Soviet Voice

GIRUGAMESH !

Hein ? Quoi ? Vous me demandez d’écrire pour Soviet Voice ? Genre, maintenant ? Et vous croyez que je n’ai que ça à foutre ?

Malheureusement oui. Du coup, faisons un petit pot-pourri de ce que j’ai fait dernièrement.

Bien essayé, mais vous n'arriverez pas à me corrompre.
-Parlons du dernier album des Fatals Picards pour commencer. Bah putain la déception. En gros, les Fatals sont devenus un groupe français comme tous les autres groupes français. Il est fini le temps des chansonettes idiotes remplies de jeux de mots jusqu’a la moëlle. A la place, on se retrouve avec des chansons sans aucune saveur, qui tentent d’être engagées et intelligentes sans jamais l’être, et qui pire encore se prennent bien trop au sérieux, avec une mention toute particulière à Chinese Democracy (Valse de Chine), réussissant à accumuler tout ce que la nouvelle scène française a pu faire d’insipide ces dernières années avec un texte digne d’un tract du NPA écrit par des premières et distribué par des secondes à l’entrée d’un lycée quelconque. En gros, c’est l’album de la maturité d’un groupe immature, et c’est aussi pourri que l’expression « album de la maturité ». Une dernière preuve que cet album est pourri ? Il n’a absolument pas de pistes cachées, ce qui est un sacrilège. Carrément.

DAMN YOU LINKIN PARK !
-Mais donc du coup, puisqu’on a économisé 9,99 €, on a de l’argent pour se payer des jeux idiots pour l’iPhone, et KarmaStar se pose un peu là. Signé Harvey Smith, c’est un jeu de stratégie très compliqué à expliquer et édité par Majesco. En gros, le but du jeu c’est d’obtenir le maximum de points à l’issue des 8 tours du jeu, chacun représentant un âge de la vie. Pour obtenir des points, on a plusieurs possibilités. Soit on augmente une de ses 5 stats, ce qui rapporte un point, soit on décide d’attaquer un adversaire sur l’une de ses stats pour remporter deux points, ce qui déclenche un duel de dés à la Risk, sachant que le nombre de points que vous avez dans votre stat détermine le nombre de dés que vous aurez. J’espère que vous aurez compris, parce que je ne vais pas me retaper une explication. Evidemment, le jeu a l’air simple et sans intérêt comme ça, mais plusieurs éléments viennent perturber cette simplicité. D’abord, on peut obtenir divers bonus en réalisant certaines actions au cours du jeu, comme des achievements mais qui auraient une importance sur le jeu. Ensuite, tout le monde possède une ou plusieurs cartes Joker qui peuvent tout changer d’un coup d’un seul. Ajoutez à cette mécanique diabolique une finition des plus sympathiques, un humour des plus légers, du multijoueur local en WiFi et une interface solide, et vous avez affaire à l’une des plus agréables surprises de l’AppStore. Carrément.

J'ai pas mis le prix des applications pour que vous puissiez vous entraîner à deviner les prix.
-Ho, et puisqu’on a encore des sous, pourquoi ne pas se payer un petit voyage dans le passé avec The Price Is Right, adaptation officielle du jeu télévisé que je regardais tous les dimanches étant enfant, et dont on aurait sérieusement besoin en ces temps ou le modèle capitaliste est mis en doute ? Mise à part l’absence regrettable de Philippe Risoli, on retrouve tous les éléments du jeu à succès, dont le jeu du tyrolien qui a traumatisé une génération de gamins élevés par leur téléviseur. Pas grand-chose d’autre à dire sur ce sujet, il y a divers biens de consommation, on doit estimer leurs prix, et c’est tout ce que je peux vous dire. Carrément.


La vie d’un lecteur de l’Editotaku.

sans-titre


Y’a pas que les japonais qui sont pédophiles

Vu à la fnac, sous plastique, avec sticker « public averti » , en tête de gondole :

 

9782723467278

 

Alors, voyons… un mec faisant le double d’une fille très mince, limite plate. Marc Dutroux au dessin et Joseph Fritzl au scénario?

