Soviet Voice

Durarara : à faire perdre la tête !!

J’aime beaucoup lancer des avis expéditifs alors que les choses n’en sont qu’au début. Je suis un con, je sais. Mais j’aime ça. Et je vais recommencer encore une fois : Durarara est une bombe.

durararar(2)

Durarara selon Arca. Note le bout d’otaku féminin entre Shizuo et Izaya. Ça m’arrache un sourire à chaque fois !

Je n’ai vu que quatre épisodes (cinq en fait, l’article a trainé sous forme de brouillon quelques temps…), mais je peux déjà l’affirmer. Et j’aurais pu après le premier. D’ailleurs je le pensais. J’ai failli le faire après le deuxième. Et puis la flemme. Mais là après ce quatrième épisode c’est putain de certain. Durarara c’est tellement bien qu’on pourrait dire que c’est génial !

Commençons par ce qui saute aux yeux : Le chara-design. Mon premier contact avec Durarara je le dois à mon cher Arca  alors qu’il me citait ses chara-designers favoris. Je me souviens avoir dit que Suzuhito Yasuda avait un style sympa mais qu’il ne passerait pas à la postérité car trop ancré dans l’époque. Une connerie dans le genre. Quand je vous dis que je suis un con. (M’enfin, c’est toujours ce que je pense, de toute manière les design vieillissent toujours. C’est la triste réalité.)

Reste que, malgré mon avis sur son passage à la postérité, il me faut bien avouer que Yasuda a fait du super bon boulot sur Durarara. Le chara-design claque. C’est un fait. C’est un des atouts principaux de cet anime. D’aucuns me diront que le plus important c’est la filiation avec Baccano ! mais je n’ai pas vu ce dernier (une édition française quelqu’un ?) donc je ne peux pas vraiment me baser sur la qualité du staff (qui d’après ce que j’ai compris est sensiblement le même que celui de Baccano !) tout comme nombre de personnes. Disons que cela lui donne une réputation. C’est déjà pas si mal.

Image de prévisualisation YouTube

Et sans raison, aucune, voici l’opening !

Mais qu’en est-il de la qualité réelle de l’anime ? Le premier épisode présente simplement les personnages. Pourtant on ressent une ambiance particulière. La musique est particulière, il y a bien des thèmes classiques pour un anime mais tout un pan de la BO est tournée vers un style jazzy assez mélancolique (ou ce que j’assimile au jazz, je ne m’y connais pas du tout). C’est original, on n’entend pas ça tous les jours, mais des expérimentations sur la musique, on a déjà connu ça dans les séries de Watanabe et faut avouer qu’on est un peu blasé et pas facilement impressionnable depuis qu’on a pris un peu de bouteille. Fort heureusement,  la musique colle bien à l’univers, un univers décalé. Comme un monde normal, mais avec des touches de surréalisme ici ou là. C’est toujours un peu casse gueule de tenter d’inclure des pouvoirs ou du surnaturel tout en l’inscrivant dans un monde connu. Enfin, c’est mon avis perso qui est assez peu suivi dans le monde otake… Reste que pour moi doter un univers réaliste d’un soupçon de surnaturel est une délicate entreprise dont Durarara s’extirpe haut la main en présentant ce surnaturel comme normal. C’est la force de ce premier épisode, en suivant Mikado Ryugamine dans sa découverte par son pote excentrique du quartier d’Ikeburo, on découvre l’aspect surnaturel comme étant un aspect normal, comme les gangs, du coin. Oui, un mec balance des distributeurs, mais c’est normal. Et Mikado trouve cela normal. Et la musique te dit bien « mec, ça c’est ton monde, mais ce n’est pas tout a fait ton monde » en jouant sur l’aspect habituel ou non du score que l’on a dans les oreilles. Et ça passe. Toi aussi tu te dis : « Bah ouais. C’est normal. Cool. Mais normal. »

Cependant, au-delà du tour de force de faire passer le constat de la présence surnaturelle comme normal, il faut avouer que le premier épisode est un peu vide question fond. On a un mec qui est plutôt casanier qui débarque dans une grande ville et prend un premier contact avec ses dangers et ses autochtones, pas de quoi fouetter un chat, même si les personnages en question sont assez truculent (Ah ! Simon le black russe !). Arrive alors le deuxième épisode. Et ça commence plutôt mal. Puisqu’une voix off parle de réalité différente… Ah non… Pas ce truc de réalité différente. Matrix ça a plus de dix ans maintenant… Sauf que ça ne parle pas du tout de cela. Ce deuxième épisode est un bijou d’écriture. A partir d’un procédé simple, on obtient un épisode magnifiquement construit et loin d’être dénué de fond. Si tu n’as pas vu ce deuxième épisode, saute le paragraphe suivant.

