Soviet Voice

Le successeur de Berserk. Bon. Pas loin, quoi…

L’humeur étant au drama, je me propose gaiement pour te donner de quoi rire dans le métro.

C’est mon deuxième article sur le sujet, mais comme j’avais à peu près autant de visiteurs sur mon blog qu’il y a de partis politique en Chine (ouais j’exagère, mais c’est mon style.) je me suis dit que je pouvais bien recommencer sans gaver trop de monde. Et folie ! A la manière d’un E8 (mais dont toi chanceux lecteur tu auras raté les premiers épisodes) je vais refaire ENTIEREMENT un article. Folie, je disais.

Et sinon de quoi cet article va bien pouvoir parler ? Parce que le titre n’est pas super clair, mais tu comprends, c’est une bonne façon d’attirer le chaland. Nan pas toi, je sais bien que toi t’es à part. Nan je parle des autres évidemment ! Et pour en revenir à l’article, je vais enfin te révéler qui est ce successeur d’une série culte, quel est ce manga qui reprends le flambeau de ce fleuron d’un manga de Fantasy (quel genre de fantasy ? Dark ? no sé…) :

Aujourd’hui je te parle… de la série des Sasa !

Si c'est pas une couv qui bute, je suis japonais. (Et je ne suis PAS japonais.)

Comment ? Ça ne ressemble pas à un successeur de Berserk ?

Bah quoi ? Tu ne connais pas ? Je te plaindrais presque mais non, puisqu’en grand seigneur, je vais te la présenter !

La série des sasa se compose de trois parties. Sasameke, Sasanaki et Sasameki. Me demande pas les traductions, si j’ai su un jour j’ai oublié depuis. (Tiens ça me rappelle cet épisode de Paranoïa Agent des femmes se racontent des histoires sur le Gamin à la batte dans l’une desqueslles un jeun’s oublie ses formules en les éternuant… euh ouais, je reprends !)

En ce qui concerne Sasameki, ça sortira chez nous en mars 2010 (*JOIE*), je ne sais donc pas grand chose sur le sujet. C’est une préquelle de Sasameke, c’est tout de ce que j’en sais. Mais ça butera, of course.

Dans la chronologie de l’histoire le début est donc Sasameki suivi de Sasameke puis de Sasanaki.

On va donc commencer par Sasameke. On y découvre Rakuichi Nagahama présenté comme un génie du foot et qui revient d’Italie. La classe quoi. Il est accueilli par sa cousine Biwako Oku dite Miss Oku qui nous montre tout de suite un caractère enjoué et irresponsable. Ou peut être qu’elle est folle.

A noter : Lors de l’arrivée de Rakuichi à Chiku… chikabu… chikubushi…FUCK ! Chikubushima (voilà. J’étais pas loin !) il n’y a pas de train. Il regarde son portable et arrive alors une folle furieuse en voiture… ça ne vous rappelle pas quelque chose ? A l’époque je ne connaissais pas EVA et c’est bien dommage !

J’en étais où ? Quoi ! Seulement ? Mais je vais jamais le finir cet article !

Une fois arrivé chez Miss Oku, il rencontre son amie-d’enfance-dont-il-est-secrètement-amoureux qui a bien grandi et qui lui parle d’intégrer le club de Foot du lycée de Chikubushima. Mais Rakuichi ça le tente moyen. Surtout qu’en trois cases, sa cousine détruit le mythe et nous apprend qu’en fait il a déménagé en Italie pour le boulot de ses parents et qu’il s’est complètement raté là bas. Du coup, Rakuichi à les boules et il est bien décidé à ne plus jouer au Foot. A la place il décide de s’intéresser aux Gachapon, aux Jeux Vidéo et aux Filles.

