu’un à écrit cette bouse, c’est surréaliste de connerie! »

  36. AvatarJashugan
    36

    Twilight ce n’est pas du sentimental pour adolescente, c’est du livre de boule pour grosse moche en manque, qui trouve que Edward il est trop mouillant, et que les vampires c’est trop mystérieux et dangereux, et que une fille moche qui se fait désirer par un beau vampire eh bien c’est trop le rêve quoi.

    Ce film, c’est de la levrette sentimentale.

    Dire que ces livres sont profonds, c’est comparer San Antonio à Aristote.

  37. AvatarSonocle Ujedex
    37

    Dans le même style « histoire d’amour et surnaturel », Basilisk/Shinobi est déjà nettement plus regardable.
    Mais je sais pas si ans le cœur de ces filles, un ninja est aussi attirant qu’un emo-vampire.

  38. AvatarMax of S2D
    38

    Il faut faire passer cet article.

    PARTOUT.

  39. AvatarSonocle Ujedex
    39

    Si on fait ça, ça va être « FlameWar Begins ».
    A savoir si Garric, notre chef de parti et l’auteur de l’article Mdt souhaite qu’on troll à tout bout de champ pour faire de la pub à ce site.
    Parce je sens bien le backdraft si on fait ça. Si on est dans un esprit de « serious business » j’imagine qu’on trollera avec plaisir, mais est-ce que à long terme, ça sera pas chiant de se taper un flot de bêtise de 600 pouces de long?

  40. AvatarHelia
    40

    Très bon article, vraiment, ça change des cris de fangirls en délire. Je n’ai pas vu Twilight, mais rien que pour le lulz, ça me donne envie d’y jeter un coup d’oeil (ce doit être de la psychologie inversée). Mais, c’est moi où on dirait une fanfiction yaoi bas de gamme…sans yaoi 0_o. La peine capitale ne s’applique pas à ceux qui assassinent la littérature ?

  41. AvatarGarric
    41

    Bof, ca se concentrera sur un seul article et ca m’etonnerais qu’il y en ait beaucoup. On a déjà vu pire comme flamewar, je pense aux narutards.

  42. AvatarPr. Asoupay
    42

    J’ai déjà commencé à faire lire cet article a mes cousins.
    Oui, je sais, je suis méchant.
    Mais c’est de leur faute, c’est eux qui ont voulu que je lise Eragon d’abord.

    En fait, c’est même pas drôle, ils se sont marrés devant l’article. Ils sont trop vieux maintenant… :(

  43. AvatarSetsunael
    43

    Pendant ce temps …

    http://www.jeuxonline.info/actualite/22862/world-of-darkness-online-mmo-joueuses-18-25-ans

    On leur file la licence prestigieuse du Monde des Ténèbres , et voila ce qu’ils en font. Du vrai gâchis.

  44. AvatarAer
    44

    Ca veut rien dire et il sort pas avant minimum 2014 ce putain de jeu.

  45. Avatarsophie
    45

    tu m’as fais beaucoup rire tu n’y vas pas avec le dos de la cuillère! Ce que tu dis n’est pas faux mais avec un style aussi provoquant tu as peu de chance de convaincre beaucoup de gens! Certes c’est cul-cul mais si ça ce vend c’est que des gens on besoin des fins à l’américaine (ie:tous le monde il est beau et il gentil)!
    et je n’ai aucune honte à dire que de lire ces livres ma fait du bien, ma vidé l’esprit. en tout cas c’est cool de trouver un article comme sur internet ça change!
    et pour finir le film ne faudra jamais un tarantino ou tim burton, mais ce n’est que mon avis
    encore merci