C’est ici qu’il faut sauter !

Souviens-toi. A la base, on nous annonce que Ryo Kamichika aurait du mourir le jour de l’arrivée de Mikado (lien pas trop safe…) à Tokyo. Mais voilà elle est sauvée par notre motarde sans tête. Puis est menacée par l’informateur qui s’amuse en bon sadique qu’il est à la torturer psychologiquement, tout en la tenant dans le vide. Deuxième fois qu’elle « aurait du mourir ». Finalement il ne la lâche pas et se casse.  La laissant sur le rebord du toit de l’immeuble. Elle regarde le sol et hésite. On se dit « troisième fois qu’elle aurait du mourir. Donc elle ne le fera pas. Elle n’aura pas le courage ! ». Et elle saute. Eh ! Mais ! Et elle est sauvée par notre motarde favorite qui la rattrape grâce à ses pouvoirs avant qu’elle ne s’écrase au sol comme une prune trop mûre qui tombe d’un arbre. On se dit que c’est la quatrième fois qu’elle aurait du mourir. Du moins qu’on le pense. Et finalement, notre demoiselle avec son casque à oreilles répond à Ryo quand elle lui demande pourquoi elle l’a sauvée : « Parce que le monde n’est pas aussi dur que vous ne le croyez ». Voilà le vrai moment ou elle est sauvée. Après cinq sauvetages physiques. Celui qui compte. Magnifique. Et on rejoint le postulat de base : la réalité n’est pas forcément celle qu’on voit. Ryo voyait tout en noir, car elle le voulait. Sa réalité n’était pas la réalité, juste ce qu’elle pensait qu’elle était. Pas de Matrix. Ouf. Mais surtout un discours bien amené, des rebondissements sans grands éclats de musique, sans diatribes, tout en douceur et en mélancolie pour arriver à la compréhension du message originel. Via la motarde. Ce qui n’est pas anecdotique.

C’est ici qu’il faut atterrir. Et avec grâce, s’il te plait.

Autant dire que le deuxième épisode ma totalement convaincu, instaurant la preuve que le fond ne serait pas absent de cette série pourtant attrayante visuellement. Le beurre et l’argent du beurre en somme. Cela dit, la mélancolie, c’est bien, mais Durarara ne sera donc qu’une série mélancolique ? L’opening semble dire le contraire, mais ce ne serait pas la première fois qu’un opening ne correspondrait pas exactement à l’ambiance de l’anime (ça peut avoir son charme, pensez SZS). Cette réponse nous l’auront lors du troisième épisode, qui démontre que l’opening pêchu n’est pas là sans raison. On ne va pas tomber dans du surexcité non plus, mais ça va bouger. Tant au niveau actions, rencontres que révélations. Encore une fois si tu n’as pas vu cet épisode saute le paragraphe suivant l’image.

C'est toi qui dit du mal du Putois ? Je serais toi, j'arrêterais.

Tu veux te faire spoiler la tronche, c’est ça ? Je viens de tenter et c’est fun. Mais ça fait saigner…

Ici, ça ira vite. Quand ça bouge, il y toujours moins de choses à raconter. Mais note tout de même la rencontre avec des prétendus dollars, la démonstration de talents (de force devrais-je dire pour deux d’entre eux !) de trois personnages principaux devant un Mikado qui rencontre justement les deux personnes que Kida lui avait justement déconseillé de rencontrer. (Dont un qui se montre particulièrement intéressé par le Mikado en question) Il y a aussi le lycéen séchant le lycée qui retrouve son grand amour avec questionnement sur l’identité de cette personne puisque Anri (la déléguée) qui connait pourtant Seiji Yagiri (le lycéen qui sèche) a cru elle aussi reconnaitre cette jeune fille avec sa cicatrice autour du cou, sauf que non. Un épisode qui sera marqué par la découverte de bien des choses et par une baston, ma foi, fort sympathique.

Par le Grand Putois (ce n’est pas moi, c’est comme un dieu, mais c’est un putois) tu peux reprendre ta lecture ici.

L’anime sort ici de sa réserve, présente les intrigues et lance la machine. On s’attend désormais à des révélations de petite envergure régulièrement avec de grosses révélations vers la fin de l’anime. On s’attend à un des épisodes du même genre par la suite. Sauf que pas du tout. Le quatrième épisode prend totalement à contre pied, balançant un énorme pavé dans la marre, t’éclaboussant de sa classe et de son intelligence au passage. Tu connais le chemin… saute le paragraphe comme tu sauterais… un mouton. (A quoi tu pensais, hein ?)

