Soviet Voice

Dragon Age, de la balle (dur)?

Article 100% spoil-free, jusqu’aux screens. Pour les fautes, faut pas pousser par contre, j’ai pas que ça à faire et nos amis d’ortograf.net m’ont convaincu de la roxance de leurs principes quand appliqués à Soviet (et uniquement à Soviet).

titre

Dragon Age : Origins était pour bien des vétérans du RPG PC période « âge d’or » attendu avec une certaine appréhension. D’un coté, le passif de Bioware était lourd, avec des jeux de plus en plus console, plutôt simplistes et fermés. De l’autre, les développeurs annonçaient ce retour àl’héroic fantasy après le space opéra de Mass Effect comme une suite non officielle du grand Baldur’s gate 2. De plus, après des jeux développés pour la console, Dragon Age est avant tout un jeu PC, repoussé une année pour être porté, mais véritablement originaire du pays de DirectX. Espoir et méfiance donc.


Si Mass Effect est largement reconnu chez nos amis consoleux comme un grand jeu, et n’est pas exempt de qualités, son coté FPS mal dégrossi, ses nombreuses quêtes à l’intérêt aléatoire, son manichéisme certain avaient beaucoup déçu. A chaque dialogue important, trois réponses possibles, clairement arrangées pour ne pas troubler le pauvre joueur console : en haut, gentil, en bas, méchant, au milieu, neutre. Sa plus grande réussite était une narration impeccable, soutenue par des personnages correctement modélisés et des dialogues intégralement doublés. La possibilité de choisir sa réponse avant la fin des questions donnait même un grand dynamisme aux échanges. Hélas, la conséquence inexorable de ce choix était l’appauvrissement du nombre de lignes contenu dans le jeu, d’où, in fine, le peu de choix et de quêtes annexes.  Bioware lorgne clairement depuis quelques années sur le RPG japonais, dont le principal atout est la narration (et non le scénario, bien souvent digne d’un shonen).

Forcément, Dragon Age était annoncé comme intégralement doublé, et donc ne pouvait pas proposer un contenu digne de ses verbeux ancêtres. Il semble qu’en 2009, sortir un jeu aussi littéraire que Planescape Torrent soit tout simplement impossible. Le RPG perd ainsi petit à petit ses liens avec le roman pour se rapprocher de la série télévisée au niveau des contraintes d’écriture. Partant, il semblait bien improbable que le jeu soit le digne héritier d’un Baldur’s 2. J’ignore la taille nécessaire pour doubler l’intégralité des lignes de ce jeu, mais nul doute que ça dépasse largement la capacité d’un DVD double couche. Bien sûr, les esprits chagrins ou un peu réac dans mon genre signaleront qu’il était tout à fait possible de ne pas tout doubler, mais bon, que voulez-vous, la génération majoritaire de joueur a grandit avec la playstation 2…

Méfiance méfiance, voire dégout après quelques heures de jeu. A vrai dire, seul le background incite à s’accrocher. Bioware, enfin libéré de D&D, avait les mains libres pour se forger un univers appelé à connaître de nombreuses suites. Comme ils sont un peu con, ils nous ressortent quand même une high fantasy clichéesque vue, revue et bue jusqu’à la lie, mais ont quand même la décence de ne pas se foutre de la gueule du joueur : du background, y’en a. Pas original, mais des tartines.  Au final, un univers assez sympathique, s’écartant peu des canons du genre mais possédant quand même son propre caractère. Regrettons quand même le marronnier des Grey Warden, déjà utilisés dans Mass Effect avec les Spectres. Attention, ce n’est pas parce que le background est honnête que le scénario suit. Les premiers pas dans Dragon Age puent l’absence d’originalité, malgré le système d’origines lui donnant son sous titre.

Les origines, c’est en fait des phases d’introduction (la première heure de jeu) différentes selon la combinaison de races/classes sélectionnée. C’est une excellente idée, évitant les contradictions avec le background et les trop classiques « coup de l’orphelin » (Baldur’s) ou « perte de mémoire » (Planescape) justifiant la présence d’un nain au milieu des humains, d’un mage alors que ces derniers sont rares et surveillés, etc. Les origines permettent aussi de ne pas trop se faire chier en cas de nouvelle partie, cf les rats de Fallout 1. Excellente idée assez peu exploitée, d’une part parce que courte et peu influente, d’autre part parce que contraignante : on ne choisit guère son origine, c’est avant tout son choix de classe et de race qui l’impose. Je veux un guerrier humain ? Origine noble. Je veux un mage ? Origine mage. Chiant.

