Soviet Voice

Il y a quelque chose de pourri dans le royaume du PC

 

La crise économique  provoque chez les décideurs une litanie de lamentation commentant les nombreux communiqués catastrophiques ponctuant la presse. L’un des derniers numéros de Canard PC recensait ainsi les mauvaises nouvelles émanant des principaux acteurs  de l’informatique, aussi bien matérielle que logicielle. Les éditeurs et développeurs de jeux vidéo n’échappent pas à la tendance, annonçant force licenciements, à grand renfort d’euphémismes inventifs, redéploiement, restructuration… Parmi les causes toutes trouvées expliquant la mauvaise santé du secteur, le piratage arrive en bonne place, depuis le mec d’Epic Game justifiant le non portage de Gears of War 2 sur PC jusqu’à la sympathique mais avide paire de 2Dboyz lâchant, un peu dégoutés, un taux de piratage putatif de 80 ou 90% pour leur World of Goo. Bien sûr, il ne leur est pas venu à l’idée que vendre 20 euros un jeu réalisé par deux personnes et le limiter dans un premier temps au marché américain aurait un impact certain sur ce taux. Crétins.

Il ne faudrait pas pour autant défendre les pirates. Un pirate, c’est un con (ou plusieurs) qui passe trop de temps à tenter de justifier sa connerie, alors qu’il ferait mieux de travailler pour s’offrir ce qu’il télécharge à l’œil en crachant à la gueule des créateurs. Depuis la découverte peer to peer par les majors et autres éditeurs, les réponses mises en place n’ont fait que donner du grain à moudre aux connards suscités, nous offrant au passage des arguments hilarants comme « je pirate à cause des DRM », véritable division par zéro.

Hélas, mille fois hélas, mes dernières expériences vidéo-ludiques confinent de plus en plus au foutage de gueule, malgré ma grande tolérance en la matière, née de lointaines après-midi à trafiquer un autoexec.bat et un config.sys afin de tenter de libérer assez de mémoire conventionnelle pour faire tourner certains jeux Dos. J’avais déjà évoqué Mass Effect, et, plus rapidement, GTA IV. Dernièrement, Dawn of War 2 et Empire Total War m’ont imposé des téléchargements sur Steam d’une lenteur insupportable, avec qui plus est dans le premier cas un jeu fonctionnant pré-patch et bugué post-patch, et dans le second un jeu aussi instable que les mains de Michael J. Fox.

Aussi, si je résume, de nos jours, l’achat d’un jeu, c’est bien souvent :

-          Passer par Steam, minable pompe à fric, mal foutue, offrant aux pigeons des débits ridicules, imposant les patchs par défaut, envahissant même les jeux achetés en magasin

-          Se taper Gaming Live For Windows, service merdique, anti-ergonomique, blindé d’achievement crétins et inutiles

-          Voir des DRM lourds vous refuser le jeu à cause de la présence d’un vague Daemon Tools, empêcher une réinstallation légitime, voire faire planter votre jeu corps et âmes, ainsi Mass Effect chez moi, même après plusieurs patches

-          Subir un jeu mal finalisé, instable, nécessitant des heures de test et de tweak pour en tirer quoi que ce soit, comme l’user radio magique de GTA IV, pesant pourtant bien 10% dans la roxance du jeu, qui m’a imposé une suppression et une réinstallation de l’ensemble de mes codecs

Pour le coup, il serait presque tentant de passer sur console, du moins la prochaine génération, afin de jouer sur ma télévision en FullHD, chose impossible à l’heure actuelle avec une 360 ou une PS3. De toute manière, jamais un Empire Total War ne verra le jour sur ces plateformes, vu le QI du joueur console moyen. La meilleure solution reste sans doute d’acheter des cartons entier de Sins of a Solar Empire en magasin et des tas de Fallout sur GoG, afin de montrer au crétin d’Epic Games que le jour où il pondra un bon jeu bien finalisé et sans DRM dysfonctionnels, on lui fera l’honneur de l’acheter (et non, Gears of War n’est pas un bon jeu si votre cerveau tourne à vitesse normale). 

A la base, je voulais vous dire tous le mal que je pense de Tokyo Toybox. Un plantage malvenu sur Empire Total War aura changé la destiné de cet article. Un autre jour peut-être.

 

Edit : 

steams


JAVé César, épisode #03 – JAVé César contre la crise du logement

Hier soir à la télé était diffusé le concert 2009 des Enfoirés. Comme tous les ans, les personnalités favorites des français se sont mobilisées pour les Restaurants du Cœur et ont une nouvelle fois offert un spectacle de toute beauté. Je l’ai pas vu mais on m’a dit que c’était sympa. Y’avait Christophe Maé, Kad Merad et Sébastien Chabal, donc ça avait intérêt à être sympa. Toujours est-il qu’en ces temps de crise, il est de plus en plus dur de lever des fonds pour aider les plus démunis d’entre nous. La veille, plusieurs associations de défense de sans-abris sonnaient la sirène d’alarme, car malgré le vote de la loi DALO, nombre de personnes continuent à arriver dans la rue. La faute à quoi, me demanderez-vous ? A la crise du logement évidemment. Les loyers augmentent, pas le pouvoir d’achat, et ça laissez-moi vous dire que c’est pas glop pas glop.

Quel rapport avec le fabuleux monde des Japanese Adult Videos ? C’est pourtant évident. En effet, les japonais sont 127 millions. Et ils vivent sur un territoire quasiment deux fois plus petit que le nôtre. Du coup vous pensez bien que la crise du logement, ça les connaît un peu. Et donc, ingénieux comme ils sont, ils ont déja échafaudé des solutions. On connaissait déja les Capsule Hotel, mais la JAV qui nous intéresse aujourd’hui propose une autre solution, sans doute mieux adaptée à notre besoin de confort que ces cages à lapin pour humains : la colocation. Mais pas la colocation à 3 ou 4 personnes comme nous la concevons ici, non. Les japonais, toujours à la pointe de l’innovation vont encore plus loin, et nous proposent dans cette JAV un concept inédit : la colocation à 101. Et oui, j’ai bien écrit 101, ce n’est pas une faute de frappe. 1 homme, 100 femmes, et une maison juste assez grande pour tous les contenir. Malin. Evidemment, le reste de cet article ne devrait pas être lu sur votre lieu de travail, ou nulle part ailleurs si vous n’êtes pas assez vieux pour avoir connu les Jojos, Pour Être Libre et les Animaniacs.

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