Soviet Voice

Sous-France Culture 03 : Scott Pilgrim vs Le Cercle

Après les chroniqueurs TV et les pseudo-philosophes, l’Ermite Moderne fait face à ses plus terribles ennemis : les critiques de cinéma français. Alors que « Scott Pilgrim vs The World » est sorti en salle cet Hiver avec bien trop de discrétion pour son bien, nos habituels gardien de la haute et chiante culture accablent encore ce film du haut de leur méconnaissance. L’Ermite Moderne ne pouvait pas rester là sans réagir et aidera Scott à affronter « Le Cercle » coalition maudite des plus terribles critiques cinéma.

Avant de voir cette vidéo, vous devez impérativement voir le trailer. Vous avez aussi l’émission entière de « Le Cercle » sur Scott Pilgrim que vous pouvez avant ou après, comme cela vous chante. Comme promis,  j’ai omis Phillipe Rouyer parce que j’ai estimé que son intervention n’appelait pas vraiment à une réponse sinon ce n’est celle-çi.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=sR0iD6wV4nM[/youtube]

On a quand même une belle brochette de winner dans cette émission. Sur les 6, il y en a vraiment qui pour moi sortent du lot tellement ils sont insupportables au quotidien : Ferenczi et Begaudeau.

Je pourrais faire une émission entière sur un seul de ces deux zigotos tellement ils sont emblématiques de tout ce qui me cause des déflagrations aux testicules dans  l’environnement culturel et critique français. C’est presque comme si ils en étaient les incarnations; je pourrais faire une émission entière pour un seul d ‘entre eux. Mais comme ils méritent pas autant d’effort, je vais compiler quelques unes de leurs plus grosses perles.

Les moments forts d’Aurélien Ferenczi :

  • Dans sa Critique d’ « Avatar », notre ami préfère traiter James Cameron de petite fille à couette qui gribouille que d’élaborer de vrais arguments concernant le film et les intentions de son réalisateur, tout en oubliant pas au passage de comparer l’entreprise pharaonique et éreintante qu’a été la construction du studio aquatique de Titanic à une « maquette dans une baignoire », ce qui est super-pertinent quand on arrête pas de dire que les films d’Avatar sont que des machines à fric marketing  fait sans aucun effort.
  • D’ailleurs il est tellement trop intelligent et fort en économie et en chiffre qu’il estime du haut de sa grande stature que tout ces gens qui regardent Avatar, c’est trop ! Monsieur ne veut pas croire qu’un tel déplacement de foule ne soit autre chose qu’une uniformisation totalitaire orchestré par La Fox et son marketing laveur de cerveau. Comme Star Wars et Autant en Emporte le Vent ? Ça ne l’intéresse pas de voir ce qu’il y a DANS le film qui est capable de réunir autant de gens de n’importe quelle culture différente sous la même église cinématographique ? Quand même marrant de parler en ces termes d’un film que la Fox n’a financé qu’à moins de 40% sans jamais y croire,  voyant plutôt Wolverine et Alvin et les Chipmunk 2 comme le vrai espoir du studio (vous ne lirez ça dans aucun magazine !). On passera sur la blague « pourquoi les na’vi sont bleu, lol » qui prouve que Ferenczi n’était pas là quand Cameron disait qu’il était fan de Jonh Carter of Mars.
  • Il était pas non plus là le jour où il fallait se documenter sur pourquoi Cameron se sent tellement investit par la fuite de pétrole de BP, allant le traité de monsieur je-sais-tout sans examiner son pourtant très gros cv. Heureusement que Internet existe, amenant au passage des gens qui ne manqueront de vous remettre à votre place dans les commentaires.
  • Pour arrêter avec Avatar, on se souviendra de Ferenczi comme grand défenseur de l’Histoire contre les travestissements de Tarantino opérés dans « Inglourious Bastards » qui fait rien que changer la réalité et de rire de la guerre, ce vilain. On lui conseillera pas de voir le début de Hellboy, ni « Papy fait de la résistance« , et encore moins l’arc du 4eme Reich dans « The Legend of Koizumi »…on risque la syncope, les enfants.
  • Comme vous vous en doutiez, le gars est trop un geek, vu qu’il lit Mad Movies (5 ans trop tard) et qu’il trouve pleins de trucs intelligent qui existent pas dans Iron man 2 (qui est une mise en abîme de l’être-acteur qui occupe un corps en mouvement or something). C’est pour ça que du coup, il chie sur les moyens techniques de Titanic et Avatar tout en encensant  le prochain film français à être trouné en caméra 3D, ce qui est super avant-gardiste révolutionnaire pionnier visionnaire de la mort tavu, parce que c’est fait en France, pas chez ces américains mangeurs de billets de banques sans aucune velléité artistique avec leurs effets faciles. Robert Zemeckis appréciera…
  • …d’autant plus que notre pauvre Ferenczi, en parlant de Tintin, ne sait pas faire la différence entre Performance Capture et Rotoscopie (vous savez, ce qu’on utilisait pour avoir des mouvements réaliste dans « Blanche-Neige » et les sprites de « Another World » et « Prince of Persia »…un peu de l’animation 2D, donc).
  • Pour finir, un paragraphe de lui à propos de « Wall-E » qui vous rendra le bonhomme définitivement détestable si vous le pensiez juste idiot  (pas le peine de mettre des remarques sournoises, le mec s’auto-détruit déjà très bien):  « Que l’on plante les bambins devant une kyrielle de films d’animation plus ou moins formatés, plus ou moins puérils, d’accord, il faut bien les occuper ; mais que l’animation 3D et ses blockbusters ­ calibrés pour plaire au plus grand nombre (ici, dialogue minimal égale spectateurs de 3 à 93 ans…) deviennent des parangons de sensibilité et de recherche esthétique, non, ça commence à faire trop.« 

Une fois encore, cêtro.

Si vous vous n’en avez pas encore marre de lui, ce texte de Bref Magazine saura mieux le cerner.

Les Moments forts de François Begaudeau :

  • Déjà… il a écrit le scénario et interprété le rôle principal dans « Entre les Murs », adapté d’un roman écrit par lui-même. Ça vous suffit pas pour cerner le mec ? Bon…
  • Comme il est déjà super bon pour occulter l’importante connexion entre l’inventivité formelle (scènes de combat compris) et le développement émotionnel  dans Scott Pilgrim, il est capable de kiffer un film intimiste sur le couple en ignorant tout l’aspect horreur dans Paranormal Activity ! A ce niveau là, c’est un super pouvoir (et c’est d’autant mieux qu’il sait que c’est pas l’intention de départ, et que donc c’est pas maitrisé…voir dernier point).
  • Alors que dire quand il voit toute une parabole sur la masturbation, le machisme et la misogynie dans Halloween et ces films d’horreur qui sont toujours la même qui chose, qui se répètent et qui font stagner le cinéma par manque d’hétérogénéité et mon cul sur la commode. Tout ça + l’éternel comparaison « horreur/violence » et « porno »  et qu’ils sont tous pareil = un étrange compromis entre démagogie gaucho-bobo obsessionnel compulsif et vieux râle de réactionnaire aussi avide d’amalgame que fine-bouche en curiosité…comme chez tout les bobo, quoi (si j’étais à la place de Yannick Dahan, j’aurais fourré le type avec les boules de billard de la table…je suis sûr que c’était pas l’envie qui manquait).
  • « Le mouvement érotique de la carriole » ou comment lutter sur un plan fixe en imaginant des significations de mise en scène quand Haneke te pose une caméra sur un truc tiré par un cheval (peut-être que le canasson copule hors-champ et que c’est ça fait vibrer la cariole, le mystère de l’ellipse, le génie pasolinien de Haneke,  chaipas).
  • Mais son chef-d’œuvre tient en une petite phrase : « la maitrise et la technique, c’est nazi« .

Quand une œuvre n’est pas mal branlé, plat, sans sophistication, fantaisie et exigence dans le jeu de caméra, de lumière, de couleur, etc contrairement à la plupart des trucs auteuristes qu’on se tape en France, c’est Nazi. Qu’un artiste soit exigeant avec lui-même et son équipe et cherche à mettre au point les meilleurs outils pour faire progresser de l’avant le médium auquel il dédit sa vie, c’est laborieusement fasciste. Qu’on ne laisse aucun vide inutile, qu’on donne une signification propre à chaque plan et qu’on arrive à transporter le spectateur dans un autre monde qui a déjà ses propres règles et symboles, ça doit être polpotien vu qu’on laisse pas le pauvre cinéphile remplir les trous dans la mise en scène et le rythme et inventer lui-même son film.  Au lieu de ça, on « l’oblige » d’en voir un.