  46. AvatarQCTX
    46

    http://xkcd.com/591/

    So true, so true…

  47. AvatarJey
    47

    Je ne suis absolument pas fan de Twilight, pour tout dire je n’ai même pas lu les livre, et le films ne pas plu plus que ça…
    Mais enfin, quand même, tes attaques directes sur l’auteur sont absolument exécrables, infondées et totalement inutiles pour construire une critique crédible et recevable d’une quelconque oeuvre. On n’aime ou on n’aime pas, certes, mais on respecte le travail de l’auteur même s’il ne s’agit pas d’un Shakespeare ou d’un Proust. Eric Zemour doit sûrement être un de tes modèles quant à la critique, mais saches que tu ne lui arrives pas à la cheville. Enfin bref, je ne me rabaisserais pas à la critique gratuite comme tu le fais si bien. Je respecte.
    Ecris, publie et vends autant de livres que Stephenie Meyer et ensuite, tu pourras te permettre (et encore…) de critiquer son travail, qui rappelons-le, séduit tout de même un bon nombre de personnes sur cette planète.
    Bonne continuation.

  48. AvatarSen
    48

    Je trouve ces livres completement cons, mal écrits et porteurs d’une propagande « chretieno-virginiste » à gerber.
    Néanmoins, ton commentaire me donne aussi envie de rendre mon déjeuner.
    Déjà, à cause de ta vision des femmes et de la beauté. D’une, c’est pas parce que tu ne les trouve pas baisable une fille que ça fait d’elle une conne, une frustrée et qu’elle mérite ton mépris. De deux, je suis franchement curieuse de savoir quels sont tes critères concernant le « gros ». Si c’est la taille 36, sache que la plupart des nanas sont au dessus, et je pense qu’on peut trouver des filles superbes même en 44. Et puis je sais pas toi, mais moi au pieu je préfère sentir un peu de gras que des os saillants…
    Quant à ton commentaire sur ces connes de pucelles qui rêvent à quelque chose de romantique pour leur première foi, franchement, elles sont loin d’être en minorité et puis franchement, en quoi ça peut bien te déranger, ou te renseigner sur leur intelligence ? Ca t’emerde parce que ça les rend moins facile à tringler ?

    Quant à notre auteur selon toi « [se voulant] indépendantes, modernes, libérées des contraintes phallocratiques, des traditions, mais en rêvent secrètement » et donc obligée de vaseusement justifier le mariage de Bella, oserais-je te rappeler, comme tu le sais pourtant, que l’auteur en question est *mormone* ? Et que par définition elle ne veut donc se libérer d’aucunes des traditions phallocrates des mormons ? (Oui, c’est bien phallocrates et non phallocratiques.)
    Oh et, non toutes les femmes ne rêvent pas de se marier, je peux te l’assurer.

    Pour finir, ce qui m’a le plus choqué dans tes propos (en dehors de la forte impression qui s’en dégage que les seules femmes que t’a jamais du voir à poil, c’était sur youporn) c’est cette phrase :
    « Stéphanie Meyer met alors le doigt dans un engrenage fatal, celui qui rendra ses romans complètement ridicules, qui les limitera à une simple fanfiction : elle adapte le mythe à son intrigue. »
    Je suppose que par là, tu voulais parler du procédé littéraire très répandu qui consiste à s’approprier un cliché pour mieux le détourner et en faire quelque chose de neuf ?
    Attention, comprend moi bien, je trouve aussi que Meyer s’y est très mal pris mais enfin, de là à dire que que tout ce qui détourne un mythe, ou cliché, c’est de la merde, excuse moi de te le dire mais c’est parfaitement idiot.
    Tellement stupide d’ailleurs que j’ai même pas le courage d’approfondir le sujet, en fait.

    Ce sont des livres très cons, qui ont tout les relents d’une fanfic marysue-esque et fantasmatique, ce qui, allié à la qualité du style de l’auteur, donne une bien piètre image de celle-ci, mais, très sincèrement, celui qui passe pour le crétin mal-baisé vivant hors de la réalité ici, c’est toi.

    PS : Sache que je ne fais généralement pas dans l’attaque personnelle. Mais là, franchement, tes propos étaient eux même trop dégueulasses pour pas m’énerver.

  49. AvatarSonocle Ujedex
    49

    Technique française pour anéantir toute forme de critique n°57849:
    « Mais tu te prends pour qui, d’abord? T’es écrivain? Si t’es si malin, t’as qu’à faire tes propres best-sellers! T’es pas un écrivain à succès, t’as pas le droit de critiquer, espèce de gros prétentieux! ».
    Vous pouvez remplacez le mot « écrivain » par n’importe quel autre sorte d’artiste existant et ça marche quand même.