Même pas, nous dit le résumé de la fnac (sans aucun avertissement) :

 

Une ode au désir et aux plaisirs charnels…

Arthur et Janet sont très amoureux et très complices. Leur vie ressemble à celle de tous les gens de leur âge : ils travaillent, sortent, voient leurs amis, voyagent et font l’amour. Et ils adorent le sexe sous toutes ses formes. Ils font l’amour à deux, à trois, à quatre, avec des filles, avec des garçons, ensemble ou séparément. C’est agréable. C’est un peu comme se faire un bon resto avec des amis. Pas de jalousie, de mensonge, ou de tromperie. Juste une immense complicité et beaucoup de plaisir…

Voici un ouvrage dédié à la gloire de l’hédonisme quotidien, un ensemble de saynètes tendres, touchantes et parfaitement décomplexées. C’est libre, léger et le dessin à la fois mignon et sensuel de Karo illustre parfaitement ces petites histoires coquines… qui nous rappellent que le sexe, y’a rien de mieux !

 
Les japs nous feraient la même, Famille de France et M6 seraient sur le coup.


Tokyo Toybox

 

 

Avant que l’énervement consécutif à un énième jeu sorti dans un état limite ne détourne mon dernier billet, il était question de parler rapidement de Tokyo Toybox, manga publié en France chez Doki-Doki, Tanuki Award du meilleur opus 2008. Effectivement, un manga parlant de l’industrie vidéoludique, assumant complètement de s’adresser aux hardcore gamers, ne peut qu’attirer l’attention. Axel a montré voilà quelques temps que les auteurs japonais n’hésitaient pas à aborder les sujets les plus pointus avec des mangas de niche, aussi il est presque étonnant que le jeu, si lié à la culture japonaise moderne, n’est pas si souvent objet d’écriture, malgré des adaptations ou des références fréquentes. Bref, achat à priori obligatoire.

Avant de procéder, sans suspense, ayant annoncé la couleur dans l’article précédant, au listage de ce qui fait de Tokyo Toybox un manga hypocrite et malvenu, il convient de mettre clairement aux points deux trois détails : malgré le mal que je vais en dire, Tokyo Toybox est un manga souvent sympathique, bien mené, parfois très drôle, qui se lit sans aucun déplaisir. Graphiquement, rien d’exceptionnel, notez toutefois un personnage d’exécutive woman assez woot, à même, si le manga marche bien, de nous offrir quelques grands moment de bravoure hentai, ce fétiche n’étant pas assez fréquent à mon goût, comparé à la horde de loli ou de mecha envahissant les imageboards. Heureusement que Marc Dorcel partage mon amour des tailleurs jupe formels et de la lingerie fine.

L’executive woman en question, c’est l’un des deux personnages principaux de Tokyo Toybox. Freinée dans sa carrière jusque là sans fautes, elle se voit confier la charge humiliante de manager un petit studio de développement, survivant minablement entre logiciels pour machines à sous et jeux vidéo. Une noob débarquant chez les geeks, ces derniers étant menés par le second personnage clé du manga, ex futur Hironobu Sakaguchi, sale, bordelique, passionné, sociopathe. La rencontre est l’occasion pour les auteurs, Ozawa Takahiro et de Seo Asako , de décrire cet univers faisant fantasmer des générations de joueurs et de nous délivrer une plaidoirie vibrante en faveur de la création, de l’originalité, du design sans concessions, par opposition aux éditeurs, castrant la créativité, formatant les produits, esclaves sans scrupules du département marketing. Artiste contre commercial, petit passionné contre gros cynique, ancien contre moderne, ce duel vieux comme Socrate est matérialisé par la rivalité entre le personnage principal et son ami d’enfance, jadis duo magique de jeunes créateurs aujourd’hui séparés. La Némésis du héro a été corrompue par l’argent, le succès, s’est détourné de ses principes d’origine et s’est vendu au grand capital, trahissant par la même occasion son amitié et son partenaire, pourtant le vrai moteur de l’association. L’histoire du manga tourne pour le moment autour de ces problématiques et de ces deux personnages, l’un honnête et droit, l’autre vil et manipulateur, avec notre charmante executive woman comme observatrice partiale.

