Soviet Voice

Ionismés Noreos épisode 1 : les 6 premiers tomes de « Legend of a strongest Man Kurosawa »

Oui, Legend of A strongest man…ça devrait être légende of THE strongest man, puisqu’il est le plus fort de tous donc qu’il est unique, mais le titre est comme ça, c’est pas ma faute.

Enfin bref, voici le premier vrai épisode. Et cette fois, j’ai fait comme j’ai pu pour respecter mes objectifs imposé dans l’épisode 0.

Bonne écoute.

[dewplayer:http://www.sovietvoice.su/wp-content/ionismes002.mp3]

[display_podcast]

Maintenant que j’y pense, en parlant des frères Cohen, j’aurais pu faire une blague genre «  No country for old man Kurosawa  » . Faut toujours que les meilleures idées viennent en dernier.

C’est rageant.


Je ne trouve pas de titre cool avec CE2 dedans…

C’est étrange comme quelque chose semble plus facile quand on s’y habitue. Le premier hiragana vous semble insurmontable. il faut tourner la croix tordue dans le bon sens, puis faire une sorte de no plus ovale dont la dernière boucle passe à travers la croix et sans faire dégueulasse sur la feuille s’il vous plait. Ca m’a bien prit 2 jours. Puis des dizaines d’autres ont suivit nettement plus facilement. A priori, je pensais que c’était parce que je connaissais de plus en plus de clé, mais déjà, je commence à avoir un doute sur la présence de clé dans les kana (penser à apprendre l’ordre des clés…), et puis j’ai appris de nouvelles « clés » sans trop de problème. Peut-être que c’est comme l’accent tonique d’une langue, une fois qu’on le connait tout est plus facile à prononcer. Il y a peut-être une sorte d’accent d’écriture.

J’ai appris au milieu des hiragana qu’il fallait faire tenir n’importe quel signe japonais dans un carré, et ça aussi, même si ça a l’air dur au début, les signes qu’on faisait avant débordants de partout, au bout du premier hiragana nouvelle méthode, on a déjà fait le signe tellement petit qu’il pourrait tenir dans le quart d’un carré. Bref, aucune réelle difficultés pour l’écriture. c’est presque dommage, je me voyais déjà traçant des heures chaque kanji pour réussir la boucle parfaite… enfin, la poésie de l’effort à fournir ne résiste pas au manque d’intérêt propre au fait d’y passer 10 ans. C’est surement mieux comme ça. J’ai aussi fais des réglages sans intérêt pour pouvoir écrire japonais. Je peux confirmer à ceux que ça intéresse que Haruhi signifie probablement jour de printemps, parce que c’est la première traduction en kanji que Windows me donne et que l’article chinois de Wikipédia l’écrit comme ça. Super, j’ai fais ma première traduction ! ^^

Une des choses les plus énervantes quand on apprend le japonais, c’est l’écriture imprimée. On en viendrait presque à regretter l’imprimerie tellement c’est énervant.
Consciencieux et naïf, l’étudiant en japonais commence par apprendre des hiragana qui lui semble jolis, bien fait, et bref, manuscrits. Il pensait naïvement que tous les japonais écrivaient comme ça, et se demande même si c’est bien raisonnable d’utiliser un stylo normal, et si un stylo feutre ne serait pas mieux… vous voyez les scrupules. C’est seulement lorsqu’il décide de tester ses connaissance grâce à l’un des nombreux jeu flash qui existent, qu’il constate que ces hiraganas là ne sont pas les siens.

Concrètement, après avoir apprit l’angle exact de la première boucle du A qui ressemble à une croix, et avoir compris que le rond en dessus, c’est comme un NO, mais un poil plus ovale…
Et bien on est énervé de trouver une croix chrétienne sur un rond, qui tente pourtant de se faire passer pour un A. J’en ai recopié une page entière des A, et ce n’est pas ça. Groumf.
Évidemment, après, c’est l’écriture manuscrite qui vous gonfle. Comme en français, vous commencez déjà à penser « je ne peux pas lire, il écrit comme un porc ». Ça procure une immense satisfaction…
Le no, aussi, est la plus grande satisfaction de l’apprentissage. Facilement reconnaissable, avec une traduction on ne peut plus simple, il permet au bout de 5 minutes de passer pour quelqu’un qui parle déjà un peu japonais. En plus, il est dans presque tout les titres d’anime.

