Soviet Voice

[Ermite Moderne] Sous-France Culture 02 : Ils ont des têtes d’abrutis…mais on parle de qui ?

Dans ce nouvel épisode du segment « Sous-France Culture », l’Ermite Moderne revient sur une vidéo et sa parodie qui ont buzzé sur Dailymotion, où deux soi-disant connaisseur en philosophie se mettent à raconter un vieux discours faisandé sur les jeux vidéo à tout les spectateurs d’Arte (les dégâts seront pas très étendus mais quand même…). Mais comme c’est bien trop pour une seule tête d’abruti, une deuxième vient squatter le canapé de l’Ermite pour lui prêter main forte. Let’s go for some 2 vs 2, baby !

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[c'est quand même bien chiant cette limite de 15 minutes sur youtube. J'ai put faire quelques cut plus clean mais j'ai dut sacrifier le générique et des bouts du final. C'est rageant]

J’aimerais rappeler quelquechose de très important : Raphael Enthoven c’est aussi un génie incroyable à la capacité analytique stupéfiante qui a pondu un des papiers les plus aberrants et à côté de la plaque sur Avatar, comme quoi ce film parlerait d’un genre de communautarisme qui rejoint le FN en esprit. Déjà que je ne pardonne jamais qu’on essaye d’entasser  » l’ingérence des problèmes de société dans des univers de fantaisie «  (©Rafik Djoumi), il omet et déforme des tas de faits et détails sur le film pour finalement conclure sur l’exact opposé du discours que cette œuvre véhicule.

Cette tendance que les critiques français ont a imposer à chaque film une grille de lecture exclusivement pragmatique, rationaliste et toujours en raccord avec l’actualité et la politique, dans des films qui abordent la fantaisie, la mythologie, le rêve, l’inconscient collectif et des choses qui concernent plus l’Homme dans ce qu’il a de plus profonds que les systèmes qui le gouvernent en surface…c’est juste répugnant, et ça ne date pas d’hier. Mais apparemment, c’est le mieux qu’ils puissent faire pour aborder un sujet (ou même une culture) qui leur est étranger et trop récent pour leur convenance

Entre « les jeux ça rend con et seul », et « Avatar ça rend raciste », vivement « les jeux de rôles c’est pour les fachos », « Star Wars c’est pour les royalistes nostalgiques », « la science-fiction c’est pour les eugénistes » et « Le Manga font du mal à la Fran…oh wait Zemmour l’a fait avant« .

Pour encore plus de grosse marrade, Colas Duflo, notre expert en infinité sur 64 case, aurait en fait fait toute une thèse sur une approche philosophique du jeu à l’Université et réitéra sur le sujet avec « Le Jeu, De Pascal à Schiller ».

On pourrait croire qu’un auteur qui prends le jeu avec sérieux, rigueur et spiritualité aurait été plus consciencieux et plus renseigné avant d’aborder le sujet du jeu vidéo et se serait mis à étudier ce nouvel univers ludique avec la même fascination et le même éclairage que lors de sa redécouverte des jeux traditionnels sous un angle philosophique nouveau et ainsi sortir une thèse en avance sur son temps…

Mais visiblement je vis dans un monde imaginaire composé de fées, d’elfes, de rivières de miel et de gens fidèles à leurs principes qui arrivent à préserver leur curiosité contre les affres des préjugés antédiluviens et de la hiérarchisation facile et improbable. A la place j’ai un type et son pote qui me déblatèrent comme des fanboys « les échecs c’est mieux que les jeux vidéo, nananère ! 64 cases d »infini, 10^80 combinaison possible et blast processing 16 bit avec gestion du mode 7 et de l’anti-alliasing. Chess does what nintendon’t ! ».

Et en plus il te parle de « jeux nobles », histoire de bien structurer son délire (marrant de parler de monarchie quand on aborde le jeu d’échec où il faut protéger un roi…ohoho, quelle mise en abîme, je devrais passer à la tv). Si j’étais un gros con qui se serait laisser happer dans la même lubie que ce monsieur, il aurait facile de dire « Oui mais non; on a des tactictal rpg et des rts où t’as où 1000 fois plus de cases et de paramètres à prendre en compte. Et on a la couleur alors que toi c’est noir et blanc et en plus et on a des scrollings alors que toi c’est qu’un plateau fixe et en 2D en plus, alors que dans Counter-Strike t’as plusieurs étages où il faut te cacher et puis il y a le sens du vent et on a des vrais beaux personnages et pas des pions » et fuckin’blablabla.