La petite heure passée sur l’origine met en exergue très vite l’un des principaux défauts du jeu : sa profonde laideur. Des graphismes indignes de 2009, inférieurs à ceux de The Witcher, qui a déjà deux ou trois ans. Vous allez me dire, osef, les graphismes ne comptent pas dans un RPG. Seulement voilà, le hic, c’est qu’un jeu se ventant de dialogues dynamiques permettant au joueur de se plonger dans l’histoire ne peut pas s’autoriser un tel ratage dans les visages. Franchement, mieux vaut virer vos lunettes pendant les dialogues si vous avez le bonheur d’être myopes. Inutile de multiplier les plans de coupes et les effets de caméras lorsque ça parle si c’est pour infliger un groooos plan sur trois polygones mal joints. Le pire, c’est que tout n’est pas aussi moche, avec quelques décors assez sympa et des modèles d’armures satisfaisant.  Le jeu est d’ailleurs bien plus agréable à l’œil en vue stratégique (nous y reviendront).

(des exemples de visages moches et d’armures pas trop foirées. Gardez à l’esprit que, de loin, c’est quand même moins pire qu’en full facial)

visages

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Au-delà de sa laideur, les premières heures concentrent les conneries : un scénario profondément naze où chaque retournement de situation est annoncé dix ans à l’avance par le visage « de traitre » des personnages (un peu comme dans une BD avec Mickey), ces mêmes personnages avec le charisme d’une brique, une pauvreté inouïe des quêtes secondaires et des combats semblant bien trop inspirés d’un mauvais MMO genre Wow. A ce sujet, fait révélateur : un intervenant du forum de CanardPC s’est ramené avec un message genre « je n’arrive pas à gérer l’aggro avec mon wawa spé boubou ». Ca fait de la peine concernant un RPG solo.

Cet article est un peu comme Dragon Age. Arrivé à ce stade, vous avez envie d’oublier le jeu. Arrivé, après quelques heures nazes, dans mon camp de base où un NPC me propose ingame une quête payante en DLC, j’avais envie de tout lâcher. J’ai persisté, et c’est avec étonnement que je me suis retrouvé, 35 heures après, à la fin du jeu, plutôt content, voire très content vu mes premières mauvaises impressions.

Vous l’aurez pigé après ces quelques lignes, Dragon Age n’a rien d’un Baldur’s Gate 2. A la pauvreté des quêtes secondaires, rares qui plus est, au faible développement des personnages secondaires constituant votre groupe, s’ajoutent de nombreux donjons assez fermés et bien bourrins et  très peu d’exploration libre. Oublié le chapitre 2 de Baldur’s Gate 2 où vous êtes lâchés en ville avec comme seule instruction de vous faire du fric. Maintenant que vous avez fait votre deuil, vous pouvez commencer à apprécier ce que le jeu a à vous offrir.

Déjà, et ce n’est pas rien, des combats, dans la meilleure tradition de Bioware, celle d’Icewind Dale 2. Le faible nombre de classes (guerrier, voleur, mage) cache en fait des possibilités bien plus profondes. Non pas au niveau des spécialisations, globalement indignes de leur nom, mais de la multiplicité des compétences dédiées au fight, assez bien foutues pour permettre d’excellentes possibilités de synergies entre vos personnages et de multiplier les manières d’aborder chaque salle. Avec seulement quatre membres dans votre équipée (au choix parmi huit ou neuf), ce n’est plus la même came que Icewind ou Baldur’s, avec des choix important à faire, et sur les classes (qui pour compléter le trio classique guerrier/mage/voleur), et sur les spécialisations (le mage bourrin semble une évidence, mais le crowd control s’avère très intéressant). Chaque donjon est construit de manière assez basique, avec une succession de salles, mais les rencontres sont loin d’être génériques, avec des packs de mobs bien équilibrés (mages, voleurs, archers…), des pièges particulièrement traitres et des scripts bien foutus vous mettant dans des situations délicates. Si à la base le jeu semble bien casual (régénération de ouf, rez automatique des morts en fin de combat), la difficulté est bien présente et correspond plutôt bien à ce que l’on sélectionne en début de partie. Le mode normal s’adresse au gamer console, le difficile au gamer PC et le nightmare au gamer PC de plus de 25 ans. On n’est pas dans Shadow of the Comet, je vous rassure, mais le challenge est présent.