Voici les reins du mouton ! Pose tes mains et saute !

Ce quatrième épisode est une nouvelle preuve de l’audace narrative et du génie de ses auteurs. Ici on ne nous explique ni plus ni moins que le plus gros mystère de la série jusque là avec la révélation de l’identité de la motarde, une duhallan, l’esprit celte (le cavalier sans tête) on la voit nue, on connait ses caractéristiques physiques, on apprend que son but est de retrouver sa tête qui contient entre autres ses souvenirs et qu’elle souffre de cette condition précaire. WHOA ! De l’audace. Encore de l’audace. Et de l’intelligence. En faisant de la Duhallan un personnage à part entière, l’intérêt pour la série augmente encore et le surnaturel normal est de nouveau ancré, et plus profondément encore.

Voilà ! Tu viens de dépasser la tête de l’animal, tu peux faire rejoindre le sol à tes pieds. (jolies chaussettes au passage)

Après quatre épisodes, la preuve est faite de l’intelligence narrative de cette série. C’est de loin son meilleur atout.  Bien plus que son chara-design réussi. C’est elle qui avec la BO donne cette ambiance si particulière (car on retrouve l’intelligence de l’écriture dans celle des scènes, évidemment et des dialogues aussi) qui fait de Durarara probablement le meilleur anime de 2010. Si ce n’est pas le cas, 2010 restera dans les annales.

Mais Durarara n’a donc pas de défauts ? L’animation est faiblarde. Mais la réalisation fait que cette économie de moyen aide au style avec des mouvements rapides et assez peu amples. Et la réalisation sans même jouer sur le style est assez intéressante lors des scènes (jusqu’ici assez rare) d’action pour qu’on passe l’éponge sur le nombre visiblement peu élevé d’images différentes par secondes. Et puis l’ambiance sonore peut déplaire, de même que le rythme. Mais ce sont là des questions de gouts. Arrive alors le cinquième épisode.

J’ai eu beau me creuser la tête, je n’ai pas trouver de grands bouleversements narratifs dans le cinquième épisode. On me dira qu’après avoir commencé si fort, c’est normal de ralentir un peu. Sauf que ce cinquième épisode m’a un peu déplu. Alors Durarara aurait finalement des défauts qui me gêneraient ? Et bien ce cinquième épisode, oui. Mais c’est très relatif à ma personnalité, donc à prendre avec des pincettes. Le prochain paragraphe est interdit aux yeux innocents. Comprendre, ceux qui n’ont pas vu l’épisode ; pour celui qui aurait des doutes.

NSFIE : Not Safe For Innocent Eyes

Alors penchons nous sur cet épisode cinq qui lui même s’intéresse au cas Kida. Et première déception, on n’apprendra rien ou presque durant cet épisode. Il sera tout en lancé de pistes. C’est dommage, car j’aurais vraiment apprécié entrer plus en profondeur dans la vie de Kida comme j’avais plongé dans la vie de Selty. On peut un peu considérer ce cinquième épisode comme un premier épisode normal sur ce point qu’il ne révèle que des bribes frustrantes d’informations. La volonté de cet épisode est clairement de faire monter le suspense. Le problème vient pour moi de la méthode que je trouve un peu artificielle comparée au prémices de la série. J’ai un exemple précis qui m’a vraiment déplu : tu dois t’en souvenir aussi, Kida veut obtenir des renseignement sur les Dollars et va voir ses potes otakes et leur demande ce qu’ils savent. Et quand la discussion commence, la camera elle se casse. C’est une chose que je ne supporte pas. J’appelle ça du suspense artificiel. Le suspense doit venir du récit, pas d’artifices superfétatoires de ce type. C’est trop grossier. Trop visible. Bon, au moins ce n’est pas un personnage qui arrête sa phrase en plein milieu… (le pire des artifices accessoires que je connaisse) Il faut comprendre que mes attentes envers Durarara sont tellement élevées que le moindre petit truc me parait énorme. Il me faut tout même dire que l’épisode est bien construit, absolument pas linéaire, qu’il varie les pistes (même si certaines choses sont un peu grossières : on parle des foulards jaunes, hop des gars prennent la tête à Kida et s’en prétendent membre) et qu’il offre un regard éclairant sur la personnalité de Kida, qui est un personnage qui vaut le détour. La scène du harcèlement valait vraiment le coup d’oeil. Je trouve simplement que l’épisode se disperse trop. Justement parce que je voulais en apprendre plus sur Kida, qui à cause de son statut de guide touristique de Mikado fut le parfait personnage à suivre pour un épisode devant brasser large.

