Soviet Voice

You can (not) argue : après l’Utopiales 2009 de Nantes

Avant-propos :

Cet article a été écrit quelques temps après ma première vision d’Eva 2.0 lors des Utopiales de Nantes. Elle devait être une réponse à un post de Darf dans le forum Negenerv , qui a exprimé clairement sa haine passionnelle de ce film. Un peu décontenancé par ses propos , j’avais préparé minutieusement ma réponse.

Quelques mois plus tard, après m’être violemment bagarré pris la tête avec lui avant de faire la paix (je crois…) sur  la rubrique film du forum Thalie , nous avons mentionné cette réponse que je n’avais jusqu’alors jamais posté pour diverses raisons (trop long pour un forum, beaucoup de spoil, flemme, je m’étais calmé depuis, la conclusion qui sonne trop comme une charge offensive.)

Après quoi, je me suis dis que j’avais quand même vachement envie de lui répondre, d’autant plus qu’à l’époque, il semblait intéressé par mon opinion, ainsi qu’un autre membre de Negenerv, et que l’envie m’a repris un mois après l’avoir vu une seconde fois lors du FIBD d’Angoulême .

Et vu qu’il y a beaucoup de gens ici qui aussi ont vu ce film en France, que mon post était bien trop long pour un  forum mais pas trop pour un blog, et que j’avais quand même bien envie de faire un billet au sujet d’Eva n je me suis que ; que depuis le temps que j’en suis fan d’Eva , j’ai sacrément envie de montrer aux yeux de tous mes propres réflexions sur le sujet.  Attendez vous aussi à ce que je déborde d’enthousiasme vers la fin, dut à la monumentale impression que m’avait faite le film, encore fraiche au moment de la rédaction de ce billet.

Enfin sorti des brouillons de Soviet Voice,  en raison des évènements cités plus haut, je publie ce billet présenment. Enfin !

Bonne lecture, et remettez ça dans son contexte. Merci !

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Je n’ai jamais été aussi heureux d’avoir pris une décision sur le tard et de braver une pluie torrentielle que le 1er Novembre de cette année.

N’étant qu’à peine une centaine et quelques kilomètres de Nantes,  où se déroula les Utopiales de la Science-Fiction et donc les évènements Manga-TAN, j’ai osé faire mon gros geek enthousiaste pour prendre le train exprès pour une avant-première nationale. Je n’ai put le faire pour la démonstration de 15 minute du Avatar de James Cameron, mais il était hors de question que je loupe Evangelion 2.0: you can (not) advance, en version entière.

Soyons clair dès le début: je place ce nouvel opus de Rebuild of Evangelion comme une de mes expériences cinématographiques les plus importantes que j’ai put avoir, et plus subjectivement comme l’un des meilleurs films que j’ai jamais vu de ma vie. Et je rajoute la Traversée du Temps que j’ai vu deux jours avant.

Et même si il y a eu au milieu, en plein moment de drame déchirant, un horripilant bug d’encodage qui transforma le film en bouillie de pixel saccadé, ils ont quand même repassé toute la séquence après avoir réglé le problème, et dans ma grande tolérance, j’ai ignoré ce qui s’était passé. Et vu que j’ai adoré ce film, j’ai même accordé mon pardon aux techniciens. Si ça c’est pas être magnanime et miséricordieux, je mange des pizzas aux lardons (comprenne qui pourra).

N’ayant toujours pas apporté mon petit texte sur la Tunisie ou celui des animes à montrer aux étrangers de la culture japanime *, j’étais chaud pour donner mon avis sur ce film qui a réussi à accumuler la plupart des choses que j’aime imaginer quand je me fais mon propre film dans ma tête: des chutes vertigineuses, des robots que se battent avec des belles chorégraphies, des enjeux  épique et sentimentaux forts, des transformations, de la transcendance spontanée, des monstres indescriptibles qui balance des gros lazers et qui ont des champs de forces de fou, des personnages secondaires super classe, des moments d’humour rafraichissant, et d’autres trucs mais je vais arrêter sinon je vais pleurer tout seul et on va me traiter de gamin.

