Soviet Voice

Le successeur de Berserk. Bon. Pas loin, quoi…

L’humeur étant au drama, je me propose gaiement pour te donner de quoi rire dans le métro.

C’est mon deuxième article sur le sujet, mais comme j’avais à peu près autant de visiteurs sur mon blog qu’il y a de partis politique en Chine (ouais j’exagère, mais c’est mon style.) je me suis dit que je pouvais bien recommencer sans gaver trop de monde. Et folie ! A la manière d’un E8 (mais dont toi chanceux lecteur tu auras raté les premiers épisodes) je vais refaire ENTIEREMENT un article. Folie, je disais.

Et sinon de quoi cet article va bien pouvoir parler ? Parce que le titre n’est pas super clair, mais tu comprends, c’est une bonne façon d’attirer le chaland. Nan pas toi, je sais bien que toi t’es à part. Nan je parle des autres évidemment ! Et pour en revenir à l’article, je vais enfin te révéler qui est ce successeur d’une série culte, quel est ce manga qui reprends le flambeau de ce fleuron d’un manga de Fantasy (quel genre de fantasy ? Dark ? no sé…) :

Aujourd’hui je te parle… de la série des Sasa !

Si c'est pas une couv qui bute, je suis japonais. (Et je ne suis PAS japonais.)

Comment ? Ça ne ressemble pas à un successeur de Berserk ?

Bah quoi ? Tu ne connais pas ? Je te plaindrais presque mais non, puisqu’en grand seigneur, je vais te la présenter !

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Un auteur CULtissime

En l’occurence, Adam Warren.

Pour justifier la présence de cet article sur Soviet, il faut savoir que Adam a été très influencé par les mangas, sachant que sa première publication a été une adaptation de la série Dirty Pair , aussi connue sous le nom de Dan et Danny en france. Il a de plus réalisé une autre adaptation d’anime, celle de Bubblegum Crisis 2032. Petit aparté par pur plaisir personnel, les dvd de Bubblegum Crisis sont disponibles chez Black Bones. Achetez, je le veux !

Le style graphique de Adam Warren, relativement reconnaissable, est un mix de comics et de code graphique japonais. On a donc droit à des expressions particulièrement exagérées la plupart du temps sur le visage de ses personnages. Quand au design des personnages en eux même….. On va dire que Warren est de la même école de pensée que certains auteurs tels que Oh Great ou Yuji Shiozaki. A savoir qu’on a plus vite fait de compter les scènes SANS fanservice que celles avec.

Donc, si je me mets à parler de ce fameux sire, c’est tout simplement qu’en me baladant à la fnac l’autre jour, je suis tombé sur un comics où j’ai reconnu son style, appelé Empowered. Un achat et une lecture plus tard, et je dois avouer un truc, ça faisait longtemps que j’avais pas autant ris en lisant un comics/manga/bd (rayez les mentions inutiles). Entre l’héroine qui dans les pages de titres, passe à l’envers du décor (breaking the 4th wall pour les tropers du coin), et se met à nous raconter l’origine de sa création – « Quelqu’un avait commissioné mon auteur pour faire des dessins de ‘demoiselle en détresse courtement vétue’… » -, ou bien supplie le lecteur de ne pas matter son popotin bien mis en évidence, ou encore se met à avoir la triste réalisation, que nous, en tant que lecteur, pourrions avoir quelques idées assez perverses en pensant à elle…. Et tout ça, donc, uniquement dans les pages de titres de chapitres.

D’un autre coté, l’histoire en elle même n’est pas piquée des vers. Les pouvoirs de l’héroine, Empowered, proviennent de son costume… Tellement fin est moulant qu’elle ne peut pas porter de sous vêtements en dessous. Dès qu’il subit des dommages, elle perd sa force, et le reste de ses pouvoirs au fur et à mesure. C’est d’ailleurs entre quelques séances de ligotage, baillonnage, saucissonage et autre joyeusetés en -age qu’elle rencontre l’homme de sa vie. Enfin, le sbire de sa vie on devrait dire, vu qu’elle finit par sortir avec un des sbires qui s’occupent le plus souvent des -age en question. D’un autre coté, je vais encore faire plaisir au tropers : le reste de sa bande de super-héros sont des expys facilement reconnaissables (Raven de Teen Titans, Iron Man, Superman, et bien d’autres encore).