 


Malgré son coté caricatural et convenu, il est très tentant d’adhérer à cette vision un peu binaire du monde du jeu vidéo. Combien de bons studios créatifs et/ou innovant se retrouvant à enchainer des suites fades et sans saveur suite à un rachat ? Combien de game designer poussés dehors car trop ambitieux, incapables de tenir un délai, de faire des compromis ? Combien de grenouilles sympathiques devenues plus grosses qu’un bœuf et se foutant un peu plus de la gueule des joueurs à chaque nouveau titre ? Combien d’annulations pour des raisons purement économiques, combien de magazines achetés, de scandales ? Le propos de Tokyo Toybox est donc tout à fait acceptable, sinon original ou profond.

Hélas, les deux auteurs tombent dans le travers du moralisateur qui se fout de la gueule du monde, aka « fait ce que je dis, pas ce que je fais ». Résumons les procédés narratifs employés pour assoir le message : un regard extérieur, incompétent en matière de jeu, personnifié par l’executive woman. Un héros correspondant aux clichés attendus. Un méchant diabolique et manipulateur caché derrières de grands écrans. Un lien inconnu entre les deux anciens amis, faisant l’objet d’un teasing interminable et de révélations très progressives. Oui, Tokyo Toybox fait l’apologie de la créativité et de l’originalité, tout en employant les techniques narratives les plus éculées de l’histoire de la littérature en général. Le regard extérieur, facilitant l’entrée du lecteur dans un nouvel univers, l’introduisant petit à petit aux règles et concepts, vous le retrouvez dans Harry Potter et Bienvenue chez les Ch’tis, pour citer, deux médias différents, deux immenses succès, mais les exemples sont innombrables, par exemple dans les mangas sportifs. Passons sur le héros archétypique du geek, et arrêtons-nous sur l’ennemi manipulateur, actuellement véritable tarte à la crème dans les mangas, avec des lunettes, un air supérieur laissant entendre une intelligence supérieure. Rendez nous nos méchants débiles et agressifs ! Enfin, le passé commun occulté, la séparation pour un motif grave, les chemins qui divergent et la péripétie naissant des retrouvailles, sont aussi des clichés éculés.

Peut-on décemment faire l’apologie de la création à l’ancienne tout en vendant un produit ultra-formaté ? Car, au fond, tout ce que dénoncent les auteurs existe hélas bel et bien dans le manga et l’animation, royaumes du marketing, des intrigues influencées par les sondages, du retcon opportuniste, de l’exploitation à outrance des licences, de l’humiliation des studios  de qualité forcés de pondre des merdes commerciales. Alors avant de critiquer les pratiques du voisin, encore faudrait-il balayer devant sa porte et essayer de pondre un manga un minimum original et inventif.


Il y a quelque chose de pourri dans le royaume du PC

 

La crise économique  provoque chez les décideurs une litanie de lamentation commentant les nombreux communiqués catastrophiques ponctuant la presse. L’un des derniers numéros de Canard PC recensait ainsi les mauvaises nouvelles émanant des principaux acteurs  de l’informatique, aussi bien matérielle que logicielle. Les éditeurs et développeurs de jeux vidéo n’échappent pas à la tendance, annonçant force licenciements, à grand renfort d’euphémismes inventifs, redéploiement, restructuration… Parmi les causes toutes trouvées expliquant la mauvaise santé du secteur, le piratage arrive en bonne place, depuis le mec d’Epic Game justifiant le non portage de Gears of War 2 sur PC jusqu’à la sympathique mais avide paire de 2Dboyz lâchant, un peu dégoutés, un taux de piratage putatif de 80 ou 90% pour leur World of Goo. Bien sûr, il ne leur est pas venu à l’idée que vendre 20 euros un jeu réalisé par deux personnes et le limiter dans un premier temps au marché américain aurait un impact certain sur ce taux. Crétins.

Il ne faudrait pas pour autant défendre les pirates. Un pirate, c’est un con (ou plusieurs) qui passe trop de temps à tenter de justifier sa connerie, alors qu’il ferait mieux de travailler pour s’offrir ce qu’il télécharge à l’œil en crachant à la gueule des créateurs. Depuis la découverte peer to peer par les majors et autres éditeurs, les réponses mises en place n’ont fait que donner du grain à moudre aux connards suscités, nous offrant au passage des arguments hilarants comme « je pirate à cause des DRM », véritable division par zéro.