    Technique française pour anéantir toute forme de critique n°57850:
    « Mais comment t’es trop méchant! Pour dire de pareils méchancetés, c’est que tu dois être quelqu’un de très triste dans la vie. D’ailleurs, je suis sûr que t’as pas d’amis, que t’es maltraité au travail et que t’es puceau. Espèce de gâchis humain, va! »

    Je vous remercie. A bientôt pour de nouvelles techniques!

    PS: détourner un cliché pour le rendre plus intéressant et l’adapter juste pour pas se faire chier, c’est pas pareil.

  50. AvatarDieu
    50

    Sois béni pour avoir rétabli la vérité et cela sans craindre les réactions hormonales de tes ennemies.
    Qu’un chemin de fleurs tapissent tes pas.

    Amen to that

    Ps: Tu as illuminé ma journée tel un sparkly vampire ILU

  51. Avatarfguer
    51

    En effet, Twilight ne présente pas les qualités indéniables d’un bon Hentai, mais c’est ce qui nous reste à nous, pauvres femmes, pour continuer à rêver. Et lorsque je te lis, je comprends mieux l’impact d’une telle fiction sur le « sexe faible » (n’est-ce pas): nous en avons besoin!
    Je te laisse à ton ressentiment que même l’éloquence ne peut dissimuler.

  52. AvatarSonocle Ujedex
    52

    Euh nan, vous en avez pas besoin. Lisez des josei, des yaoi, des des histoires xxx avec des bishoujos mais pas Twilight. Un peu de franchise et d’honnêteté dans votre support à branlouille.

  53. AvatarBertrandzero
    53

    Bon, je suis loin d’être fan de Twilight, et j’ai un côté otaque assez prononcé, mais je trouve tes propos un peu réducteurs Sonocle Ujedex, tu limites tout au manga , alors que Twilight ne joue pas dans la même catégorie en théorie. Je pense que même si c’est un roman a priori médiocre, certaines doivent y trouver du plaisir comme nous, fiers geeks, en trouvons dans nos shonens ultra répétitifs et remplis de clichés…

  54. AvatarSonocle Ujedex
    54

    Je voulais pas limiter au manga, c’est l’autre au dessus qui mettait en rapport Twilight comme l’équivalent féminin aux hentaï. Tu trouve pas que c’est plutôt ce genre de propos qui est réducteurs et sans aucun rapport ? Merci de pas te tromper de cible.

    Et puis si un shonen devient tropà cliché ou répétitif, excuse-moi, mais ça sert à rien de le voir. C’est insulter les amateurs de shonen que de prétendre qu’ils ont aucun standing ni aucune exigence. D’autant que c’est pas comme si c’était un genre , c’est juste une catégorie démographique. Si tu veux être plus spécifique, il y a les shonen de sport, de baston, de mystère, etc.

    La structure, les valeurs et le schéma de progression peuvent être les même malgré les différences de genre, mais ça empêche pas pour autant cette « catégorie » de manga de se renouveler très vite et de proposer des très vite très diffèrent d’une décennie à l’autre.
    Alors bon, celui qui est réducteur ici, c’est pas moi. C’est toi, non, qui réduit tout un pan important du Manga à un putain de roman niais, narrativement mal foutu et misogyne.
    Merci pour ta remarque mais non merci.