Dans le club des gens qui lève le bras droit un peu trop haut, on trouverait donc Spielberg, Kubrick, Cameron, Kurosawa, Renoir, Gance, Emilio Siri, Hitchcock, Malick, Del Toro, Innaritu, les frères Wachowsky et Cohen (ça déjà pas mal de juifs nazi déjà, c’est balèze), Leone, Woo, Verhoeven, Hark, Mann, Scott&Scott,  McTiernan, Ford, et j’en oublie plein. Qui l’eut crû, on nage en plein 4eme Reich cinématographique. Si c’est comme ça, le cinéma démocratique, ça se fera sans moi. Je préfère encore qu’on me rase ma épaisse et soyeuse toison moutonneuse.

Placer en étendard la médiocrité, le désœuvrement, l’approximation, le néant et la misère dans un film parce que c’est logique quand on est un idéaliste social qui supporte les petites gens d’en bas et se sent trop proche des pauvres depuis son appart’ dans le 13eme arrondissement, c’est ce que je mettrais comme définition dans le dictionnaire pour le mot « hypocrisie ».  Ce mythe superstitieux de l’artiste qui sort son talent facilement de nulle part et qui n’a pas besoin de concilier et jouer avec des impératifs économiques a encore la belle vie dans notre pays.

C’est aussi symptomatique d’une grille de lecture exclusivement socio-politique des films et c’est pourquoi Begaudeau à pas volé son titre de pompeux démago. On est sur « Soviet Voice » ici , bon sang, pas dans « Chonik-Inrock-Libé-Hispter-Tapette-Rama Voice ».

Spéciale kasdédi au forum Tichoux et à L’Ouvreuse pour être awesome et pour la docu ayant servit à cette émission et ce billet.

Bonus:

  • J’aurais jamais autant fait de lien vers Télérama et j’avoue que ça me fait pas plaisir, mais là c’est important. Si vous pensiez que ma remarque sur les étudiants de la Fémis qui savent pas faire de champ/contre-champ était une simple vanne, vous allez pleurer en lisant ce rapport.
  • Si vous pensez qu’on ne sait pas encore assez foutu de la gueule de « Le Cercle », L’Ouvreuse (encore elle, on va croire que je suis un lèche-botte) a réalisé cette hilarante parodie digne des meilleurs clip Mozinor et Gotohwan, avec plein de termes abscons et redondants, de sophisme bien fallacieux, de terminologie anxiogène crypto-cryptique et autres tics analytiques de critique français.[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=fRu4-4IkJ_o[/youtube]
  • Si vous ne voulez pas être aussi lamentablement naze que Ferenczi pour vous faire passer pour un geek qui s’intéresse vraiment au cinéma, voici de la très bonne documentation sur cette méthode de création filmique du futur regroupant plusieurs techniques qu’est le cinéma virtuel, ou autrement dit, la Performance Capture :

http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2007/11/19/01006-20071119ARTFIG00446-voici-le-cinema-de-demain.php

http://rafik.blog.toutlecine.com/737/L-Odyssee-suit-son-cours/

http://www.excessif.com/cinema/actu-cinema/news-dossier/monster-house-chronique-d-une-douce-revolution-page-1-4984614-760.html

http://rafik.blog.toutlecine.com/15639/I-m-Back-Mozeufeukeu/ (Tout les liens à partir du paragraphe 5)


26 commentaires to “Sous-France Culture 03 : Scott Pilgrim vs Le Cercle”

  1. AvatarGemini
    1

    J’accuse Clint Eastwood d’être un nazi !

  2. AvatarCorti
    2

    Avant, dans ce commentaire, il y avait une remarque toute faite, se voulant cinglante mais avant tout gratuite, inutile et non-étayé, concernant la faible qualité du texte de complément et que cette même faible quantité serait donc corolaire à la vidéo. On ne saura jamais pourquoi il a dit ça ni sur quoi il base ce semblant d’avis mais maintenant c’est pas grave, on s’en fout.
    Elle fut ponctuée en sa fin par une petite tête souriante parce que son auteur est trop lolcoquinou. Nous vous promettons qu’à l’avenir ce genre de commentaire pas drôle et non-constructif n’existera plus dans ces colonnes.

    Bon baiser de Russie,
    Sonocle Ujedex.

    ps: c’est con pour lui, il y avait une apparition de Yotsuba dans la vidéo.

  3. AvatarRafal-Fluo
    3

    J’ai bien aimé ton analyse avec quelques pointes de vérité qui tapent là où ça fait mal.

    J’aurais juste une remarque : T’as pas envie de faire un podcast ou tu es gentil ?

    Keep up the good work ! On en redemande !

  4. AvatarMaxobiwan
    4

    J’ai rigolé en entendant le mot « réaliste »

    Fémis… mais, MAIS ! C’est une école de merde !

  5. AvatarCorti
    5

    Wouah ! Ca modère violent par ici O_o

    Mon propos était juste la conséquence du fait que les vidéos ne passant pas au travail, je n’ai donc que l’écrit sous les yeux et ce dernier est censé être logiquement un zoli produit d’appel ou tout au moins lié à la vidéo. Et vu que le texte ne consiste qu’à vomir sur les critiques cinémas, je ne me sentais pas trop intéressé par le sujet, surtout si c’est pour défendre un film que je n’ai pas vu de surcroît.

    Mais soit, ça suffit à heurter ta susceptibilité que je ne m’intéresse pas à ta vidéo, what’s else ? Car bon, l’argument du commentaire « pas constructif, pas drôle » alors que tu ne vas sans doute pas modérer les comments du type « C’est trop bien ce que tu as fait! », c’est un peu ‘facile’. D’ailleurs, modérer de cette manière, c’est un peu de la provocation facile. Si ça ne te plaît pas, ça part en poubelle, pis basta.

    Mais bon, c’est pô grave, j’étais juste repasser pour récupérer 2/3 liens qui ne passaient pas au taf’, tu m’auras juste donné l’intuition en prime que tu es bon pour finir dans 20 ans comme les critiques que tu critiques. Rien que pour ça, c’est rigolo.

  6. AvatarSonocle Ujedex
    6
    Author Comment

    C’est bien. Pourquoi t’as pas expliqué tout ça avec des vrais mots et des vrais phrases dès ton premier commentaire comme tu viens de le faire maintenant ? Même si tu m’aurais basher sur le fait que je dégueule sur des critiques et que ça te plait pas, au moins ça aurait été une opinion valable avec un effort de réflexion et un vrai appel. Ça m’aurait peut-être un peu cassé les pieds que tu me contredise mais j’aurais gardé ça pour moi et j’aurais discuté de la chose avec toi en tout respect de la liberté d’expression.

    Mais non. Sous prétexte que monsieur est au travail, il va te faire son drôle et te sors une belle one-liner générique qui peut dire tout et n’importe quoi. Si t’es pas disposé à écrire un véritable commentaire à cause d’un quelconque contexte, il aurait été logique de juste pas le faire et d’attendre d’être en meilleure condition. Tu sais, on est patient, on aurait été content d’attendre que Corti soit au max de ses moyens rhétoriques. On est pas sur Twitter.

    Et d’ailleurs ma provoc’ facile a bien marché vu que tu te décide enfin de confronter ton point de vue sur plus de une ligne. Si il faut te rabrouer comme ça pour que tu te décide de dire quelquechose au lieu de rien, crois moi que je recommencerais autant de temps qu’il le faudra. Quitte à débattre avec quelqu’un qui pense que ce je fais c’est naze, le mieux est que un des deux ne passe pas d’entrée de jeu pour un clown.
    C’est pas le genre de réflexe de nivellement par le haut du débat qu’on attend de la part des critiques sur lesquels je dégueule dans mon billet, donc dieu merci, je crois que je vais pas me faire du souci sur la préservation de mon innocence dans 20 ans.

    Maintenant tu viendras gueuler après ma susceptibilité et mon règne tyrannique quand tu te feras ban et effacé tes messages après avoir sollicité beaucoup d’effort, d’honnêteté et phrasé dans un gros pavé de commentaire en opposition avec mes propos (à l’amiable, pas la peine de le rappeler).
    Ça m’ait déjà arrivé plusieurs fois dans un seul et même forum où on est venu me dire, sans hésiter, que les dessins animés c’est le merde infantile et débilitante, en particulier les anime de mecha, et que Mad Men c’est de la vrai culture injustement boudé (QUE 13 Emmy et 4 Golden Globe, scandaleux) à cause de la surabondance de geekerie débile. Je fais la promesse solennelle que ce genre de sort ne t’arrivera jamais ni à quiconque ici sur Soviet Voice.
    Trust, Trust me, trust me…

    edit PS: pour parler du billet, j’aborde ces deux critiques spécifiquement avec ma méchanceté car comme je l’ai dit, ils incarnent pour moi tout ce que je hais dans le milieu intellectuel et culturel français et les sphères médiatiques branchés et influentes. Le fait est que je précise quand même pourquoi je les aime pas en citant des cas édifiant qui me font grincer des dents. Maintenant je les attaques juste en tant que critique, je m’en fous de qui ils sont dans la vrai vie, si ça se trouve ce sont des gentils papa ou whynot mais j’estime ne pas avoir dépasser la ligne Ferenczi et ses comparaisons douteuses genre « Jane Cameron petite fille à couette » indigne même d’un méchant courtisan versaillais de film.
    Que ce genre d’exercice soit pas ta came, ok. Ou alors le reproche se trouverait ailleurs. Mais je t’assure que c’est quand même diffèrent dans la vidéo vu que je prends des arguments au cas par cas pour les démolir en détail tout en parlant des enjeux et inspirations artistiques du film (je spoil rien). Et je mets des blagues aussi. Donc tu sais à peu près dans quoi tu vas tomber, je pense.