Il y a une chose qu’on ne soupçonne pas, quand on est née avec une langue latine pour langue maternelle. Plus j’apprends de kanjis, et plus je parviens à dégager (de façon pas totalement consciente) une étymologie graphique. Les kanjis qui parlent de bâtiments ont presque toujours un trait au dessus, les kanjis en rapport avec l’esprit ont toujours la clé « cœur » tassée en dessous, tout les kanjis avec la clé parole ont un rapport avec les mots, à chaque fois qu’il y a trois petits traits sur le coté, c’est en rapport avec de l’eau, et sans trop de surprise, à chaque fois qu’il y a le soleil ou la lune, c’est en rapport avec la lumière. Il y a des exceptions, mais ça permet de les retenir encore mieux. C’est marrant de voir aussi à quel point on arrive facilement à différencier deux kanjis qui se ressemblent énormément à un traits près, et comment on en confond d’autre nettement plus diffèrent.

Plus on apprend des kanjis, et plus on a l’impression que tous ces signes veulent dire la même chose (et plus on connait de clé, plus on a l’impression qu’ils se ressemblent, mon dieu comme ils se ressemblent). J’ai l’impression qu’à chaque serie de 60, j’ai au moins un « magasin », un « source/origine », un « sentiment », deux « clair/lumineux », J’ai recensé aussi trois ou quatre « milieu », « travail », plein de « lieu »… Plus le temps passe, et plus j’ai l’impression que tous les mots japonais sont dérivés de « racine lumineuse », un peu comme « japon », qui veut justement dire « origine du soleil ».

J’ai peut-être un ordre un peu bizarre, mais je veux associer tous les kanjis à « quelque chose » (parfois une suite de mot, parfois une image, parfois un mouvement des yeux…) avant de commencer à apprendre les mots. Ce n’est pas comme s’il suffisait de connaitre le sens de chaque kanji pour savoir lire, et j’ai l’impression qu’il y a tellement de lectures possibles que ça ne sert à rien de les apprendre par cœur. C’est peut-être la mauvaise méthode, mais pour le moment, je fais comme si la langue écrite et la langue orale étaient deux langues différentes, qui se trouvaient avoir le même nom.


Le programme de CE1 me laisse perplexe

Quand j’ai du mal à me motiver (youpi, je connais 60 kanjis sur 1945 ! J’ai pour ainsi dire presque fini d’apprendre le japonais!) Je cherche sur google des offres de traduction japonais/français. Je tombe généralement sur un schéma de ce type :

Locuteur originel : Bonjour, je suis un directeur de team de fansub relativement sérieux qui cherche un traducteur japonais, pour plusieurs raisons logiques : ma team en a marre de traduire à partir de l’anglais, je veux traduire un truc particulier ou je me suis disputé avec mon ancien traducteur. Bref, si quelqu’un voulait bien m’aider, ça nous ferait très plaisir de l’accueillir dans notre team.

Locuteur 2 : Moi aussi il me faut un traducteur japonais !!!

Locuteur 3 : Moi aussi, moi aussi !

Locuteur 4 : Bonjour, je suis quelqu’un de très sérieux qui étudie le japonais depuis 20 ans. Votre message m’a ému, et je serais ravi de travailler avec vous pour un prix d’ami, soit environ 40 euros les milles caractères français. Mais je ne vous apprends rien, vous connaissez sans doute les prix du métier.

Locuteur originel : Nous n’avons pas vraiment les moyens de payer un traducteur, on a déjà du mal a collecter des dons pour la bande passante…

Locuteur 4 : Mais toute peine mérite salaire ! Tu n’imagine quand même pas que quelqu’un va traduire pour rien ? La simple idée de travailler pour rien me semble ridicule, tu me fais vraiment pitié.

Locuteur originel : Heu, nous, nous travaillons juste par passion, désolé.

Locuteur 4 : Pitié, vraiment. Tu devrais avoir honte de demander une chose pareille.

(Le locuteur originel ne sait pas quoi répondre, ou s’engeule avec le locuteur 4 en le traitant de capitaliste sarkozyste. A ce niveau là, on a de la chance si le débat ne vire pas politique et si le locuteur 4 déserte juste le sujet.)

Locuteur 5 : Tient, voilà une liste de site longue comme ma main pour t’aider. De rien !

Locuteur originel : Merci, mais je cherchais plutôt un vrai être humain qui connaisse vraiment le japonais qu’un traducteur automatique. D’ailleurs, si je voulais un traducteur automatique, j’aurais pu le trouver tout seul. Enfin, c’est gentil.

Locuteur 5 : Jamais content.

Locuteur 6 : J’aurais moi aussi besoin d’un traducteur japonais pour traduire ma chanson préférée, tient, locuteur 4, tu feras bien ça pour moi ?
(s’en suis une chanson)

Locuteur 7,8 et 9 : Moi aussi !