SFIE : Safe For Innocent Eyes.

Finalement ce cinquième épisode n’est pas mauvais, mais ne correspondait pas à ce que j’attendais, ce qui arrivera forcément encore. Et si le suspense superfétatoire ne s’invite pas trop, cela ne diminuera en rien la qualité de cette série, qui à travers cet épisode qui m’a pourtant moins plu, m’a cependant montré qu’elle continuait à faire les choses avec intelligence. Et puis, j’ai pu le revoir une deuxième fois sans m’ennuyer (avant de finir cet article justement, et pour attraper tous les noms que j’avais oublié…) preuve qu’il est bien mené.

Pour finir un petit résumé pour les flemmards qui se fichent de mon argumentation plus ou moins pointilleuse, NO SPOIL INSIDE :

Pourquoi Durarara c’est bien ?

Jolie perspective, non ?

« Ne me regarde pas comme ça ! Le résumé c’est tout ce qui compte ! Pourquoi se prendre la tête avec les détails ? Mais soit attentif, pour ça ! »

- Parce que c’est intelligemment écrit comme le prouve premier épisode qui fait accepter le « surnaturel normal », le second épisode et ses fausses pistes qui sont pourtant des étapes menant à la vraie révélation, le troisième épisode et la prise de rythme, l’accélération de l’intrigue et le quatrième épisode et son pavé dans la marre.

- Parce que la BO est étrange mais maitrisée. Qu’elle aide à l’entrée dans le monde de Durarara.

- Parce que le chara-design est réussi.

- Parce qu’il y a du fond psychologique. Et qu’il est habilement mis en place.

- Et enfin, parce que c’est audacieux.

En vérité, il y a tout un tas d’autres raisons ; un anime de cette qualité c’est rare. Profitons-en.

*****

La foire au PS (là où Putois fait sa pub et raconte sa vie) :

1) Durarara est visible gratuitement sur la page dailymotion de Dybex (vive le simulcast), un épisode tous les dimanches (le soir apparemment). Et comme je suis sympa : clique ici pour voir le premier épisode (et les autres)

2) Merci à Arca, une fois encore. Je ne veux pas savoir combien de temps il a mis pour l’ensemble. Et va lire sa BD.

3) On pensait tous que c’était mort, mais Super SpaceShip Adventures ça continue ! Le treizième voyage (un voyage = un chapitre mais ça fait thématique…) est sorti. Et le quatorzième ne devrait pas trop tarder. Je crois.

4) J’ai fait de mon mieux pour le titre… Désolé…

5) Et pour la mise en page… Là je suis vraiment désolé (car je suis très content de mon titre pourri) mais sans balises spoil… On fait au mieux pour ne spoiler la tronche du vierge effarouché en mettant en gras ce qu’il peut lire sans risque. C’est un peu moche. J’avoue. MAIS C’EST PAS MA FAUTE !!! D’abord. Edit : Pour finir, j’ai utilisé la balise « citation » pour décaler le texte. En espérant cela suffisant. Et moins moche… ^^


25 commentaires to “Durarara : à faire perdre la tête !!”

  1. AvatarFaust
    1

    Et si on a trouvé aucun, mais alors ABSOLUMENT aucun intérêt aux 2 premiers épisodes, ça vaut la peine de continuer ou pas ?

  2. AvatarSonocle Ujedex
    2

    Pourquoi pas avoir mis les spoils en gras et le reste de l’article en caractère normal , gros malin ?

    Sinon ouais , t’aurais put attendre au moins de voir les 8-9 premiers avant de faire un article ici , vu que à ce point là, on remarque que Durara met beaucoup l’accent sur l’introspection de ses persos et la construction de son Ikebukuro fantasmé et romancé, profitant alors pour distiller parallèlement les differentes branches de l’intrigue et voir quels rapports il y a entre chaque persos.

    Franchement, cette histoire de recherche de la tête coupée mêlée avec un complot pharmaceutique, elle même impliqué dans des affaires de kidnapping et de traite des clandestins sur fond de vendetta entre guerre de gangs et d’amourettes entre jeunes, c’est juste impressionnant. On se demande vraiment comment les dilemmes de chaque persos et les enjeux narratifs vont être résolus de façon satisfaisante en même temps.