Ceci étant dit, malgré toute les blagues salaces et le fanservice, pour moi, la plus grande force de Adam est de réussir à faire dans la déconstruction du mythe de super-héros dans la joie et la bonne humeur. Le dit sbire, justement, qui remonte le moral de sa nana en louant son courage, car elle, contrairement aux autres n’est pas aussi invulnérable, et va pourtant au combat, est un passage assez touchant…. voir même attouchant vu la fin de la scène.

Pour les tropers toujours, la série a sa page : http://tvtropes.org/pmwiki/pmwiki.php/Main/Empowered

TL;DR : Ce mec est une version trash de Cardonna. C’est bon. Mangez-en.


Quatre extraits dans un sachet.

Un article pas mal méchant. Un article qui casse des trucs faciles à casser. Et en plus, il y a un concept ! T’es vernis.

Un matin. Je fais mon ménage hebdomadaire (ce qui est un énorme progrès, par rapport à mon ancien rythme qui devait tourner autour du bimensuel… voire pire.) et je me rends compte qu’un des sachets m’ayant servi à transporter  mes manga depuis la boutique est un peu trop lourd pour un un bout de plastique. J’ouvre et découvre 4 livrets contenant chacun le premier chapitre d’un manga nouvellement en publication (soit 20 pages environ).

OK. J’ai mon idée d’article !

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Mirai Nikki c’est troooop bien!!!

Tout le monde en parle,mais je veux apporter ma pierre à l’édifice de ce manga qui tue! (blague powa!)

Tu te demandes peut être de quoi ça parle? Tu as de la chance, je vais t’expliquer.

Quand tu ouvres le premier tome de Mirai Nikki c’est pour y lire l’histoire de Yuki. Ce qu’il y a bien avec Yuki c’est que tu t’y reconnais trop. Il est comme toi, normal, mais décalé par rapport aux gens normaux. C’est trop bien joué de la part de l’auteur! Même que des fois il se questionne super profondément sur sa vie toussa.

Yuki se retrouve impliqué dans un truc trop chelou, son portable dans lequel il note tout, commence à lui prédire l’avenir! C’est trop cool, quoi. Il peut avoir des super notes sans travailler, il peut éviter les ennuis et tout. Mais là où c’est trop génial, c’est qu’en fait il n’est pas le seul à avoir un chronographe (c’est le nom des trucs qui lisent l’avenir!!) et qu’en fait un Dieu que Yuki pensait être son ami imaginaire a organisé un jeu de ouf où ils doivent s’entretuer pour devenir Dieu à la place du Dieu en place! Mais ce qui est encore plus ouf, c’est que les gens qui ont un chronographe ils sont prévenus avant quand il est prévu qu’ils meurent mais c’est impossible à éviter! Sauf que Yuki il a déjà évité un de ses préavis de mort! Et c’est trop dingue, quoi! Réussir a battre les prévisions d’un Dieu, c’est dingue. Et c’est grâce à Yuno!
Yuno, c’est une fille qui est amoureuse de Yuki. Elle est super intelligente et super belle. Mais en fait elle est folle et elle tue les gens comme ça! Et elle décide de protéger Yuki! Il a trop de chance Yuki.
Ensuite il y aura plein de méchants super cool! Et des tas de plans super recherchés…

Bon, j’arrête les frais. Mirai Nikki, c’est mauvais.

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Le seul shôjo que je lis.

Pour la première fois, je te salue lecteur. Ou peut être lectrice. Peut être, j’ai dit.

Pour mon premier article sur Soviet Voice je vais faire une rapide présentation de ma personne.  Mes parents, pas particulièrement sympa sur ce coup là, m’ont filé un prénom un peu trop random, j’ai donc fait mon gros rebelle comme tout le monde et je me suis choisi un pseudo qui fait bien quand on le dit, et j’ai essayé de calquer ma personnalité dessus. Bon, ça marche plus ou moins. Reste qu’il faut m’appeler Putois Putassier. C’est comme ça.