Concrètement, les combats empruntent énormément à Baldur’s, avec une pause possible à tout moment et la possibilité de jouer en mode « stratégique », soit une vue de haut à l’ancienne, celle que je vous conseillais ci-dessous. Hélas, la filiation s’arrête assez vite : les tours semblent très courts, au point qu’il s’agit plus d’un temps réel pausable qu’un tour par tour sans pause, et le jeu est peu bavard sur ses mécanismes. Là-dessus, y’a du pour et du contre. Le minimaxeur sera frustré, car ne pouvant analyser un log long comme la queue du raton pour déterminer quel sort est le plus rentable en DPS et DPM, tandis que certains vétérans, refusant toute aide, considérera que ça renforce l’importance du feeling et donc l’immersion. La rapidité des tours fait très peur au début, générant potentiellement un énorme bordel. C’est là qu’entre en jeu le très bon système de script, hérité de Baldur’s mais enfin complet.

Ouais, vous dirigez l’un de vos persos, au choix, et les autres sont concrètement des bots. Comme les tours sont frénétiques, impossible de jouer chaque tour avec chaque perso en mode pause automatique, comme dans Baldur’s. Du coup, il va falloir faire un tour dans l’écran de tactique pour paramétrer leur comportement. Chaque slot tactique (obtenus via une compétence) vous donne la possibilité de configurer une action de type if/then. Genre si « tu es attaqué au corps à corps », « balance un stun ». L’IA suit donc ces consignes, dans l’ordre de priorité que vous lui signifiez. Le simplisme du if/then (pourquoi pas de else ? de And ? de Nor ?) est compensé par l’abondance des conditions proposées. Attaqué, encerclé, par tel type d’ennemi, ayant telle armure, tel niveau, loin, pas loin, paralysé, en forme, blessé. Y’en a pour toutes les situations, chacune amenant la réponse de votre choix, généralement l’utilisation d’une compétence ou d’un sort, mais pas seulement. Il est ainsi tout à fait possible de configurer un archer passant au corps à corps si attaqué, et ça marche plutôt bien. Le joueur lambda va ignorer le système, malgré ses possibilités, par exemple programmer le mage pour transformer en pierre l’ennemi attaquant votre tank, puis le tank pour lancer une attaque critique sur tout ennemi paralysé, ce qui le détruit, ou alors lancer automatiquement un buff d’arme type épée de glace puis un debuff glace sur l’ennemi. Une programmation bien foutue permet de passer les rencontres basiques sans prise de tête, avec peu de pauses et la satisfaction d’une stratégie bien planifiée.  Un bémol toutefois : l’aspect stuff est clairement mal exploité. Les objets sont peu nombreux, peu variés, le système d’enchantement (des runes appliquées sur des slots) très peu exploité.  Les cinglés du loot risquent d’être un peu frustrés.

La réussite de ce système de combat s’avère cruciale pour la qualité du jeu. Si on pardonnait facilement à un Witcher ses combats planplan à base de QTE grâce à ses quêtes bien foutues aux multiples résolutions possibles, dans Dragon Age le combat est la plupart du temps nécessaire. Avec une seule compétence de dialogue disponible, les carottes sont cuites dés que le joueur découvre ses choix à la création du personnage.  Discuter servira, la plupart du temps, à changer les circonstances du combat, à la retarder et très rarement à l’éviter. Les donjons pullulent, et vous ne passerez pas à travers. Bref, si vous n’aimez pas la baston, le jeu n’est clairement pas pour vous. Icewind Dale, je vous dis …

(Le même bled en vue FPS et en vue stratégique. La seconde est plus belle, plus pratique, plus tradi… manque juste un poil de zoom. Notez le sang, très présent pour satisfaire le gamer console)