Et justement il va en rencontrer une avec un caractère enjoué et irresponsable. Ou peut être qu’elle est folle. Comment ? Alors qu’il se promène au Centre Commercial avec son amie-d’enfance-dont-il-est-secrètement-amoureux il tombe sur la nécessaire fille-qui-se-fait-agresser-par-des-voyous et décide de la sauver. Sauf que ! Sauf que ! Sauf que Maiko ne se fait pas agresser par des voyous. Nan. C’est elle qui les agresse. Et prenant Rakuichi pour une de ses victimes elle l’envoie valser. Avant de se barrer, non sans lui avoir offert pour se faire pardonner un bon de quelques yens pour de la bouffe (ramen ? udon ?). Ah oui ! Et elle est super belle. (Mais sinon pourquoi Rakuichi aurait-il voulu la sauver ? Suis un peu !)

Bon là tu te dis que je mérite de me faire castrer non chimiquement pour t’avoir spoilé la tronche. Ben même pas. J’ai à peine entamé le truc. Alors tu laisses ton sécateur loin de mes parties, merci pour elles.

Et donc, ça c’est bien ? Définitivement. C’est même mieux que bien. C’est… *fait de grands gestes* comme ça quoi ! C’est … MIEUX. Mieux que des trucs qui butent pourtant. Mieux que Gintama par exemple ! Je ne sais pas si tu réalises à quel point c’est mieux que bien.

Mais je me rends compte que je ne t’ai pas vraiment renseigné sur l’histoire. Les cinq tomes de Sasameke s’étendent sur la première année de Rakuichi au Lycée de Chikubushima et ça parlera pas mal de foot, des fois. Et d’autres fois il y aura des matchs. *Folie*

Bon on a compris que t’aimais mais pourquoi c’est si bien ?

Parce que Gotsubo Ryuji est drôle. Pas amusant. Pas un peu drôle. Pas fun. Non, il est PUTAIN DE DROLE. Le postulat de départ de ce mec (un vrai, au sens gurrenien du terme) c’est: « Et si, en fait, tout le monde était un peu fou et que je permettais d’aller dans l’über n’importe quoi tant dans la personnalité de mes personnages que dans les situations qu’ils rencontrent ? Et si j’étais acerbe ? Et si je prenais un poncif du manga de sport (un mec super trop fort dans un sport débarque dans une équipe trop naze et recrute des super bons joueurs et les mauvais deviennent bons) et que je le cuisinais à ma sauce ? Et si je ne me souciais pas de faire gagner les gentils ? Et si je faisais le meilleur manga humoristique AU MONDE ? »

Comme je dirais plus bas, des fois c'est beau.

Comme je dirais un peu plus bas, des fois c’est plutôt joli.

Et j’en viens (alors que j’approche des 1000 mots) à mon rapport avec Berserk. Parce que oui, il y en a un. Pas forcément évident au premier abord, mais je suis Putois Putassier, madame (?), pas un vague blogueur sur l’internet et je vois plus loin que le premier abord. Une fois, j’ai même compris une référence dans Genshiken ! Mais revenons à nos jeunes fous. En premier lieu peu de choses peuvent sembler aussi éloignées les unes des autres que Berserk l’est de Sasameke. Bon j’ai bien quelques exemples en tête, genre un otak’ et une fille, ou une cospayeuse japonaise et la même cosplayeuse japonaise passée par photoshop mais ça casse un peu ma rhétorique, alors oublie mes exemples et fait comme si j’étais cohérent.

Dans Berserk, Guts…

STOP !!! Attends… Guts ? MWAHAHAHAHAHA  C’est ça le rapport entre Berserk et Sasameke, les deux font pleurer de rire ?

Houlà ! Je te reprends tout de suite ! Berserk c’est comme les handicapés on ne peut pas déconner avec !

Je reprends. Dans Berserk Guts gagne alors qu’il n’est pas forcément toujours sympa sympa et en utilisant des moyens pas toujours jolis jolis. (Enfin jusqu’au 24, il parait) Le lien, il est là. Dans Sasameke ce n’est pas le mérite, les efforts ou l’esprit enflammé qui fait gagner. Sur le terrain comme en dehors d’ailleurs. Nan c’est les gênes, les coup bas et la fourberie. Et la beauté aussi.