Le locuteur originel déserte le sujet. Comme tout le monde au fait, pendant une très longue durée.

Locuteur 10 : Si jamais tu trouve un traducteur japonais, est-ce qu’il pourrait m’apprendre ? J’aimerais bien parler japonais, mais je suis un peu fainéant, lol.

Ca suffit à me rassurer sur la raison pour laquelle j’ai choisi le japonais : la demande est encore très (très très très) largement supérieure à l’offre.


Retour au CP (Apprentissage de la langue japonaise)

De toute évidence, il y a eu un malentendu. J’ai réagis un peu vite à des messages que je croyais agressif. Garric m’a expliqué que j’avais vu du mépris là où il y avait de l’humour, et m’a convaincu de reposter l’article. Comme cet article a été supprimé, il n’y a plus de commentaire. On peut retrouver l’heure du commentaire de Goldy, mais pas l’heure du deuxieme commentaire grâce au cache google, je suis désolée.

Vous n’avez jamais eu envie de retourner au C.P. ? Moi si, depuis le CE1. Je me suis tout de suite dit que maintenant que je savais lire et compter, je pourrais être première de la classe et refaire l’année sans difficulté. Peut-être même que j’atteindrais ce niveau suprême où la maîtresse dirait « Va jouer dans la cour typy, tu sais déjà tout ! ». Ce n’est bien sur jamais arrivé, mais je me rend compte maintenant qu’il m’aurait suffit de demander à ma mère de redoubler pour y arriver… putain, je regrette. J’avais le bonheur à portée de main, et je l’ai loupé à cause d’une mauvaise connaissance administrative. On est vraiment inculte à 6 ans et demi.

Cadeau ‘^^

Tout ça pour dire que j’ai décidé d’apprendre le japonais. Le rapport dans tout ça, c’est que pour l’apprentissage des kanjis, je vais suivre le rythme des élèves japonais, et donc commencer par… l’année de C.P. ! Formidable n’est ce pas ? Je suppose qu’il y a ici d’autres personnes intéressées par la langue japonaise, et comme vous êtes tous très intelligents, par la linguistique en générale. C’est pour ça que j’ai créé une catégorie, pour qu’on puisse tous poster des articles sur notre apprentissage de la langue japonaise, et autres.

______

J’ai décidé d’apprendre le japonais pour de mauvaises raisons. Je voulais être traducteur, mais j’ai compris, un jour, comme ça, qu’avec les milliers d’étudiants qui sortaient tous les ans de master d’anglais, de master traduction, de n’importe quelle prépa, et tous ces gens qui parlaient anglais couramment de par leur naissance ou leurs loisirs… j’ai compris que le secteur de la traduction anglaise était bouché, et que si j’arrivais à traduire des notices au bout de 20 ans de carrière, je pourrais m’estimer heureuse. Un de mes amis, qui pense que reconnaître FMA à la japan expo fait de lui quelqu’un de raisonnablement cultivé, m’a conseillé d’apprendre le japonais, parce qu’il y avait peu de concurrence. J’ai admis que le japonais m’apporterais la gloire, les femmes et l’argent donc j’ai décidé de m’y mettre sérieusement.

Une chose qui m’a bien fait rire, c’est le questionnaire d’inscription à l’INALCO. La première question est : pourquoi voulez vous apprendre le japonais ?
Je suppose que : « j’adore les mangas et la culture japonaise, d’ailleurs j’écoute tout le temps de la Jpop! » est une mauvaise réponse. Tant mieux, je n’écoute pas de Jpop et la culture japonaise de la concurrence me semble carrément trop brutale. La seule chose qui pourrait me forcer à aller habiter au japon pendant 6 mois maximum serait une proposition de programmer le prochain zelda ou le prochain Mario. Ça n’arrivera pas, c’est dommage, j’aurais fais un effort.
Je sais que la réponse : « je ne sais pas quoi faire d’autre » fonctionne, car je connais quelqu’un qui l’a fait.
J’imagine que « j’aurais appris n’importe quoi pour pouvoir traduire un roman un jour » est une bonne réponse. Du moins j’espère, c’est ce que je mettrais, l’année prochaine.

____________

Désolée pour le coté un peu tranche de vie de cet article, mais forcement, l’apprentissage d’une langue passe par quelques explications. Mon prochain article traitera de toutes les choses qui énervent quand on essaye d’apprendre le japonais. Le prochain article de cette catégorie sera plus intéressant ! (Surtout si c’est quelqu’un d’autre qui l’écrit, hein).