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… enfin pas non plus totalement. Heureusement, y’a une histoire. Pas très originale dans son scénario, pas très originale dans son récit et avec une narration un peu foirée à cause des animations faciales. L’absence d’originalité n’empêche pas de nombreuses qualités. Après quelques heures d’introduction, le joueur est donc lâché dans l’univers, avec quatre quêtes principales à accomplir dans l’ordre qu’il veut.  Profitez-en car, comme vous l’aurez constaté, les quêtes secondaires sont aussi rares que les poils sur une actrice porno du XXIe siècle. Bioware a le bon goût de faire une concession immense au joueur PC, la possibilité de virer l’ensemble des indicateurs du type « gros point d’interrogation sur la gueule d’un NPC avec une quête » ou « grosse flèche indiquant l’objectif » voire « objet interactif en méga surbrillance ».  Et ça, mes amis, ça se salue chapeau bas, pour une fois que la communauté n’a pas à proposer en mod une feature simple mais indispensable. Par contre, supprimer ces indicateurs rend très frustrant la recherche des quêtes secondaires tellement elles sont rares (et, globalement, sans intérêt). Attention, Bioware a annoncé profiter du report de la version PC pour inclure 200 nouvelles quêtes. En fait, c’est du fedex sans intérêt. L’arnaque.

Les quatre grosses quêtes qui vous attendent, comptant pour la majorité du jeu, vont de moyen à bon. L’utilisation fréquente du marronnier « deux factions s’affrontent, fait ton choix » est atténuée par l’absence de manichéisme primaire dans leurs motivations. Vous éviterez ainsi d’avoir à choisir entre les méchants et les gentils, gros ouf de soulagement. L’un des quêtes, sans spoiler, évoque une lutte pour le pouvoir entre deux candidats, et je fus bien en mal de savoir lequel était le meilleur, la fin du jeu semblant me dire que je me suis un peu planté. Appréciable (mais à vérifier dans une prochaine partie).  Les variations dans leur résolution reposent avant tout sur ces quelques choix et pas vraiment dans leur déroulement, globalement peu modifié selon l’option préférée. Chacune de ces quêtes se termine généralement par un bon gros donjon des familles comptant pour la majorité du temps passé à les résoudre. Alors vu comme ça, forcément, vous n’êtes pas super emballés. Pourtant, c’est souvent bien fichu, avec notamment quelques choix à faire dont on ne prévoit pas vraiment les conséquences, quelques retournements de situation inattendus qui font plutôt plaisir, et un rythme bien présent.

Au fil de vos aventures, vous croiserez la route d’alliés. Leur recrutement ne vous est que rarement imposé et dans un cas, y’a même bien moyen de passer à coté.  Chacun possède un background, avec toutefois de vraies inégalités de traitement, avec des personnages mis en avant et d’autres plutôt accessoires. A mon avis, cela dépend essentiellement des possibilités de romance à deux balle offertes selon le sexe et l’orientation sexuelle du joueur. Chaque perso femme a le choix entre une gouine et un mec, et chaque homme entre un pd et une nana. Cette pauvreté à une conséquence amusante : le mâle hétérosexuelle ne pouvant que ce taper la gonzesse un peu chaotique sur les bords, il devra réellement choisir entre le sexe IG (horrible) ou son désir d’être un gentil héros. Franchement, y’a moyen d’hésiter et de renier son coté paladin par espoir de chopper. Et ça, c’est vachement réaliste. Votre personnage a ainsi une côte d’amour auprès de ses compagnons, variant plus ou moins selon vos décisions.  Bien sûr, les NPC les plus fouillés (ceux ou y’a du sexe) réagissent bien plus souvent et fortement que les faire valoir.  Curieusement, le leveling de vos persos est symétrique, même si vous ne les jouez pas. Au moins, rien ne vous empêche de varier les plaisir en fonction de vos difficultés (vos trois compagnons sont en général sélectionnable en début de quête et souvent modifiable entre les donjons).

(edit : après avoir discuté avec un pote qui l’a aussi terminé, il semble que les options de romance soient moins fermées qu’il n’y parait. Faut dire que j’ai une sale tendance à envoyer chier mes NPC quand ils l’ouvrent. De plus, je suis passé à coté de plein de trucs, et lui aussi. Le potentiel de replay est donc bon, d’ailleurs je suis en train de recommencer avec une Mageotte elfe.)