Au lieu de vous donner mon avis sur ce film normalement et pour pas copier le texte parfait de Darksoul (voir fin d’article), je vais copier/coller les questions rhétoriques de Darf, l’admin de Negenerv, qui a pas du tout aimé le film , et y répondre comme si je voulais débattre avec lui sur son forum. Mais comme je veux pas participer à la vie du forum de Negenerv, que les forums de fansite en général ça me fait peur,  que mon texte est suffisamment long et construit pour le rendre insupportable sur n’importe quel genre de textboard et qu’en plus, j’aimais mieux le partager avec le lectorat de Soviet Voice et ainsi parler de EVA devant tout le monde pour me faire lapider sur place et amener de nouveaux visiteurs qui vont me haïr sans me connaitre… et bien le voici dans ses colonnes. Ouf!

Et bien sur, comme je donne mon avis et que je « m’adresse » à un type qui a vu le film comme moi, nécessairement,  il va y avoir du spoil (mais moi je reste tranquille).

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Ionismés Noreos épisode 0 (pilote)

[edit : il y a un soucis avec le lecteur. Vous pouvez quand même écouter le podcast en cliquant sur "Download" en attendant. Cet edit disparaitra une fois le problème résolu]

Sujet : Présentation de l’émission, ainsi que les anime qui plairont à ceux qui n’y connaissent rien.

Amélioration à apporter pour le vrai premier épisode:

-Pas d’improvisation totale. Juste quelques moments d’impro ponctuelles seront acceptables.

-Préparer un texte à l’avance et ainsi garder un ton constant et toujours accrocheur.

-Pas de nuit blanche à la veille de l’enregistrement.

-Éviter de faire une émission peu après avoir fini Ninja Gaiden sur NES (surtout combiné avec une nuit blanche).

-Imposer un format standard de 10-15 minutes au grand maximum au lieu des 34 de ce pilote (mais j’invite les bloggeurs du coin à au moins écouter la conclusion).

-Essayer d’être moins pompeux et intello (je garantis rien, là).

-Ne pas essayer de m’auto-convaincre que je suis au Brésil.

 
icon for podpress  Ionismés Noreos épisode 0: Play Now | Play in Popup | Download

Si au grand bonheur, après ce podcast,  il y en a parmi vous qui ont fait leur propre liste d’anime à conseiller à des gens qui n’y sont pas familier, il vous sera d’avance remercié d’indiquer le lien de votre article dans les commentaires, ou bien de simplement apporter votre opinion sur ce sujet directement dans ces dernières.

Edit 13/02/2010 :

Je vous lie dans ce billet un très bon podcast ( qui lui est court , bien préparé à l’avance et sans dépatouillage ) qui complète à merveille le discours émis dans mon podcast, puisqu’en critiquant Avatar : le dernier maître de l’air , Nunya confirme ; en abordant les différente qualités de la série,  la richesse de l’univers et de sa réalisation, qui rallie tout ce qui a de plus intéressant dans l’Orient pour bâtir un pont pour les spectateurs de l’Occident (mais sur la VO, il dit n’importe quoi, faites pas gaffe).

Image de prévisualisation YouTube

Je vous encourage bien sûr de suivre régulièrement son émission , avant que je n’arrive à être infiniment meilleur que lui (c’est qu’une question de mois bonne forme).


J’aime Internet

Hé, c’est la première fois que je poste quelque chose qui n’a rien à voir avec l’animation japonaise ici. C’est émouvant.

Attention, ce billet est plein de bons sentiments, et l’auteur l’a presque écrit en pleurant d’émotion. N’y cherchez pas d’objectivé ou d’esprit critique.

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Il n’y a pas si longtemps, la télé a annoncé la saison 5 de docteur House. Et encore plus récemment, la radio diffusait « In the army now » comme si elle venait de sortir.
Bon, si vous n’avez pas tout compris, c’est normal, j’ai un peu zappé les explications.

Pour la première fois depuis longtemps, la télé a utilisé un mot qu’elle ne nous avait pas appris, et la radio a diffusé une chanson qu’elle ne nous avait pas forcé à aimer. L’explication est évidente. L’explosion du téléchargement a conduit de plus en plus de gens à comprendre comment fonctionnait la diffusion d’une série télé (et pourquoi ça coupait toujours au meilleur moment), et youtube a permis de découvrir que la dernière chanson des Resto du coeur n’était qu’une (mauvaise, pourquoi Jean Jacques Goldman nous a-t-il abandonné ?) reprise, et que la première version était très intéressante.

