Projet : Charte morale de l’otaku
Cet article est une réponse au dernier de Raton-Laveur, sur l’Editotaku.
Etant établi qu’il a raison sur le fond, et que ses réponses aux objections les plus communes sont recevables, et donc suffisantes pour la plupart des gens qui ne viennent pas ici, soulevons plutôt le drap du problème qui nous préoccupe réellement : honnêtes et loyaux, oui, mais à quel point ? Quelles règles dois-je observer pour ne pas me considérer comme un hypocrite égoïste, et être assuré que la plupart des gens penseront comme moi ? (Parce que c’est ça qui compte en vérité.)
Il existe plusieurs problèmes moraux très concrets sur l’achat, le téléchargement des animes, et des produits dérivés. Aucune charte claire n’étant établie, l’otaku moyen, s’il n’est pas complètement intégriste, se sens parfois coupable, et toujours vaguement moins vertueux que les autres.
J’autorise (j’encourage) les autres rédacteurs à éditer cet article pour rajouter des problèmes concrets.
- Est-on obligé d’acheter un anime que l’on a aucune envie de revoir, juste parce qu’on l’a vu une fois ?
Apparament, tout le monde s’accorde à dire qu’il n’est pas utile de tout acheter, et certainement pas les oeuvres qu’on a pas aimé.
- Est-il réellement immoral d’acheter un produit dérivé HK s’il n’existe pas d’équivalents légaux ?
Oui, même dans ce cas là.
- Si l’idée est de « reverser de l’argent dans la machine », est-ce qu’acheter des figurines dont le profit ira au créateurs n’est pas aussi bien qu’acheter les dvd ? Si non, doit-on en déduire que les dvd sont prioritaires ?
Les differentes goodies ne rapportent pas assez aux créateurs pour pouvoir remplacer l’achat de dvd dans une optique de financement.
En vrac :
- Par extension, si l’on considère qu’il est légitime de ne pas vouloir acheter n’importe quoi, est-ce moral de télécharger un anime licencié si c’est dans une optique de test, en restant ouvert sur la possibilité d’achat ?
- Que doit-on faire si un ami mal informé vous offre une figurine HK ? Aussi délicat que l’on puisse être (« heu, je n’achète pas ce genre de choses d’habitude »), on lui fait quand même remarquer qu’il tombe à plat, alors qu’il a fait l’énorme effort de se souvenir du nom de votre série préférée par pure amitié. Hein, qu’est-ce qu’on dit dans ces cas là ?
- Les adolescents sans travail ont-ils le droit à un « crédit de moralité » ? Peut-on leur accorder le bénéfice du doute jusqu’à ce qu’ils aient un travail et la possibilité de rattraper financièrement leurs contrefaçons passées ?
- Est-ce qu’acheter des dvd d’occasion est aussi bien que d’acheter des dvd neufs ? acheter des dvd d’occasion est aussi un moyen de protester contre le prix exagerée des dvd neufs.
- Est-ce qu’une personne qui découvre un anime à la télévision peut acheter des goodies sans forcement avoir envie de revoir l’anime ?
- Et si on aime pas les dvd, quelle est la meilleure solution pour soutenir quand même l’industrie ?
Ce serait bien si on arrivait à trouver des réponses précises à toutes ces préoccupations !