Après la longue première partie et le bouclage des quatre quêtes principales, le jeu rentre dans son sprint final, heureusement pas trop court et pas mal foutu. Au chapitre des regrets, une phase urbaine pas totalement exploitée dans son potentiel pourtant certain, au niveau des satisfactions, un rythme qui va crescendo et une fin assez intense et scénaristiquement et niveau combats. Y’a quelques bon gros choix qui changent tout, toujours très ambigus, et surtout pas uniquement placés lors des cinq dernières minutes de jeu. Résultat, le joueur sauvegardant peu que je suis a une bonne motivation pour creuser un peu le jeu, étant donné que je n’ai pu tester que deux des fins possibles. Au passage, les séquences finales sont de bon goût, évoquant même Fallout. Comptez donc 35 heures pour en voir le bout, et ce uniquement si vous êtes un gros bourrin comme moi qui lit très vite et a assez d’expérience pour roxer les combats une main dans le dos (n’hésitez pas en fait à jouer en nightmare, vous risquez de regretter sinon). D’après d’autres retours, le joueur PC lambda y passe facilement entre 40 et 60 heures sans les rerolls. Bon point.

Pour conclure, un immense sentiment de frustration face au très  grand RPG qu’aurait pu être Dragon Age.  Ses innombrables défauts plombent quand même bien son aura de successeur de Baldur’s gate 2, et peuvent même pourrir l’expérience de jeu d’un joueur un minimum intégriste aigri à l’avance par les conneries de Bioware (DLC, multiples versions à la con, obligation pour les magasines de lui mettre une très bonne note).  Curieusement, ses qualités résument bien mal la qualité du jeu, supérieure globalement à l’analyse de ses parties. Sans doute ce petit supplément d’âme qui fait la différence ici. Si vous vous acharnez, tentez d’oublier vos idées de départ et entrez dans l’histoire, vous découvrirez le meilleur RPG de ces deux dernières années* et la meilleure production de Bioware depuis 2001**. Dragon Age est au RPG ce que Call of Duty 4 est au FPS : un excellent blockbuster hollywoodien, vu, revu, mais super bon. Pour le génie, va falloir attendre The Witcher 2 ou le Wasteland 2 qui semble s’annoncer.

(Un dernier pour la route, histoire de râler contre l’effet « dragon ball » des buff)

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* : je lis déjà les commentaires outrés évoquant Risen. Réglons donc son cas vite fais. Risen est le dernier jeu desteutons de Gothic, honteusement spoliés du quatrième opus de leur série. Bien des atouts de la série d’origine (monde immense et très dynamique) ont été sacrifiés sur l’autel de la finition (la série étant un nid à bug légendaire). Résultat, un Gothic light, avec toujours ses quêtes bien écrites, mais un univers petit, presque figé, et, pire encore, un scénario aussi passionnant qu’un épisode de Derrick. Un bon RPG trop classique.

Etsi va sûrement ramener Neverwinter Night 2 et ses addon, vu qu’il est le dernier joueur de France a ne pas vomir en entendant les mots « Royaumes Oubliés ». D&D, c’est comme une grosse : bien pratique pour perdre votre pucelage (ici rolistique) mais si, dix ans après, vous êtes toujours dessus, y’a du fail dans l’air.

** : je lis déjà les commentaires outrés évoquant KOTOR… Lucas vendrait des actions Lehman Brother pour une fortune rien qu’en les renommant Jedi Brother. Nuff said.


15 commentaires to “Dragon Age, de la balle (dur)?”