Les détracteurs d’Internet, après l’argument des pédophiles, utilisent souvent celui de la non-vérification des informations sur Internet. Wikipedia serait forcement plein de fautes, et les journaux payants disparaîtraient au profit d’une fausse information, et nos jeunes ne savent plus écrire, et la culture que nos chers professeurs (ceux de l’époque où on les respectait vraiment parce que quand on connaissait pas ses tables de multiplications, tu mettais tes doigts groupés, et on te tapait dessus, et après tu faisais au moins des efforts et blablabla, taper c’est bien, et il faut respecter les adultes parce qu’ils tapent plus fort…) ont appris à nos grands-parents est en train d’être oublié (ces gens qui n’ont jamais eu de cours de SVT, de technologie, de physique-chimie, d’informatique, n’ont passé que le brevet, ont arrêté de lire à l’époque de Mili Mali Malou et pensent en savoir plus que n’importe quel bachelier m’épatent) (j’aimerais connaître leur secret pour avoir une telle confiance en eux !).

Bref. Pour la première fois depuis longtemps, la télé a utilisé un mot qu’elle ne nous avait pas appris, et la radio a diffusé une chanson qu’elle ne nous avait pas forcé à aimer. C’est formidable. Quoi qu’ils disent, nous nous sommes réapproprié la langue et la culture. Je ne vois pas comment trois dates fausses sur Wikipedia pourraient compenser ça.

:’)


Vaut-il mieux qu’un tas d’idiots crée un cerveau génial ou que les gens moyens continuent d’être élevés par quelques génies? (par Ziell)

En attendant que je vous fournisse mes textes sur la Tunisie et les anime à faire regarder à quelqu’un qui en est étranger, voici un sujet sérieux, intéressant, et dans l’air du temps, proposé par un camarade du net de longue surnommé Ziell.

Vous aurez sûrement vu ce débat dans quelques magasines de business ou de science vers mai à juin, en ces temps de succès des réseaux sociaux ou de prospérité du net 2.0.  Mais parce que Soviet Voice est fréquenté par des geeks, des otaks et sûrement des technophiles, il sera sûrement intéressant d’avoir vos réactions et commentaires ici et en direct. Ce débat, c’est le vôtre.

Maintenant, je laisse place au texte de Ziell.

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ThatGuyWithTheGlasses.com: the greatest website I have ever seen in my life! 1/2

(merci a Diaghilev pour s’être fait chier comme un rat mort a corriger les fautes)

J’aime bien lire l’Editotaku et je suis content d’écrire à Soviet Voice. C’est donc parce que j’apprécie ces deux sites que j’ai décidé de les faire chier en même temps en postant chaque moitié de mon nouvel article chez chacun d’entre eux. Parce que vos histoires de Corky et de Hans Christian Andersen,  ça fait faire à mes testicules « untan! untan! ».

Enjoy! :)

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That's all, folks...
Chaque amateur de film pourvu d’un peu d’humour et d’une connexion Internet sera tenté, au moins une fois dans sa vie, de réaliser une sorte de vidéo parmi trois.

Il y a le détournement, popularisé sur le net par les DivX de la Classe Américaine, la Gotohwan et Mozinor.

Il y a les remakes en version suédée, popularisés par le film « Be kind, rewind » (oui, il a un titre français littéralement traduit, mais ça rime pas donc poubelle), dont l’existence apporta une caution artistique à des créateurs de fan-films sans talent, argent et équipement mais qui ont plus de 16 ans.

Mais le genre qui est peut-être le plus facile d’accès et qui garantit une plus grande chance de toucher le spectateur avec efficacité, c’est les « films en 5 secondes », on l’on résume les grands films en montrant l’essentiel, le(s) meilleur(s) moment(s) ou bien le(s) plus risible(s).
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Secret Story S03E01 – Le résumé

« Un blog traitant de Japanime et jeux vidéo par des camarades otakommunistes » ? Pis quoi encore ? Les beaux jours reviennent, et avec eux les deux mastodontes de la télé-réalité made in TF1, et c’est ça qui compte. En attendant le retour de Koh-Lanta prévu pour le 4 juillet, c’était à Secret Story qu’il revenait de lancer les hostilités de cette saison estivale, avec le lancement en grande pompe de la troisième saison. Et, tout comme lors de l’incroyable séquence pré-générique mettant notre Benji national aux prises avec des activistes saboteurs prêts à révéler tous les secrets que la production a tenté de garder cachés toutes ces semaines, il faut bien dire qu’on avait passé ces derniers jours à croire que tout allait être foutu, la faute à la justice, qui donne maintenant aux candidats de télé-réalité les mêmes droits qu’à des salariés, amenant à l’apparition d’un jour de repos hebdomadaire et à la disparition du live vidéo 22/24. Mais, tel un Heavy recouvert des flèches d’un Huntsman, ce premier Prime de Secret Story 3 a su rester debout et faire son boulot de fort belle manière. Retour sur l’Übercharge façon TF1.