Bon, là, à partir de maintenant je vais partir dans des conjonctures qui pourront te faire penser à celles de ceux qui trouvent qu’ « Evangelion c’est trop super profond tu vois », mais qui se gardent bien de t’expliquer en quoi parce que, au choix « t’as qu’à réfléchir ducon », « même si je t’expliquais tu comprendrais pas », « j’ai pas le temps », « t’es une merde et je parle pas aux merdes ». Mais tant pis.

Nan mais en vrai, est ce que les gars de la Gainax ont officiellement donnés des indications sur ce qui est soit disant caché derrière EVA ? Parce que dans mes Dvd de Gunbuster 2 le scénariste dans une interview bien sympa en met plein la tronche question explications et on se rend compte qu’il y a une vraie réflexion derrière Gunbuster 2 (nan je n’exagère pas, elle est vraiment édifiante cette interview). Parce qu’à première vue (et même à deuxième vue d’ailleurs) c’est pas super obvious pour EVA. Si quelqu’un sait et possède de vraies infos (source siouplait) merci de transmettre.

Donc ouais t’es prévenu c’est à prendre entre le premier degré et le second degré parce que je ne sais pas si l’auteur pensait à ça en dessinant mais que ça reste  plausible.

Je parlais de la beauté et du talent. Dans ce manga les deux sont assez systématiquement associés mais c’est probablement du au support. Un manga avec des personnages laid ça motive moyen. Je vais donc d’abord me pencher sur le talent. Ici on a plusieurs personnages qui sont doués à l’extrême sans pourtant en faire des masses, voire même sans rien glander. C’est évidemment traité sur un ton humoristique, mais cela reflète tout de même une grosse entorse au Nekketsu qui sous entend théoriquement que si tu te donnes à fond tu peux réussir tout ce que tu entreprends. Bon dans les faits, le shonen se résume plus à « si tu es un fils de tu pourras faire tout ce que tu veux du moment que tu t’en donnes les moyens ». (Et ça vaut pour tous les shonen que j’ai lu.) Il faut aussi comprendre que dans la définition de fils de du shonen, le fils de se voit toujours posséder le talent de son père, voire plus. Quand on part de là on se dit que Sasameke est une version ultime du shonen habituel. Ou le génie peut être aussi glandeur que possible, il battra toujours le type qui se donne, quand bien même c’est le discours inverse du shonen. (Mais entre paroles et actes…)

On pourrait donc en déduire que Gotsubo au travers de sa position humoristique veut justement dire le contraire de ce qu’il sublime. Si tu es perdu parce que j’écris un peu comme une crotte, je veux dire que Gotsubo en glorifiant ainsi le génie et le talent. En rendant si cool, si sympathiques ses personnages pourtant d’une cruauté assez impressionnante et disposant d’une éthique de SS (même si en vrai, nombre de SS avaient une éthique, différente certes mais une éthique quand même) Gotsubo ne veut-il pas faire réfléchir sur un monde où la valeur se mesure selon les qualités génétiques d’une personne. (ou selon le poste d’un papounet en talonnettes) Ou ne se moque-t-il pas de la bien-pensance pour qui un individu n’a d’autre valeur que celle qu’il crée par ses actions quand ce sont des critères extérieurs à notre volonté qui nous forment ?

J'adore sa façon de coloriser. Simple et stylé. C'est kewl !

Une jolie illustration pour faire passer mes élucubrations. Malin, non ?