  1. AvatarIalda
    1

    (sur le papier ça serait plutôt Wizardry Ultima et cie l’age d’or du crpg, mais soyons honnête, ça fait 20 ans que c’est injouable, sauf pour les masochistes)

    Je n’attendais rien de Dragon Age si ce n’est une énième resucée des plus beau clichés du genre dans un enrobage top moumoute, de ce point de vu là je n’ai pas été déçu. Faut dire aussi qu’on était effectivement prévenu depuis un bout de temps de la parenté du machin avec Baldur et donc par extension que ça allait taper dans du Forgotten Realms-like, donc pas bien haut. A moi aussi je voudrait bien qu’on m’explique qui ça peut encore bien exciter ce setting, surtout depuis le temps que ça dure… un vrai mystère.
    Phénomène penny-arcadien ou non, le coup du DLC a l’air de faire assez parler de lui sur les fofo US et semble avoir assez du mal à passer. Genre tu te ballades tranquilou, et tu te fais agresser par un VRP de Bioware qui vient te vendre une quète ? Si c’est vrai j’en rigole encore. Et le coup des quêtes en dl payant dès le premier jour, tout simplement magnifique. Au moins un éditeur pour lequel on n’aura pas à s’inquiéter, ils sauront rentabiliser leur bousin.

    Plus largement, ya pas que le rpg nippon qui semble en panne; j’ai beau me creuser la tête, j’ai du mal à me rappeler de quand date ma dernière expérience sur un RPG bon, bien écrit et surtout original. Qui a dit Planescape Torment ?

  2. AvatarEtsilihin
    2

    Dragon Age, pour autant que j’en ai vu (environ une heure après la fin du gros prologue), est MEDIOCRE. Dans le sens le plus péjoratif du terme. Rien, absolument rien, n’en fait un bon jeu. Il y a quelques bonnes idées (le prologue en fonctionne de la race, le chien, la possibilité d’une romance gay…en fait, c’est tout ce que je vois pour l’instant) noyé dans un océan de daubes:
    -Graphismes variant entre le médiocre et le hideux. (http://i34.tinypic.com/6pokzc.jpg)
    -Gameplay à chier. Si je veux regarder des bots jouer à wow…ben, je joue à wow. Avec des bots.
    -Scenario…des méchants humains ont étés transformés en méchants orcs et ils attaquent le gouffre de helm…
    -Design médiocre. Rien n’est beau à voir. Tout est banal. En comparaison des décors qui étaient réalisés dans MotB avec un moteur bien inférieur (enfin, en théorie), c’est juste à chier.
    -Écriture naze. Des tonnes de mots, la majeure partie pour le remplissage. Pour tout dire, le meilleur personnage du jeu est un chien. Qui remue la queue quand il est content. C’est parfois presque aussi verbeux que des Baldur’s Gate ou des Fallout, mais en version « chiante et sans intérêt »
    -Pour autant que j’en ai vu, zero C&C. Je peux faire n’importe quoi, personne ne m’en tiendras rigueur, le pompon étant les gardes ne bronchant pas lorsque je leur fait les poches.

    >>Etsi va sûrement ramener Neverwinter Night 2 et ses addon, vu qu’il est le dernier joueur de France a ne pas vomir en entendant les mots « Royaumes Oubliés ». D&D, c’est comme une grosse : bien pratique pour perdre votre pucelage (ici rolistique) mais si, dix ans après, vous êtes toujours dessus, y’a du fail dans l’air.

    Non, je ramène Mask of the betrayer et NWN2, son open-beta payante. Et merde, MotB a autant à voir avec le reste des Royaumes oubliés que Fallout 3 avec le 2. C’est dans l’univers, tu trouveras les memes classes, la confrérie de l’acier, le panthéon à la con, l’enclave…mais que ce soit au niveau de l’ambiance, des thèmes abordées, du design, de l’écriture, c’est à mille lieues l’un de l’autre (en bien, dans le cas de MotB)

  3. Avatarneothoron
    3

    Je n’ai passé que 20 heures (putain déjà, j’ai pas encore fini une seule des 4 quêtes principales XD) sur ce jeu, mais je suis assez d’accord avec Mdt.

    La seule chose que j’espère c’est avoir des mods de la communauté du niveau de ce qui a été fait sur NWN1.

  4. AvatarAimeMoiJeSuisTonSeulAmi
    4

    « Etsi va sûrement ramener Neverwinter Night 2 et ses addon, vu qu’il est le dernier joueur de France a ne pas vomir en entendant les mots « Royaumes Oubliés ». D&D, c’est comme une grosse : bien pratique pour perdre votre pucelage (ici rolistique) mais si, dix ans après, vous êtes toujours dessus, y’a du fail dans l’air. »

    Je pris pour que les quelques milliers de loser se branlant sur planescape torment t’entendent. Moi je soutiens la création, la vrai, comme les jeux de bioware ou bethesda ; pas de la bouse repompé sur le plus banal des jdr papier.