Si j’étais ce con là, j’espère qu’on m’aurait remis à ma place; car ce genre de comparaison hors de propos équivaudrait à préparer un argumentaire de 300 pages pour savoir qui est le meilleur entre une chaussure et un arbre. Donc loin de moi l’idée de faire un truc aussi bête que de déprécier un jeu aussi historiquement important que les échecs, alors qu’il faudrait déjà le remercier pour les archétypes ludiques qu’il a apporté (mais j’assume ma blague de fin, c’était trop tentant pour ne pas le faire).

Par contre, les jeux d’échecs comme jeu de la vie ? Je croyais que c’était le jeu favori des stratèges guerriers, qu’il s’agissait de duper et de tuer des gens du camp adverse, de renverser une figure d’autorité contraire à la sienne,  et que dans toutes les œuvres de fictions que j’ai vu mentionnant le jeu, il s’agissait toujours d’éliminer quelqu’un de la façon la plus subtile et tarabiscoté possible et que du coup c’est plutôt un jeu de la mort ( on vient de citer le Septième Sceau, quand même), mais bon, je ne suis pas philosophe. A moins que justement, étant un jeu du conflit, de la guerre, et de la mort, ça fait des échecs un jeu de la vie par ambivalence et justement parce que c’est comme la vie mais on peut raconter tout et n’importe quoi avec cette logique lénifiante et ça ne mène nulle part si ce n’est faire du surplace. Comme maintenant.

Au moins il y a quelquechose que je ne peux pas lui retirer : il y a plus de bonne adaptation au cinéma du jeu d’échec (genre le Septième Sceau ou même, soyons fou, Piège de Cristal) que de jeux vidéo.

Pour prendre au sérieux ma propre blague,  je rajoute que par contre, on a des bons films qui s’inspire [un peu ou beaucoup] du Jeu vidéo, de ses designs et de sa grammaire, comme Scott Pilgrim, Matrix, Speed Racer, Blade 2, Les deux Hellboy, Ben X, Kung-fu Master, pas mal de films d’animation japonais genre Summer Wars, l’Autre Monde de Gilles Marchand, et j’en oublie). Et bien, je suis en train de sérieusement digresser, là, je devrais arrêter. N’empêche que c’est pas mal de la part d’un médium aussi culturellement riche qu’un jeu à gratter.

Remarquons que nos deux pseudo-philomachins n’ont pas été sourd à la polémique qu’ils ont initiés et ont publiés un droit de réponse sur le site d’Arte, avec Colas Duflo qui tente de « préciser sa pensée pour clarifier les choses et amener un peu de sérénité« . La réponse semble plus confirmer et préciser le jugement fâché émis par les joueurs envers le personnage que calmer quoi que ce soit. Rien que son troisième point est un aveu de son manque d’intérêt et de recherche sur le sujet. Vous pouvez tous, par contre, vous tenir au courant sur la réalité de « l’addiction aux jeux vidéo » en consultant ces billets par Dereck de  Chamboultout ici et .

Bonus :

  • une lettre ouverte de quelqu’un sur gameblog que j’ai trouvé 5 minute avant d’écrire ce billet.
  • En fin de vidéo, vous avez vu les dernières secondes légendaires du célèbre duel entre Justin Wong et Daigo « The Beast » Umehara sur Street Fighter 3 : Third Strike (15 parry d’affilés sur la super art de Chun-Li, ça ne vieillit jamais). Le match entier ici.
  • Mais vous avez aussi vu les dernières seconde de la transmission tv d’un match pro-gamer coréen de Starcraft (giga-populaire et très pris au sérieux en Corée du Sud) du champion SlayerS_’BoxeR’ et sa troupe Terran donnant la fessée à [NC]Yellow et ses Zergs. Il faut savoir que les Zergs dominaient la scène pgm sud-coréenne de StarCraft, donnant naissance à la fameuse catch-phrase « zerg rush, kekekeke » (c’est comme ça qu’ils rient dans ce pays). Mais BoxeR  a dominé son monde avec les Terrans dépréciés, rendant ses performances d’autant plus remarquable.
  • Quelques mentions à propos de Bioshock et l’Objectivisme. (un gars a même tenté de faire une analyse du sujet sur 10 vidéo youtube)
  • Sachons différencier l’individualisme conçu par Ayn Rand et celui de Joseph Campbell (le même qui a écrit « Le héros aux milles visages ») avec l’aérodynamique FlyingTichoux (le même qui créé le forum tichoux,  nom d’un parapluie)
  • Toujours pour rester dans l’Objectivisme et Ayn Rand, mais dans un registre humoristique bien cinglant, admirez l’époustouflant Stephen Colbert aborder le sujet.
  • Le dessin animé bizarre d’où le mec qui s’étrangle avec sa propre veine palpitante du tympan s’appelle Stressed Eric, ou Eric la Panique en français. On reconnait la patte de Klasky et Csupo rien qu’au look. On peut facilement trouver quelques épisode sur youtube et dans la catégorie des dessin animé critique et satyrique avec de l’humour noir, c’est plutôt pas mal. Mais je crois que j’étais pas supposé regarder ça étant gosse…