On va me dire que je vais trop loin. Sauf que l’humour est basée sur une critique qui fait ensuite rire car on la reconnait. L’humour n’est jamais totalement gratuit quand bien même celui qui fait la blague peut ne pas avoir conscience du mécanisme qui rend une blague amusante et la penser totalement gratuite de critique. Et devant la forme d’humour de Gotsubo, on peut voir sa personnalité en filigrane même s’il est difficile sur cette seule base de définir s’il critique ou encense. D’ailleurs il peut s’agir d’un mix entre les deux. Concernant le génie qui glandouille, j’ai par exemple une fascination extrême car j’aurais adoré pouvoir me le permettre et une haine profonde basée sur de la jalousie, sur le reflet négatif que rejette sa qualité sur la mienne et sur une impression de gâchis pas loin d’être impardonnable. Ainsi si Gotsubo partage cette impression qui est commune à pas mal de gens son personnage de Matsuri devient le reflet de sa pensée qui se précise par les travers dont celui ci est bardé. De même en lisant Sasameke j’ai ressenti la profonde conviction et l’envie de hurler au monde que le monde n’est pas juste de Gotsubo. Que le travail ne peut seul créer la réussite et que ce blabla politiquement correct n’est qu’une entourloupe pour laisser penser qu’on a tous nos chances jusqu’à ce qu’on réalise, qu’en fait, non mais qu’il est trop tard pour se rebeller. Si on disait à un gosse de huit ans que non il ne sera pas pilote de chasse parce qu’il porte des lunettes ou qu’il est trop con et que de toute manière un pilote de chasse ce n’est jamais qu’un gros lâche qui balance des bombes sur des civils si on lui ordonne de le faire, comment réagirais ce même enfant devant un futur soudainement bien moins joli ? Comment réagirait-il lors de l’adolescence sachant ses rêves voués à un échec quasi systématique pour peu qu’il ne possède pas les moyens de le mettre en œuvre ?(financiers, intellectuels, créatifs selon le rêve)  Il mettrait le bordel, fin de l’ordre. Alors pour sauver son calme le parent laisse dire, sinon le gamin va pleurer et c’est mal qu’un gamin pleure peu importe s’il croit de la merde qui le rendra bien plus triste plus tard.

Alors on devrait lui faire lire Sasameke pour qu’il comprenne bien comment ça marche dans la vraie vie. Qu’il comprenne que des gens qui peuvent piloter des avions il n’y en a pas des masses. Qu’il comprenne que s’il est beau, il aura la vie plus facile que s’il est moche. Et qu’il s’y prépare. Voilà ! On devrait faire lire Sasameke à tous les gamins de primaire. Déjà ça leur donnerait du bon gout et ça les préparerait à la vie !

Donc ouais, j’aime Sasameke parce que ça ne te prends pas pour un con, parce que ça ne joue pas avec tes espoirs. Nan. Ça les broie ! Sasameke te brise tes rêves et te fais comprendre que t’es rien qu’une grosse crotte mise sur terre pour porter en triomphe une élite qui n’a rien fait pour le devenir à part naitre. Mais ça fait ça en te faisant rire. Beaucoup. Tu te rends compte ? Un manga qui t’instruit et qui le fait sans être chiant ! Tu conviendras que c’est complètement fou et révolutionnaire !

J’ai réussi à placer une critique du shonen dans un papier sur un manga complètement délirant. J’en serais presque fier !

Pendant tout Sasameke tu suivras donc une équipe de foot issue d’un lycée pourri de la cambrousse japonaise pendant une année scolaire. Sur cinq volumes. Et puis tu verras que je ne t’ai pas raconté de conneries, c’est vraiment drôle. Pas comme Kobato (hop je me fais encore un peu plus détester par Amo).

