The Sims™ 3

On ne dira jamais assez combien The Sims, premier du nom, fut un jeu pionnier, parmi les premier à démontrer au monde des gamers qu’il était tout à fait possible de faire un immense carton auprès d’un public sachant à peine allumer un PC. Sorti en l’an 2000, il annonce les succès actuels de Nintendo, qui a pu expérimenter la puissance du casual gaming avec la DS, avant de s’y vouer corps et âmes avec sa Wii. Non seulement ces jeux permettent de toucher un public bien plus large que même un blockbuster Sony classique pour adolescent gamer, mais ils ont l’avantage énorme de ne pas coûter grand-chose à réaliser, minimisant l’impact d’un échec. Qui, comme Rockstar, prendrait le risque de se récupérer des cartons d’invendus de Chinatown War, pourtant l’un des meilleurs jeux DS et remarquable exploitation des capacités de la machine, alors que n’importe quelle daube de la série Léa est bien vite rentable ? The Sims annonçait donc les règles du jeu casual : simplicité de l’interface, simplification du gameplay, sujet fédérateur et absence de challenge.
Presque dix années après, le troisième opus débarque, selon le bon vieux principes de l’évolution dans la continuité, correspondant de fait à une prise de risque minimale. Le contexte a, on l’a vu, changé : la concurrence est bien plus forte, sur des plateformes plus accessibles. Après tout, si les Sims étaient un immense crachat à la gueule des fans de Maxis rompus à la gestion urbaine des Sims City, ils restaient plus complexes à manier que le jeune débile d’un Animal Crossing Wild World ou qu’un de ces horribles Nintendogs. Venant de l’univers du PC, le développeur ne pouvait pas non plus se foutre complètement de la gueule des clients comme un studio consolard : sur PC, le joueur en chie trois fois plus pour jouer, alors il est bien plus exigeant, ceci expliquant que l’unique machine des vrais gamers est et restera une bonne grosse bécane fumante. N’empêche, qu’en est-il de cette version 3 ? Maxis a-t-il vendu son âme au diable et simplifié à mort ce qui l’était déjà, simple ? Le jeu a-t-il l’ombre d’un intérêt pour un vrai joueur, qui trouvait déjà le premier opus débile et dont les seules simulations de vie installées sur son système sont Sexy Beach, Artificial Girl et 3D Custom Girl ?


