Avant tout : coucou Putois Putassier, bienvenue (:
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En fait à la base je voulais écrire un article dans la catégorie langue japonaise, mais tout ce que j’écrivais ressemblait un gros tat d’anecdotes foireuses, alors je vais peut-être attendre encore un peu l’inspiration…
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Cet article est plein de rancœur. Il est méchant, (relativement) brutal, et humiliant pour les personnes concernées. Mais il faut que ça sorte.
Il nous arrive parfois, pour une raison ou pour une autre de se retrouver avec des gens plutôt normaux. Si on a de la chance, ce n’est pas dans une cours d’école, et ils font donc de leur mieux pour être amicaux. Ils ont du mal, donc j’apprécie l’effort. Merci d’avoir dit muettement toutes ces moqueries sur moi, ça m’aurait vraiment enquiquiné de devoir partir de nuit pour prendre le dernier train Strasbourg/Metz. En plus il aurait fallu crier, et je déteste ça.
Tout ce petit monde étant réuni, il a rarement mieux à faire que de regarder un film. C’est là que le drame commence. Je suppose que je n’avais pas envie de regarder un autre film nul, ou pire, un film de zombie. Il n’y a rien de plus ridicule qu’un film de zombie. Rien de plus chiant. Rien de plus prévisible. Ils commencent tous en faisant croire qu’ils ont quelque chose d’original qui fera d’eux un film particulier, et même pas de zombie d’ailleurs. Maintenant, on appelle plutôt ça un virus, une maladie, une mutation génétique… un virus qui rend immortel aux balles ? mais bien sur…
Je propose donc, dans un bel esprit d’élévement de l’humanité, de regarder un des animes présent sur mon ordinateur.
(Me tuez pas, c’était avant la sortie des dvd, et je les ai tous acheté !)
J’allume. Je sers les dents pour supporter le rituel « ho non, des sous-titres, c’est fatiguant ». Je leur explique gentiment que c’est du japonais, qu’on s’habitue vite au sous-titres et que si ils veulent, j’ai des films en anglais non sous-titrés. « Si j’ai le niveau, tu l’as » encourages-je. J’aurais préféré regarder autre chose moi aussi. Je voulais toujours élever l’humanité, mais j’avais déjà l’impression de donner de la confiture à des cochons ingrats. La fille qui a 6 points de moyenne et 4 ans d’études de plus que moi se dégonfle à l’idée de regarder un film en VO, et accepte de supporter les sous-titres pour 20 minutes. Une autre fille se réveille, et lâche « ho non, un manga, j’aime pas ça! ». Ce n’est evidemment pas le moment de lui dire que non, ça c’est un anime, mais je le fais quand même. J’ajoute que ça n’a rien à voir avec les clichés habituels, que ce n’est pas violent, et que c’est très intelligent. Je précise aussi que c’est mon dessin animé préféré (ce n’est pas tout à fait vrai, mais ce n’était pas le moment d’être subtil). Oui, j’ai adapté le vocabulaire en fonction du public. La deuxième fille accepte donc, et s’endormira avant la fin.
Je ne suis pas très douée en psychologie de l’anime. Peut-être que j’aurais du proposer quelque chose de plus accessible. La vérité c’est que je ne sais juste pas ce qui est ou non accessible. Je pensais qu’à un certain niveau d’excellence, même si c’était un peu dur, on ne pouvait qu’apprécier. Et puis bon, je voulais élever l’humanité, j’avoue.
Néanmoins, peut-être que j’ai choisi trop dur. Je pensais qu’ils maîtrisaient l’ironie. Je pensais qu’ils comprendraient. J’ai même fais les rires enregistrés, en rigolant beaucoup trop, pour qu’ils comprennent qu’on ne se moquait pas de l’épisode, mais avec l’épisode.
Rien n’a marché. Ils ont regardé, du début jusqu’à la fin, Mikuru comme un cliché sur pattes. Yuki, ils ne l’ont pas vu, ce qui est la pire des insultes. Ils ont trouvé tous les autres personnages ridicules, et les commentaires stupides.
Parfois j’en viens même à me demander si ces gens là ne font pas semblant de ne pas aimer tout ce que je propose pour me maintenir dans un malaise permanent. Comme je n’ai pas encore trouvé à quoi ça pourrait leur servir, j’essaye de ne pas être parano. N’empèche…
Alors on a regardé un film de zombie. Celui là est super original, parce qu’ils arrivent à la fin de la guerre contre les zombies. On a gagné, sauf que deux enfants stupides propagent le virus en allant chercher leurs jouets dans la zone interdite. A la fin tous le monde est bouffé. Ca a duré plus d’une heure et demie… *soupir*