Ensuite il y aura Sasanaki. Alors c’est la suite. La deuxième année de Rakuichi à Chikubushima. Sauf que là le héros ce n’est plus Rakuichi mais un Ninja. Enfin au début. Après ça sera une fille. Mais bon c’est comme dans Sasameke où le personnage principal n’était pas loin d’être Maiko (celle avec son caractère enjoué et irresponsable. Ou peut être qu’elle est folle), quand ce n’était pas Matsuri. (qui a un caractère enjoué et irresponsable. Ou peut être qu’il est fou.) Mais tu verras quand tu liras. Ou tu sais déjà et je te plains parce que du coup tu n’auras plus la chance de découvrir ce titre. C’EST CON HEIN ! Donc ouais, le personnage principal est un jardinier.

Euh… c’était pas un Ninja ?

Ninja et Jardinier. Je ne vois pas le problème. Et il arrive en seconde au lycée Chikubushima. Et il veut jouer au foot. Mais il ne peut pas. Pourquoi ? Parce que sur son île le foot est interdit et qu’il ne possède pas de ballon signé Pelé… Ou peut être que je confonds avec une autre série tordante sur le foot. Peut être. (là je voulais mettre un lien, mais je n’ai rien trouvé qui corresponde à ma vision de Heaven Eleven… je vais devoir faire un article sur O(h)wada.)

Des fois, il y a même des illustrations couleurs ultra classes.

Quand je te disais qu’il y avait un ninja !

Quoi qu’il en soit il faut savoir que Sasanaki va PLUS LOIN que Sasameke. Plus loin dans l’injustice, plus loin dans le n’importe quoi totalement assumé depuis le pitch de départ, plus loin dans la beauté des héroïnes (MATSURIKA !), plus loin dans la folie. Même qu’il n’y a pas du tout de foot pendant le premier tome ! Mouarf ! Même les couvertures sont plus jolies alors que les couvertures de Sasameke étaient déjà supra jolies. Et quand tu liras le tome 4 de Sasanaki qui finit en apothéose, toi aussi tu hurleras comme une fan-girl dans un concert à l’apparition de Gackt. Tu verras.

Que dire encore… Le dessin est pas top top, dans le sens où il est pas mal brouillon, mais il y a de jolies planches et le trait de Gotsubo est bien plaisant. Après il ne se fait pas chier pour les actions sportives… Mais bon, on comprend ce qui se passe et il sait faire passer l’humour à travers son dessin à l’arrache tout en prouvant régulièrement que quand il veut (et qu’il a le temps) il sait dessiner. Parce que certaines planches sont vraiment canons (je pense à la rencontre entre Shinobu et Matsurika sur le toit dans le premier tome de Sasanaki que j’ai vraiment aimée.)

Mais le dessin ou plutôt l’application de Gotsubo sur ses planches, on s’en fout. C’est pas l’intérêt premier d’un manga humoristique que d’être beau. En fait ça a même un effet inverse sur moi. Et le relâchement sur les planches de Sasameke/naki sied particulièrement au ton du manga. Le dessin d’Inoue ferait tâche par exemple. Bref c’est un peu bordélique mais c’est très bien comme cela. Dommage pour ceux qui ne retiendront que ça, ils seront passés à côté d’une perle pour un argument hors sujet.

Sur ce j’en ai fini avec la série des sasa. Tu peux te jeter dessus sans modération. Mais fait moi le plaisir de payer, hein ! Non pas pour des raisons morales, mais parce qu’il faut donner des tunes à Gotsubo pour être sur qu’il continue à faire des manga.

Anecdote: Tu te souviens de Samouraï Champloo ? Ouais ça butait bien. Mais est ce que tu te souviens du manga de Samouraï Champloo ? Non, bien évidemment, ton cerveau a chassé de ton esprit ce truc. On ne va pas encore cracher sur Soleil (quoique) mais en publiant une adaptation d’un anime à succès qui n’a pas passé les deux tomes, ils se foutaient quand même un peu de notre gueule…

Ce qui ne t’a pas empêché d’acheter les deux tomes, blaireau.