La maison
Avant de commencer à parler des hostilités proprement dites, prenons un paragraphe pour revenir sur le lieu ou celles-ci auront lieu. Comme d’habitude, on retrouve une décoration intérieure digne des meilleures oeuvres de Valérie Damidot, entre meubles tirés des bonnes feuilles du catalogue Ikea, murs de toutes les couleurs façon vitrine d’un magasin United Colors Of Benneton, et thématique mystérieuse à base de Joconde et de pop-culture façon Andy Warhol de supermarché. Certes, les musiques façon easy-listening et tout l’aménagement à l’américaine fera immédiatement penser aux Sims pour le joueur casual ou bien ma mère, mais ne vous y trompez pas : c’est en plein The 7th Guest que les 14 habitants de la maison principale sont enfermés. Certes sans les meurtres, mais avec des énigmes tout aussi tordues. Vous noterez qu’il y a déja une phrase de cela, j’ai parlé de « maison principale ». Tout ceci était évidemment fait exprès, puisque l’autre nouveauté introduite dès ce premier prime est la toute nouvelle « Société Secrète des Intrus ». Certes, il y avait déja eu dans les deux éditions précédents une mécanique de jeu isolant un groupe de candidats du reste des habitants de la maison (Je pense ici évidemment à la maison des Triplées dans la première saison et à la Crystal Room de la deuxième), mais cette fois-ci, le résultat devrait être intéressant, puisque ce groupe va semble t-il disposer de pouvoirs spéciaux qui devraient lui permettre de bien pourrir la vie des autres candidats. Histoire de rendre les choses toutes aussi intéressantes dans cette maison que dans l’autre, on notera que la production a offert aux Intrus un jacuzzi, histoire que les intrus puissent comploter sans avoir trop mal au dos. Mais justement, voilà que la porte d’entrée s’ouvre dans le jardin : Les candidats arrivent, les uns après les autres, introduits avec entrain par notre Benji à nous. Voilà une bonne excuse pour passer au paragraphe suivant.

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Nouveaux Regards MAJ 29/05

 

La télévision est un média formidable, souvent snobé à tort par ses contempteurs, pointant malhonnêtement les diverses émissions stupides des chaines privées. Ces mêmes émissions servent aussi d’argument aux téléspectateurs bobo sélectifs qui glorifient le service public et conchient la bêtise de TF1, M6 et leurs petites sœurs batardes de la TNT. Critiques faciles, leur incapacité à dépasser ce snobisme les empêche d’apprécier ces chef d’œuvres du paysage audiovisuel français que sont Confessions Intimes, le Grand Frère ou Zone Interdite. Il suffit de ne pas y avoir du journalisme mais plutôt un simple divertissement exploitant sans vergogne la connerie humaine.

Inversement, le service public est bien souvent détestable. Sous couvert de culture, de sérieux et de journalisme, ils sont généralement au même niveau que leurs voisins de télécommande. Envoyé Spécial est plus spécieux que sérieux, avec ses reportages bâclés et orientés, le journal télévision de Pujadas reprend les mêmes sujets que celui de la blonde, traités de la même manière. Tout, jusqu’au théâtre, est mal réalisé, sans même évoquer l’horreur ultime, le football sur France Télévision. France 4 reste ainsi dans les mémoires comme la chaine des rediffusions interminables de « un gars une fille » (un peu comme W9 = les Simpsons) et comme les criminels qui ont engagé Louise Ekland, ancienne faire-valoir de Julien sur Gameone, choisie parce qu’anglaise et pas trop mal (pour une anglaise, heureusement qu’elle n’est pas suédoise) pour… commenter les quelques matchs de football sur la chaine. Le résultat est une catastrophe, le téléspectateur en apprend plus sur la coupe de David Beckham que sur le ballon, et entendre une voix féminine pendant la partie impose au malheureux footeux de se retourner régulièrement pour vérifier si ce n’est pas sa chair et molle qui gueule.