    Sinon ouais, niveau BO, tu as folk-rock, du jazz tzigane, du blues, de la soul, et du new-wave. Que des trucs qui colle bien avec les ambiances urbaines et qui peuvent correspondre à plusieurs facettes d’Ikebukuro, qui est définitivement un perso à part entière de cet anime (et donc évidemment très bien retranscrite graphiquement).

    Durarara , c’est très dense et riche. Avec à peu près deux fois plus d’épisode que Baccano (qui devait gérer beaucoup de persos aussi en plus de trois lignes de temps ; 1930, 31 et 32), on se demande encore si ils vont réussir à caser tout ce qu’ils veulent et traiter chaque aspect de la série de façon égale.
    Donc ouais, c’est la bombe de la saison pour ce qu’on a vu.

    Et merci d’avoir une review de cette série avant moi, mouffette merdeuse. Grmbl…

  3. AvatarSonocle Ujedex
    3

    Fauts> ouais, parce qu’il y a le troisième qui est plus punchy, déjà. Et le 4eme sera consacré à la motarde sans tête qui est au centre de l’histoire.

  4. AvatarArca
    4

    On peut dire que ça t’aura marqué, superfétatoire ! (ce commentaire est intéressant)

  5. AvatarAmo
    5

    Ah, enfin Putois Putassier qui a de bon gouts. D’un coté, sur Durarara!! c’est assez facile d’en avoir de bon gout.

    Sonocle > Comme Baccano!, je doute que y’a un perso en particulier « au coeur de l’histoire », parce que y’a pas « une » histoire: y’en a plusieurs.

  6. AvatarAer
    6

    C’est Firo le héros parce qu’il est trop beau wwwwwww.

  7. AvatarKorigan
    7

    Ça s’annonce bien comme série mais pas comme la série du siècle non plus… les épisodes sont trop inégaux, au final l’épisode 5 est juste dans la moyenne de la série, j’espère que celle-ci augmentera!

    >faust : le deuxième épisodes est pour moi le meilleurs pour l’instant, donc si tu n’y as pas trouvé d’intérêt c que la série est pas trop faites pour toi…

  8. AvatarPutois Putassier
    8
    Author Comment

    Faust => Pour moi le meilleur épisode jusqu’ici est la quatrième. Enfin, disons que c’est celui que j’ai trouvé le plus audacieux. Mais le deuxième représente tout un pan de Durarara, mais pas tout Durarara. Le troisième n’appuie pas du tout sur la même chose. Tu peux tenter les deux suivants, mais comme le dit Korigan, possible que tu ne trouves pas ce que tu cherches dans cette série. (Mais regarde tout de même l’épisode trois, au cas où)

    Sonocle => Pour les spoils… je suis parti du principe qu’on voyait mieux les passages en gras que les passages normaux. Le gras a tendance à attirer l’oeil. Mais je vais tenter l’inverse pour voir ce que ça donne.

    Pour le nombre d’épisode, le but ici c’est de faire du teasing tout en expliquant le pourquoi ce teasing. Mais j’ai déjà prévu de faire un article une fois la série terminée (dans cinq mois, donc) mais pas forcément de le publier ici, j’ai bien envie de lire ce que tu pourrais en dire et trois articles sur le même sujet (même par deux auteurs différents) ça pourrait faire beaucoup.

    Arca => héhéhé. C’est surtout que je ne veux pas l’oublier. Et pour ne pas oublier il faut utiliser !

    Amo => Je suis persuadé que même Durarara avec toutes ces qualités peut déplaire fortement (et légitimement). D’autant plus qu’elle a une ambiance personnelle qui peut rebuter ou enthousiasmer. Les gouts et les couleurs…

    Aer => J’ai eu besoin de google…

    Korigan => Peut être pas la série du siècle, mais probablement la série de l’année. Sur l’inégalité des épisodes, je dirais plutôt qu’ils sont différents, même si au final, on les ressentira comme inégaux. Mais j’ai peut être vu moins d’épisodes que toi.

  9. AvatarSonocle Ujedex
    9

    Amo> Je sais bien qu’ils y a plusieurs histoire mais on commence déjà à piger qu’elles sont toutes plus au moins liés et que la motarde sans tête s’avère être presque toujours dans le coup et que chaque personnage est particulièrement relié celui-ci (amour, peur , boulot, expérience scientifique , fascination , amitié , haine, etc, pour pas trop spoiler ). Donc la motarde, c’est un peu le fil rouge de la série mais personnifié , l’élément liant , son symbole.

