Soviet Voice

Ionismès Noreos épisode 4 : Special Mamoru Hosoda #3

Après un passage éclair chez le studio qui n’aura pas aboutis, Hosoda ne se laisse quand même pas démonter aussi facilement et se sert de cette expérience pour s’approprier l’univers de One Piece, délivrant ainsi le sixième film de la franchise; un opus pour beaucoup étrange (surtout esthétiquement) mais intrinsèquement remarquable et original. Puis viendra le film de la consécration et de la renommé; un film d’adolescent qui n’a rien à envier avec les meilleurs productions de Jonh Hughes intitulé « La Traversée du temps« , suite d’un roman de l’auteur SF Yasutaka Tsutsui. Une émission sous les signes des regrets, de la fuite du temps, des retrouvailles et de l’amitié.

Time waits for no one.

Quelques documents complémentaires à consulter pendant ou après l’émission :

  • Voici non pas un mais deux sakuga MAD (vidéoclip montrant des séquences d’animations notables référencés par animateur ) sur la Traversée du temps, histoire de donner des noms aux bienfaiteurs à qui l’on doit la beauté de ce film.
  • En parlant de sakuga MAD, voici comme promis celui consacré à ce très talentueux animateur qu’est Norio Matsumoto, et qui délivra une scène d’acrobatie cartoonesque d’une grande fluidité pour ce film de One Piece.
  • Zug, rédacteur sympathique et pointu au webzine l’Ouvreuse, revient sur la Traversée du temps à l’occasion de la sortie ce mercredi de Summer Wars.
  • Si, en plus de être mis à jour concernant les derniers évènements de One Piece, vous avez vu le sixième film, vous pouvez admirer la preuve que cet opus d’Hosoda aura sût influencer les animateurs de la version tv.
  • Pour plus d’information sur l’auteur Yasutaka Tsutsui et l’importance de son œuvre, n’hésitez pas à consulter ce livre en langue anglaise intitulé « Robot Ghosts and Wired Dreams: Japanese Science Fiction from Origins to Anime« .
  • Est-ce que j’ai vraiment besoin de vous conseiller de regarder Paprika de Satoshi Kon, qualifié par l’indéboulonnable et passionné critique ciné Yannick Dahan de « Vidéodrome/2001 du 21eme siècle » (on parle du film de Cronenberg, hein), et qui est lui-même adapté d’un roman de Tsutsui ?


7 commentaires to “Ionismès Noreos épisode 4 : Special Mamoru Hosoda #3”

  1. AvatarAer
    1

    Wait wat, l’égale de Vidéodrome ?

  2. AvatarSonocle Ujedex
    2
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    J’ai mis sa critique vidéo en lien , tu comprendras son point de vue.

  3. AvatarAer
    3

    Euh ok, mais il explique pas spécialement le rapport entre les deux. Ouais c’est fantasmagorique, ok, mais c’est un peu mince si c’est ca l’explication :/.

  4. AvatarSonocle Ujedex
    4
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    Ce que tu appelles fantasmagorique pourrait être en fait décliné en plusieurs grands concepts.
    Il n’est pas le seul à avoir fait le rapprochement entre ces deux films vu que les thématiques de base en elle-même sont similaires (même si l’imagerie et le discours ne sont pas strictement les même), comme la persécution et l’échappatoire de l’imaginaire, son utilisation à des fins maléfiques, le pouvoir de images et des symboles, la fusion entre le vivant et l’objet, le changement de personnalité, le rapprochement inéluctable entre le réel et le virtuel, la capacité de « voyager » entre ces deux mondes, les métamorphoses, les introspections psychologiques, la folie contagieuse et une réflexion sur l’audiovisuel (la tv pour Videodrome et le cinéma pour Paprika).
    Donc à partir de là, tu peux partir quand tu veux sur une réflexion métaphysique qui risque de te faire partir loin, mais loin…

    http://www.iletaitunefoislecinema.com/chronique/2233/videodrome-videodrome1984
    http://www.cahiersducinema.com/article926.html
    http://www.charlespetzold.com/blog/2007/06/210204.html

  5. AvatarAer
    5

    J’verrais alors, ca me parait quand même un poil exagéré cette histoire, mais bon Satoshi Kon n’est pas à une surprise prêt après tout.

  6. AvatarSonocle Ujedex
    6
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    Tout ce que je te raconte, ce sont des thématiques que Kon aura disserté, traité et illustré pendant toute sa carrière de réalisateur depuis Perfect Blue (on compte bien sûr la série Paranoïa Agent). En suivant l’ordre de ces films, tu peux déduire que Paprika constitue la phase finale de son discours et qu’il est normal qu’il soit vu comme l’œuvre définitive de Kon en attaquant le domaine des rêves, des films et de l’inconscient; histoire de bien conclure son propos, d’où l’importance qu’on lui attache.
    Cela fait de ce film beaucoup plus qu’une adaptation d’un livre au pitch trop confortable pour le style Kon. Cela se confirme par le fait que son prochain film, « Yume Miru Kikai » semble partir vers une direction totalement différente; déjà en s’ouvrant vers un public plus large et susceptible de toucher les plus jeunes.

    Ça donne envie de croire que Kon ne risquerait pas de souffrir du syndrome Tim Burton (aka faire semblant d’avoir un truc à dire en parodiant son propre style alors que ça fait longtemps qu’on a fini son discours).

    Sinon, tu veux qu’on parle de Mamoru Hosoda, aussi ? :p

  7. AvatarAer
    7

    Ben j’ai pas encore vu ces films à Hosoda en faite :( .

    Après, je suis d’accord sur le principe de continuité des oeuvres de Kon, même si elles ont, fort heureusement, des angles d’approches bien différentes à chaque fois.

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