Et puis… il y a « nouveaux regards », et plus particulièrement les reportages d’Olivier Delacroix. Nouveaux regards, c’est un rendez-vous hebdomadaire présenté par Samuel Etienne (non, ne partez pas !) proposant un peu de tout en alternance, dont des documentaires. En gros, une fois par mois, c’est un 52 minutes d’Olivier Delacroix qui occupe l’émission, et, croyez le ou non, c’est ce qui est arrivé de mieux au journalisme depuis le journal télévision de Pierre « magic » Tchernia, en 1949 s’il vous plait. Delacroix, c’est, au premier abord, un guignol. La quarantaine vielle ou la cinquantaine jeune, mal rasé, portant nonchalamment une masse de dreadlocks sur le crane, retombant sur une de ces vieilles vestes militaire de surplus allemand. Tout de suite, il fait bien moins sérieux que mon idole, Bernard de la Villardière, qui trimballe ses pantalons chino impeccablement coupés et ses chemises sur mesure à 500 euros dans tous les bidonvilles de la planète pour son émission enquête exclusive. Olivier Delacroix ne fait donc pas tellement journaliste, et ça tombe bien, quand on constate ce qu’est devenue la profession de nos jours. Son truc, c’est les marginaux, au sens propre : toutes ces populations, tous ces microcosmes, plus ou moins vaste, évoluant en marge de la société des gens « normaux », costume cravate métro boulot wow porno dodo. A ce jour, il a tourné trois reportages, le premier s’intéressant aux pratiques de modifications corporelles extrêmes, le second au monde du culturisme, le troisième aux gothiques.

Alors là, vous imaginez chaque sujet traité par M6 ou TF1. Ca donnerait une orientation « ils sont tous chargés comme des mules ou un footballeur de la Juve » pour le culturisme ou « un mouvement sectaire et sataniste qui va vous prendre votre petit pour le manger » pour le gothisme. Ok, drôle, je serais le premier à en rire, mais pas vraiment informatif. Delacroix a une démarche totalement différente : il part du principe qu’il ne sait pas grand-chose, mis à part un ensemble d’idées reçues qu’il tient pour douteuses, et aborde son sujet via différentes rencontres, pour essayer de mieux comprendre ce qu’il en est. Pas d’orientation préalable, prendre son temps pour établir un véritable lien avec les gens, poser de bonnes questions, se faire un avis et enfin rendre le tout dans un reportage honnête. Impossible ? Non, il le fait, et mieux que bien.

Sa meilleure carte de visite, c’est sans doute son travail. Ses futurs « clients » peuvent constater qu’il ne cherche pas la sensation, mais la découverte. S’il n’hésite pas à aborder tous les sujets, dont ceux qui fâchent, il le fait petit à petit, en prenant des pincettes, sans s’imposer. Il LAISSE PARLER LES GENS (chose à peine croyable à la télévision, l’attention du téléspectateur ne dépassant pas les 12 secondes). Il évite les coups de pute, type réponses tronquées suivies d’un témoignage à charge au montage. Cette méthode, qui n’est pas tout à fait socratique mais s’en rapprocherait presque, lui donne accès à des univers fermés, méfiants car diabolisés et trahis par des années de télévision. De contact en contact, il peut rencontrer des personnes exceptionnelles (au sens propre), comme ces hallucinants vampires dans le reportage sur les gothiques. Petit à petit, il se forge une opinion qu’il expose, mais n’impose pas. Chacun a les éléments de réponse et est libre de se faire un avis. Personnellement, je pense toujours que les culturistes ont un petit penis et qu’il faudrait noyer les gothiques dans le Rhône, mais au moins, c’est en connaissance de cause.

Aussi, si un jour Olivier Delacroix te contacte, toi, otaku, parce qu’il me semble fort probable qu’il s’attaque à l’otakisme un jour, ouvre lui ta porte sans méfiance : personne, à la télévision française, ne pourra, aussi bien que lui, donner une image juste, sans cliché, de la japanimation et de ses amateurs en France.

PS : L’émission sur les gothiques est dispo sur le site tout naze de France 4.