Certes. J’avoue. Mais j’étais rien qu’un noob. Et je ne connaissais pas encore Soleil. Et sinon je ne connaitrais pas cette anecdote. Car voilà, je me disais que c’était un peu bâclé ce truc, mais j’avais un peu apprécié le trait malgré l’apparence plutôt bordélique du truc, et il se trouve que le dessinateur de cette adaptation est Gotsubo Masaru (merci shmo). Le frérot de Gotsubo Ryuji. Et comme pour les frères Kishimoto il y a de la ressemblance. La façon de traiter le lulz et le trait ici. Mais Si on compare les deux oeuvres, force est de constater que la série des sasa est supérieurement supérieure. Mais c’est normal, vu que Sasamake/naki c’est MIEUX. (Bref Ruyij > Masaru)

Et sinon ?

- Je suis passé récemment devant un magasin de tronçonneuses. Entends moi bien, un magasin vendant UNIQUEMENT des tronçonneuses et des trucs qui vont avec (genre casque pour le bruit, débroussailleuse, le manuel tuer en série pour les nuls).

-J’ai vu une fille qui téléphonait avec son appareil photo. (ouais je sais, je sais… mais c’était quand même tordant)

C’était  un article sur Sasameke et sa suite. D’ailleurs je tiens à rappeler (au cas ou t’aurais oublié) que ça bute. Et si tu ne le lis pas, les gens te jetteront des chaussures à la face et peut être même des rangers. (Nan je ne mets pas de lien vers une vidéo You Tube montrant un Bush qui esquive une pompe,ou un autre d’ailleurs vu que c’est à la mode) Donc lis Sasameke et si tu trouves que c’est de la merde, c’est toi la merde. Point.

PS : Il a été prouvé scientifiquement que quand on ne lisait pas Sasameke on devenait con. Alors que lire Sasameke te fait gagner des abdos et te fait réfléchir sur la vie. Il était aussi question dans le rapport scientifique que, oh malheur ! j’ai perdu, d’une forte propension des non lecteurs de Sasameke à choper le cancer et le sida. On peut donc en déduire que Sasameke guérit le cancer ET le sida. Ou peut être que c’est juste le meilleur manga comique ever. Peut être.

(Suivait normalement ici le truc devenu l’article « Drama et cetera » mais ça faisait trop long en plus de détourner du sujet principal. Pas bien quoi.)


9 commantaires to “Le successeur de Berserk. Bon. Pas loin, quoi…”

  1. AvatarOrbas Redath
    1

    Quoi! C’est ça la parenté Berserkienne?
    J’appelle immédiatement la police de l’Internet qui s’occupera comme il se doit de cette escroquerie scandaleuse.

  2. AvatarArca
    2

    1 MERCI !
    2 WUT ! Meilleur que gintama ???
    3 Les rangers SONT des chaussures !

    4… Je vais voir a ma librairie moâ…Sasa.. Saaasaaaa.. .. .

  3. AvatarQCTX
    3

    >> il décide de s’intéresser aux Gapachons
    On dit « gachapons » plutôt.

    >> Comme je dirais un peu plus bas, des fois c’est plutôt joli.
    Pour le coup, j’ai un peu l’impression de voir un brouillon là…

    >> Si quelqu’un sait et possède de vraies infos (source siouplait) merci de transmettre.
    Le problème de « ce qu’il y a derrière Eva », c’est que tellement de réponses différentes ont été données par Anno, que lui-même ne sait plus très bien (ou ne veux plus trop) expliciter la chose. Dans le genre de lecture avec des sources crédibles, tu peux toujours te retourner vers Evalegend qui propose encore des traduction françaises d’interview. Mais bon, reste que la crédibilité d’Anno…

    >> Ici on a plusieurs personnages qui sont doués à l’extrême sans pourtant en faire des masses, voire même sans rien glander.
    Heu… C’est pas le principe de base de pas mal de shonnen grands publics avec des persos merdiques genre Une Pièce, Noroto et consorts ?