  7. AvatarNash
    7

    Putain c’est de la tuerie ce nouvel épisode !

    Je reviendrais pas sur les arguments, on fréquente le même resto :mrgreen:

    Mais bordel qu’est ce que je me suis fendu la gueule. Entre les taglines fun qui souligne le discours de l’ermite, les mimiques pas possibles que tu sort et cet énervement caractéristique du perso qui n’en peut plus de la chiasse des neurones généralisé tu m’a fait gagné ma soirée quoi. Et puis cette gueule sur le photomontage final, priceless.

    Le rythme est nickel, bien recentré, bien monté. Y’a encore deux trois micro-hésitations dans la voix par moment, mais ça va , ça commence à galoper de manière naturelle. Plus qu’une question de temps.

    Ça va donner du lourd à l’avenir cette émission.

  8. AvatarNemotaku
    8

    Bon , comment dire, autant j’ai trouvé ça fun et rigolo à voir, autant je trouve l’exercice un peu facile. Taper sur ces critiques, c’est comme critiquer Elkkabach, Mougeotte ou BHL qui parlent des médias ou de politique. D’avance tu sais ce qu’ils vont dire m.

    Mais pour avoir vu la séquence en entier du cercle, elle m’avait pas particulièrement choqué à partir du moment où tu sais qui parle. Et finalement je trouvais qu’en nettoyant la dose de bullshit que tu soulignes bien, tout n’était pas à jeter. Quand Begaudeau, qui grossit le trait comme on engraisse une oie pour Noël, dit que le film devient chiant au bout de 3/4h , ben je suis désolé mais eh c’est pas si faux que ça.

    Mais après il était évident que la confrontation entre Scott et ce genre de critique qui vit dans son propre monde allait évidemment créer du bon gros moment bien bourrin niveau connerie. Ca n’enlève rien à l’exercice mais ça reste facile.

  9. AvatarSonocle Ujedex
    9
    Author Comment

    Gemini>Un classique, ça. Tu te rends compte que chez les Inrock’ ils ont voulu rabâcher le même genre d’accusation pour Gran Torino. Je veux dire si il y a bien un seul film où le dites est pas permis, c’est celui là. D’autres, comme les gens de Mediapart, vont faire la connerie inverse et parler de consensualité dans ce cas. Pas de demi-mesure dans la ciné-démagogie.

    Nash>
    Merci. J’ai bien pris le temps de lire tes conseils et ça m’a encouragé à améliorer mon boulot et mieux cerner mon perso et concept. Heureux que le résultat t’as convaincu. J’ai envie de croire à la suite aussi.

    Rafal-Fluo>
    Pour toute la méchanceté que je vomi sur l’offensant, il y a toujours autant de crème de gentillesse pour l’offensé. Tania et René/Miku Hatsune, Enthoven&Duflot/le jeu vidéo et son aspect social, Le Cercle/Scott Pilgrim. Maintenant toute une vidéo où il n’y aurait que de l’amour à 100%, c’est possible. Mais j’espère que les gens vont pas s’en foutre comme quand je faisais mes podcasts sur Mamoru Hosoda et Saikyo Densetsu Kurosawa 😐

    Maxobiwan>Et pourtant dès que t’en sors, tu veux tout de suite faire LE nouveau chef-d’œuvre post-nouvelle vague. A pas vouloir apprendre la méthodologie, la technique et les impératifs de tournage, on se retrouve avec des élèves qui savent plus ce qui passe en premier entre la charrette et les bœufs.

    Nemo>Facile, j’en suis pas si sûr. C’est clair qu’il y a des automatismes de pensée, que ce critiques ont tendances à tourner en rond dans leurs réflexions et tendent à répéter toujours les même choses, ce qui est toujours amusant à remarquer mais constitue pas un défi en soi.

    Mais quand je vois ces gens qui sont payés à être publié dans des magazines, à influencer les professeurs d’écoles d’Art et de Cinéma, à faire des conférences, produire et écrire des films, à passer à la tv à étaler impunément leur mépris et leur inculture crasse et méprisant devant tout le monde en sachant que tout le monde dans leur univers seront la pour les couvrir, les agréé et les supporter dans leur simulacre de débat véritablement délirant, je dépasse vite le stade où je me dis que ce sont juste des bouffons qui se ridiculisent médiatiquement pour gagner de l’attention.

    J’arrive directement à la réalisation que ces gens sont des décideurs, des gardiens du temple, des lieutenants de la culture de notre pays. J’adore le fait qu’on puisse rendre drôle et ridiculiser les exactions de ces tocards, mais ensuite le dégout me regagne très vite car je me souviens à nouveau qu’il y a un peu de ces types dans nombre de nos professeurs d’écoles, dans nos conservateurs de musée, dans nos fonctionnaires, nos écrivains, nos artistes, nos producteurs, nos éditeurs, etc.
    Et que pour eux, c’est pas juste de la blague pour faire du buzz ou de la simple matière à rire qu’on aura vite fait de mépriser et d’oublier. Et ce dégout reviens toujours…mais heureusement ça ne gâche pas le fait que j’ai put rire de ce genre de débilité. Parce que j’estime que ça reste grave.

    C’est pour ça aussi que je comprends pas bien pourquoi toi ou même Kabu accordiez autant de crédit à ces types sous prétexte d’un certain sens de la relativité. Ça va encore tourner à l’histoire du verre à moitié vide/moitié plein mais bon…
    Pour toi, ces types sont des andouilles, tout le monde le sait, ils racontent de la merde mais comme d’hab’, donc rien de choquant et au moins on arrive à en tirer quelques points pas si mal-foutu que ça ou des choses intéressante en substance. Moi ce que je vois, c’est que ces types sont des détestables andouilles, tout le monde le pense sauf ceux les payent, adulent et supportent en leur offrant une légitimité et des ouverture importante sur le savoir et l’art du pays donc ils s’en foutent.
    Et quand bien même ils arrivent des fois à avoir des fulgurances les menant à émettre en substance des avis qui se valent dans un début de débat de cinéphile comme ils sont censés le faire vu que c’est leur métier, ils gâchent le peu qu’ils arrivent à faire de bien en les inondant sous des tonnes de conneries nauséabondes qui invalident derechef leur légitimité, ne serais-ce déjà pour aborder ce genre d’œuvre bien trop alien pour eux.

    C’est aussi pour ça que j’ai pas cité Phillipe Rouiller: de toute l’émission, il a juste dit qu’il trouvait que les méchants manquait de substance et qu’ils avaient besoin d’être plus développés. Je suis pas vraiment d’accord avec lui mais c’est un point de vue compréhensible qui méritait réponse…qu’il n’a pas eu. Que, comme Begaudeau, tu trouve que le film est un peu ennuyeux après 3/4h, c’est pas un crime, on en aurait parlé. Maintenant enterre toutes ces jolies opinions valables sous une tonne de bêtise qui gâche toute tentative d’avoir un vrai débat instruit et je t’assure que c’est toi qu’on verra en peignoir en train de gesticuler un tuyau d’aspirateur comme si c’était le bâton de Gandalf :p (je paierais pour voir ça, perso).

    Moi ça m’a semblé être une bonne chose de faite. Si tu as trouvé cette vidéo fun et instructive alors qu’elle se base sur des constats déprimants et soulant, j’en suis vraiment heureux et j’aurais réussi mon coup. Après ça peut sembler facile, peut-être à cause du ton détaché et désinvolte et du fait que pas mal de geeks ont très bien sut se moquer de ce genre de fadaise bien avant qu’on parle de croûte numérique pour Lord of Ring.
    Mais je t’assure qu’en vrai, s’obliger à entendre en boucle ces contrefaçons d’arguments pour pouvoir en dire quelquechose et faire passer ça pour de la blague, c’est un peu dur. Je veux pas être dans le cerveau de ces gens quand ils font ce qu’ils font, y penser me rends vraiment anxieux.
    En tout cas on aura jamais assez d’allié avec un bon sens de la répartie et de l’opposition pour faire ce genre d’exercice, alors continuons à être nombreux à pointer du doigt ces tristes sires sans jamais nous en blaser ou avoir pitié d’eux sous prétexte que ça fait un peu comme tirer sur l’ambulance. Ils ne sont pas méritent pas autant d’indifférence.