PS2 : en raison d’un déménagement en préparation, démerdez vous pour corriger les fautes, je n’ai pas le temps et Raton désire que son dernier dating slime ne soit plus en haut.

 

MAJ 26/05 :

 

Aussi incroyable que cela puisse paraître, le héros de cet article, Olivier Delacroix, a débusqué soviet et aimerait en discuter. Après vérification, il s’agit bien de l’authentique reporter et non d’un quelconque fake, sans doute arrivé ici via google. Soviet est en effet étonnament bien classé sur la requète « nouveaux regards » (ce qui tendrait à inquièter quant à l’audience de l’émission, confirmant ainsi sa qualité).

Je vais donc tailler une petite bavette au téléphone avec Olivier et éventuellement l’orienter s’il est interessé vers des interlocuteurs plus pertinents pour parler des otaku, comme par exemple Raton ou Axel, ou même, s’il peut, lui proposer de passer à l’épitanime.

Bien sûr, vous serez tenus au courant de la suite des évenements.

 

MAJ 29/05 :

J’ai eu Olivier au téléphone rapidement. Il est actuellement bien occupé, en tournage, mais va me recontacter la semaine prochaine, afin de discuter un moment, poser quelques questions, etc. Il ne connait pas trop la japanime et tout ce qui s’y ratache, pourrait être interessé à priori mais veut logiquement en savoir plus, voir s’il y a de la matière et surtout si l’aventure le tente.

Pareil, y’aura une MAJ quand j’aurai plus à vous dire.

 


Hadopi: Pasaran quand même [Maj]

edit: Un lien a été rajouté au début de l’article. Et en passant, prenez le temps de lire cet article de Brotch, qui rappelle le temps où les CD étaient vu comme des vulgarités, où la VHS a failli tuer le cinéma 15 fois (sois-disant) et où les éditeurs et les distributeurs étaient déjà aussi hypocondriaque qu’aujourd’hui et qu’ils n’ont toujours pas appris à s’adapter à la réalité. Ce dernier point nous amène à la situation évoquée dans l’article çi-bas.

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En la mémoire de Nemotaku, qui doit être mort de consternation maintenant.

Nombreux sont les mouvements, sites d’informatiques, de cinéma, d’actualité numérique, de cultures et sociétés et les blogs (influents ou non) à protester fermement contre Hadopi, à vous expliquer par A+B avec des schémas et des dessins non seulement l’inefficacité de la loi Hadopi, mais surtout son caractère proprement scandaleux et anti-constitutionnel.
Si vous avez consulté les liens et exploré un peu ces sites vous comprendrez que:

  • Le loi Hadopi confie votre IP à une société privée.

  • Qu’elle fait tribunal à part pour les cas d’internautes.

  • Que vous recevrez des mails d’avertissements présumant déjà votre culpabilité.

  • Que ce système à 10 ans de retard, alors qu’aujourd’hui, des chercheurs et des étudiants arrivent à accuser une imprimante de téléchargement illégal en trafiquant les IP.

  • On doit se coltiner  un spyware officiel de l’État pour ne pas être en infraction.

  • Que votre connexion internet peut-être coupé si on vous soupçonne, même à tort.

  • Que ça ne fera qu’arrêter Madame Michou qui ne sera pas encore passée par le streaming, les serveurs de téléchargement direct et le I2P pour regarder le dernier épisode de Desperate Housewives.

  • Que la plupart des pseudo-politiciens et et pseudo-artistes (genre 30 artistes pour soutenir ce projet, c’est super représentatif) n’y connaissent rien aux téléchargements P2P, aux pirates informatiques, voir même tout simplement à l’informatique (mon pc est en sécurité grâce à mon firewall OpenOffice ).

  • D’ailleurs, les logiciels libres, c’est le mal et ça mets l’industrie en péril et ça nous gêne pour vous espionner. Vous avez pas honte, bandes de sales pirates anarcho-communistes.
  • Le net se laissera pas faire et les surfs anonymes par proxy, les téléchargements par des serveurs sécurisé, et autres techniques de dissimulations du net pour piller les honnêtes majors vont se multiplier sur la toile. Et avec la fibre optique en bonus, même coincer un gros pédophile deviendra mission impossible.

Linternaute, tel quil est perçut pour les politiciens français.
L’internaute, tel qu’il est perçu par les majors, les artistes et les politiciens (sans les cornes).

