JAVé César, épisode #03 – JAVé César contre la crise du logement
Hier soir à la télé était diffusé le concert 2009 des Enfoirés. Comme tous les ans, les personnalités favorites des français se sont mobilisées pour les Restaurants du Cœur et ont une nouvelle fois offert un spectacle de toute beauté. Je l’ai pas vu mais on m’a dit que c’était sympa. Y’avait Christophe Maé, Kad Merad et Sébastien Chabal, donc ça avait intérêt à être sympa. Toujours est-il qu’en ces temps de crise, il est de plus en plus dur de lever des fonds pour aider les plus démunis d’entre nous. La veille, plusieurs associations de défense de sans-abris sonnaient la sirène d’alarme, car malgré le vote de la loi DALO, nombre de personnes continuent à arriver dans la rue. La faute à quoi, me demanderez-vous ? A la crise du logement évidemment. Les loyers augmentent, pas le pouvoir d’achat, et ça laissez-moi vous dire que c’est pas glop pas glop.
Quel rapport avec le fabuleux monde des Japanese Adult Videos ? C’est pourtant évident. En effet, les japonais sont 127 millions. Et ils vivent sur un territoire quasiment deux fois plus petit que le nôtre. Du coup vous pensez bien que la crise du logement, ça les connaît un peu. Et donc, ingénieux comme ils sont, ils ont déja échafaudé des solutions. On connaissait déja les Capsule Hotel, mais la JAV qui nous intéresse aujourd’hui propose une autre solution, sans doute mieux adaptée à notre besoin de confort que ces cages à lapin pour humains : la colocation. Mais pas la colocation à 3 ou 4 personnes comme nous la concevons ici, non. Les japonais, toujours à la pointe de l’innovation vont encore plus loin, et nous proposent dans cette JAV un concept inédit : la colocation à 101. Et oui, j’ai bien écrit 101, ce n’est pas une faute de frappe. 1 homme, 100 femmes, et une maison juste assez grande pour tous les contenir. Malin. Evidemment, le reste de cet article ne devrait pas être lu sur votre lieu de travail, ou nulle part ailleurs si vous n’êtes pas assez vieux pour avoir connu les Jojos, Pour Être Libre et les Animaniacs.

Voici notre bon samaritain. Comme vous pouvez le constater, le remord de vivre en privilégié le fait réfléchir à sa condition de petit bourgeois, et il se dit qu’il a quand même vachement envie d’aider son prochain histoire de sauver son âme de l’éternelle damnation. Ou alors c’est juste un type un peu pervers qui cherche à tirer sa cartouche. Vu que je ne parle pas encore super bien le japonais, je ne comprends pas à quoi ce type peut penser. Désolé.

Et donc, notre héros a une idée. Son visage réjoui semble nous dire que c’est même une putain de bonne idée. Le genre d’idées à l’origine d’inventions historiques comme la roue, l’eau chaude, la bombe atomique et le fait de pouvoir commander des pizzas par Internet. Et d’ailleurs…

…Il va se commander une Pepperoni Lovers sur le site de Pizza Hut, sans en imaginer les funestes conséquences. Bon en fait non. Il va aller lurker sur 4chan. Non plus. En fait, il est allé sur Internet pour poster ça :

Je ne sais pas trop ce que ça veut dire, parce que je n’ai pas bien étudié les kanjis, mais en gros il propose un hébergement gratos, parce qu’il a l’ambition d’être un bon samaritain.

Après une nuit passée à faire une ellipse, notre héros est réveillé par un bruit mystérieux venant de l’extérieur de sa demeure.

Par une péripétie digne des meilleures comédies américaines, le plan du héros fonctionne. Hélas, il fonctionne trop bien, et il se retrouve avec une centaine de nanas sur les bras. Problématique ? Evidemment. Mais je vais laisser notre héros le communiquer lui-même.

Et là tout est dit.

Elles pillent le frigo.

Elles foutent le bordel dans l’entrée avec leurs chaussures qui puent.

Elles se battent entre elles.

En gros, vous aurez compris que les nanas font un peu chier.

Encore une fois, on remarquera le talent de l’acteur. Qui découvre que les hommes et les femmes s’emboîtent parfaitement les un dans les autres. Ou alors il s’est chié dessus.

Ok. Il s’est chié dessus donc.

Bon, en fait non. Il a découvert que 100 nanas c’etait bien pratique pour aider pour le ménage et la cuisine. Par contre, il est un peu con : il file un coup de main. Quel intérêt de faire venir 100 nanas si c’est pour filer un coup de main ? Quel intérêt ?

Ah. Ca. D’un film qui avait fait preuve jusque là d’une telle intelligence, ça me déçoit. Je croyais avoir affaire à une fable sur le travail en commun, et j’ai ça. Putain de merde. Mais persistons.

Et pourtant, malgré les petits tracas du quotidien, la vie continue. Ici, notre héros va aux toilettes, mais se heurte à l’opposition de celles avec qui il partage désormais son toit. Je vous épargne le reste de cette scène, qui consiste en plusieurs plans de plusieurs nanas en train de pisser, et se finissant sur l’une des images les plus dégoutantes qu’il m’ait été donné de voir depuis que je fais cette chronique.

La nuit tombe, et notre héros va prendre un repas copieux sous les yeux de ses colocataires. Enfin je crois. Ca se trouve il leur filera les restes parce que c’est pas un crevard, mais laissez-moi vous dire que j’en doute très sérieusement.

Après un bon repas, que fait-on me demanderez-vous ? On va se doucher, évidemment !

Bon, alors évidemment, pour économiser le chauffe-eau, faut rentabiliser un maximum la douche. Donc évidemment on y va 12 par 12. Et on partage le savon, parce que ça coûte cher ces conneries quand même.

Et donc évidemment, après la douche, il est important de profiter des effets réparateurs d’un bon verre de lait, qui rappelons-le est une excellente source de calcium et de vitamine D, bons pour les os. C’est pas tout ça, mais il serait temps de dormir, non ?

Et voici la plus belle séquence du film. Dans une scène à mi-chemin entre rêve et réalité, notre héros dort sur un matelas fait des habitantes de la maison. Tout le monde est à poil, c’est la bonne ambiance, et finalement ça donne au film le cachet artistique dont il avait tant besoin.

Du coup, la scène finale – un cache-cache – dans la maison fait un peu tiep. Il n’empêche qu’elle a sa place.
Conclusion : Trop d’attente avant de voir un bout de nichon, film globalement ridicule, malgré une idée originale.
JAVé, César ! Otaki te salutant !