Hélas, mille fois hélas, mes dernières expériences vidéo-ludiques confinent de plus en plus au foutage de gueule, malgré ma grande tolérance en la matière, née de lointaines après-midi à trafiquer un autoexec.bat et un config.sys afin de tenter de libérer assez de mémoire conventionnelle pour faire tourner certains jeux Dos. J’avais déjà évoqué Mass Effect, et, plus rapidement, GTA IV. Dernièrement, Dawn of War 2 et Empire Total War m’ont imposé des téléchargements sur Steam d’une lenteur insupportable, avec qui plus est dans le premier cas un jeu fonctionnant pré-patch et bugué post-patch, et dans le second un jeu aussi instable que les mains de Michael J. Fox.

Aussi, si je résume, de nos jours, l’achat d’un jeu, c’est bien souvent :

          Passer par Steam, minable pompe à fric, mal foutue, offrant aux pigeons des débits ridicules, imposant les patchs par défaut, envahissant même les jeux achetés en magasin

          Se taper Gaming Live For Windows, service merdique, anti-ergonomique, blindé d’achievement crétins et inutiles

          Voir des DRM lourds vous refuser le jeu à cause de la présence d’un vague Daemon Tools, empêcher une réinstallation légitime, voire faire planter votre jeu corps et âmes, ainsi Mass Effect chez moi, même après plusieurs patches

          Subir un jeu mal finalisé, instable, nécessitant des heures de test et de tweak pour en tirer quoi que ce soit, comme l’user radio magique de GTA IV, pesant pourtant bien 10% dans la roxance du jeu, qui m’a imposé une suppression et une réinstallation de l’ensemble de mes codecs

Pour le coup, il serait presque tentant de passer sur console, du moins la prochaine génération, afin de jouer sur ma télévision en FullHD, chose impossible à l’heure actuelle avec une 360 ou une PS3. De toute manière, jamais un Empire Total War ne verra le jour sur ces plateformes, vu le QI du joueur console moyen. La meilleure solution reste sans doute d’acheter des cartons entier de Sins of a Solar Empire en magasin et des tas de Fallout sur GoG, afin de montrer au crétin d’Epic Games que le jour où il pondra un bon jeu bien finalisé et sans DRM dysfonctionnels, on lui fera l’honneur de l’acheter (et non, Gears of War n’est pas un bon jeu si votre cerveau tourne à vitesse normale). 

A la base, je voulais vous dire tous le mal que je pense de Tokyo Toybox. Un plantage malvenu sur Empire Total War aura changé la destiné de cet article. Un autre jour peut-être.

 

Edit : 

steams


JAVé César, épisode #03 – JAVé César contre la crise du logement

Hier soir à la télé était diffusé le concert 2009 des Enfoirés. Comme tous les ans, les personnalités favorites des français se sont mobilisées pour les Restaurants du Cœur et ont une nouvelle fois offert un spectacle de toute beauté. Je l’ai pas vu mais on m’a dit que c’était sympa. Y’avait Christophe Maé, Kad Merad et Sébastien Chabal, donc ça avait intérêt à être sympa. Toujours est-il qu’en ces temps de crise, il est de plus en plus dur de lever des fonds pour aider les plus démunis d’entre nous. La veille, plusieurs associations de défense de sans-abris sonnaient la sirène d’alarme, car malgré le vote de la loi DALO, nombre de personnes continuent à arriver dans la rue. La faute à quoi, me demanderez-vous ? A la crise du logement évidemment. Les loyers augmentent, pas le pouvoir d’achat, et ça laissez-moi vous dire que c’est pas glop pas glop.

Quel rapport avec le fabuleux monde des Japanese Adult Videos ? C’est pourtant évident. En effet, les japonais sont 127 millions. Et ils vivent sur un territoire quasiment deux fois plus petit que le nôtre. Du coup vous pensez bien que la crise du logement, ça les connaît un peu. Et donc, ingénieux comme ils sont, ils ont déja échafaudé des solutions. On connaissait déja les Capsule Hotel, mais la JAV qui nous intéresse aujourd’hui propose une autre solution, sans doute mieux adaptée à notre besoin de confort que ces cages à lapin pour humains : la colocation. Mais pas la colocation à 3 ou 4 personnes comme nous la concevons ici, non. Les japonais, toujours à la pointe de l’innovation vont encore plus loin, et nous proposent dans cette JAV un concept inédit : la colocation à 101. Et oui, j’ai bien écrit 101, ce n’est pas une faute de frappe. 1 homme, 100 femmes, et une maison juste assez grande pour tous les contenir. Malin. Evidemment, le reste de cet article ne devrait pas être lu sur votre lieu de travail, ou nulle part ailleurs si vous n’êtes pas assez vieux pour avoir connu les Jojos, Pour Être Libre et les Animaniacs.