Un énorme merci à Gromulke, my own personal aniki, qui m’a assisté pour cette émission et que j’espère caser bientôt dans d’autres émissions. Reste plus qu’à lui trouver un nom de scène…ou alors peut être que les fans (si il y en a) s’en chargeront ? (oh non, un cliffhanger)


Cet épisode est spécial kasdédi à Nunya qui m’a encouragé à aborder ce sujet précis. Maintenant fait des nouveaux podcast espèce de faux-chevelu avec une pasta-machine en guise de postérieur.


Ermite Moderne 01 : Kung-Fu Master vs La France

Parce que le film romantique teinté de vidéo-ludisme , c’est nous les grenouilles qui l’avons fait en premier d’abord !  Qui a dit que la France est réfractaire à la culture populaire ? (dans ta gueule , Scott Pilgrim).

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Sérieusement , si vous ne pouvez plus attendre de voir un film qui sait mettre en parallèle dilemme humain et jeux vidéo , je vous conseille vivement de regarder Ben X de Nic Balthazar , film belge contant l’histoire d’un joueur de mmorpg atteint du syndrome d’Asperger qui se fait maltraiter à l’école et qui ne trouve réconfort que dans le jeu vidéo et une relation qu’il entretient avec sa healeuse , au point que celle-ci l’inspire à prendre des initiatives et à sa battre aussi bien en vrai que sur son jeu.

Le sujet aurait put être très casse-gueule et plein de pathos , mais le film s’en tire vraiment bien, avec son personnage principal bien décrit , sa capacité à nous mettre dans la peau de ce personnage confus et constamment « agressé » dans plusieurs sens du terme (et pas qu’en comptant sur des monologues gonflants intérieurs) , une photographie éthérée et clair-obscure qui renforce l’aspect viscéral du récit et  une mise en perspective du jeu online comme possibilité de vraiment se rapprocher de ses semblables humains (comme le disait Alexandre Astier  à un moment on ne joue plus pour le jeu lui-même mais pour les autres) surtout quand ça parait plus difficile dans la vrai vie.

Rajoutons aussi  un montage et une mise en scène qui alterne entre le contemplatif et le nerveux , avec des vrais moments d’angoisses, de suspens et de mise en parallèle d’images vraies et vidéoludiques pour étayer le point de vue du héros (voir la scène de son agression par des délinquants superposée avec un combat contre des orcs), et le tout doublé d’une dénonciation du happy-slapping , du cyber-bullying et de la presse sensationnaliste (qui va vraiment très loin , mais il faut voir la fin pour comprendre)… tout ça pour dire que ce film est plus que recommandable.

Ou alors vous pouvez aussi voir le merveilleux Summer Wars , indispensable pour tout ceux qui affirment s’intéresser à la communication et aux enjeux technologiques et humains de son époque (en plus d’être juste très fun).  D’ailleurs je projète de mettre en parallèle ce film avec un autre sorti à la même période , qui aborde le même sujet et qui est d »origine française, mais qui s’avère être sou double négatif  en tout point (je me garde de dire son titre maintenant). Pour une prochaine vidéo peut-être.

En cadeau bonus , les 3 fausses-affiches de film français aux titres vidéo-ludiques qui ont servis pour la vidéo (merci milles fois encore à Nash, Kalu et le Docteur pour les avoir réalisés).

Par contre , je vais peut-être faire une autre chose qu’une critique de Percy Jackson la semaine prochaine. Il faut surtout que j’arrive à mieux maitriser mon logiciel de montage ; on sent encore que je suis pas complément à l’aise et qu’il y a desfois des défauts de son et d’enchainement des extraits. Faut aussi que j’arrive à trouver un style définitif sur ma façon de jouer ce personnage de l’Ermite…

Bah ! Rien d’irrémédiable avec beaucoup de temps libre.