En fait, parler de moi, je le ferai de manière détournée dans mes articles, donc je vais en rester là. Tu comprendras ta douleur, mais avec le temps.

Passons au sujet du jour.

Ouais!!!

Merci pour ton enthousiasme lecteur. Mais tais toi et écoute.

Je vais te parler du seul shôjo que je lis.

Je sais, toi aussi tu es dans cet état. Si, je SAIS.

Quand la joie donne l’air stupide.

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Japan Expo 2009 – L’Hypercarte

Parce que je n’ai pas vraiment envie de me faire concurrence à moi-même, le résumé de la semaine de Secret Story est repoussé à éventuellement plus tard. Je sais que ça vous rend triste.

Elle a pris son temps à venir, mais enfin la voilà. Elle, c’est la seule carte de la Japan Expo 2009 dont vous avez vraiment besoin, car c’est la seule à vous dire où aller et, plus important encore, où ne pas aller, mais ça vous le savez déja. Sabotée en collaboration avec raton-laveur et illustrée avec goût par Sedeto, cette carte aurait pris encore plus de temps sans la collaboration des camarades du clan Editotaku, dont la collaboration a été grandement appréciée. Mais trève de bla-blas et de remerciements en tout genre, voici la carte.

IT'S DANGEROUS TO GO ALONE, TAKE THIS !

Autres observations :
-Évidemment, l’image au-dessus de ce commentaire idiot est cliquable, et mène à la carte dans sa taille réelle, que vous pourrez ensuite emporter où bon vous semble.
-Le planning modifié arrivera sans doute plus tard dans la journée.
-Si vous appréciez un tant soit peu cette colonne, les jeux de rythme et les cadeaux gratuits, l’annonce qui va suivre peut vous intéresser : The Hinamizawa Murder Experience, plus grand groupe de rock et de roll de ce côté de blogchan, cherche toujours un batteur capable de se démerder au niveau Expert dans l’objectif de rafler la mise dans un éventuel tournoi Rock Band. Si ça vous dit, vous me prévenez dans les commentaires de ce post, et si vous ne sentez pas trop des pieds vous en êtes.
-???
-PROFIT !!!


Recette du Pain Melon (ou Melon Pan)

Vu l’article de Arez, sur secret story, il fallait que je place un article au plus vite. Techniquement, celui d’Arez est le 200, sauf que le premier article de presentation n’est pas vraiment un article. Comme ici, c’est un site d’otakommunistes, alors, pour l’authentique deux centième, je vais vous faire partager une recette bien otake : le Pain Melon. C’est quand même mieux qu’une émission de télé réalité avec des mecs qui s’habillent comme Donkey Kong, nan ?

Le pain melon (ou melon pan) est une sorte de mie de main un peu briochée entouré de croute de biscuit. Une fois qu’on à bien compris le système, c’est une recette très simple (bon moi, il m’a fallut bien quatre essais. Le premier, faute de mauvaise levure m’a donné un truc tout plat. Non, il n’y aura pas de photos)
On peut le garnir de n’importe quoi. Dans notre cas, ca sera nature, mais rien ne vous empeche d’ajouter de la garniture.

(MAJ: Ajout de l’extrait de melon, un lien vers la recette de la crème pâtissière + quelques fautes corrigés)
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Merci Play-Asia pour la gestion des précommandes

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(Inserer ici la musique du Dramatic Prairie dog)

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Avis aux cosplayeurs

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Presque 109 ans plus tard, l’arrêté est toujours en vigueur. Donc si vous avez prevu, par exemple, un cosplay de chien de l’église genre Ciel de Tsukihime, Kirei Kotomine de Fate ou encore Zange de Kannagi, vous avez intérêt à surveiller vos fesses si vous ne voulez pas finir comme lui.
C’est qu’ils ont des quotas à respecter.

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Trucs en vrac

 

Aujourd’hui, c’est ménage, donc vous avez le droit à mes fonds de poubelle, id est sans mise en forme, sans correction, sans liens, sans interêt même, mais dans l’espoir d’expulser définitivement Petitesoubrette.