(suite…)


Unreal Tournament 3 est mort… Vive Unreal Tournament 3 v2.0

Aujourd’hui sort le patch 2.0 pour Unreal Tournament 3. Pour les flemmards qui n’ont pas envie de lire mon pavé je vais faire un sommaire, vous n’avez qu’à prendre ce que vous voulez :

– rétrospective de la licence
– la mort de Unreal Tournament 3 – cause de l’échec
– la renaissance du titre
– jouer avec nous ? suivez le guide
– tutoriaux des nouveaux modes et mutators
Bonne lecture


1) Introduction
Alors revenons quelques années en arrières, il y a dix ans en faite, en 1998 lorsque EPIC GAMES (à l’époque EPIC MegaGames) sort l’Unreal Engine 1.0 par l’intermédiaire de Unreal. L’introduction de la vrai 3D permet une immersion totale dans cet univers particulier. C’était le bon temps ma petite dame, avec Quake premier du nom on a eu le droit à pas mal d’heure de jeu rien que pour la campagne solo qui reste une référence en terme de jeu, de narration… et bien que pas mal dirigiste, cette sensation de grand espace et de liberté est toujours très appréciée aujourd’hui (pour peu que vous aimiez les gros pixels). Mais c’était aussi le côté multijoueurs qui a aidé à faire la renommé de Unreal avec l’apparition de bots pour se faire la main et d’un netcode assez poussé qui permettaient de jouer pas trop mal sur les prémisses d’internet (vu que les connexions à l’époque était plus que légère). Bref, un jeu peaufiné, complet et surtout, une grosse claque pour tous les amateurs de FPS à l’époque. (oui, je sais, beaucoup préféraient Quake mais Unreal avait cette petite touche qui rendait cette expérience « Irréel »)
(suite…)


Contemplative sur Spice and Wolf

(Accessoirement, bonjour tout le monde !)

Je vais parler de Spice and Wolf. Pas pour vous faire remarquer qu’une image de l’opening ressemble au logo de Firefox, car vous l’aviez déjà vu. Pas non plus pour vous dire que c’est original, une série ou ceux qui veulent l’argent ne sont pas les grands méchants, et ou ceux qui n’en veulent pas en veulent quand même. Bref, un monde tout à fait réel, éloigné de ces mondes de soi disant communistes qui ne s’intéressent à l’argent que s’il permet de sauver des chevaux/des dauphins/leurs maisons de campagne/des petites créatures étranges mais mignonnes, et qui ne se décideront à chercher le trésor qu’au tout dernier moment. Oups, ce n’est peut-être pas l’endroit pour parler de ça ?

Dans le noir de ma chambre, sous plusieurs couvertures, je vis un moment délicieux, mais je n’ai pas encore compris pourquoi.
Je regarde Spice and Wolf. Je bois de la soupe dans une tasse énorme, comme Horo qui se saoule à la bière (au moins deux litres cette chope. J’aimerais avoir une chope comme ça.) Et quand ses joues deviennent rouges, je vérifie que les miennes sont chaudes aussi. Bref, un moment délicieux.
Puis le temps passe. Et je pense à autre chose. Je décide que cet anime n’est pas un chef d’œuvre, et je regarde d’autres choses. Et étrangement, ce n’est plus comme avant. La soupe est moins bonne, et la douce torpeur qui avait illuminé les pénibles réunions de famille commence à disparaître. Même le fait d’être saoul semble moins poétique du coup.
Quand les génériques me reviennent en tête, je ne fais pas tout de suite le rapprochement. Je confonds un peu avec un autre anime, moins poétique et atrocement lent, mais dont le générique ressemblait. Petit à petit, je fais le rapprochement entre l’éloignement d’avec Horo et ma baisse de moral. Qu’est-ce qui, dans cet anime, fait tant d’effet ? Les loups ? Pas pour moi. L’histoire d’amour qui se compose d’un seul presque baiser ? Ça ne suffit pas. Le monde moyenâgeux légèrement fantastique ? Je n’ai jamais vraiment apprécié.

