Mirai Nikki c’est troooop bien!!!
Tout le monde en parle,mais je veux apporter ma pierre à l’édifice de ce manga qui tue! (blague powa!)
Tu te demandes peut être de quoi ça parle? Tu as de la chance, je vais t’expliquer.
Quand tu ouvres le premier tome de Mirai Nikki c’est pour y lire l’histoire de Yuki. Ce qu’il y a bien avec Yuki c’est que tu t’y reconnais trop. Il est comme toi, normal, mais décalé par rapport aux gens normaux. C’est trop bien joué de la part de l’auteur! Même que des fois il se questionne super profondément sur sa vie toussa.
Yuki se retrouve impliqué dans un truc trop chelou, son portable dans lequel il note tout, commence à lui prédire l’avenir! C’est trop cool, quoi. Il peut avoir des super notes sans travailler, il peut éviter les ennuis et tout. Mais là où c’est trop génial, c’est qu’en fait il n’est pas le seul à avoir un chronographe (c’est le nom des trucs qui lisent l’avenir!!) et qu’en fait un Dieu que Yuki pensait être son ami imaginaire a organisé un jeu de ouf où ils doivent s’entretuer pour devenir Dieu à la place du Dieu en place! Mais ce qui est encore plus ouf, c’est que les gens qui ont un chronographe ils sont prévenus avant quand il est prévu qu’ils meurent mais c’est impossible à éviter! Sauf que Yuki il a déjà évité un de ses préavis de mort! Et c’est trop dingue, quoi! Réussir a battre les prévisions d’un Dieu, c’est dingue. Et c’est grâce à Yuno!
Yuno, c’est une fille qui est amoureuse de Yuki. Elle est super intelligente et super belle. Mais en fait elle est folle et elle tue les gens comme ça! Et elle décide de protéger Yuki! Il a trop de chance Yuki.
Ensuite il y aura plein de méchants super cool! Et des tas de plans super recherchés…
Bon, j’arrête les frais. Mirai Nikki, c’est mauvais.
Tu l’auras peut être compris à la lecture de ce début d’article bien trop grossièrement dithyrambique, il y a des tares dans ce manga que je ne peux pardonner. (En plus ça m’a permis de faire un synopsis original !)
La principale c’est un gros problème de vraisemblance, pas celle du fantastique, celle du scénario en général, celle des psychologies absurdes, celle des personnages plus généralement, celle du déroulement des évènements, bref celle de l’histoire. Et celle du dessin aussi, au passage.
Ce dernier exemple est un peu anecdotique, mais il exprime très bien la volonté de l’auteur. Ici, les personnages ont des corps d’enfants (grosses cuisses, grosses têtes, gros yeux, membres courts) sauf quand ils sont peu habillés où soudainement ils se retrouvent affublés (au moins pour les personnages féminins) d’un corps certainement plus adulte. On notera aussi le phénomène H: les poitrines gagnent autant de bonnets que le nombre de vêtements les couvrant diminue. Bon le dessin c’est surtout une question de goûts (je vomis le design de Lucky Star, même s’il est différent de celui de Mirai Nikki ça te donne une orientation de mes goûts) mais si je te donne mon sentiment dessus c’est surtout parce que dans les travers du dessin de l’auteur, comme cette déformation des corps selon les habits, souviens toi du numéro 12, tu comprends bien la volonté de l’auteur: peu importe le réalisme, du moment que cela va dans le sens qui lui plait. Même si cela va contre la vraisemblance du récit.

Tu vois ! Les cuisses ! C’est abusé !
Mais le pire c’est dans les vues plus lointaines, les jambes sont triangulaires. Pas de genoux. Et je trouve cela moche.
Maintenant souviens toi de Yuki. Asocial, très doué dans un domaine précis et assez confidentiel, réfugié dans son univers virtuel… ça t’a probablement sauté aux yeux, c’est un magnifique exemple de tentative de Shinji 2.0. En moins subtil, m’est avis. Et c’est tellement visible, que ce personnage n’a plus de vie. Tu ne le vois qu’avec un écriteau disant: « Je suis ton reflet ». Voilà qui n’aide pas à plonger dans le récit.
Bon là tu me dis normalement que si je parle de Shinji Yuki, je dois parler de Yuno. Sans intérêt. Un personnage fou. Une fille. Avec une grosse poitrine. Et amoureuse du héros. (Mouais. Je retourne lire Agharta, au moins l’impression de danger est bien rendue !) Sérieux. Sans intérêt. En plus d’être bancal (On ne tue pas des tas de personnes sans éveiller les soupçons de la police. Surtout pas les gens qu’elle a tué !)
Je ne vais pas te faire toute la galerie de personnages, mais c’est n’importe quoi. (Au japon, on peut se procurer du TNT tranquille ?) Je vais juste mettre en lumière le pire du pire. L’absurde parmi l’absurde. Dans le tome 3, tu fais la connaissance du numéro 5. Un gamin de 4 ans.