 

Sur les FPS militaires


Call of Duty IV : Modern Warfare semblait avoir réconcilié un petit paquet de monde avec le FPS militaire. Court mais intense, porté par une réalisation spectaculaire et un level design tout en scripts haletant, le tout rappelant un bon gros blockbuster hollywoodien. Vite terminé, vite oublié, mais quelques heures de plaisir indéniable, même si pas très intelligent. Call of Duty V : World at War tentait de nous resservir la même sauce, ne dépassant hélas pas le mauvais blockbuster hollywoodien : téléphoné, déjà vu, monotone et sans grand génie. Pire encore, la critique unanime hurle contre l’énième réutilisation du contexte de la seconde guerre mondiale, usé jusqu’à la corde depuis le succès de Medal of honor, jadis. Si les premières critiques sont fondées, il me semble un peu exagéré de jeter la pierre aux développeurs pour ce choix de background.

Vous pensez développer un FPS de type militaire. Première étape, décider du contexte historique. Réfléchissez-y quelques minutes, et intégrez à ce brainstorming les contraintes évidentes pesant sur un projet vidéo-ludique tourné vers un marché mondial et globalement grand public. D’emblé, les conflits anciens sont éliminés pour cause d’armes inadaptées : le corps à corps est encore mal exploité pour cause de self awareness balbutiante, les premières armes à feu étaient imprécises et chiantes à charger. Même ce bon vieux Lebel, mis en service en 1886 et équipant la glorieuse armée française dans les tranchées boueuses de la première guerre mondiale ne fait pas vraiment une bonne arme de base d’un FPS, avec son magasin à tubulaire accueillant très lentement huit pauvres cartouches, et ce sans même évoquer les maigres possibilités de gameplay offertes par des manœuvres aussi passionnantes que « je regarde l’allemand dans sa tranchée, il me regarde, puis l’un des deux charges, on se fait tailler en pièce par les mitrailleuses, et hop, dix mètres plus loin, on recommence ». A la limite, comme logiciel éducatif à vocation pacifiste, et encore. Sautons la WW2 pour s’intéresser à ce qui se passe ensuite. Ici, point vraiment de grosses contraintes de gameplay : l’équipement se modernise à grande vitesse, les armes se rapprochent très vite des standards du FPS, même non militaire, suivez mon regard vers ce bon vieux AK47. Pas tellement de problème de tactique non plus, à part quelques conflits assez peu terriens, y’a de quoi faire niveau chair à canon. Non, le gros problème des guerres diverses passée la Seconde, ce sont les implications politiques. Imaginez ce que donnerait, dans la presse, un jeu ayant pour cadre l’Indochine ou la guerre d’Algérie, pour reprendre deux conflits français.  Entre les anciens combattants toujours vivant, les accusations variées encore planantes (torture, crimes de guerre, terrorisme), le potentiel poudrier serait bel et bien explosif. De plus, ces guerres coloniales, les américains s’en tapent un peu. Reste enfin le Vietnam, qui bénéficie de sa grande popularité, d’un niveau d’intensité assez élevé. Longtemps desservi par les moteurs graphiques (il était plus facile de rendre les ruines de Stalingrad en deux couleurs que la jungle vietnamienne), il reste politiquement délicat (n’oubliez pas qu’américain, votre père aurait pu avoir fait cette guerre) et beaucoup moins woot que la WW2 niveau gameplay.

La WW2, c’est une pile d’avantages précieux pour un développeur :

-          Les méchants ont été clairement identifiés par l’histoire (écrite par les vainqueurs). Personne ne viendra défendre les nazis et les japonais.

-          Les gentils ne sont pas qu’américains, ce qui permet d’éviter les accusations type « vous êtes recruteurs pour l’US Army ».

-          Ça s’est fritté un peu de partout, possibilité de varier les plaisirs, des îles du Pacifique au désert d’Afrique du Nord en passant par les plages normandes.

