« Je joue à des eroge… pour l’histoire ! » Si si.
Bonjour, ceci est mon premier article sur ce blog. N’hésitez pas à écrire ce que vous en pensez en commentaire.
Un jour de printemps, le soleil brille, l’herbe est verte, le ciel est bleu, un geek s’attarde sur son ordinateur, parcourt un de ses blogs préférés. Tout était en ordre dans le monde.

Et là, le choc (edit : commentaire de QCTX) :
http://www.sankakucomplex.com/2009/03/03/star-ocean-4-ecchi-scenes-compilation/
http://www.sankakucomplex.com/2009/02/07/star-ocean-4-really-does-want-to-be-an-eroge/
http://www.sankakucomplex.com/2009/01/27/star-ocean-producer-i-wanted-to-make-an-h-game/Et vous voulez encore me faire croire que vous allez acheter le jeu pour son graphisme ou son scénario ?
Le choc fut tel qu’au départ, il ne sentit rien. Pas d’avis, pas d’émotion. Mais, peu à peu, une idée germa dans son esprit fou : il devait faire quelque chose, relever l’insulte faite à son esprit otaque, sauver le monde !
Ça a donné cet article. (Et c’est la dernière fois que je parle de moi à la troisième personne).
Pour montrer à quel point le commentaire ci-dessus est erroné[1], je prendrai le parti d’expliquer pourquoi, même dans le cas d’un eroge (si quelqu’un a une traduction pour ce mot meilleure que « jeu érotique », je suis preneur), nous n’y jouons pas uniquement pour l’ »éro ».
Pour quelle raison jouer à un RPG japonais ? à un visual novel ? eroge ou pas, d’ailleurs ?
Ma raison[2] est que ces jeux contiennent de l’émotion à l’état quasi-pure, manipulant le joueur pour lui faire éprouver tantôt :
Amour, regret :


Amour, tristesse :


Amour, désespoir :


Que tirer de cela pour les scènes érotiques ? Dans les eroges consensuels, le but est généralement de faire lire/vivre/avaler au joueur toute une histoire avec (au moins) une fille, afin de générer chez le joueur un sentiment d’amour (ou au moins de moé).
La scène d’amour est donc le summum de cette histoire d’amour, à la fois inconfortable et excitante, ce qui me semble… être comme ça devrait. (Parfois, l’inconfort atteint des niveaux trop élevés pour maintenir la connexion émotionnelle (cf. Yuzuha in Utawarerumono))
En tout cas, l’effet a été clair (au moins dans le cas de Fate/Stay Night) : ils auraient pu enlever les scènes érotiques, ça n’aurait pas diminué d’un iota mon amour actuel du jeu… ce qui ne signifie pas que je n’apprécie pas leur présence ! C’est donc un exemple d’eroge pour lequel on joue pour le scénario ! Et s’il y a des eroges pour lesquels c’est le cas, alors comment douter que cela puisse être le cas pour Star Ocean 4 ?
Donc, il y a certainement des gens qui jouent à Star Ocean 4 pour son scénario. (Mais pas moi, je n’ai pas de Xbox 360). CQFD.
Voilà. C’était tout. Merci à ceux qui ont lu jusqu’au bout !

Notes :
[1] Après réflexion, il se trouve que les diverses caractéristques « sexy » de Star Ocean 4 n’ont finalement rien de choquant, que ça soit par rapport à d’autres RPGs japonais grand public (cf. les rêves d’Arche dans Tales of Phantasia, ou le bordel gay de Final Fantasy VII), ou par rapport au reste de la culture visuelle japonaise (cf. fanservice).
[2] Cette raison devient complètement invalide lorsqu’il est impossible de s’impliquer émotionnellement ; cela correspond au cas où ce qu’il arrive aux filles/femmes est trop *horrible* pour s’impliquer dedans. (Exemple typique chez Raton).