  10. AvatarEtsilihin
    10

    Pour une fois, je suis d’accord avec putois putassier: Durarara!!! est une bombe. Ou du moins le serais si les 8 premiers épisodes en avaient durés 2, 2 et demi. Le reste est d’un ennui mortel ne répondant à aucun impératif sinon « étaler un anime avec le minimum de script et le minimum de frames ». Alors oui, c’est joli, c’est parfois drôle, c’est assez classe et, globalement, plutôt réussi. Sur une quarantaine de minutes environ, jusqu’à maintenant. Les passages les plus inutiles doivent être les interminables sessions de chat, se répétant d’un épisode à l’autre, et n’offrant aucune progression par rapport à un reste déjà très lent.
    Bref, à l’exception du 2eme et du 7eme, c’est quand même drôlement vide.

  11. AvatarPutois Putassier
    11

    Etsilihin => Les sessions de chat ne sont pas si interminables que ça… Mais on y a droit à chaque épisode, ça je te l’accorde.

    L’épisode 4 s’il est assez lent, reste un coup de génie narratif. Et l’épisode 6 est drôle et trépidant. (Ce qui ne correspond pas à ma définition du vide)

    Mais derrière l’outrance qui te caractérise je vois ce que tu veux dire. Cependant je dois dire que comme cet anime est fait avec la manière,un peu d’enrobage ne me dérange pas outre mesure. On n’est pas non plus dans le même cas de figure qu’un Ergo Proxy qui faisait trainer à rallonge alors que l’intrigue était ridiculement ténue.

  12. AvatarSonocle Ujedex
    12

    Je rajouterais que pour un anime qui capitalise beaucoup sur la variété des personnages et son ambiance , il fait bien de prendre un peu son temps pour développer le background général . Et comme généralement, chaque histoire est plutôt bien racontée , j’y vois aucun inconvénient, bien au contraire.

  13. AvatarEtsilihin
    13

    Baccano avais une fuckton de personnages, ca ne l’empêchait pas de les développer en remplissant bien les épisodes. Et, en plus, ca évitais de développer le scénario de fanfiction qui tenait le tout attaché.

  14. AvatarSonocle Ujedex
    14

    C’est vrai , mais Baccano avait quand même moins de personnage (en comptant les secondaires, car déjà, on remarque pas mal de non-protagonistes ou de non-supports récurrents , genre les les trois ganjuro ou Izaya) dans la série et n’a pas tellement eu l’occasion de tous les traiter avec égalité genre Chane Laforet (la faute au peu d’épisode qu’il y avait) , d’autant plus qu’il y a même un personnage important (Rachel du Daily-News)qui n’a pas été affiché à l’OP.
    Et au final, les trois périodes de temps gérés dans cet anime font quand même plutôt court mis bout à bout. Mais la façon dont ils ont été découpées pour chaque épisode annihile complètement toute impression d’aller trop vite en besogne pour chacune d’entre elle. Je me demande toujours si Baccano aura pas eu un plus à y gagner en background et en épaisseur de persos avec juste 2 ou 3 épisodes intercallés dans les 13 d’origine.
    Enfin bon, je dis ça, je trouve déjà cette série super bien construite et rythmé tel qu’elle est , donc j’ai pas de regret en fait

    Après j’ai pas compté pas les OAV , et comme Durarara va faire 26 épisodes et qu’il se passe à peu près dans une ligne de temps unique , on verra de façon plus juste comment comparer les deux séries sur ces deux paramètres une fois DRRR finie.
    (par scénario de fanfiction , tu sous-entend outrageusement que t’as trouvé le mélange fantastique/gangster étrange ou quoi ?)

  15. AvatarAer
    15

    « On n’est pas non plus dans le même cas de figure qu’un Ergo Proxy qui faisait trainer à rallonge alors que l’intrigue était ridiculement ténue »

    Ta gueule ?

  16. AvatarPutois Putassier
    16

    Aer => ^^ J’ai touché un point sensible on dirait. Mais tu ne vas tout de même pas me contredire, Ergo Proxy a pas mal de qualités mais pour une série d’une bonne vingtaine d’épisodes, le scénario est vraiment léger…

    Globalement, on suit 5 personnages, dont 2 se voient offrir le luxe d’être creusés. Le petit trip de cités domes en cités domes se termine comme on sait, et ça m’a laissé une grosse impression de « tout ça pour ça ? ». La majorité des épisodes ne font avancer l’intrigue qu’à dose homéopathique, c’est un fait. Pire, on n’est pas loin de la redondance dans pas mal de cas.