    Pour le reste, tu peux te référer au discours de Anton Ego à la fin de Ratatouille, mon pavé est déjà trop gros.

  10. AvatarGemini
    10

    Sonocle >> Je crois que nous autres, amateurs de cultures « alternatives » dotés d’un minimum recul, avons du mal à accepter une certaine réalité. J’aurais envie de dire : Le Cercle, le moe, et Endemol/TF1 même combat. Je sais, la comparaison peut sembler hasardeuse, mais elle se justifie.
    ¤ Le moe : De nombreux passionnés occidentaux n’hésitent pas à dire que le moe, cela commence à bien faire. Parfois, cela sert bien un propos, mais trop souvent, il ne s’agit que d’une accumulation de stéréotypes utiliser afin de masquer le vide du développement psychologique des protagonistes. A travers le moe sont visés les animes harem, les adaptations d’eroge, et les titres qui sacrifient leur scénario au profit de personnages qui ne sont pas destinés à évoluer. D’où la question : si le moe représente effectivement le cancer de l’animation nippone, pourquoi les studios s’acharnent-ils à produire des séries dans cette mouvance ? Parce que ça marche, tout simplement. Ils génèrent un revenu suffisant sur ces produits pour les qualifier de rentable, et dans la mesure où c’est rentable, ils continuent. Le jour où le public arrêtera de financer ce type d’animes donc à légitimer le moe, les studios cesseront d’en créer.
    ¤ Endemol/TF1 : Le JT de 13h, Secret Story, Pascal le Grand Frère… Je crois que la très large majorité des lecteurs de Soviet Voice s’accorderont pour dire qu’il s’agit du niveau zéro de la télévision, des émissions de beaufs sans la moindre once d’intérêt. Et le pire, c’est que Pernaut possède une carte de presse ! Seulement, là encore, cela marche. Nous ne représentons qu’une minorité, face à une majorité qui regarde ces programmes. Parfois, les spectateurs vont dire que c’est de la merde, mais continuerons quand même (c’est le cas de mes parents) ; le plus souvent, ils aiment vraiment ça.
    ¤ Le Cercle : Canal+ n’est pas une entreprise caritative mais une chaîne d’un grand groupe de communication ; s’il finance le cinéma français, c’est uniquement car la loi les y oblige. S’il diffuse une émission comme le Cercle, c’est car le public y trouve son compte, car le public regarde. Après, dans la mesure où je suppose que peu suivent cette émission pour y déceler les bêtises de ses chroniqueurs, je ne peux arriver qu’à une seule conclusion : les spectateurs regardent car cela leur plait, et probablement car ils se fient aux avis qui y sont exprimés. Ils croient les âneries crypto-intellectualisante de Begaudeau et ses potes. Et il en va de même pour Cinémas, sur France 5.

    Alors oui, pour nous, le Cercle fait office d’abomination. Malheureusement, nous ne pesons rien dans la balance. La majorité de son public adhère aux propos qui y sont rapportés, et continue à suivre régulièrement l’émission ; dans le cas contraire, cela ferait bien longtemps qu’elle aurait été déprogrammé.
    Je ne pense pas que cela apporte de la légitimité à leur volonté d’intellectualiser le cinéma jusqu’à lui enlever son statut de divertissement, ni que cela signifie que ceux qui vont à l’encontre de leur avis ont forcément tord à cause de la loi du nombre. Mais il faut se rendre à l’évidence que, même si je suis persuadé que nous sommes dans le bon état d’esprit, la majorité du public n’est pas de notre avis, voire tout simplement ignore jusqu’à l’existence de notre avis.
    De toute façon, si les téléspectateurs savaient penser par eux-mêmes, ils ne regarderaient plus TF1 depuis des lustres…

  11. Avatarbrotch
    11

    Excellente vidéo ! Tu progresses dans la réal, et la dynamique d’ensemble est très bonne, on ne s’ennuie pas une seconde, malgré la durée.

    Après, j’ai au moins deux trucs sur lesquels je suis pas d’accord avec toi : le fait que tu mettes Kick Ass au même niveau que Scott Pilgrim, alors que c’est une vraie honte ce film. Pour moi ça vaut à peine plus qu’un mauvais Rodriguez type Machete. J’ai lu le premier tome du comics qui est juste 1000 fois mieux. Le film lisse carrément le propos originel, en plus de transformer le héros en petit teenager lambda. Pour le coups, le film Defendor prend la même idée de base du super-héros « réaliste », mais va jusqu’au bout et développe un récit bien plus pertinent.

    Et puis, Juno j’avoue j’ai bien aimé. Alors je suis sûrement tout seul dans ce cas là, mais le jeu d’acteur, les persos d’adultes irresponsables et l’héroïne qui pense comme un vieux de 40 ans, avec des références de 20 ans avant sa naissance, j’ai trouvé ça bien vu. Bref, je l’ai vu qu’une fois, mais j’en garde un bon souvenir de film d’adolescent moderne, pas con, très loin de la peinture de film auteuriste que tu en fais. Alors c’est sûr, on est loin d’un Breakfast Club et plus encore d’un American Graffiti, mais je crois que les temps ont changé. Les jeunes sont vieux avant l’heure, et les vieux sont infantilisés.

    Mais ces deux critiques sont sans doute affaire de sensibilité, et cela n’enlève rien à mon adhésion totale à ce que tu dis dans ta vidéo. Le problème de fond étant cette idéologie dominante, ce rationnalisme insupportable, ce réalisme insensible, qui veut discréditer toute oeuvre accessible, imaginative, populaire ou jouissive. Et c’est vrai que la critique de Scott Pilgrim est d’autant plus dure à accepter, que ce film est un modèle d’inventivité et de maîtrise technique. Le type même de film qui devrait susciter l’adhésion de tous les cinéphiles de la planète.

    @Gemini

    Concernant le moe, je crois que si on faisait un graphique mettant en rapport la qualité générale des animés japonais avec l’invasion du moe, à partir du début des années 2000, ce serait assez éloquent.

    Pour ça, Panty&Stocking est une véritable libération, un détecteur à true anime-fan, un exutoire passionné contre tout ce qui pourrit l’animation japonaise. Quand je vois le succès de trucs comme K-On, cela me désespère. Parce que soyons clair, ce truc ne dépasse pas le niveau de dramaturgie de Hélène et les garçons.

  12. Avatarbrotch
    12

    Oh, and btw, je m’écoutes l’OST de SP : the game, en boucle depuis ta Bande Annonce, et j’étais en train de me demander si c’était pas le meilleur album de chiptune que j’ai pu entendre jusque là… En tout cas, excellent choix de BO !

  13. AvatarNemotaku
    13

    Plus qu’une histoire de verre à moitié vide ou plein, je pense que c’est plus une question d’importance qu’on accorde à ces gens là et au cinéma. Et c’est généralement là que se situe la différence de réaction : certains comme toi trouvent saluteur de leur dézinguer le nez en pointant leurs nombreuses erreurs, fautes de goût, jugement à l’emporte pièce, logiciels de pensée et d’autre comme moi avons choisi des les ignorer royalement quoi qu’ils disent. On écoute ça d’une oreille distraite en prenant ce qu’on peut là dedans.

    Ce sont 2 écoles qui existent sur plein de sujets et très franchement je pense que ton boulot est vraiment réussi mais autant ça ne me passionne pas des masses de contredire les gens du Cercle (ironiquement quel super titre !) , autant j’apprécie de voir d’autres s’y coller parce que ça fait toujours du bien.

    Ah sinon brotch, tu nous as quand même sorti une connerie de niveau Begaudeau là quand même :

    « Quand je vois le succès de trucs comme K-On, cela me désespère. Parce que soyons clair, ce truc ne dépasse pas le niveau de dramaturgie de Hélène et les garçons. ».

    Félicitations j’avais pas lu un truc aussi con depuis une discussion sur Highschool Of The Dead sur Haruhi.fr où les gens prenaient la série façon business sérieux.

  14. AvatarNash
    14

    [b]Sonocle[/b] : De rien de rien. Et le pavé que tu viens d’écrire dans les commentaires me paraît un bon complément à la vidéo.

  15. Avatarbrotch
    15

    @Nemotaku

    Je ne comprends pas ton argument. K-On est un anime tranche de vie premier degré, complètement plat et chiant, qui ne se justifie que par et pour le moe. En fait, c’est du Lucky Star sans Konata : donc sans intérêt.