Ionismès Noreos épisode 5 : Special Mamoru Hosoda #4

Dernière partie de notre tétralogie de podcast consacré à Mamoru Hosoda. Tetho et moi dissertons enfin sur l’anime qui nous a poussé à faire ces podcasts: Summer Wars, film familial réjouissant, distrayant, malin et touchant, qui arrive à brasser avec simplicité des thèmes aussi pointus que les univers virtuels, la notion de réseau, les relations familiales, le parcours initiatique vers une affirmation de soi, et l’émulation communautaire sous toutes ses formes.  C’est dingue ce qu’on peut imaginer en surfant sur le net, mettre à jour sa page twitter, trainer sur mixi et en visitant sa belle-famille. On est loin du sensationnalisme de nos chaînes tv nationale qui s’évertuent à séparer le réalité et le virtuel de façon conflictuelle.

Un peu comme Avatar de James Cameron,  Hosoda a réussi à développer un script limpide et solide en le peaufinant dans sa tête depuis plus de 10 ans, soit la même époque que …Bokura no War Game.

Mais ce n’est que quelques lignes  directrices, je n’en dirais pas plus. Nous espérons sincèrement que tout ces podcasts vous auront donné envie de découvrir et redécouvrir ce réalisateur encore pleins d’avenir, en oubliant tout vos préjugés sur l’aspect « produit dérivé » de ses premier films, qui partagent les même qualités cinématographiques et thématiques avec ses films les plus récents. Une preuve de la capacité des réalisateurs d’animations japonaises à nous captiver et développer de façon surprenante de grands thèmes, quel que soit le sujet ou l’univers de base.

J’espère surtout que ça vous donnera envie de voir Summer Wars au moins 2 ou 3 fois avant mercredi prochain, histoire que ça ne disparaisse pas des salles en une semaine. Sinon, soyez sûr que je ne vous tarbonnerais jamais !

Quelques documents complémentaires à consulter pendant ou après l’émission :

  • L’indispensable et plutôt tichoux Arnaud Bordas, critique et rédacteur cinéphile,  nous délivre une interview de Mamoru Hosoda très instructive et très lucide sur l’état de l’animation japonaise de nos jours.  Interview qui a été faite lors de…
  • l’avant-première de Summer Wars à Paris où Hosoda s’est fait une joie de répondre aux questions des enfoirés de parisiens spectateurs chanceux présent pour cette séance.
  • Rencontrez aussi Grumpy Ojisan, un bien vieux monsieur qui fait des bonnes critiques d’anime tout en faisant du trekking dans de grands paysages sauvages américains. Le mental et la forme, les gens ! Un exemple pour nous tous, nains et gras de bide que nous sommes (enfin moi je suis grand et normal, je me sens pas concerné…j’ai beaucoup de poils par contre).
  • Et en parlant de vous, comme je sais que vous êtes tous du genre à rejouer l’affaire Dreyfus pour des détails insignifiants, j’attends de vous un élan d’engagement zolaesco-wagnérienne devant la fermeture d’esprit, la fainéantise mentale et l’incompréhension chez la plupart des critiques pantouflards françois devant Summer Wars. Parce qu’on est jamais mieux servis que par nous même et qu’on est assez grand pour se faire entendre quand on est pas content. Et je rappelle que étoiles allociné = pas toujours relatif au discours réel de la critique complète.
  • Une très jolie galerie de dessin tenue par un illustrateur pro qui est aussi auteur de roman graphique, et qui bien que sans connaitre le mouvement superflat, s’est sentis très inspiré par les avatars du monde de Oz comme en témoigne sa série de character-design « summer wars ».
  • Restons encore un peu sur les dessins avec un billet de blog en anglais consacré au très bel artbook du film, avec des vrais morceaux de Yoshiyuki Sadamoto à l’intérieur.
  • Et pour conclure sur les réflexions autour des vastes mondes virtuels, des expériences aussi forte que numérique et de « Graouh ! Le Virtuel addictif va te manger ! », je vous invite à lire ce dossier passionnant de Rafik Djoumi pour le site « Arret sur Image » sur les jeux « bacs à sable » et leurs véritables puissances et intérêts. Le genre d’article bien écrit, professionnellement crédible et ouvert d’esprit qu’on aimerait faire lire à ses proches les plus suspicieux et emplis de préjugés.

Merci de nous avoir suivis jusqu’au bout. Bon film à toutes et à tous et à très bientôt j’espère pour de nouveaux sujets (et peut être un nouveau micro…ou même…a-ha!).


Humble indie bundle – 5 excellents jeux indie au prix que vous voulez

Voici l’offre : Pour encore 3 jours, vous pouvez avoir un pack de 5 jeux indie au prix que vous voulez.

Quels sont les jeux proposés ?

Pourquoi acheter ce pack ?