  5. AvatarAxel Terizaki
    5

    Plutôt d’accord avec ton test mdt (de toutes façons on en avait parlé sur Xfire)

    Par contre je tiens à dire que la difficulté est quand même assez haute dans les combats: les potions sont très rares et les items pour les faire tout autant. Du coup, si on ne fait pas la quête qui vous permet de récup la healeuse du groupe, vous êtes bien baisés avec vos potions en quantité limitée.

    Et pour info, mdt, j’ai regardé mon dossier Dragon Age: 17Go dont 3-4 pour les dialogues.

  6. Avatarneothoron
    6

    @AxelT: En fait, tu peux assez facilement avoir des potions de vie en quantité illimitée :
    1. Acheter les flacons et les agents concentrateurs au campement – en tout cas, si t’as pas refusé au marchand nain de s’installer
    2. Acheter les herbes (Elfroot) chez les elfes de la forêt brécilienne

    Je l’ai pas trouvé tout seul, mais en lisant là : http://fidgit.com/archives/2009/10/dragon_age_health_potion_addic.php

  7. AvatarCorti
    7

    Tiens, le sang, j’aurai plutôt mis ça sur les pcistes que les consoleux. Mais c’est vrai que depuis la PS, ça se partage. Quoique.

    Par contre, ta remarque sur les RPGs japs (scénario et narration) me fait dire que tu n’as toujours pas dû toucher Suikoden (‘fin… Faut pas tenir compte du Tierkreis). Mais s’il reste une part de vrai, on est quand même à des milliers de borne des final et consort. Ne serait-ce parce qu’on se bat pour un pays, pas pour sauver le monde.

  8. AvatarMdt
    8

    Corti : Quelques exceptions (après tout, le scénar de FFVI ne manquait pas de panache) ne font guère une règle.

    AMJSTSA : Il y a une différente entre les royaumes oubliés et Planescape. Les royaumes oubliés est l’un des univers star de D&D. Non seulement il a été dérivé en livres et JV jusqu’à la lie, mais en plus, son classicisme fait qu’on le retrouve dans 80% des jeux du genre. Dragon Age ou les Elders Scrolls n’échappent pas aux terribles elfes mages et archers, aux magiciens très puissants, aux ordres de chevalerie… même The Witcher, au traitement plus mature, reste engoncé dans ces stéréotypes. Planescape est un univers bien plus original, sombre, complexe, où tout est possible et toutes les règles sont transgressées. Ca explose largement n’importe quel monde kikooelfique.

    Etsi : je me souviens avoir dit que j’aimais souvent le traitement de l’univers Fallout par Bethesda. Rivet City ou la première ville sont loin de faire honte aux grands anciens dans l’idée. Les problèmes de Fallout 3 sont ailleurs (en particulier la nullité des quêtes, des combas et du scénario) mais l’univers reste malgré tout assez puissant pour ne pas être trop pourri par Bethesda.

    Dragon Age est beaucoup plus riche qu’il ne le laisse voir au premier abords. Seulement, là où Bioware aurait pu investir dans la multiplication de bonnes quêtes secondaires, ils ont préféré tout lâcher sur les différentes manières de niquer (et, soyons honnête, pas mal de choix dans les dernières heures de jeu). Quand on voit l’horreur des différentes scènes de sexe (ahhh, cette texture de lingerie moche appliquée sur ces seins polygonaux), on regrette les cartes sexy de Witcher ou même l’écran noir de Fallout. Heureusement, ils ont eu le bon goût d’utiliser ce principe de l’écran noir pour le plan à quatre qu’on peut négocier. Quoique… c’est sans doute de la pudibonderie.

    Sinon, Axel a quand même raison sur l’ordre « libre » des quêtes principales : faire le cercle de la magie très vite est presque indispensable si l’on ne veut pas se retrouver sans vraie healeuse. Sinon, il faut soit faire un perso mage, soit investir dans l’herbologie.