-          La WW2 a été un laboratoire d’innovations ouvrant pas mal de situations pour le joueur : sniper, membre d’un commando, espion infiltré, chair à canon, artilleur…

Au fond, le joueur exigeant devrait se réjouir d’un FPS militaire prenant pour cadre la WW2. C’est l’assurance, avec des développeurs de talent, de passer un bon moment. Tout le problème, c’est le « talent », pas le choix initial de développement. Regardez les pauvres mecs qui ont fait Modern Warfare. Ils se font chier à inventer un conflit alternatif qui n’intéresse pas grand monde, à rendre crédible l’incarnation d’un fantassin à l’heure des missiles intercontinentaux, des avions supersoniques et des chars blindés d’électronique embarquée, et ils finissent par se faire traiter de fachos militaristes et racistes parce que leur méchant russe a un air de Ben Laden… ça vaut pas le coup de se faire chier à innover sur le background.

 


Sur la charte morale de l’Otaku


C’est une fausse bonne idée. Dés qu’un ensemble de lois se met à prévoir des exceptions, il devient facilement contournable. Un matière de téléchargement, l’unique règle claire que devrait s’imposer l’otaku vraiment honnête est « jamais ». Pourtant, à ma connaissance, aucun otake ne suit cette éthique : l’argument de la non commercialisation en France d’une série fraichement sortie au Japon ne tient pas. De nos jours, il n’est guère compliqué d’importer un DVD. Bien sûr, cela implique d’une part d’apprendre le japonais (et, franchement, un vrai passionné qui se respecte se devrait de l’apprendre, quelles que soient les difficultés propres à cette langue, tant le biais propre à toute traduction déforme le propos des œuvres) mais, surtout, acheter tout épisode à priori, sans le pirater auparavant. Quand on sait que beaucoup, sur blogchan, regardent presque tout ce qui sort, au moins le season premiere, on comprend que c’est hors de portée de leurs bourses, d’où une situation systématique d’ambivalence morale. Pour cela, je serais tenté de dire : « que celui qui a toujours acheté TOUT épisode regardé en téléchargement jette la première pierre au gamin qui se gave de fansub Naruto ». Le narutard peut dormir tranquille…

 


Sur GTA IV


GTA IV est au JV ce que Citizen Kane fut au cinéma (tout comme Bioshock serait Metropolis).

 


Sur Neverwinter Night 2 et The last Remnant 


Oui, à priori les deux jeux ont à peu prêt autant en commun qu’un lecteur du courrier international avec un narutard. Pas sortis aux mêmes dates, reliés par une étiquette « RPG » dont tous le monde sait qu’elle est grosso modo aussi vide de sens que le programme frontiste d’idées. Pourtant, enchainer quelques heures sur l’un puis l’autre, à quelques jours d’intervalle, m’a permit de réaliser un truc ‘achement inintéressant : ils représentent chacun l’archétype du RPG AoC, occidental et nippon, avec tous ce que les deux genres ont de bon et d’affreusement mauvais. Deux RPG « moyens », deux faces d’un même genre.

A ma droite, Neverwinter Night 2, à l’origine un fantasme pour roleplayer (un kit de création d’aventure très développé, pour retrouver les sensations du jeu de rôle sur table), à l’arrivée, une aventure solo basique, illustrant théoriquement les possibilités du kit. Déjà, on pourrait chipoter sur cette manie de faire créer le contenu aux joueurs, mais surtout quand on voit ce que des pros en tirent… NwN 2, c’est l’éternel retour des règles de D&D, qui puaient déjà du cul quand j’étais gosse. Des tas de jets de dés inutile, des tonnes de règles chiantes, pour aboutir à un truc tout sauf réaliste, contrairement à l’excellent GURPS, par exemple. Transposé sur informatique, cela donne généralement des combats aussi passionnants qu’une après midi dans une maison de retraite, phénomène constaté sur Baldur’s Gate 1 et 2. Plus précisément, c’est dans les premiers level que les combats sont le plus pénibles, que ce soit avec un guerrier asthmatique ou un magicien trisomique. Neverwinter Night 2 est constitué d’une interminable série de combats nazes portant une vague histoire vue et revue. Les addons ont bien tenté de faire dans le RPG de qualité, à grand renfort de skillcheck, ce qui ne suffit pas à passer outre la nullité du système D&D. Rien de plus con qu’un jet de charisme pour déterminer si le garde réagit de manière favorable ou non à une phrase lambda, comparé à l’intelligence d’un Fallout qui étalonnait les possibilités de dialogue en fonction de l’intelligence du joueur. Ici, un magicien avec une sagesse et un intellect au niveau des dieux ne pourra convaincre qui que ce soit à cause de sa calvitie précoce et de sa voix de fausset. D&D, royaume des apparences. Toutefois, l’aventure se joue sans grand déplaisir, du moment qu’on maitrise les arcanes cheatées du système de combat full of failles et qu’on ne s’attend pas à des dialogues ou un scénar de haut vol.