Parce que :

  • Ce sont des putain de bons jeux.
  • Vous choisissez le prix que vous voulez – si vous avez au moins 1€, vous pouvez vous payer tous les 5 jeux à ce prix. Et si vous trouvez que ça vaut plus, payez plus ! ($8,25 en moyenne)
  • Tout l’argent va aux développeurs et à 2 ONG : l’EFF (Electronic Frontier Foundation – une ONG qui milite pour les droits électroniques) et Child’s Play (une ONG qui achète des jeux, livres, etc. pour des hôpitaux) – et vous pouvez personnaliser la répartition de l’argent entre développeurs/EFF/Child’s Play.
  • Si vous n’en voulez pas vous-même, vous pouvez l’acheter pour en faire un cadeau.
  • En plus de Windows, il y a des versions Mac OS X et Linux natives, et une absence totale de DRM.
  • Si vous pensez (comme moi) que les jeux indie représentent l’avenir du jeu vidéo sur PC, vous avez une obligation morale d’acheter ce pack (sauf si vous avez déjà les 5 jeux).
  • Si vous pensez que les jeux indie c’est de la merde, ça ne vous coûtera qu’1€ pour y jouer et ensuite le dire en connaissance de cause.
  • Pourquoi pas ?

Compris ? Alors foncez, donnez-leur plein de ventes, parlez-en sur Twitter, sur votre blog, partout ! Cette offre dure jusqu’au 11 Mai, 22h00 (heure de Paris).

Voici un dernier lien, au cas où vous auriez loupé les précédents : http://www.wolfire.com∕humble

Edit : Ajouté la mention de Child’s play et de l’EFF, ainsi qu’un encouragement à (tout de même) payer plus d’un euro.

Edit 2 : Un 6e développeur a ajouté son jeu au pack, Samorost 2. Yay !


Ionismès Noreos 1.5 spécial : la loi Nakasone pour la censure du hentaï a été voté +update du 05/04

NSFW et interdit au moins de 18 ans

Bon, là c’est un bon « rant » de presque 20 minutes. Mais si vous avez un minimum de conscience concernant votre liberté individuelle, sexuelle et idéologique , écoutez ça jusqu’au bout et affrontez en face le pire jour e votre existence d’otak’. Je compte pas avoir une structure semblable  celle-ci, là c’était vraiment du pur audio-blogging comme quand on parle en live.

Si vous étiez déjà horrifié par des monstruosités politiques comme la loi Hadopi ou la polémique « Rule of Ruzzuz » (mon anglais a déconné avec tout ces énervements , ceux qui me feront la remarque sur Génaxe et Ufautabeul peuvent se faire foutre) cette nouvelle va vous pousser à vous ouvrir les veines avec une figurine Ikkitousen.

C’est pas de la « blaque ». Wake up, goddamnit !

J’espère plus jamais faire d’émissions comme ça.

edit: Je mets en lien deux sites qui abordent le sujet et pointent du doigt les signes avant-coureurs de cette affaire. Bonne lecture, c’est plutôt…complet ?

update important pour les types qui ont (un peu ou beaucoup) manqués le point :

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リアル彼女 / Real Kanojo / Real Girlfriend

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La blogosphère otakesque francophone part en couille. L’autre jour, allez savoir pourquoi, je réalisais que ça faisait bien longtemps que je n’ai pas fais un tour sur le site d’illusion. Si, si, ne faites pas semblant de ne pas vous souvenir, illusion, ce studio de développement japonais pourvoyant les otakus en jeux vidéo cochons, tels les immortels Artificial Girl, Sexy Beach, ou l’innénarable Rapelay. Un tour sur le site donc, et, surprise, un nouveau soft dans les bacs : Real Kanojo, aka real Girlfriend, présenté comme une simulation de drague. Immédiatement, reflexe, trois requètes : google, sama, blogchan, afin de trouver plus d’informations sur la chose. Allons, la blogosphère francophonne ne pouvait pas ne pas traiter ce sujet ô combien plus important qu’un enième résumé de saison… surtout vu le casting :