Rajoutons à cela que sur 577 députés en France, seulement 16, vannés par 41 heures de débat (rajoute à ça 5 heures de décallages horaires si tu rentres de Washington) ont faits actes de présence lors d’un vote passé en douce la nuit dernière alors qu’il était prévus pour la semaine prochaine. Et c’est passé, avec 10 « pour » contre 4 « contre ». Non seulement cette loi est une grave offense contre les internautes et la liberté individuelle, mais qu’elle se permet de chier au passage sur la démocratie.
En ce cas, je crois qu’il serait tout à fait compréhensible si nous en venons à faire un peu de désobéissance civile.

Pas grand chose, hein. Il suffit juste de suivre une petite dizaine de règles pour vous vacciner contre Hadopi et on a de quoi emmerder le système (même sans argent) si jamais cette loi est définitivement validé.

Et puis pensez à aider les indépendants en même temps, histoire que vous ayez l’impression de pas donner votre argent à des types qui se foutent de votre gueule au lieu de repenser leur système de distribution.

Maintenant je vous laisse continuer à détruire l’industrie du disque, tuer les libraires, brûler des salles de cinéma tout en jouant à la dernière license à succés d’Activision avec un crack cd. Et ne manquez pas le prochain épisode de Naruto Shipuuden en fansub sur le site d’une des 1295 teams qui le « traduisent ».

See you next time, cyber pirate.

edit 2 : Finalement, Hadopi no pasaran…pour l’instant ? (on se croirait dans une fin de film d’horreur avec des envahisseurs de l’espace).

Merci à Arez pour avoir apporté la nouvelle.

Je vous préviens aussi, si vous êtes du genre mesquin, de prendre le dernier numéro de « Science et Vie Junior » de ce mois-ci. Comme ça vous aurez l’occasion, comme vous savez si bien le faire, de pointer du doigt en rigolant très fort l’article sur la loi Hadopi, qui était censée fermer une bonne fois pour toute le livre du piratage et du supermarché aux Divx et Mp3 en France. Conclusion évidemment fausse, qu’importe si la loi a été refusée ou acceptée.

Et plus, dans S&VJ, ils avaient promis le papier électronique pour l’année dernière. Quel bande de sagouin! >:|

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vidéo: La scène des Pirates de la vidéo dans « Cheeseburger Film Sandwhich »(titre français).


Très prochainement…

Ce qui est drôle avec mon poisson d’avril, c’est que c’est pas une blague (et c’est aussi un oiseau).

Ceçi est aux 'toshops ce que "Le jour et la Nuit" de BHL est aux pellicules de film...

Le film en est à 35% de son résultat final, et il ne sera pas représentatif de mon état d’esprit normal. Veuillez ne pas en tenir rigueur, merci.

En contrepartie, quand ce sera fini,  je ferais un vrai article, promis.


Prochainement…

Souvenez-vous de cette picaresque aventure en rose et noir qui a marquée à jamais la session d’Hiver 2007 du Quartier Libre de l’Editotaku, mettant en scène le Poisson-Oiseau et un petit Raton enquêtant sur une fangirl mary-sue particulièrement dangereuse.

Je sais tous que vous attendiez tous, sans trop vouloir y croire, une adaptation cinématographique de ce morceau de bravoure couleur malabar, avec des ralentis, des organes génitaux bleus et une bande-originale regroupant les tubes du top 50 des années 80. Et bien…

l'affichiste était français...

Les petits gars de chez « Made In Blogchan » ont plagiés travaillés durs pour pouvoir concrétiser ce rêve (même si ils m’ont jamais consultés et ont tout fait sans que je sois au courant), avec leur condition de travail difficile et leur salaire de misère. Mais c’est maintenant une réalité, même si je doute qu’avec mon mode de narration si spécifique, l’on puisse m’adapter aussi facilement au cinéma.

En tout cas, ils ont eus la finesse de pas me mettre au générique. Je ne tenais pas à m’exposer de façon aussi ostentatoire avec un tel film, surtout si il s’avère raté au final. Mais je sais que de toute façon, vous irez tous le voir.

Maintenant excusez-moi, j’ai une comédie musicale en comics avec des personnages littéraires du XIXeme sicèle à terminer.

(J’vais voir aussi je peux pas quand même avoir quelquechose sur les produits dérivés)


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