  55. AvatarMina
    55

    Je découvre bien tard ton article (au hasard d’une recherche sur ce que des êtres humains intelligents pensent de Twilight –d’ailleurs, à ce propos, je t’ai trouvé linké dans les coms de cette page : http://www.buzz-litteraire.com/index.php?2009/04/30/1358-pourquoi-stephenie-meyer-fascine-t-elle ) mais je ne peux m’empêcher de te dire MERCI ! et BRAVO ! (+ t’assurer mon admiration pour ton style « à coups de cutter » et l’originalité de ton analyse hilarante.
    Ton texte m’a fait hurler de rire d’un bout à l’autre. Un pur moment de bonheur, et pour ça, tu as toute ma reconnaissance. Ensuite, j’ai lu les coms et j’ai vu que ça râlouillait ferme. N’étant pas moi-même une fan idolâtre du Crépuscule littéraire, affublée d’un physique particulièrement ingrat, ou sexuellement en manque, j’ai lu ce que tu écrivais sans me sentir particulièrement blessée (même si je suis une fille, et rien que ça, peut-être, devrait me faire réagir vu que tu fais des généralités, mais en fait non, je m’en cogne complètement). Il faut dire que tu exagères bien, mais c’est ça qui est drôle, justement ! S’attaquer au physique de l’auteur, c’est méchant, certes. Mais tant qu’on y est, autant y aller à fond et que ça saigne ! Et puis j’ai remarqué que, sur internet, on se permet souvent des trucs comme ça (j’y ai même vu des commentaires se réjouissant de la mort de quelqu’un, alors… Bon, que chacun assume ce qu’il écrit, ça le regarde.) M’enfin, tu négliges le fait qu’être laid ou frustré a toujours été un ressort créatif puissant. Si Socrate n’avait pas été laid comme un pou, il ne se serait pas senti obligé d’être intelligent pour séduire de jeunes éphèbes, si Rémy de Gourmont n’avait pas été affligé d’un lupus (un vrai, pas comme chez House) il n’aurait pas aussi bien écrit à propos de la beauté et de la sensibilité, et si tous les mangakas n’étaient pas autant frustrés du bulbe, déçus de la vie et légèrement pervers, ils ne produiraient pas toutes ces histoires esthétiquement belles, fantaisistes, poétiques et érotiques qui nous/vous plaisent tant. Mais peut-être que tu as du mal à apprécier autre chose chez le sexe faible qu’une plastique irréprochable. C’est bien un point de vue de mec, ça ! lol (note que ça ne m’ulcère pas, chacun ses goûts). Voici un point de vue de fille : j’ai moi-même tendance à préférer les gens moins beaux (quoique des fois, c’est pas mal aussi, pour un petit moment…), ça les oblige à ne pas être creux, à cultiver le charme, et à faire des efforts pour être intéressants au pieu… mdr. Et puis, toutes les filles ne sont pas comme tes amies lycéennes (je ne me souviens pas avoir « fantasmé » ma « première fois » de cette manière… campagne et baie vitrée… beurk !). Mais c’était vraiment amusant à lire.

  56. AvatarMina
    56

    (suite)
    Après, j’adhère : S. Meyer a, en plus, écrit une bouse. Comme toi, je me la suis tapée pour essayer de comprendre. Et je n’ai pas compris. J’ai même vu les films (avec mon frère *expérimental !*, qui a voulu se jeter 10 fois par la fenêtre, mais coincé entre sa copine et sa sœur, il n’y est pas parvenu et a ainsi définitivement gagné son paradis -même si le brainfist qu’il a subi lui a fait perdre une bonne partie de ses neurones… « heureux les simples d’esprit… »), et je comprends l’engouement hormonal des prépubères : on y est tous soumis quelque part. Et oui, tu as raison, les filles ont une propension physiologique à être nunuches, je confirme, n’en étant pas moi-même exempte… tout comme les mecs ont tendance à penser avec leur… C’est la vie. Chacun ses travers. Mais il n’en reste pas moins que cette abomination est une insulte à l’intelligence et à la culture. Rien que pour ça, on devrait rétablir la peine capitale. Meyer a sévèrement porté atteinte à la tradition mythologique des vampires et à la littérature en général (il faudrait que des fédérations se créent pour protester –mais peut-être y en a-t-il déjà, effectivement ?). Twilight est vide d’intrigue, plein d’absurdité et de non-sens, écrit sans style particulier (quoi qu’avec des phrases très correctes et un effort lexical notable qui n’est peut-être pas négligeable en ce qui concerne l’éducation linguistique des plus jeunes -car c’est une lecture qui pourrait se faire entre 8 et 12 ans, sauf pour le 4e qui serait à lire plus tard, quand on commence à apprécier le « z » et le « gore » et qu’on est en mesure de comprendre ce qu’est une parodie). Parce que ce que Meyer a fait est en définitive bien une saga comique, non ? En tout cas, c’est comme ça qu’il faudrait l’envisager. Ce qui me désespère, ce sont ces milliers/millions de personnes qui s’obstinent à vouloir le voir comme une œuvre sérieuse. Il n’y a rien de sérieux là-dedans. Le plus triste, c’est (désolée) les couilles en or que l’auteur, les réalisateurs et les acteurs se font avec ça. Mais cela prouve encore une fois que rien ne change en ce monde : on fait du fric sans scrupules sur la misère humaine, et le peuple continue à adorer le veau d’or alors que la vérité est ailleurs. On n’en sortira pas, misère !
    Alors moi, je plussoie à fond ce que tu as écrit là. J’aime tellement ton texte que je vais te linker sur tous les blogs, forums et sites dédiés à l’Ennemi (tu as peur, hein ?)… D’ailleurs, dans les liens que tu donnes, tu te trompes de cible, si je puis me permettre. Pour ceux qui veulent devenir des Faith Fighters et engager une guerre sainte, les objectifs principaux sont ceux-là :
    http://twilight-france.blogspot.com/
    http://twilight-fascination.com/author/artemissia/