    Si pour toi mon argument est invalide parce qu’il s’attaque à une série trop légère pour même être digne d’être critiquée, je te rétorquerai que toute histoire a une valeur digne d’être évaluée, jugée, voir analysée. Si pour toi, cela reviens à faire du serious business, bah oui, mais c’est pas grave.

  16. AvatarNemotaku
    16

    Arrête de prendre ton avis pour une vérité générale. Ce que je voulais dire c’était que attaquer K-On sur son scénario revenait à dire que HOTD était naze parce que le scénario était pas sérieux ou à dire que Totoro c’est de la merde parce qu’il s’y passe pas grand chose. K-On joue du moe, oui c’est vrai mais contrairement à ce que tu penses, ça ne disqualifie pas la série pour autant.

    Donc dire c’est du moe donc c’est de la merde , et en plus bouuuuh ça a pas de scénario, c’est faire comme le critique ciné du Figaro qui dit que c’est du Kitano donc c’est naze.

  17. AvatarConcombre Masqué
    17

    Toujours rien à dire sinon techniquement, tu as peut être un la main un poil lourde sur le fond sonore, hésite pas à faire deux trois essais dans la balance et à baisser la musique d’un ou deux crans, on t’entends pas toujours assez distinctement.

    Et un peu d’amour pour Juno et « ses touches bédés »! Ce générique était très sympa et Rainn Wilson faisait un caméo juste après, c’est dire la qualité du truc <3

  18. AvatarCobs
    18

    Canal plus commence à cumuler avec Tania mono-neurone et le cercle des abrutis-pas-assez-anonyme.

    Entre le moment ou il s’en foutaient et celui ou ils ont pas comprit de quoi on parle, je regrette l’époque ou on se faisait ignorer.
    Ca va finir a coup de poireau tout ça.

    Par contre, peu-importe comment tu en fait l’éloge, je ne vois pas ce que tu trouve à Avatar.
    Ok, c’est jolie, Ok L’univers est fascinant mais on en parle quasiment pas, le scénario est sans surprise et sa morale est déjà communément admise depuis 150ans.

    Enfin… chacun sa sensibilité. Vivement d’autre video, manque plus qu’un petit effort sur la sono et ca sera parfait.

  19. AvatarSonocle Ujedex
    19

    Tout d’abord merci de ton commentaire et de tes encouragements. 🙂

    Maintenant que tu as lancé le sujet, laisse moi de pondre un autre pavé sur Avatar comme j’en ai le secret.

    Pourquoi tu veux qu’on parle de l’univers alors qu’il suffit juste de le montrer et suivre les explorations du personnage principal ? J’aimerais pas qu’on me fasse 30 ans d’expositions de l’univers pour me demander l’impression qu’il est grand et foisonnant, je préfère qu’on utile des images…vu que c’est du cinéma.

    Toi, tu vois un scénario sans surprise.

    Alors qu’on pourrait y un scénario limpide, qui coule de source et qui du coup permet de faire rentrer dans la tête du spectateur une grande quantité d’informations et de nouveaux éléments sans que le spectateur s’en rende compte et se met à avoir de la fumée qui lui sort des oreilles.

    Faudrait pas confondre manque d’originalité et fidélité à une structure narrative éprouvé et intemporelle. Ou alors dans ce cas, des tas d’histoires classiques ne sont pas originale. On parle d’une structure de quête héroïque connue pour en faire quelquechose qui n’appartient qu’à soi, afin de rendre tout un monde complexe et touffu accessible et immersif en un instant.

    Et ça marche vu que certains ont considérés le film trop « simple et cliché » alors qu’en fait il y a une tonne de truc que je crois pas avoir vu dans Danse avec les Loups ou Pocahantas et qui prendrait des plombes à expliquer en détail à l’écrit :
    conquête spaciale, situation géo-politique humaine, colonisation par des corporations, explotation et fonctionnement d’un minéral nommé unobtanium spécialement inventé pour le film, localisation du satellite de pandora, sa gravité, ses faunes et sa flore, le fonctionnement biologique et tribal des na’vis, Eywa comme déite maternaliste servant de réseau informatique naturelle, avancé robotique humaine, fonctionnement d’un avatar (clone mi-na’vi mi-humain), fonctionnement de la machine qui transfert la conscience humaine vers l’avatar via un lien psionique, etc.

    Essaye de faire un script avec tout ça à faire comprendre à des gens qui ne sont pas des fans hardcore de sf plein de description scientifique ou même des gens qui vont rarement ou normalement pas du tout au cinéma, en sans faire occuper 60 pages entières sur le script écrits en petit pour expliquer tout ça avant que l’histoire commence vraiment.
    Compare ça avec un Inception qui est obligé d’arrêter régulièrement son histoire au beau milieu d’une action pour expliquer tout les machins un peu techniques qui s’y passe. Je te jure, les écrivains d’Hollywood rêvent de faire un script comme celui d’Avatar. Ne jugeons un scénario de cinéma comme si c’était un roman ou un texte seul et auto-suffisant alors qu’il est convenu dans la profession qu’il est avant tout un outil pour véhiculer la vision de l’auteur du film et bien servir de base pour les images, ce que je penses être le cas pour Avatar.
    (itw de Cameron pour clarifier mon propos : http://www.wga.org/uploadedfiles/writtenby/Cameron-Avatar.pdf )

    Peut-être que tu vois un moralisme antédiluvien (pléonasme, l’enseignement morale date du jour où l’homme à appris à raisonner, donc très longtemps…rien de mal à ça). Certains, parleront de conte d’écolo-moraliste disneyen réchauffé pour être plus hargneux.

    ce que je vois, c’est la morale est l’apanage de la fable, et qu’avant de servir à faire des long-métrages Disney, la fable, les légendes, les mythes, sont avant tout des récits qui parle avec clairvoyance de l’être humain et sa condition et lui donne matière à réfléchir sur lui-même et son monde. C’est pour ça que n’importe quel être humain se sent concerné par ce genre de chose et c’est pour ça que Disney a repris ces histoires à morales pour toucher un maximum de gens et imposer un storytelling limpide et béton qui file droit et qui passe à l’épreuve du temps, comme toutes nos plus vieilles histoires.

    Ce qu’on pourrait surtout voir, c’est pas que l’histoire d’un homme qui doit défendre la gentille forêt des méchants humains, c’est un homme qui retrouve quelquechose qu’il avait perdu; sa liberté (becauz pas de jambe), son âme sœur(becauz plus de jumeau), son innocence(« Tu es comme un enfant » et « On apprends pas à ceux qui ont la tête pleine » -« Mais la mienne est vide »), sa capacité de rêvé d’un ailleurs où il peut être lui même et voir plus loin qu’un bout de caillou (le fait qu’il passe le clair de son temps à dormir pour être parmi les aliens alors que sa corporation en sont réduit pour leur survie qu’à loucher sur des caillou d’unobtanium et s’isole dans leurs machines alors que la machine informatique qu’est Eywa et son réseau réunis les gens, vivant ou mort, via aussi des cérémonies).

    C’est des concepts « back to the roots », ça dit pas que la technologie c’est mal et la forêt c’est bien, mais quel meilleur symbole pour exprimer le besoin de retourner à quelquechose de plus pur, de plus vrai, de plus sincère pour justement laisser aller son humanité que revenir à la forme la plus primal de communion, de réunion: celle d’une tribu à l’ombre d’un grand arbre protecteur et témoin d’un vaste monde pas si cruel quand on l’accepte tel qu’il est. Cameron parlait justement du rapport de l’Homme avec la technologie et de sa capacité à communier et être lui-même. C’est le gars qui à soit la tête des la profondeur marine ou soi dans les étoiles (consultant pour la Nasa le monsieur), et quand on prend ça en compte, on a envie de croire que l’histoire qu’il avait à raconté est loin d’être bête et que ça s’émancipe de ses conneries autour de bon sauvage, de l’homme blanc du 19eme siècle, de l’écologie moderne et autres bullshit étroit d’esprit qui regarde encore vers le sol.

    Pas pour rien que le leitmotiv du film est « i see you ». Savoir voir au delà des planètes, de sa race, des histoires de fric ou de territoire à défendre, ou d’idéologie et tout, et voir le principal: le cœur, l’authenticité, l’être qu’on est censé devenir pour son propre bien. On a vu un homme mourir et renaitre deux fois, passant d’être incomplet à Avatar entre deux état, et d’Avatar à être complet et définitif. Et c’est de l’acuité, un regard sans a priori qui a permis à Jake d’arrivé là où il en est. Peu importe qu’il finisse Na’vi ou Humain, c’est pareil, les valeurs fondamentales sont les mêmes.
    Et tout ça, c’est quand même un niveau d’enrichissement humain et de réflexion fondamentale autre que tout ce que les Zack et Crysta et Pocahantas de Disney au Monde pourra apporter.