    Certes, les épisodes sont souvent plus ou moins originaux (disons que ne s’attend pas à les voir dans un anime type SF, mais que ce n’était peut être pas sans raisons) mais ça ne veut pas dire qu’ils soient bons. L’émission TV, l’épisode dans la bibliothèque ne m’auront pas laissés de bons souvenirs pour une raison simple : pas crédible.

    Mais le vrai problème viens du fait que tout tourne toujours autour de la même chose. Les proxy. Alors qu’au final le concept est plutôt décevant. Pendant plus de 20 épisodes on nous tanne avec les proxy, pour une révélation basse du front.

    Ce qui est amusant, c’est que je retrouve pas mal des point que je critique (qui ne sont pas les seuls que j’ai contre Ergo Proxy mais ce commentaire est déjà trop long) dans Samurai Champloo alors que j’adore ce dernier. La différence étant qu’il n’y a pas de suspense à outrance et que les épisodes sont des récits presque auto-suffisants (Quand ceux d’Ergo Proxy sont plus des moments de l’histoire principale portés à notre connaissance. Ce qui est gênant selon moi au vu des révélations finales).

    Au final, je ne dis pas qu’Ergo Proxy est une mauvaise série (mais ce n’en est pas non plus une très bonne, malgré l’intention de faire quelque chose de différent qui est toujours louable) je dis simplement qu’elle ne possède pas les atouts que personnellement je recherche dans une fiction.

    Et on remarquera que Durarara ne commet pas la même erreur qu’Ergo Proxy en ne misant pas tout sur le motard sans tête.

  17. AvatarEtsilihin
    17

    >>d’autant plus qu’il y a même un personnage important (Rachel du Daily-News)qui n’a pas été affiché à l’OP.
    Importante, Rachel? Merde, on a pas du voir la même chose.

    >>(par scénario de fanfiction , tu sous-entend outrageusement que t’as trouvé le mélange fantastique/gangster étrange ou quoi ?)
    Je parle de tout. Lis n’importe quelle fanfiction merdique, et le scénar, ses ficelles, ses enjeux, ses thèmes, seront identiques à celui de baccano.

  18. AvatarSonocle Ujedex
    18

    Je dis pas qu’elle est super-importante non plus mais elle l’est techniquement un peu plus que Chane Laforet , et elle plus de screen-time surtout ( bien que le screen-time de Chane vaut d’être vu).
    Et je suis sûr que tu comprends très bien que j’ai pas envie de lire le moindre fan-fic merdique (parce que justement…) , alors si tu pouvais étayer ton point de vue avec des exemples , ton sera un amour. (je crois que je vais regretter d’essayer de te comprendre).

  19. AvatarEtsilihin
    19

    >>j’ai pas envie de lire le moindre fan-fic merdique (parce que justement…)

    Si seulement tu savais ce que tu rate…Très honnêtement, il y a peu d’auteurs que je méprise autant qu’un fanfic, mais je ne voudrais pour rien au monde ne jamais les avoir lues.
    Je te propose, pour des étrons en français, http://www.fanfic-fr.net/ . A mon époque, les fanfic Harry Potter étais délicieuses, mais elles doivent maintenant être à peu près aussi imbitables (Et je conchiepetasse firefox pour ne pas connaître cet adjectif) que les fics evangelion d’Axel.

    Sinon, pour ce dixième époside…un peu moins vide que d’ordinaire, nettement plus drôle…mais là encore, on donne dans du Marie-sue évident.

  20. AvatarSonocle Ujedex
    20

    Je suppose qu’on parle de Mikado , là.
    Pour Mikado en Marie-Sue (Gary-Stu alors) , je suis pas vraiment d’accord. Il est pas spécialement compétent en quoique que ce soit , et si tu parle qu’il arrive à s’entendre bien trop vite avec Izaya et Selty , il faut quand même rappeler qu’il possède (possédait en tout cas) malgré lui le fameux truc que Selty recherche désespérément. Et Izaya…il est comme ça avec tout le monde.

    Par contre ouais, on se demande bien quel éclair l’a frappé à la toute fin de l’épisode , genre il vient de piger un truc super important ou qu’il a recoupé tout les évènements dans sa tête. Mais comme c’est un peu un personnage-repère pour le spectateur , vu qu’il est censé être aussi largué au début dans Ikebukuro , on se demande c’est pas un peu normal qu’il arrive à recouper tout ce qui se passe dans la série si le spectateur en est capable aussi (toi et moi sommes à peu près capable de tout mettre en lien maintenant). Va falloir voir les épisodes suivant et comment sa relation avec les autres persos évolue.