  9. AvatarThe Drig Overmind
    9

    Screenshot 1 : Brown
    screenshot 2 : Brown
    screenshot 3 : Grey
    screenshot 4,5 et 6 : Brown …

    ça les tuerait de mettre un peu de couleur ? Même Gears of War ressemble à un shoujo plein de lumière et de couleurs à côté …
    Ou alors, la couleur ferait passer le PEGI de 18 à 12, et ils perdraient l’argument principal de vente du jeu ?

  10. AvatarAimeMoiJeSuisTonSeulAmi
    10

    « AMJSTSA : Il y a une différente entre les royaumes oubliés et Planescape. Les royaumes oubliés est l’un des univers star de D&D. Non seulement il a été dérivé en livres et JV jusqu’à la lie, mais en plus, son classicisme fait qu’on le retrouve dans 80% des jeux du genre. Dragon Age ou les Elders Scrolls n’échappent pas aux terribles elfes mages et archers, aux magiciens très puissants, aux ordres de chevalerie… même The Witcher, au traitement plus mature, reste engoncé dans ces stéréotypes. Planescape est un univers bien plus original, sombre, complexe, où tout est possible et toutes les règles sont transgressées. Ca explose largement n’importe quel monde kikooelfique. »

    Bien, maintenant tu remplaces planescape torment par MOTB et tu as ce qu’etsihilin essayait de te faire comprendre.

  11. AvatarMdt
    11

    Sauf que scénario et univers n’ont rien à voir.

    L’univers, c’est ta base de travail. Si tu foires à ce moment, tu le portes comme un boulet pendant tout le jeu. C’est un handicap surmontable : MotB est très bon vu sa base. N’empêche que si Obsidian avait eu trois sous de jugeotte, il se serait cassé de chez D&D ou auraient, au minimum, tapé dans Ravenloft ou Darksun. Nous ne sommes plus en 2000, merde. Hélas, même les gars qui ont du talent ont souvent des goûts de merde.

    Ces cons de Bioware auraient pu innover. Ils ont joué la sécurité avec un monde kikooelfique pas très original. Enfin, au moins, on échappe aux RO.

    Troika donnait l’exemple à ce niveau (bon, ok, ToEE, c’était Greyhawk, pas terrible, mais c’est un jeu à part).
    Même Black Isle pour leur dernier jeu avait senti qu’il fallait se sortir des RO.

    Le truc dramatique, c’est que le prochain messie, The Witcher 2, ne risque pas d’apporter de grande originalité non plus.

  12. AvatarAimeMoiJeSuisTonSeulAmi
    12

    Tu encules des drosophiles jeune gaillard. Planescape torment, baldur’s gate, nwn 2, MOTB, tous appartiennent au même univers. Sigil est cité dans bg 2, les giths font leur apparitions dans nwn2,…etc…
    Le fait est que dongeon et dragon propose un univers tellement immense qu’il est possible d’obtenir un peu tout et n’importe quoi avec un peu d’imagination. C’est ce que s’est passé pour planescape torment, c’est aussi ce qui s’est passé dans MOTB. D’ailleurs, pour autant que mes souvenirs ne me trompe pas, on n’y trouve aucun elfes, nains ou autres créatures habituelles de l’héroic fantasy, pas mal pour du kikooelfique.
    Si MOTB manque d’originalité (ce n’est pas le cas), ce serait plus par rapport à planescape torment dont il est très proche, qu’à un bg ou nwn duquel il diffère carrément.

    Mais au fait, tu y as joué au moins ?

  13. AvatarMdt
    13

    Tu parles bien du jeu où tu peux incarner un half drow ou un wild elf, en plus des divers sun elf ou moon elf?
    Le jeu où tu rencontres Kelemvor, l’un des héros de la ridicule avatar trilogy?

    Ouais, je sais, forcément, tout le monde n’a pas la malchance de très bien connaître les RO. Effectivement, si tu es un noob du jdr papier, ça peut te sembler proche.

  14. AvatarAimeMoiJeSuisTonSeulAmi
    14

    Tu sais, tu aurais pu juste répondre non. Quand je parlais d’enculage de drosophile.

  15. Avatararticle changer diamond
    15

    I was doing some searching late last night and could not believe that I actually found a amazon article rewriter.

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