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Eh bien non. Que dalle. Du moins, rien qui ne soit accessible via une requète simple sur nos aggrégateurs ou notre moteur de recherche préféré (possible aussi que les recherches fonctionnent mal sur les agrégateurs). Si ce n’est pas en première page de google, ça n’existe pas (la version contemporaine de la question métaphysique : « si une branche tombe dans la forêt sans personne pour l’entendre »). Etonnant, quand même, je veux bien que seul le Maître, dont le blog a été enfermé dans une prison astrale par trois paladins du comité d’éthique français à l’aide d’un rituel très puissant, et ses disciples (nous) avaient pour règle de ne pas passer à travers des sujets vitaux. Quand bien même, vous foutez quoi, les otakus ? Trop occupés à justifier d’un semblant d’honnorabilité de votre passion ? Pas assez de loli dans ce nouveau jeu ? Pas envie de vous griller auprès des otakettes? Alors certes, il n’est guère compliqué de nos jour de trouver les informations nécéssaires pour se lancer dans Real Kanojo, c’était peut-être plus obscur, moins mainstream voilà quelques années, mais ce n’est pas une raison pour faire l’impasse. Soviet est là pour ça : si un, ne serait-ce qu’un, un seul visiteur innocent découvre, installe et joue à Real Girlfriend grâce à cet article, il aura largement rempli son contrat (celui passé par l’auteur avec satan, of course).

La suite est, comme d’habitude, NSFW.

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Jouer à Arcanum en 2009

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Voilà quelques mois, je vous expliquais comment jouer à Baldur’s Gate 1 ou 2 en haute résolution, vous épargnant une visite chez l’ophtalmo. Si, à l’époque, un oldie pouvait s’avérer difficile à installer du fait des évolution du software (mauvaises compatibilités DOS, mémoire conventionnelle, drivers ou autres conneries), de nos jours, les problèmes viennent surtout de l’explosion des résolutions : un jeu en 800×600 sur un 24 pouces, c’est soit une minuscule fenêtre, soit une bouillie de pixels en plein écran. Aujourd’hui, nous allons donc voir ce que l’on peut faire avec un Arcanum, vénérable RPG dépassé techniquement avant même sa sortie, contrairement aux Baldur’s.

Rarement un jeu souffrait d’une telle avalanche de pauvres choix graphiques. Entre une palette de couleurs tirant en permanence vers le chiasseux (marron merde, vert caca, rouge crotte, on croirait les développeurs scatophiles), des cartes désespérément plates, des décors faisant passer Fallout, pourtant plus ancien, pour une merveille, des personnages mal animés… réaction horrifiée instantanée garantie, limite Dwarf Fortress semble beau en ASCII. Y jouer de nos jours sur un écran ne serait-ce que 19 pouces, c’est perdre trois points à chaque œil par heure.

Pourtant, après mes récentes pérégrinations sur Dragon Age : Origin, lancer Arcanum choque par l’appauvrissement manifeste du RPG ces dernières années. Arcanum, c’est une tonne de dialogue, des plâtrées de quêtes, un système jour/nuit, des NPC qui ont une vie, un univers original… autant d’éléments oubliés dans Dragon Age, même si, bien sûr, tout n’est pas si noir, avec en particuliers les progrès immenses réalisés sur la narration. N’empêche, le simple fait de se promener dans un monde mêlant l’héroïc fantasy la plus banale, avec ses elfes, ses nains et ses ogres, avec une révolution industrielle est d’une grande fraicheur après le copier/coller de Bioware. On se prend à imaginer, l’œil humide, le fabuleux potentiel graphique d’un tel univers dans les mains d’un développeur doué.

Revenons à nos moutons. Pour la recette du jour, il vous faut, idéalement, un Arcanum anglais. Si vous n’avez pas la chance d’avoir une version originale, téléchargez-le. Si vous ne possédez aucune version, achetez-le. De toute manière, l’anglais d’Arcanum est sublime, subtil mélange de modernité et de tournures XIXe siècle. Il vous faut ensuite récupérer :

- Le dernier patch des développeurs 1.0.7.4
- Le dernier patch de la communauté v81229
- Le pack des townmaps mises à jour (optionnel)
- Le high quality music pack (optionnel)
- Le patch High Res

Ces fichiers sont disponibles dans l’espace téléchargement du site Terra Arcanum. XP, Vista et Seven sont supportés. L’installation est simplissime. Commencez par votre jeu, puis procédez dans l’ordre indiqué ci-dessus. Il suffit en général d’indiquer le chemin d’installation du jeu (par défaut c:/sierra/arcanum).

Pour le patch High Res, une fenêtre DOS se lance automatiquement et vous aide à configurer. Vous pouvez choisir la résolution que vous voulez du moment que votre carte graphique la supporte, et quelques autres options vous sont proposées, en particulier une permettant d’augmenter la taille des polices. Il se peut que vous deviez tâtonner un peu si ça ne marche pas du premier coup, auquel cas le highres.bat sert à relancer la configuration. Pour ma part, après quelques difficultés, j’ai obtenu un bon résultat avec une résolution de 1700*1000 (sur un écran 1080p, la résolution 1920*1024 semblait poser problème) et en lançant le jeu en fenêtré. Pour ce faire, créez un raccourci vers l’exécutable d’Arcanum et ajoutez –window. Quelques bug d’affichages peuvent apparaître dans les menu de lancement du jeu, mais la situation redevient normale une fois votre partie lancée.