    Ce genre de détail mythologique et archétypal profonds, tu le voix dans TOUT les plus grands succès historiques du cinéma (Autant en Emporte le Vent, Star Wars, Titanic,La Mélodie du Bonheur,Cléopatre,les 10 Commandements,E.T…) ceux qui ont réussi à ramener le plus de spectateur dans le monde et qui dépassent du triple des fréquentations n’importe quel « giga carton de la mort qui tue tout » à l’échelle du cinéma (les scores d’un Dark Knight ou d’un Pirate des Caraïbes sont considérés comme les meilleurs qu’on peut sortir dans le métier…faisant de ces autres films qui les dépassent du triple des « anomalies » en quelquesorte). C’est en ayant une telle puissance d’imagerie, une telle pureté dan sa volonté de rendre émotionnel des concepts essentiels à la réflexion humaine, qu’on arrive à dépasser la barrière de la cinéphilie, des sexes, des langues, de la culture et des pays.

    Donc ouais, Cobs, tu ne crois pas si bien dire quand tu parle de « sensibilité ». 😉

    Après ça me prendrait encore une autre pavé pour te parler de ce que Avatar apporte en terme de révolution technique et remise en question des méthodologies de conception d’un film (notamment dans la gestion du pipeline de production), et en quoi il devient la figure de proue d’une nouvelle façon de réaliser, de la performance, capture, du cinéma virtuel, de l’utilisation de la 3D plus intelligente que toutes les pubs haribo du monde et c’est pour ça que ce film est infiniment plus « expérimental » que les merdes de la Fémis…mais j’ai déjà mis des liens en bas de mon billet qui explique tout ça bien mieux que je pourrais le faire, donc voilà.

  20. AvatarCobs
    20

    Pfiou c’est lâche de balancer des PDF de 10 pages dans un pavée xD.
    Merci d’avoir prit le temps de rédiger une réponse aussi complète.

    Je dois avouer tu à raison au niveau descriptif de l’univers. Je suis simplement plus habitué aux œuvres contemplatives.
    J’avais peur de ne pas avoir réussi à saisir la profondeur du film quand je t’entendais en parler. Je l’espérais un peu en fait. mais non, tu me confirme que l’on à bien vu la même chose.

    Bon, pour que ca soit clair, je ne suis ni profondément élitiste, ni cinéphile, ayant une culture cinématographique relativement faible.
    Autant dire que je m’identifie assez bien dans le public ciblée par Avatar

    Pour sur, le scénar est limpide, dès le moment ou on arrive à spoilé sans avoir vu le film, ‘cliché’ est un mot beaucoup plus adapté que ‘canonique’. On fait face à une impression de déjà vu d’autant plus vexante que le héro n’est pas à un seul moment affecter par un choix moral.
    J’ai rien contre la distinction flagrante Bien/Mal. C’est un choix scénaristique qui à fait ses preuves dans la SF par exemple. Mais il faut au moins une argumentation censé des deux parties.

    Après on en vient au moment ou faut passer au mixer toutes les bonnes idée d’une génération de scénariste.
    – La geo-politique spatiale selon Alien
    – La course aux minerai rare comme le tiberium dans command & conquier
    ( on peu aussi l’assimiler à l’or lors de la ruée vers l’ouest, mais ceux qui l’ont pas comprit sont alors très con )
    – Un morceau d’Anthropomorphisme Ferral/furry car c’est à la mode dans le dessin depuis 10 ans ( tien, ils se réveillent ? )
    – Un réseau géo-planétaire qui relie les êtres vivant tel le Koumyaku ou bien Gaïa.
    Ect…
    Mais je me répète, j’ai rien contre l’univers étendu que je trouve très bon et qui me fascine le cocktail est bien réussi.
    Mais comme c’est du cinéma, Il faut porter le spectateur sur un élément précis pour toucher son cœur. Ce que je vois dans Avatar, c’est trop de dispersion entre les aspect sociaux, philosophiques et psychologiques.
    On essaye de nous attacher à la planète, mais la sauce ne prends pas alors même que « Les créatures de L’esprit » avait réussi sur un thème similaire.

    Dans l’absolue on partage la même vision du film, mais pas ton enthousiasme. La où tu fait son apologie, je suis plutôt a me dire :  » Mais qu’est-ce-que c’est fade !!!  »
    Le Problème est que j’en attendait beaucoup au vue de l’ambiance, ce qui augmente encore plus la frustration.
    Un dosage bizarre de prémachée et d’interprétation ouverte du genre : « Ne prennez pas le spectateur pour un con…, mais n’oubliez pas qu’il l’est quand même »

    Ya bien un point ou on est totalement divergent. c’est quand je lis « il devient la figure de proue d’une nouvelle façon de
    -réaliser, ( j’y connais rien en technique cinéma, alors peut-être, oui)
    – de la performance capture, ( supposons, d’accord )
    – du cinéma virtuel, ( si j’ai bien suivi, c’est la même chose )
    – de l’utilisation de la 3D » (OMG, WTF, Il se passe quoi ici !)

    Considérer la stéréoscopie et son utilisation comme utile et révolutionnaire, c’est un peu gros pour me le faire digérer.
    Une technologie obsolète, de plus de 20 ans (pléonasme), basée sur le bluff du cerveau humain qui donne une impression de perspective (mais pas de relief) à une partie de la population, et des migraine et vomissement à l’autre partie…
    heu… j’ai besoin de continuer a m’étendre sur l’effet bling-bling ?

    J’ai la chance d’étudier près d’un laboratoire de recherche d’imagerie (Université de Reims) qui mettent au point un écran 3D ( sans lunettes, je précise ) capable de faire de la vidéo conférence 3D + réalité augmentée ( sans outils marqueur).
    Le tout fonctionne parfaitement et est en phase d’optimisation pour être user-friendly.

    J’espère que j’ai pas trop zappé inconsciemment les passage qui me dérangeais, c’est juste que je suis un peux crevé 🙂

    Bon finir en bon terme et sur une note de félicitation.
    look at -> http://miku.vocaloid.fr/index.php/topic,1353.msg50592/topicseen.html#msg50592

  21. AvatarSonocle Ujedex
    21
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    Concernant la 3D, disons que c’est encore une technique qui doit faire ses preuves. Pour une fois depuis sa création, nous avons une 3D pour le cinéma possible sans altérer la colorimétrie (sans lignes bleu-rouge et autres conneries) et qui peut être natif dès le début de la production (et non la post-prod), via les nouvelles caméra par exemple. La maitrise et tout l’intérêt de cette technique se fera à travers son utilisation dans des médias courant et utilitaire, notamment la télévision.

    Les reportages, match de foot, concert et autres couvertures d’évènement tendent à se faire de plus en plus en 3D, et c’est à partir de là que toute une génération de professionnel développeront l’habitude d’utiliser la 3D pour véhiculer des informations et transmettre leur point de vue à travers l’image. Ils sauront naturellement tirer parti des spécificités de l’image en profondeur-relief et rendront l’utilisation de la 3D relief au cinéma évidente, là où la plupart des réalisateurs de la génération passé, ancrés dans leurs méthodologies et habitudes de mise en scène née de ce qui fut avant les derniers matériaux, n’arriveront pas à en faire un réflexe évident et exploiter correctement cette nouvelle gestion de l’image.

    Cameron fait parti des rares vétérans à savoir utilisé l’outil 3D-relief car il en est un des majeurs contribuables, vu qu’il a carrément inventé une caméra qui filme directement en 3D en se basant sur le fonctionnement des yeux humains (la caméra Fusion) sans passer par une conversion de l’image plate en 3D via de la post-prod. Ila commencé à s’en servir justement pour filmer le Titanic en profondeur, pour son documentaire « Les fantômes du Titanic », sorti après tu sais quel film. Comme l’œil humain, sa caméra Fusion capture la profondeur et de relief de façon naturel, et qui permet même de jouer avec la résolution et interminablement des images sur plusieurs couches successives (tu sais, foreground, background, toussa).

    C’est comme ça qu’on arrive à avoir un arrière-plan aussi clair et haut en résolution que l’avant-plan, et vraiment donner l’impression qu’ils se rejoignent de façon naturelle et sans flou bizarre, un peu comme quand tu vois quelqu’un s’avancer progressivement du bout de la rue vers toi en te concentrant sur le trottoir qu’il y a entre toi et lui. Imagine maintenant cette même logique quand tu contemple un ravin, que tu observe les montagnes au loin depuis une certaine hauteur, ou que tu t’allonge au sol pour regarder la neige tomber dans tes yeux, même flocons illuminé par des guirlandes de noël faisant le tour de ton champ de vision.

