Rhythm Gangsta Paradise
Il y a quasiment un mois de ça, j’avais écrit un article rempli de brutalité objective sur K-On. Et juste une semaine après, alors que je me faisais le relais des mésaventures de mon camarade Corsaire, Garric me disait qu’au bout d’un an et demi, faire le coup de « personne ne me lit et de toutes façons ce blog est pourri » c’était carrément plus drôle du tout. Loin de moi l’idée de vouloir tenter d’excuser de quelque façon que ce soit mon manque d’activité de ces dernières semaines, mais autant de trucs pas glops, ça m’a pris un peu de temps à encaisser. Mais finalement, après y avoir réfléchi un peu, pourquoi je changerais, hein ? On est en France, non ? Si ce que je dis ne plaît pas à mon supérieur hiérarchique, on s’en fout, non ? Ah ? … … …
Bon, parlons plutôt de Rhythm Paradise. Rhythm Tengoku Gold en VO, et Rythme Paradis en français dans le texte. Trêve de considérations linguistiques, parlons plutôt du jeu. Ou plutôt non, parlons de Rhythm Tengoku premier du nom d’abord, parce que c’est mon texte et c’est moi qui décide. Donc, le premier Rhythm Tengoku, c’est un jeu de rythme sorti en 2006 sur Game Boy Advance qui avait pour particularité d’avoir été développé par l’équipe de Wario Ware en collaboration avec Tsunku♂, plus connu par les plus désespérants d’entre vous pour son travail au sein du Hello! Project. Le résultat de cette coopération, c’est une excellente petite collection de mini-jeux, alliant visuels bigarrés et musiques entraînantes, rappelant sans doute un peu l’œuvre totale que visait Wagner à Bayreuth mais pas trop non plus quand même.
Et là mes amis, on arrive à un sacré pépin. Voyez-vous, Rhythm Paradise, sa suite sur DS, reprend exactement le même concept, et l’applique exactement de la même façon, sauf que là, on est sur DS. Du coup, on a toujours des graphismes décalés, expérimentaux et de bon goût et on a toujours des mélodies des plus accrocheuses signées par l’homme derrière les Morning Musume. Les différences se trouvent dans le contenu, puisqu’on a ici une cinquantaine de mini-jeux originaux, et tout plein de belles choses à débloquer en obtenant des médailles pour chacun d’entre eux, et dans la jouabilité, puisque celle-ci quitte les boutons de la GBA pour se retrouver sur l’écran tactile, à devoir faire différentes idioties avec le stylet, et tout cela en rythme s’il vous plaît.
Ne vous fiez pas à la campagne que Nintendo a faite à grands renforts de Beyoncé, Rhythm Paradise est un titre très recommandable, parfois même difficile, et l’expérience qu’il offre vaut bien le coup d’être essayée. En plus, l’acheter montrera à Monsieur Nintendo que c’est bien gentil de sortir des logiciels à la con pour vous rendre plus beaux et plus intelligents, mais qu’avoir des jeux de qualité qui ne prennent pas ses utilisateurs pour des singes lobotomisés c’est sympa aussi. Et ça, c’est une leçon à retenir mes amis.