Putain de merde! A 4 ans tu viens juste d’apprendre à parler. Tu ne sais même pas encore écrire. Tu galères méchamment avec une souris entre les mains. En bref, à 4 ans tu es un putain de gosse qui a besoin de ses parents pour le torcher ! Tu ne monte pas des plans de folie pour tuer des gens ! Parce que tu en es incapable ! Intellectuellement tu n’es pas armé pour. Tu ne comprends même pas vraiment la mort ! Sakae Esuno n’a jamais vu d’enfant de sa vie ou quoi ! Stop la stupidité ! Stop le délire ! Un gamin de cet âge qui essaie d’électrocuter une personne et qui sait ce que c’est que faire sauter les plombs, ça n’existe pas !
Ce tome 3 m’a désespéré.
Je suppose que tu as compris que j’avais des petits problèmes avec l’invraisemblance totale de ce manga. Sache que ça vaut aussi pour le jeu à cause d’un problème de définition. Un calcul divin ne peut être mis en défaut. C’est impossible. Saint Seiya ne compte pas car les humains s’élèvent aux niveau des Dieux. Ici rien de tout ça. Ici, Yuki reçoit un de ces préavis de décès inévitable, mais s’en sort.
Et c’est de l’escroquerie. Si tu en es prévenu, il est logique que cette mort devienne évitable. Si Dieu estime que la mort est inévitable, alors elle l’est , sinon Dieu n’est pas Dieu. Et enfin si la mort était inévitable tant que la prédiction n’était pas faite, alors cette prédiction change la base du calcul divin qui forcément n’est plus valide, donc la mort n’est plus forcément inévitable.
En gros, la mort n’est pas inévitable. Il n’y a pas de miracle dépassant la notion de miracle. C’est du flan. Du suspense artificiel basé sur des mots: « miracle », « inévitable », « préavis de décès » etc.
Encore une fois aucun soucis de vraisemblance, tout est dans l’avoir l’air. Que dalle dans l’être.
Je peux encore te parler des réactions absurdes des personnages. Quand tu vois la méchante qui se présente bien gentiment à Yuki histoire qu’il puisse la reconnaître, c’est vrai quoi, pourquoi donc se cacher dans un jeu où on risque la mort ? Ou pire encore qui le sauve ! (WTF ! Nan mais c’est une terroriste ! Tous les moyens sont bons pour une terroriste, non? Alors qu’est-ce qu’elle nous fait à sauver des gens qu’elle veut voir morts ?)
Quand tu vois ça, t’as légèrement des larmes de dépit qui te coulent des yeux.
Après ne te méprends pas. Je ne suis pas un fanatique de la vraisemblance absolue. Mais dans un titre basé sur des plans, c’est un minimum que de bâtir quelque chose qui tiens debout. Si on est dans le délire avec des personnages weirdos en dépit du bon sens, si l’auteur ne pose pas des bases solides à son intrigue, s’il jette en pâture la logique pour plaire à une population otakesque alors là c’est sans moi. On fait du délire ou du sérious business. Or tu ne retrouves pas un univers délirant et jouissif dans Mirai Nikki. Et ce n’est pas sérieux pour deux copecks. L’auteur, jouant de fumisterie, nous a livré un truc basé sur de l’artificialité et non sur la force de son récit. Avoir l’air, plutôt qu’être. Avoir l’air d’un manga basé sur des affrontements intellectuels et psychologique post Death Note. Mais avec un manga qui adapte la réalité, indispensable au genre, pour réussir a toucher son cœur de cible.
Si tu te demandes pourquoi la réalité est indispensable à un genre pourtant emprunt de fantastique, la réponse est assez simple, c’est pour que ton esprit se dise au moment de la solution: « Ah ouais ! » Et non pas « WTF ! ». Si on commence à dénaturer la réalité, le lecteur sait qu’il ne pourra pas trouver la solution que l’auteur mettra en avant puisque non comprise dans l’univers qu’en temps que lecteur il peut appréhender. Il n’aura donc plus de surprise devant la révélation, devant la solution au problème ou pire encore aura parfois décroché durant le déroulement illogiques des événements. Au final, plus d’intérêt.
C’est amusant d’ailleurs de voir que ce qui était ajouté pour créer du suspense est ce qui le tue au final !
Exemple: A un certain moment, un personnage tente d’en empoisonner un autre. Il met donc du poison dans ses tomates.
Là tu te demandes comment cette personne va s’en sortir. Et ça devient marrant: figures toi, que la personne trouve sa tomate « plus lourde » et décide de ne pas la manger.
Attends ? Quoi ? Elle se souvient du poids de sa tomate avant? Et elle arrive à faire la différence? Mais c’est une toute petite tomate! (elle tient sans dépasser sur une fourchette) Et le tueur, il a mit combien de produit dans la tomate, 10L ?!
Tu vois. C’est débile.
Et c’est toujours comme ça. Le scénario peut sembler un peu travaillé au début, mais que dalle. C’est du vent. L’auteur a du définir des points où il veut aller et tente de les relier avec ces personnages insensés, ses retournements de situation soit disant miraculeux et une psychologie bâclée.
Mirai Nikki c’est mauvais.
Ps: Si tu veux un avis différent, clique ici et tape « Mirai Nikki » ! Une chose est certaine: quand Amo aime il ne compte pas! Et un autre avis, assez partagé mais finalement positif.