Le résultat donc, sans réduction des images afin que vous voyez bien ce que ça peut donner (moche, forcément, mais protégeant vos pauvres yeux) :

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Dragon Age, de la balle (dur)?

Article 100% spoil-free, jusqu’aux screens. Pour les fautes, faut pas pousser par contre, j’ai pas que ça à faire et nos amis d’ortograf.net m’ont convaincu de la roxance de leurs principes quand appliqués à Soviet (et uniquement à Soviet).

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Dragon Age : Origins était pour bien des vétérans du RPG PC période « âge d’or » attendu avec une certaine appréhension. D’un coté, le passif de Bioware était lourd, avec des jeux de plus en plus console, plutôt simplistes et fermés. De l’autre, les développeurs annonçaient ce retour àl’héroic fantasy après le space opéra de Mass Effect comme une suite non officielle du grand Baldur’s gate 2. De plus, après des jeux développés pour la console, Dragon Age est avant tout un jeu PC, repoussé une année pour être porté, mais véritablement originaire du pays de DirectX. Espoir et méfiance donc.

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Le bar Oldies : Manhattan Dealers

En fouillant dans le grenier de mes parents, j’ai trouvé un jeu qui m’a pas mal marqué. Et comme pour l’article précédent de cette rubrique, il s’agit encore d’un jeu développé par une boite francaise, Silmarils. Auteur, entre autre de la série Ishar (que je ne connais pas trop). Et il s’agit, là encore, d’un nanar.

Son petit nom, Manhattan Dealers, il est sorti en 1988 sur Atari ST et Amiga. Ma version d’époque était, comme pour Mission, sur l’amstrad PC. J’ai fait ce test depuis la version Atari ST (ma version ne marchant plus, la faute aux disques 5″1/4, non protégé contre la poussière). Il s’agit d’un beat them all en quelque sorte.
Des l’intro, on sent déjà le niveau très qualitay: présentation du jeu par une voie digitale affligeante dans un accent français particulièrement ridicule. Admirons le ton grave lorsque le mec cite le titre du jeu, il se force a peine. L’image de l’écran titre est cependant pas trop moche pour l’époque.

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décryptage au coeur d’un jeu ?

Des camarades sont parti, un nouveau est arrivé ! Révolution !

SovietVoice étant un blog traitant de jeux video et de japanime, alors voilà un article sur les jeux. On va commencer par un truc qui me fait chier, peut-être vous aussi et que ces putains d’éditeurs capitalistes n’en n’ont rien à foutre : La langue ! Depuis une quinzaine d’année, nous avons la « chance » d’écouter les conversations au lieu de les lires. Mine de rien, ça rendait les jeux un peu plus immersif (et ça a permis de mettre plein de cinematiques à tout va).
Niveau immersion vous avez déjà vu des ninjas avec un accent british ? Je fais allusion au dernier Techu sorti sur Wii… Regardez ce trailer ! WTF ! Pour ceux qui ne connaissent pas, Tenchu un jeu d’infiltration de ninja totalement assumé (jusqu’aux sauts qui font fouuuuuitch). Ne mettre qu’un mot en anglais tuerait cette ambiance si particulière…
Tiens ? mais pourquoi a-t-on des voix anglaises ? Tous les épisodes précédents étaient en jap (enfin ceux auquel j’y ai joué) ! Parce qu’on cherche désespérément à le vendre aux causuals ? Parce que le japonais est le mal absolu ? Parce que les sous-titres ça pue du cul ? Parce que l’ours ? Après l’annonce de la vidéo, on espérait tous la petite option qui permet de switcher entre les voix… Et ben non ! La faute d’après Ubi : manque de place (à vérifier).