A ma gauche, The Last Remnant, qui donne l’impression que les niaks investissent 40% de leur budget dans le chara design, 40% dans le système de combat et le reste dans des bols de Ramen. Là, au moins, on ne se fait (pas trop) chier pendant les dits combats. Le studio a pondu une énième variation du fight au tour par tour, en y ajoutant une pincée de tactical et une réalisation plutôt dynamique. Ma foi, c’est assez frais et agréable, surtout quand on sort de NwN2. Par contre, il faut se taper le défaut rédhibitoire de 99% des jeux japonais : un chara design complètement émo, avec des héros homosexuels et fades. Une heure en compagnie du petit brun et du grand blond vous donneront envie de balancer tous vos Clamp à la poubelle. Autre connerie récurrente chez nos amis nippons, leur incapacité à innover sur le plan narratif. Quand l’homme blanc a découvert, avec Half Life, qu’on pouvait raconter une histoire via quelques scripts pendant le jeu, voire avec System Shock via des enregistrement audio, qu’on pouvait aussi laisser le joueur répondre aux questions, donner son avis, bref, s’impliquer dans l’univers, monsieur bridé continue à raconter une histoire comme dans un film merdique, via de longues séquences de dialogues rendues insupportables par l’émo-attitude du zéro et la nullité crasse du scénario, variante de « sorry, another castle ».

Résumons : deux jeux bien symptomatiques des défauts classiques hérités de leurs origines respectives. Foutre dans NwN2 le système de combat de TLR en ferait presque un bon jeu.

 


Sur Dawn of War 2


Dawn of War 2, c’est comme les premières relations sexuelles. Sur le moment, on est vachement content, mais à y réfléchir avec du recul, ça cassait pas des briques.

 


Sur Internet (insérez ici citation de 1984) (serious business)


La petite histoire sur Bellandy ouvre des perspectives amusantes. Imaginez, nous sommes en 2030, et son fils, jeune adolescent de 14 ans, fait un tour sur googlearchive, le dernier service surpuissant de Google, entreprise nationalisée par le gouvernement US en 2010. Il y retrouve les photos de sa mère habillée en cosplay Code Geass ou se promenant en soutiens gorge. Pas top crédibilité. Mais il y a pire. Imaginez, toujours en 2030, les enfants de Maud, si, si, celle du « grand frère » (si vous ne savez pas qui c’est, OUBLIEZ), découvrent que leur mère taillait des pipes à des racailles quand elle avait 14 balais, avant d’aller pleurer sur TF1 (dispo sur le site de l’INA). Encore moins top. On pourrait en citer, des exemples, des camgurls en passant par les users lambda des réseaux sociaux.

Internet est en train d’empiler des gigaoctets de pur FAIL. Le Fail de nos parents, ou même celui de ma génération, reste cantonné à des films que plus aucun appareil ne peut lire. Le Fail de la génération actuelle est gravé dans l’immortalité numérique. Alors pensez-y avant de foutre vos photos « soirée ricard » sur Facebook ou de vous inscrire au groupe « j’aime me branler sur mon daki », sans même compter sur votre meilleur pote qui poste une photo de votre penis ridicule sur myspace. Internet n’oublie rien, et si vous ne voulez pas entendre votre fille un jour vous demandez « dis, papa, pourquoi y’a une photo de maman avec de la mayonnaise sur la figure sur l’ordinateur », faites gaffe.

 


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