Je crois que j’ai aimé le temps passé aux détails. Je pense qu’une bonne journée, contrairement à la croyance populaire, et une journée qu’on voit passer. Dans cet anime, on voit tout passer. Bon, peut-être pas tout. Mais les moments importants s’étalent tous, quitte à montrer des gens qui marchent et parle des heures durant. Tout le monde parle en marchant, à bas le cliché des longs voyages silencieux !

Le temps de choisir une tenue pour Horo, le temps de discuter le prix avec le marchand, le temps de discuter le prix avec Horo en privé, le temps de discuter de la tenue ensuite avec les villageois… vous voyez d’autres animes où les personnages passent tant de temps à s’habiller ? Dans ce monde, les habits étant chers, ils sont tout un investissement. Pourtant, dans la mesure où ils rendent Horo plus belle, c’est aussi un achat plaisir. C’est le genre de moment qu’on aimerait vivre plus souvent, et le vivre avec quelqu’un d’autre est tout aussi agréable.
Le temps passé à acheter des pommes, à manger des pommes, à parler de pomme, à digérer les pommes… les pommes m’indiffèrent au plus haut point, sauf quand Horo en parle. Cette fille est sans doute la poésie incarnée, pour voir autant de beauté dans des fruits si quelconques, ça ne m’étonne pas qu’on l’appelle Horo la sage.
Même les peaux de bêtes semblent moins écœurantes tandis qu’Horo s’étire dedans toute nue. Après tout, c’est un loup, on peut difficilement lui demander d’éprouver de la pitié pour les petits écureuils sauvagement évidés. Bref, quand Horo touche les fourrures, on ne dirait plus des peaux de bêtes, à peine des imitations, plutôt des longues peluches douces.
L’histoire se termine, et pourtant, très peu de temps s’est écoulé. Ils n’ont pas atteint le grand Nord, loin de là, ils n’ont pas ouvert de boutique, et ce n’est pas à l’ordre du jour. On imagine que l’histoire va durer encore très longtemps.

Voilà, j’ai connu la beauté pendant une demi-saison, et évidement, c’était trop court pour s’en rendre compte assez vite.


Anime Harem de Keul

Oui, je suis bien en retard mais bon, ceux qui me connaissent savent que ma notion du temps est incompréhensible.

Pour faire original et pas faire original, encore un anime Harem. Bon, pas comme une grosse partie de
ceux du net mais plutôt une partie restreinte.

harem-keul

Nous avons donc dans l’ordre:

  • Lain Iwakura (Lain) : Si vous me connaissez, et que vous avez déjà entendu parler de cet anime… alors vous avez déjà dû deviner le thème de cet harem. C’était pas bien dur non plus, hein?
  • Maya et Ritsuko (Evangelion) : Les deux étant dans le même anime, je les met dans la même case ici.
  • YukiNagato (La mélacolie d’Haruhi Suzumiya) : D’un haut niveau, elle ne pouvais qu’avoir sa place ici.
  • Shima Shipon Katase -(Uchû no Stellvia) : Plus douée dans notre thème que dans le pilotage, elle mérite largement sa place ici.
  • Skuld (Ah! My Goddess) : ça ne se vois pas très bien sur l’image mais elle chasse des bugs avec son marteau… Pour dire le niveau.
  • Yoriko Yunoki (BattleProgrammerShirase) : Série tellement spéciale que j’y fais souvent référence sur Teamspeak, surtout pour sa double compilation!!!. (Ne cherchez pas à savoir ce que c’est, SNFSAN)
  • Parfet Balblair (Vandread) : Oui, ça ne cours pas les aimes, mais on en trouve bien dans cet anime.
  • Chinami Ebihara (CodeE) : Bon, là, c’est un peu l’inverse du thème, l’exception qui confirme la règle. celle qui ne peut pas faire vraiment partie du lot à cause de son pouvoir, mais qui a quand-même un lien avec.