    >> Comment réagirait-il lors de l’adolescence sachant ses rêves voués à un échec quasi systématique pour peu qu’il ne possède pas les moyens de le mettre en œuvre ?(financiers, intellectuels, créatifs selon le rêve) Il mettrait le bordel, fin de l’ordre.
    Non, il te dirait de fermer ta gueule et de cesser de le faire chier, qu’il a le droit de rêver et que dans sa tête il peut tout faire, sp’èce de vieux con.

  4. AvatarDeuz
    4

    La première fois que j’ai vu ce manga en librairie, la couverture et le titre m’ont interpellé. Mais ensuite, en le feuilletant un peu (vraiment à peine) et en comprenant en 5 sec. que ça avait l’air de parler de foot, je l’ai laissé tomber pour me tourner vers autre chose (j’étais pas dans ma période manga sportif à l’époque). Et maintenant, la lecture de cet article me donne envie de donner une vraie chance à ce Sasameke (pour commencer) : j’ai carrément l’impression d’être passé à côté de quelque chose d’énorme. En gros : merci pour cet article, je vais vite me lire ça, en espérant que ça me plaira autant qu’à toi.

  5. AvatarPutois Putassier
    5

    Ordas Redath => Je le mérite…

    Arca => 1) De rien. Vraiment.
    2) Et ouais encore meilleur que Gintama. (Enfin j’aime encore plus, ce qui est un peu différent mais OSEF)
    3) SERIEUX ?! (On m’aurait menti ?)
    4) Si tu aimes le premier tome tu les aimeras tous.

    QCTX => Oups ! Je corrige cela !

    => « Pour le coup, j’ai un peu l’impression de voir un brouillon là… »
    Disons que le reste n’a pas cet effet crayonné (Je suis un gros fan de l’effet crayonné et brut, par exemple j’adore les planches de HxH. Toutes.) mais est clairement beaucoup plus sommaire, surtout durant les matchs où c’est vraiment vraiment sommaire. Mais ça ne gêne pas la lecture, d’autant plus que Gotsubo en joue. (avec talent)

    => J’ai déjà fait un tour sur Evalegend, il y a un bail mais en vitesse et je n’y avais pas appris grand chose (mais je n’avais que survolé une interview d’un collaborateur de Anno). J’irais creuser un peu plus, donc.

    => « Heu… C’est pas le principe de base de pas mal de shonnen grands publics avec des persos merdiques genre Une Pièce, Noroto et consorts ? »
    Hum… dans Naruto, nope, clairement pas. Surtout pas le ninja orange qui passe sa vie à s’entraîner (même si les résultats n’arrivent que par bonds…).
    Pour One Piece c’est encore différent. Il y a les deux. Luffy c’est la glande personnifié. Enfin presque, parce qu’on sait qu’il s’entraîne en cachette (excuse facile pour sortir des techniques de fou… Mais je suis assez fan d’Oda donc je laisse passer). Et il y a Zorro (avec un r dans la version originale) qui lui ne fait QUE s’entraîner, boire et dormir.
    Donc nan en fait… C’est un peu comme cela depuis Dragon Ball qui a fait de l’entrainement de folie un passage obligé. Bien repris dans les manga de sport aussi. Donc dans Sasanaki aussi, mais en plus drôle. Beaucoup plus drôle.

    => « Non, il te dirait de fermer ta gueule et de cesser de le faire chier, qu’il a le droit de rêver et que dans sa tête il peut tout faire, sp’èce de vieux con. »
    Ou bien !

    Deuz => Perso la planche que j’ai mise plus haut m’avait interpellé dans AnimeLand, à l’époque j’étais encore naïf et je croyais que si AL disait que c’était bien, il y avait de fortes chances pour que ce soit vrai, alors que non. Ils aiment quasiment tout. Mais bref, un jour en librairie, je tombe sur une couverture qui me plait bien, je fais le rapprochement et je l’achète. Finalement le dessin ne ressemble quasiment jamais à la planche en question durant les 9 tomes qui composent Sasameke et Sasanaki, mais j’ai ri au delà de tout ce que je m’étais imaginé. Et Gotsubo possède un trait personnel qui est vraiment agréable quand il s’applique un minimum.

