Parce que le film romantique teinté de vidéo-ludisme , c’est nous les grenouilles qui l’avons fait en premier d’abord ! Qui a dit que la France est réfractaire à la culture populaire ? (dans ta gueule , Scott Pilgrim).
Sérieusement , si vous ne pouvez plus attendre de voir un film qui sait mettre en parallèle dilemme humain et jeux vidéo , je vous conseille vivement de regarder Ben X de Nic Balthazar , film belge contant l’histoire d’un joueur de mmorpg atteint du syndrome d’Asperger qui se fait maltraiter à l’école et qui ne trouve réconfort que dans le jeu vidéo et une relation qu’il entretient avec sa healeuse , au point que celle-ci l’inspire à prendre des initiatives et à sa battre aussi bien en vrai que sur son jeu.
Le sujet aurait put être très casse-gueule et plein de pathos , mais le film s’en tire vraiment bien, avec son personnage principal bien décrit , sa capacité à nous mettre dans la peau de ce personnage confus et constamment « agressé » dans plusieurs sens du terme (et pas qu’en comptant sur des monologues gonflants intérieurs) , une photographie éthérée et clair-obscure qui renforce l’aspect viscéral du récit et une mise en perspective du jeu online comme possibilité de vraiment se rapprocher de ses semblables humains (comme le disait Alexandre Astier à un moment on ne joue plus pour le jeu lui-même mais pour les autres) surtout quand ça parait plus difficile dans la vrai vie.
Rajoutons aussi un montage et une mise en scène qui alterne entre le contemplatif et le nerveux , avec des vrais moments d’angoisses, de suspens et de mise en parallèle d’images vraies et vidéoludiques pour étayer le point de vue du héros (voir la scène de son agression par des délinquants superposée avec un combat contre des orcs), et le tout doublé d’une dénonciation du happy-slapping , du cyber-bullying et de la presse sensationnaliste (qui va vraiment très loin , mais il faut voir la fin pour comprendre)… tout ça pour dire que ce film est plus que recommandable.
Ou alors vous pouvez aussi voir le merveilleux Summer Wars , indispensable pour tout ceux qui affirment s’intéresser à la communication et aux enjeux technologiques et humains de son époque (en plus d’être juste très fun). D’ailleurs je projète de mettre en parallèle ce film avec un autre sorti à la même période , qui aborde le même sujet et qui est d »origine française, mais qui s’avère être sou double négatif en tout point (je me garde de dire son titre maintenant). Pour une prochaine vidéo peut-être.
En cadeau bonus , les 3 fausses-affiches de film français aux titres vidéo-ludiques qui ont servis pour la vidéo (merci milles fois encore à Nash, Kalu et le Docteur pour les avoir réalisés).
Par contre , je vais peut-être faire une autre chose qu’une critique de Percy Jackson la semaine prochaine. Il faut surtout que j’arrive à mieux maitriser mon logiciel de montage ; on sent encore que je suis pas complément à l’aise et qu’il y a desfois des défauts de son et d’enchainement des extraits. Faut aussi que j’arrive à trouver un style définitif sur ma façon de jouer ce personnage de l’Ermite…
Bah ! Rien d’irrémédiable avec beaucoup de temps libre.