    Comme tu vois, il y a des choses plus intelligentes à faire avec la 3D que juste te balancer des bonbons haribos dans la gueule en faisant genre « ooooouuuuuh ça sort de l’écran, ça sort de l’écran lololol » (ce qui du coup implique que la 3D à le potentiel de s’adapter à presque tout les genres). Cameron fait justement parti de ces gens qui l’ont compris dans Avatar en utilisant cette 3D pour mieux apprécier le ciel de Pandora, la hauteur de ses montagnes, la profondeur de sa jungle, et surtout la fluidité des nombreuses scènes d’actions où on plonge, on glisse et tournoie sans pour autant que la caméra devienne cinglé et oblige le réal à faire des cuts en plan serré super court, tressautant et épileptique qui donne plus l’impression d’une action que montrer clairement l’action grâce à une caméra très mobile à la vision étendue (le genre de truc que j’aime pas et qu’on voit souvent chez Bruckheimer, Bay, Greengrass et désolé de le dire…Nolan).

    Donc la vrai 3D bien faite et utile à la mise en scène qui ne soit pas juste de la poudre aux yeux qui sert à rien vendu par les studio avides qui bâcle la 3D post-prod en 3 mois sur des films pas prévu en 3D, c’est pour plus tard. Quand la plupart des films seront tourné en 3D natif et qu’elle sera démocratisé au point que la majoration tarifaire aura baissé; voir disparût, il me semble certains que ce ne sera qu’une étape normale dans l’histoire du cinéma. En tout cas y’a moyen que ça arrive, cette fois-ci. Évidemment, sans lunette et combiné avec une autre révolution comme la réalité augmenté, il faut vraiment pas avoir d’imagination pour dire non.

    Concernant le scénario toujours, il faudra quand même voir en quoi un scénario prévisible est mauvais de le cadre d’un récit initiatique. Est-ce que le Seigneur des Anneaux et Star Wars sont mauvais parce qu’on se doute que les gentils chevaliers parviendront à défaire les forces du mal ? Est-ce Terminator 1 et 2 sont moins bon quand on sait que le jugement dernier se trouve à la dernière ligne droite ? Est-ce que Titanic est un film sans grandeur parce qu’on sait que le bateau va couler à la fin ?

    Dans un récit où l’on demande justement d’avoir un réenchantement du regard (i see you),à explorer un monde nouveau, où le héros doit grandir et s’initier, passer du stade incomplet à être entier, allant jusqu’à dompter son « ombre » (devenir toruk maktu), est-ce que l’intérêt n’est-il pas justement de ne pas se soucier de la destination mais plutôt du voyage, comme le font ces personnages aventuriers en quête de grandeur ? A t’on vu vraiment au cinéma un voyage comme celui que nous a proposé Avatar, dans ce cas ?

    Ne parle t’on pas là de cette structure inhérente à tout les grands récits mythologiques, les grandes aventures humaines qui ont toujours des choses à nous apprendre sur les sujets les plus fondamentaux mais via les façon les plus simple; des récits qui au final partagent le même squelette, qu’il s’agisse de l’histoire de Jésus, de Vishnu, du Roi Arthur, de Hercule, Frodon Sacquet ou de Luke Skywalker ? C’est de ça que parlait l’écrivain philosophe Joseph Campbell à propos des « héros aux milles et un visages », son livre où il explique un détail comment les plus grandes histoires de l’Humanité ne sont en fait qu’une. N’est-ce pas justement le mérite de ces histoires de pouvoir toucher le cœur et l’esprit de n’importe qui, même le plus incultes et analphabètes des marginaux sur ce fichu cailloux qui flottent dans l’espace qu’on appelle Terre, en arrivant à transformer de l’intellectuel en émotion pure et viscérale ?

    C’est le contraire de prendre les gens pour des cons et c’est le contraire que de cultiver un cliché. Le terme que tu cherche en vérité est « archétype », qui n’a rien d’un carcan limitatif comme « le cliché » ou d’un détail amplifié comme « le stéréotype », mais au contraire une grande image, un grand ensemble, un emblème idéal qui inspire la créativité en passant d’abord par une certaine imitation pour mieux partir vers un particularisme nécessaire, afin d’apporter une pierre neuve à l’édifice qu’il représente, fièrement dressé et toujours aussi accueillant depuis que l’Homme a appris à associer des images à des sentiments. N’est-ce pas justement une preuve de la richesse humaine et de son constante progression, cette façon de toujours renouvelé ses bases essentielles et impérissables ?

    Ne vois t’on pas Jake être réduit au plus bas au début, avant de redécouvrir les joie de la liberté et l’émerveillement plus tard dans corps d’Avatar, découvrir l’âme sœur lui qui avait perdu son jumeau, hésité entre vivre à jamais dans le pays de ses rêves et se laisser tirer vers le bas par peur et par hésitation, pour ensuite a vaincre en devenant Toruk Maktu, près à affronté les travers dont il souffrait avant et infectent toujours ses ex-compagnons mercenaires ? Quand on lui parle de chose aussi basse comme « creuser pour du minéral » ou « ne pas trahir sa race », Jake se dirige vers une voie plus cosmogonique, où l’important est juste devenir meilleur et atteindre la félicité sans être retenu par des principes étriqués de races, de provenances ou d’idéologie obligé, au point qu’il se voit transformer en un être nouveau et fidèle à ses idéaux, après avoir expérimenté une troisième renaissance depuis le début du film, ce via un rituel? Niveau réflexion bien/mal/et plus encore et affectation par un choix moral, ça se pose quand même là.

    A ce titre là, je ne vois pas pourquoi un titre comme Avatar, qui est promis à suivre le même que ses prédécesseur cinématographique dans la catégorie des films « qui ont transcendés les barrières culturelles », devrait se voir refusé de tel mérite. Dans ce cas, comment un film qui se base sur des tels principes de pureté du propos et partance vers l’essentiel pourrait à la fois insulter l’intelligence des gens et se « disperser entre les aspect sociaux, philosophiques et psychologiques ». Ce serait assurément contradictoire, incohérent.

    Surtout qu’on croyait qu’après Star Wars, on arriverait plus à fédérer autant de gens dans le monde avec un film de SF, qu’on dit l’apanage des mâles de moins de 30 ans. En bref, on ne peut pas être qu’un simple produit d’Hollywood fait pour vaguer sur les derniers trucs qui marche est arrivé à cumuler autant de considération universelle, ce qui est diffèrent d’être consensuel. Surtout qu’à la base, personne pas les producteurs, voulait croire à ce film (voir lien plus haut à propos du financement d’Avatar, financé qu’à seulement 40% par la Fox).

    Sinon si tu as un abonnement au site d’Arrêt sur Image, je te conseille de consulter les chroniques de Rafik Djoumi qui aborde le sujet de façon beaucoup plus spécifique, détaillé et démonstratif. Ce sera surement moins hermétique que notre petite discussion, que j’apprécie fort bien au passage 🙂
    Un plaisir de disserter ainsi. Et merci encore pour tes encouragements et tes compliments.

    PS:
    plutôt que du côté de Command and Conqueur et des furries, tu devrais plutôt voir du côté de Jonh Carter of Mars, d’Edward Rice Burrough et des romans SF old-school pour mieux cerner les influences d’Avatar, revendiqués par Cameron lui-même (le scénario date de 95 à la base). Tu peux voir dans ce film du Alien et du C&C, d’autre verront les « hommes aux plantes », des indiens verront des références à Vishnu (tu sais, ce type bleu qui chevauche un grand oiseau et qui est l’Avatar sur Terre du dieu éponyme), des psychologues verront une parabole sur le rêve en référence au fait qu’il faut dormir pour passer d’un corps à autre, et des gamers verront un côté mmorpg avec les avatars, le réseau « qui retient les voix du passé », la liberté et Jake qui devient tout barbu négligé et préfère se brancher sur son alter ego au lieu de manger proprement. Ce qui est bien avec ce genre de film à portée universelle et au fondement mythologique, c’est que on peut vraiment voir tout ça à la fois en se disant qu’ils ont tous un peu raison. 😉

  22. Avatarben51
    22

    Oui enfin la stéréoscopie qui est utilisé aux cinémas c’est la même que sur mastersystem http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Master_system_3d_glasses.jpg
    Les améliorations notable de cette technologie c’est l’utilisation d’écran/projecteur à 120Hz et le sans fils.

    La stéréoscopie je n’en fait pas une allergie vive le lenticulaire, mais les films qui ont comme argument principale la 3D oui.

    J’ai plutôt apprécié Avatar, et j’attends TRON l’héritage. Mais c’est pas pour leur stéréoscopie, c’est juste un plus.

  23. AvatarSonocle Ujedex
    23
    Author Comment

    Là tu parle des lunettes actives, parce qu’il y a aussi les lunettes real3D passive. D’ailleurs ce sont lunettes là qui sont généralement utilisés dans les grandes salles imax et tout, si je me trompe pas.
    Je peux pas dire que j’ai entendu du bien des lunettes actives au cinéma en matière de performance, de confort et surtout de rapport qualité/prix vu qu’en plus, on peut pas les garder chez soi, ce qui est la principale qualité des passives puisqu’on peut les rapporter au cinéma pour payer la place moins cher les prochaines séances 3D.