    Sinon je m’inquiète un peu des retours sachant que pas mal de personnes n’ont pas aimé, mais ceux qui accrocheront vont vraiment prendre leur pied. Et puis on sait dès le premier tome si on aimera ou pas. La suite étant pareille, en pire. (enfin en mieux, mais voilà, quoi !)

  6. AvatarShmo
    6

    Ah. Putain. Un article sur Sasameke, ça en manquait, genre beaucoup.

    J’ai globalement bien aimé l’article et je suis même bien content d’être pas le seul à aimer cette série correctement (la plupart des gens à qui j’avais prêté c’te bible en avaient ressorti très « Ouais bof hein »). J’ai pas encore acheté le tome 4 de Sasanaki mais si ça finit en apothéose, tant mieux ! Parce que ça poutre. Sinon, je suis grossomodo assez d’accord dans l’ensemble. Le gros condensé de lulz (Robots, Ninja, Gachapons) est effectivement énorme.

    Par contre, je crois que t’as fait une petite erreur sur le dessinateur de Samurai Champloo, il n’a pas été fait par Ryûji Gotsubo mais par son frère/père/fils/mari Masaru Gotsubo (Wiki à l’appui), Ryûji a cependant fait l’adaptation manga de Twilight (sic), oui oui, le truc d’Edward et Bella, ce qui craint un peu mais pas trop.

    J’aimerais bien une adaptation animée de Sasanaki/meke parce que bon; Matsuri. En couleur. Animé. Ca se refuse pas.

  7. AvatarPutois Putassier
    7
    Author Comment

    Shmo => « Par contre, je crois que t’as fait une petite erreur sur le dessinateur de Samurai Champloo, il n’a pas été fait par Ryûji Gotsubo mais par son frère/père/fils/mari Masaru Gotsubo (Wiki à l’appui) »

    Rah putain ! Je le savais que c’était son frère ! Mais comme j’ai voulu vérifier mes dires, en un coup de google je me suis retrouvé là :

    http://livre.fnac.com/a1681207/Samurai-Champloo-T1-Samourai-Champloo-Ryuji-Gotsubo?PID=1&Mn=-1&Ra=-1&To=0&Nu=1&Fr=0

    Et comme j’ai des yeux en plastique et une connexion qui commence vraiment à me foutre les nerfs, je n’ai pas lu le nom sur la jaquette (par flemme d’attendre le chargement de l’image).

    Et voilà.

    EPIC FAIL.

    Raconter des conneries parce qu’on vérifie, C’EST FORT.

    Je corrige donc cela… (deuxième correction sur cet article, je crois que je vais pleurer T_T)

    Merci de l’avoir remarqué !

    Ps : MatsuriKA. En couleur. Animé. Ça se refuse pas non plus.

    Ps² : Bonne lecture de ce dernier tome compagnon de bon goût. Tu vas prendre ton pied !

  8. AvatarArca
    8

    Je suis venu. J’ai lu. J’ai… J’ai….

    UNE TOMBE DE POULET, QUOI !!!

  9. AvatarPutois Putassier
    9
    Author Comment

    « PEEKO !!!! »

    Donc oui. Dans Sasameke, il y a du poulet (mort). Et devine quoi. Dans Sasanaki aussi.

    (Ou peut être que c’est juste pour la rime… Mystère !)

    Content que ça t’ai plu, au fait ! Mes souvenirs ne sont plus super précis et je n’ai que le tome 5 de Sasameke sous la main, mais tu as donc lu le premier tome si tu en es à Peeko. (Et tu as à peu près compris qui est Matsuri. Même s’il sera über Matsuriesque dans le futur.)

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