    Mais t’inquiète , j’en ai vu des fanfics incroyables. J’ai fait mes petits cours sur FRAG in hell (ce qui bizarrement m’a donné envie d’écrire un fanfic Excel Saga…cherche pas), j’ai vu les classiques anglo-saxon , et le premier fanfic que j’ai vu de ma vie en découvrant internet , c’était un super all-star crossover digimon/pokémon/zelda/nadia/chaypakoidautre , avec des voyages à la Sliders et en guise d’héroïne , une self-insert mary-sue qui a une relation avec Izzy , a été l’amie d’enfance de Sasha et qui dresse un Galopa super-puissant. J’ai commencé fort.
    N’empêche que ça remonte à un peu loin , que j’ai arrêté les frais depuis et que du coup , je vois toujours pas le rapport avec Baccano.

  21. AvatarPinkSoviet
    21

    Basiquement, les scénaristes tiennent tellement à leurs personnages (comme un auteur de fanfic) qu’ils refusent de leur infliger le moindre mal et de les priver de la moindre parcelle d’happy end.

    Quand à Mikado, si c’est son nom…c’est LE putain de perso supposé servir de référent au spectateur, et qui, d’un coup, devient un putain de dieu vivant, surhomme capable de voir ce que même les personnages les plus -supposés- surpuissants de la série n’ont pas vu. Par contre, j’aimerais bien réussir à faire des étincelles avec ma souris.

  22. AvatarSonocle Ujedex
    22

    Mwé…personnellement , je vois aucun inconvénient à voir tout un groupe de persos s’en tirer avec les honneurs si , au préalable , ils nous ont apportés du grand spectacle ,des bons moments , ainsi que vécus des coup durs à surpasser.
    Parce que je sais pas ce que tu veux dire par « refus d’infliger le moindre mal » , mais ils ont quand même bavé.

    Immortalité ou pas , il y a eu des doigts coupés , des morts frôlés , de la torture sanglante ,du fight, des moments où on a vraiment crû qu’un personnage allait perdre quelqu’un qui lui est cher jusqu’à la dernière seconde (et je parle pas de la fille qui a un frère avec des bottes en ciment qui tient compagnie au poisson du port) , et certains persos , même si attachant , sont pas présentés sous des jours radieux.
    Et puis rien que la tragédie de le bateau et comment certains des immortels originels en ont bavé un max jusqu’en 1931 , c’est quand même quelquechose.

    En bref , si l’aventure était punchy et que les persos ont bien bavé avant d’arriver à la fin, un happy end général saura me contenter. Et pour moi Baccano remplis ce cahier de charge. Mais c’est aussi parce que je suis peut-être un garçon un peu trop cucul sur les bords :p .

    ps : moi aussi je voudrais faire pareil avec ma souris…mais j’ai un tapis digital à la place :( .

  23. AvatarEtsilihin
    23

    >>Et puis rien que la tragédie de le bateau et comment certains des immortels originels en ont bavé un max jusqu’en 1931 , c’est quand même quelquechose.

    C’est hors récit, ca fait partie du background.

    >>ils nous ont apportés du grand spectacle ,des bons moments , ainsi que vécus des coup durs à surpasser.
    Parce que je sais pas ce que tu veux dire par « refus d’infliger le moindre mal » , mais ils ont quand même bavé.
    Et c’est bien pour ca que Baccano est une série plutôt bonne: elle est fun. Mais voir, sur les derniers épisodes, de telles pirouettes pour s’assurer d’une pure happy end, c’est juste ridicule.

  24. AvatarAimeMoiJeSuisTonSeulAmi
    24

    Le scénario de baccano n’a aucun intérêt en soi, il n’est qu’un prétexte pour mettre en scène et faire interagir entre eux les personnages duquel le scénariste est tombé amoureux. Bref, les motivations derrières sont les même que celle de n’importe quelle fan-fic, d’où la critique d’etsi.

    En soi, c’est déjà un problème, le scénario ne sert à rien mais n’assume pas de l’être (sauf celui du train qui est du coup le moins chiant). Mais le pire vient du fait que cet amour dénué de distance qu’entretiens l’auteur avec ces perso amène une certaine consensualité concernant le destin de ceux-ci. En gros, baccano est un anime de gladiateurs, mais dont l’issu est consiste systématiquement en une forme d’égalité molle du cul, ce qui est plus embêtant que juste un anime se finissant bien.

  25. AvatarAer
    25

    Oh non c’est trop horrible les persos de Baccano! sont plaisants.

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