    Donc du coup c’est pas exactement la même chose. Enfin, l’important est qu’on arrive enfin à s’en servir pour du cinéma à grande échelle et plus seulement pour attractions genre Futuroscope (qui arrivent d’ailleurs à faire de meilleur résultat avec les lunettes actives que dans les salles de cinoche…on peut mettre ça sur le compte des années d’expérience, je suppose).
    Enfin bon, heureusement qu’il y a des films comme Avatar, Toy Story 3, Dragon et les trois derniers Zemeckis eb cinéma virtuel pour essayer de faire des trucs pertinent avec la 3D en terme de pure mise en scène, histoire que ce soit pas juste qu’un argument de vente pour des films qui n’ont rien d’autre pour eux comme tu dis (je pense à des trucs comme l’Âge de Glace 3, le Voyage au centre de la Terre avec Brendan Frasier, Shrek 4, Le Dernier Maitre de l’Air ou le Alice de Tim Burton, les deux derniers étant fait en post-prod baclé deux mois après le tournage…alors qu’à côté Titanic mettra près de 2 ans pour être bien converti). Je compte sur les prochains « At the Mountains of Madness » de Del Toro, les deux Tintin de Spielberg et Jackson et « Jonh Carter of Mars » de Andrew Stanton; entre autres, pour continuer à affiner l’utilisation de cette technique pour le cinéma.

    En attendant Tron l’héritage merci d’avoir partagé ce petit topo technique.:)

  24. Avatarben51
    24

    Avec Avatar le Dernier Maitre de l’Air ( on passera sur le massacre de la série télé).
    J’ai pus apprécier deux mauvais coté du cinéma relief :
    Le premier tu vient d’en parlé ( vite on colle un 3d sur l’affiche).
    Le second est que déjà avec une projection « classique » la mise au point est souvent foireuse, alors quand en plus il faut réglé l’effet relief. Le film n’est plus regardable.
    Au moins dans ce cas, comme la « 3D » est juste la pour les 10 premières minutes du film le reste est « regardable ».

    Sinon même les lunettes polarisante c’est pas « jeune » non plus (1986 http://www.commentcamarche.net/contents/coupe-du-monde-le-boom-attendu-d/histoire-de-la-3d ).
    Il existé même des filtres pour écran Cathodique (attention je ne parle pas des filtre anti-UV qui ont la même tête).

    Certes c’est moins vieux que l’anaglyphe, qui était un concurrent de technicolor. Mais ça n’apporte guère plus que le cinémascope ou la 4K et encore moins que la couleur. Car même si la technologie est rodé elle est souvent mal exploité, dégrade plus ou moins la qualité de l’image, réduit le champs de vision, pose des problèmes avec au moins 10% de la population (borgne, incapacité à voir le relief, maux de tête, …).
    Donc même si le relief peut donnée des choses sympathique ( même dans un jeux comme MineCraft avec les lunette anaglyphe Chocapic ), pour le moment les contres parties sont bien plus grande que les avantages retirés.

    Et je pense que c’est surtout pour faire racheter des téléviseurs:

    acheter des écrans plat
    ->
    racheter car maintenant il son HD
    ->
    oui mais la il sont véritablement HD (1080p)
    ->
    on a oublié de vous dire mais jusqu’à maintenant ont n’équipait pas les téléviseurs de tuner TNT HD (r)acheter une télé ou tuner HD
    ->
    pour la « 3D » faut changé de télé, oui elle est bien 120Hz mais pas compatible avec votre lecteur BR
    ->
    a maintenant on fait sans lunette, si tu veux pas avoir l’air d’un gland avec tes lunette année 50 rachète une télé

    Voila le plan commerciale des 5 dernières années et des 5 prochaines ( il nous caseront bien la 4K et la vision sur plusieurs angle sur la fin)

  25. AvatarSonocle Ujedex
    25
    Author Comment

    Je n’aime pas trop cette histoire de 10% de la population interdit de la 3D. Sur ces 10%, combien y’a t’il parmi eux qui font partie du pourcentage de gens vraiment intéressé par le cinéma et y allant plus ou moins régulièrement ? Pour les maux de tête, il a été découvert qu’il s’agirait plus des problèmes de réglages, d’éclairages, de mise au point foireuse, projecteur inadapté (coupler deux 2K au lieu de mettre un 4k) et autres inconvénient techniques que tu viens de si justement citer, que l’industrie du cinéma (que ce soit dans les studio ou dans les salles) doit remédier.

    Tu compare Le Dernier Maitre de l’Air et Avatar de Cameron dans deux salles ayant également réussi à réunir des bonnes conditions de projection et les bons réglages pour la 3D, celui qui va te faire mal à la tête, c’est pas avec le second filmé avec la fusion qui permet d’aider l’orientation de regard à chaque plan et aider à sa mise au point de façon plus naturelle (dut à la nature de la caméra calqué sur les yeux humains…les théoriciens disaient que cette caméra était vouée à foirer, pourtant). Les maux têtes, cherche le dans le premier où une équipe de sous-traitant indien doivent concerter entre eux, sans directive du réalisateur, sur comment orienter la mise en point et la gestion du relief et de la profondeur pour le confort des eux, et ce en moins de 3 mois. Je te dis pas le boulot et l’anarchie visuelle que ça induit, avec tes yeux qui ne savent sur quoi se concentrer pour faire le point et tout.

    Cette histoire de 10%, pas aussi aberrant comme quand on justifiait la non-nécessité de la couleur pour les daltoniens et les épileptiques, mais c’est un peu l’impression que ça me fait (Sur le making of de Blanche Neige de Disney, on montrait des gens se demander si mettre la couleur tout le long d’un film de 1h30, ça allait pas être mauvais pour les yeux).

    Maintenant, pour la télévision 3D…même si ça peut être tentant surtout quand il s’agit de voir les sports et faire son jeu vidéo avec, il est évident qu’on ne doit pas se ruer vers les premiers modèles sorti et patienter, histoire qu’enfin, les tv soient enfin au pic de leur conception, ce qui correspondra sûrement au jour où la résolution des problèmes techniques et l’utilisation intelligente de la 3D pour le montage, la mise en scène et la grammaire cinématographique aura fait ses preuves. Mais pour moi, la 3D reste avant tout une affaire de cinéma en salle, une expérience qui s’apprécie beaucoup mieux sur écran géant, d’autant plus que les vrais grands films qui en mettent pleins les yeux ne pouvait que bien s’apprécier que sur grand écran même avant la 3D. Mais avec, ça me semble plus que nécessaire. Pour la 3D dans le jeu vidéo, pour l’instant seul la 3DS me semble viable mais j’attends aussi de voir comment les game-designers arriveront ça à rendre utile dans le gampelay et la narration.

  26. Avataroomu
    26

    de très intéressantes réponses dans ce forum que je lis que maintenant.

    juste une petite chose : avec le retour de la 3D au cinéma, j’ai découvert que j’étais handicapé. Ou plus exactement que mon problème de vue est maintenant un handicap : je ne peux pas voir la 3D, je vois une image avec peu de lumière et une 2eme + ou – superposé que je devine. (j’ai un oeil qui ne peut pas voir de face et mal)

    Concrètement : c’est en train de m’aliéner tous les films « spectacles ». Sur Paris toutes les salles ont fini leur migration à la 3D (doit ptet rester 1 ou 2 salles perdues, j’en avait trouvé une en VO pour toy story 3 en juillet ! mais Gaumont et MK2 ont migré en tièrement)

    Sonocle Ujedex défend avec eloquence la richesse du POTENTIEL de la 3D, mais je ne vois pas vraiment ce qu’il y a de nouveau. Si ce n’est que Cameron a mis tout son coeur et amour de la technique (il aurait pu être un ingénieur) pour l’utiliser avec brio, ce qui est déjà très bien.

    La qualité et l’importance de Avatar de Cameron est dans tout le travail technique, logistique et de production. Pas seulement pour la 3D. Sonocle le rappelle, mais brièvement, cela semble avoir été négligé par ceux qui lui répondaient.

    Les arguments de mauvaise foi des années 30 sur la couleur, ou contre la parole, me semblent très différents de ce qu’on dit actuellement sur la 3D. On n’est pas des luddites anti-nouveauté. Et on a déjà connu les premiers essais de 3D. De plus, je ne suis pas un décideur angoissé de perdre sa rente et ses habitudes. Les critiques de la 3D me paraissent vraiment loin des peurs de l’industrie et acteurs des années 30.

    On est plutôt dubitatif face à une énième demande de nous rééquiper.


    En conclusion, vous décrivez avec fougue un nouveau monde du cinéma qui m’est interdit.

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