Bon grâce à internet, de braves communistes du hack et des amis-vendeurs ayant des versions différentes de Tenchu Wii, on peut obtenir la version ULTIME de Tenchu 4, c’est à dire compréhensible pour nous, nos téléviseurs, avec la merde remplacée par ce qu’il y a de bien !
Comment ça marche ?
On prend un iso EUR et un iso JAP, on extrait la partition data de chacun, on copie et remplace les dossiers sound et movie du data jap vers le data eur, et on re-injecte le data européen modifié dans l’iso EUR. et voilà le résultat !

http://www.dailymotion.com/videoxa0kv1

Hey ! Iso, gravure… ça ne marche que si on fait des trucs louches sur sa Wii ! Et ouais, comme si le fait d’obtenir une version parfaite en se bougeant le cul était du piratage :/. Mon unique vœux pour la prochaine génération de console serait la possibilité de télécharger n’importe quel langue pour tous ses jeux et de configurer comme on veut (par exemple, Space Invader Extreme ne doit rester qu’EN ANGLAIS !!!!!). Ha oui ! j’oubliais un autre souhait -> PAS DE JEU AVEC DU PUSH-TO-WIN. Ceux qui pensent que Splosion-Man est un jeu TROP difficile ne sont que des végétariens ! :p
D’ailleurs c’est pareils pour les linkers. Le plus gros intérêt du linker pour moi (apres le backup de sauvegardes), c’est justement d’avoir ce même genre de modifs. Testé et approuvé avec Suikoden Tierkreis et It’s a Wonderful World (ou The World Ends With You).

Comment ai-je pu obtenir la version hybride de Tenchu 4 aussi facilement ? Tout simplement parce que les dossiers sont clairs, bien rangés (et aussi grâce à un logiciel qui se cache dans un des screenshoots). La seule différence vient de quelques dossiers pour les langues

À gauche la version EUR, à droite version Jap.

wiiscrub

Après cet exploit qui ajoute +3 au e-penis-skill, Pourquoi ne pas arranger quelques autres jeux au passage. Il y en a qui me viennent à l’esprit comme par exemple Bleach, Trauma Center, et là j’essaie avec Fire Emblem : Radiance Dawn… Ça marche ! J’ai la cinématique avec les voix en wapownais avec les sous-titres français … et … les sous-titres japonais en plus ! Je vais essayer de comprendre pourquoi et regardant le dossier Movie de plus près :

firemblem

La version PAL a des fichiers en plus de la forme X_caption_data.bin avec un dossier Caption. Comme les autres fichiers portent les mêmes noms, on peut affirmer que tous les fichiers « captions » servent à incruster les sous-titres suivant la langue de la Wii (on peu comme les .str pour ceux qui regardent les animes). La version japonaise en est dépourvue, les sous-titres affichés sont directement dans la vidéo. Et voilà la raison : La vidéo occidental, c’est normalement du Raw auquel on rajoute un fichier sous-titre.

Si on se base sur un point de vue « exportation vers l’occident » d’un jeu japonais, on sent déjà le bordel : Il faut gommer le sous-titrage, utiliser une autre méthode pour afficher des sous-titres tout en économisant la place des vidéos. Et le dossier sound, il y a des trucs pas possible ! Rien n’est rangé, des noms de fichiers qui n’ont rien à voir avec la version jap avec des noms mystérieux comme [STRM_VOICE_GMAP2_01_05_03_FR.brstm] [STRM_VOICE_gmap2_01_05_03_IT.brstm] etc dans la version pal… Dans la version jap on a : [h_voice_gmap2_01_05_03_22k.brstm] dans le même équivalent. Il va falloir  les renommer tous un par un, et il y en a 265 par langue :/

La rumeur qui dit que Nintendo est un gros bordélique est vrai et ça se démontre rien qu’en regardant les premiers dossiers @temp, Cp et elf : c’est vide ! C’est un grand mystère… Se pourrait-il que les les développeurs ont laissé ces dossiers par sécurité vu qu’ils n’en savaient rien ? N’ont-ils pas eu le temps de nettoyer ? Ou tout simplement, ils en ont rien à foutre : les dossiers vides, ça ne se voit pas ! Enfin reste à voir si c’est à cause de ces conneries que les jeux mettent autant de temps à arriver chez nous… :/

je viens de voir le contenu de Baroque, c’est assez drôle :

baroque

les développeurs de Baroque sont géniaux !

Les fichiers dans ces dossiers sont identiques, on ne peut pas faire plus simple ! Et peut-être le fait que ce jeu n’est qu’en anglais dans sa version PAL y est pour quelque chose… C’est marrant que tout le jeu est contenu dans le Data.bin, c’est limite si on fout un fichier compressé en .zip dans une archive .rar … Après tout, il n’y a rien à modifier sur ce jeu (à part les voix).

Vous vous rappelez de la mise à jour de Nintendo pour Super Smash Bros Brawl ? Une mise à jour qui supprime une des fonctions du jeu. Et bien voilà quelques exemples qui ne plaisent pas à Big-N (dont la fin en rapport à l’article).


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