  57. AvatarMina
    57

    (fin) et encore :
    http://oiseausecret.canalblog.com/

    Sinon, Twilight a engendré de telles réactions d’insatisfaction qu’on trouve même certaines choses vraiment amusantes, comme cette version sado-maso, que je te recommande (l’héroïne y prend enfin ce qu’elle mérite… une fessée, s’entend !) :
    http://tarasueme.blogspot.com/2009/06/la-soumise-1.html

    Tu passeras un bon moment, ou tu pourras encore t’affliger davantage au sujet de la psyché féminine. ; )

    Au plaisir de te lire à nouveau !

  58. AvatarAstro
    58

    Un hommage à tous les grands frères (j’en fais partie) qui ont dû souffrir pour faire plaisir à leur petite soeur… mais jamais plus jamais ! Si vous voulez être un BON grand frère, n’acceptez jamais de commencer à leur offrir le livre à Noël.

  59. Avatar1st birthday party places
    59

    I have a weakness for Twilight, especially the newest one.

  60. AvatarKurt
    60

    Pour ceux qui veulent avoir un oeil nouveau sur Twilight, ses tenants et aboutissants, mais aussi son impact culturel (parce que malheureusement, il en a un), je vous invite à aller voir cette critique :

    http://oblikon.net/critiques/critique-de-twilight-fascination-et-tentation/

  61. AvatarClarin
    61

    « Sous la formule lapidaire se cache un fond de vérité, ces romans, quatre tomes, partagent un trait fondamental de la fanfiction chez les jeunes adolescents : ils servent avant tout à la mise en scène des fantasmes »
    Développer les fantasmes, c’est un peu le propre du roman, non ? Et de la BD, du cinéma, du théâtre…
    Twilight, c’est médiocre, d’accord. Mais attaquer sur l’idée que l’auteur ne fait que se satisfaire, bah c’est un poil con, sauf vot’respect : c’est ce que tous les auteurs ont fait depuis la nuit des temps (bien qu’ils aient pu avoir d’autres motivations).
    Et même si vous me trouvez un contre exemple auquel je ne peux répliquer (ce dont je doute), j’aurais quand même la majorité des cas pour moi !

  62. AvatarAmokrane
    62

    Je poste juste pour dire que j’apprécie aussi énormément cet article.
    Je suis une femme et je ne comprends pas les réactions offensées de certaines.
    Ce que je vois autour de moi souvent, ce n’est pas que la majorité des filles est nunuche, c’est que la majorité est susceptible et ne comprends pas l’humour.

    C’est drôle, c’est frais, c’est méchant oui mais c’est constructif aussi, c’est une vraie critique.
    Merci pour ce bon moment :)

  63. AvatarSergio
    63

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  64. AvatarBrittney
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